Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600425
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Bruva securite pour contester la procédure de passation d'un marché public de la commune de Cayenne. Le juge a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que la déclaration sans suite de la consultation par la commune avait privé le recours de son objet. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, relatif aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600691
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale et d'une provision indemnitaire concernant la prise en charge hospitalière du requérant suite à une fracture ayant entraîné une infection et une amputation. Le juge a ordonné l'expertise, estimant qu'elle était utile au vu des préjudices allégués, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de provision de 5 000 euros, considérant que l'obligation de réparation de l'établissement hospitalier était sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602878
**Sujet principal** : Demande en référé d'expertise médicale et de frais d'avocat dans le cadre d'une action en responsabilité médicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expertise médicale demandée, estimant qu'elle est utile pour éclairer une future action en réparation, mais rejette la demande de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'expertise est ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le rejet des frais d'avocat est motivé par l'article L. 761-1 du même code, l'établissement hospitalier défendeur n'étant ni une partie tenue aux dépens ni une partie perdante en l'état de la procédure.
Avocat : DER MATHEOSSIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102209
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande en responsabilité médicale suite à un accouchement instrumental ayant entraîné des lésions. Il a rejeté la requête, estimant que le défaut d'information allégué n'était pas établi et que l'utilisation des forceps était justifiée par l'urgence de la situation clinique, conformément aux obligations déontologiques. La juridiction a ainsi jugé que ni le centre hospitalier de Valence ni l'ONIAM n'étaient tenus d'indemniser les préjudices invoqués par la patiente et sa famille.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600940
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Bagnères-de-Bigorre en désignant un expert judiciaire. Le sujet principal est la constatation d'un danger grave et immédiat pour la sécurité publique présenté par des immeubles dégradés. La juridiction a appliqué les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, considérant l'état des bâtiments justifié par l'instruction. La solution retenue est l'ordonnance d'une mission d'expertise urgente pour évaluer le péril et proposer des mesures provisoires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400070
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Trigano MDC, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 instituant des servitudes d'utilité publique sur son ancien site industriel. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, qu'il ne crée pas de nouvelles obligations de surveillance pour l'ancien exploitant et que son périmètre, couvrant l'ensemble du site pollué, n'est pas excessif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 515-12 du code de l'environnement relatives aux servitudes sur les terrains pollués.
Avocat : CABINET ROUX PIQUOT-JOLY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306746
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. H... E... visant à annuler un arrêté préfectoral du 5 juillet 2023 imposant des prescriptions spéciales pour des travaux de remise en état sur un ancien site industriel, ainsi qu'un arrêté de mise en demeure du 15 novembre 2023. Le tribunal a jugé que le requérant, en tant qu'ayant droit de l'exploitant historique, était bien destinataire légal de ces actes administratifs pris en application de la police des installations classées pour la protection de l'environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et de la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées.
Avocat : SCP JAKUBOWICZ & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307415
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... F... visant à annuler trois arrêtés préfectoraux (5 juillet 2023, 15 novembre 2023, 17 mai 2024) la concernant en tant qu'ayant droit pour des travaux sur un ancien site. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la contestation de sa qualité d'ayant droit et l'invocation de la prescription trentenaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la remise en état des sites.
Avocat : CABINET BERGER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308293
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur des recours de la société Dimilo TP visant à annuler une astreinte administrative et son titre de perception, liés au non-respect d'une mise en demeure préfectorale concernant une installation classée pour la protection de l'environnement. Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de liquidation de l'astreinte, considérant que le calcul du montant (28 000 euros) est exact et que la sanction n'est pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 171-8, qui régit les sanctions administratives en matière d'installations classées.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES - DPA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603182
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Saint-Laurent-du-Pape en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, inclut l'examen du bâtiment, la recherche d'un danger imminent et la proposition des mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603585
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Loire-sur-Rhône en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, à évaluer l'existence d'un danger imminent et à proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327627
La société Comet Sécurité privée contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que des pénalités, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé que la requête était partiellement irrecevable, notamment concernant certaines pénalités et intérêts de retard, car ceux-ci avaient fait l'objet d'un dégrèvement en application de l'article 1756 du code général des impôts, suite à la liquidation judiciaire de la société. Les autres moyens de la requête ont été examinés au fond et rejetés par la juridiction.
Avocat : CABINET MATTEI (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409692
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux de 2021. Le tribunal a jugé que les dépenses contestées pour la réfection de la toiture et les stores d'occultation ne constituaient pas un préalable indispensable ou indissociable de travaux d'économie d'énergie, condition nécessaire pour bénéficier du dégrèvement fiscal. La demande concernant les prestations d'ensemblier a été déclarée irrecevable, ces dépenses ayant déjà été incluses dans un dégrèvement antérieur.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415161
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux. La juridiction estime que le requérant n'a pas démontré que les travaux de remplacement de portes palières et de condamnation d'une colonne vide-ordures avaient pour objet direct de réaliser des économies d'énergie, condition essentielle du dispositif fiscal. Par conséquent, le rejet de la réclamation par l'administration fiscale est légal.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415916
**Sujet principal** : Recours d'une société contre une imposition d'office (cotisation supplémentaire d'IS et rappels de TVA) suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la procédure d'évaluation d'office (article L. 74 du Livre des Procédures Fiscales) a été légalement appliquée en raison de l'opposition de fait au contrôle fiscal de la société. Par conséquent, conformément à l'article L. 193 du même code, la charge de la preuve de l'exagération des impositions incombe à la société requérante, qui ne l'a pas rapportée. **Textes appliqués** : Article L. 74 et article L. 193 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418555
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'Office Public de l'Habitat (OPH) Paris Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière au titre de 2022 pour des travaux d'éclairage et de remplacement de boîtes aux lettres. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve que ces dépenses, invoquées sur le fondement de l'article 1391 C du code général des impôts, améliorent effectivement l'accessibilité des logements pour les personnes en situation de handicap. Par conséquent, la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État est également rejetée.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419685
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction de taxe foncière au titre de l'article 1391 C du code général des impôts pour des travaux de 2021. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve suffisante que les dépenses engagées pour la rénovation des faux-plafonds et des menuiseries vitrées ont effectivement amélioré l'accessibilité des lieux aux personnes handicapées, condition essentielle du dispositif fiscal. La décision s'appuie sur l'interprétation stricte des conditions posées par l'article 1391 C du CGI.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506741
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal et occupait un logement inadapté à son état de santé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et l'a condamné à verser 1 100 euros en réparation des préjudices subis.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506813
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal retient la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent et le condamne à verser 1 500 euros au requérant en réparation de son préjudice. Il rejette la demande principale de 59 000 euros comme excessive. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (délai d'exécution par le préfet), et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506860
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État pour faute. Le tribunal a condamné l'État à verser 11 200 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAGUET