Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605259
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension et l'annulation du transfert scolaire de ses enfants. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle ne respectait pas la procédure de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige que la demande de suspension soit présentée dans une requête distincte de celle visant l'annulation. La décision a donc été rejetée sans examen du fond, sur le seul vice de procédure.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605354
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant l'injonction impossible. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605390
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai de près de deux mois entre l'expiration du titre et la saisine du tribunal était contradictoire avec l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503989
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus d'agrément pour devenir policier adjoint, se déclare incompétent. Il estime que le litige, relatif à une décision individuelle de recrutement dans la police nationale, relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel siège l'autorité ayant pris la décision, en l'occurrence le Tribunal Administratif de Rennes. La juridiction s'appuie sur les articles R. 312-1 et R. 312-12 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives aux enquêtes administratives pour les emplois de sécurité.
Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503990
Le Tribunal administratif de Caen se déclare incompétent pour statuer sur le recours en annulation d'un refus d'agrément pour devenir gardien de la paix. Le tribunal estime que la juridiction compétente est le Tribunal administratif de Rennes, car le siège de l'autorité ayant pris la décision (la préfète déléguée pour la défense et la sécurité de la zone Ouest) s'y trouve. La solution est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 1211-4 du code de la défense, ainsi que sur l'article R. 351-3 du code de justice administrative qui prévoit la transmission du dossier.
Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601340
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision rejetant la désignation d'un AESH à temps plein. Le juge estime que le requérant, qui invoque l'impact sur la scolarité de son enfant, ne démontre pas le caractère suffisamment grave et immédiat de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602494
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour et d'expulsion. La juridiction retient une irrecevabilité manifeste car le requérant n'a pas joint à sa demande de suspension la copie de sa requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 522-2 et L. 522-3 du même code, le juge des référés a pu rejeter la requête sans instruction préalable ni invitation à régulariser.
Avocat : CAMBON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503089
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant concernant le rejet de sa demande de prime « MaPrimeRénov’ » par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, a été réputé s'être désisté. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602343
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision d'EDF OA refusant un contrat de complément de rémunération pour une augmentation de puissance d'une centrale photovoltaïque. Le juge estime que la société requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence, ni au regard d'un intérêt public suffisamment grave et immédiat, ni au titre d'un préjudice économique sérieux. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VOLTA AG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602543
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 9 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré les allégations de préjudice professionnel et personnel. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404506
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un militaire contestant le calcul d'un rappel d'indemnité pour charges militaires. Le juge estime que les moyens invoqués, fondés sur l'injustice perçue de la décision et non sur sa légalité, sont inopérants ou insuffisamment précis. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet pour moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602433
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... pour incompétence. Le juge administratif estime que la contestation d'une mesure de tutelle, ordonnée par le juge des contentieux de la protection, relève exclusivement de la juridiction judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4-1 et L. 213-4-2 du code de l'organisation judiciaire, et applique la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403800
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant le contentieux de son taux d'invalidité post-accident du travail. Il statue néanmoins sur la demande d'indemnité au titre des frais irrépétibles. La juridiction condamne la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales à verser à la requérante la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS WEBER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603295
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été introduit le 25 mars 2026 alors que le délai de recours contentieux spécial de sept jours, prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait expiré depuis la notification de la décision le 11 décembre 2025. La demande d'aide juridictionnelle ne pouvant proroger ce délai impératif, le rejet a été prononcé en application de l'article R. 922-17 du même code.
Avocat : LABARTHE AZEBAZE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603417
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. La société requérante, voisine du projet, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête, la jugeant mal fondée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606045
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour qu'il propose une solution d'hébergement stable à un père et son enfant vulnérable. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, car le préfet a, postérieurement à la requête, mis en place une prise en charge hôtelière pour les requérants. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme est allouée à son conseil.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503612
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. Le juge a estimé que le recours était manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas notifié leur recours au titulaire du permis et à la commune dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, le tribunal a également condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602927
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant à obtenir l'effacement de données personnelles du fichier Hospyweb. Le tribunal estime la demande manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement exercé son droit d'effacement directement auprès du directeur général de l'Agence régionale de santé compétente, comme l'exige le décret n° 2018-383 du 23 mai 2018. La juridiction rappelle qu'il ne lui appartient pas de procéder directement à cet effacement ni d'adresser des injonctions à l'autorité administrative pour ce faire.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603405
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale refusant la délivrance d'un duplicata de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension, estimant que le requérant n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603406
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour (changement de statut). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée en l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention en référé. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 522-3 (rejet pour défaut d'urgence) du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES