Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600734

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une société demandant l'injonction au préfet de délivrer ou de statuer sur le renouvellement de son agrément de domiciliation d'entreprises. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande dans un délai d'un mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également alloué à la société une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES

26 mars 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602044

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant l'expulsion de la requérante. Le juge a estimé que les circonstances alléguées, notamment la procédure judiciaire en cours et le caractère prématuré de l'expulsion, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application de l'article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602069

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, car le requérant résidait à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) et non dans le ressort du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence.

26 mars 2026
TA107OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601182

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes d'un séjour continu, d'intégration ou de démarches de régularisation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026
TA107OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601183

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la requête d'un ressortissant comorien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que l'arrêté préfectoral porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En conséquence, la demande est jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026
TA107OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601184

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant la suspension de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la requête était irrecevable, l'intéressé n'ayant pas apporté la preuve que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.

26 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603359

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour le préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, suite à une décision de la commission de médiation. Le juge a estimé que l'obligation de reloger n'était pas sérieusement contestable, mais a réduit la provision demandée de 15 000 € à 600 €, en l'absence de garantie, sur la base d'une évaluation forfaitaire. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMPEAU

26 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603929

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a condamné l'État au versement d'une provision de 1 500 euros à un requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, l'État n'ayant pas exécuté cette décision dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LLINARES

26 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604365

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant marocain demandant le renouvellement et le changement de statut de son titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier du requérant était complet et que l'urgence était caractérisée, car l'absence de récépissé pouvait porter atteinte à son droit au séjour et au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604854

Sujet principal : Demande d'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la demande ne relève pas de sa compétence en référé car elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà née du silence de l'administration. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le délai de quatre mois pour une décision implicite de rejet était écoulé.

26 mars 2026
TA21OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601223

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a renvoyé le dossier à la juridiction territorialement compétente. Le litige principal concernait une demande de restitution de taxe sur les salaires. La solution retenue est un renvoi au tribunal administratif de Marseille, car c'est dans son ressort que siège l'autorité ayant pris la décision fiscale contestée. Cette décision d'incompétence territoriale est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués via la procédure de l'article R. 351-3 du même code.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

26 mars 2026
TA21OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601236

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la régularité des opérations électorales du premier tour des élections municipales et communautaires à Migennes. La juridiction a jugé la protestation irrecevable car, dirigée contre un premier tour n'ayant abouti à la proclamation d'aucun candidat et ne concluant pas à une telle proclamation, elle était sans objet. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

26 mars 2026
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304835

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., une ancienne agent territorial, qui demandait réparation pour des préjudices liés à un harcèlement moral présumé et aux conséquences d'un accident de service. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et que les faits allégués étaient en partie prescrits. Concernant l'accident de service, le tribunal a estimé que le lien de causalité avec les préjudices invoqués n'était pas démontré, et a en conséquence rejeté la demande d'expertise.

Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS

26 mars 20262ème chambre
TA25OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502550

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., dans le cadre d'une opposition à une contrainte pour trop-perçu d'allocation de logement sociale. La procédure est devenue sans objet suite au paiement intégral de la dette par l'intéressé et à son désistement. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater un tel désistement.

26 mars 2026
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401495

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'une agente publique d'une chambre de commerce et d'industrie visant à obtenir une indemnisation pour des jours de réduction du temps de travail (RTT) non pris pendant ses congés maladie. La juridiction a jugé que le bénéfice des jours de RTT, régi par le statut du personnel des CCI et l'accord collectif applicable, était subordonné à l'accomplissement d'un travail effectif, ce qui n'était pas le cas pendant la période d'absence pour maladie. Elle a également relevé que la requête était mal dirigée, l'employeur compétent étant la chambre de commerce et d'industrie de région depuis l'application de la loi du 23 juillet 2010.

Avocat : SCP CHARREL & ASSOCIES

26 mars 20262ème chambre
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603066

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de trois mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande irrecevable car elle ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 422-5 et R. 432-2) relatives aux délais de décision implicite pour les titres de séjour étudiant.

26 mars 2026
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304358

**Sujet principal** : La SARL Centre Auto Arc-en-Ciel conteste devant le Tribunal Administratif de Nice des rectifications fiscales (cotisations d'impôt sur les sociétés et rappels de TVA) pour les exercices 2017 à 2019, concernant notamment la déductibilité de charges et de la TVA liées à des factures de la société holding LAE. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que les factures litigieuses, qui ne détaillent pas la quantité, la dénomination précise et le prix unitaire des prestations, ne satisfont pas aux mentions obligatoires prévues par le code général des impôts (CGI). **Textes appliqués** : Le tribunal applique les articles 271 et 289 du CGI, ainsi que l'article 242 nonies A de l'annexe II du CGI, relatifs aux conditions de déduction de la TVA et aux mentions obligatoires des factures. Il se fonde également sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt *Barlis 06*), qui exige que le contribuable prouve le respect des conditions de fond lorsque les conditions formelles ne sont pas remplies.

Avocat : STEPHANE ALPI

26 mars 20261ère chambre
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305530

**Sujet principal** : Recours en décharge d'impositions (impôt sur le revenu, TVA, CFE) et contestation de la procédure de recouvrement forcé engagée contre une contributrice suite à des dettes de son entreprise individuelle (EIRL). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la contributrice. Il estime notamment que les réclamations préalables concernant l'impôt sur le revenu, la TVA et la CFE sont irrecevables pour tardiveté, et que les autres moyens soulevés (comme l'irrégularité de la procédure ou la disproportion des impositions) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le code de justice administrative (notamment en matière de délais et de recevabilité des recours).

Avocat : PHILIP

26 mars 20261ère chambre
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306300

**Sujet principal** : La requérante conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales notifiées à la suite d'un contrôle fiscal portant sur les revenus fonciers d'une SCI pour les années 2015 et 2016. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nice (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la procédure de contrôle, combinant une vérification de comptabilité pour la TVA et un contrôle sur place des revenus fonciers, était régulière. Les autres moyens soulevés (nature des sommes encaissées, déductibilité des travaux) sont également écartés. Une partie des conclusions est devenue sans objet suite à un dégrèvement partiel accordé par l'administration en cours d'instance. **Textes appliqués** : L'article L.10 du livre des procédures fiscales (pouvoirs de contrôle de l'administration) et les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges (article 31) et aux revenus fonciers.

Avocat : CABINET FIDAL

26 mars 20261ère chambre
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401987

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’un reliquat d’impôt sur le revenu. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevables les conclusions de Mme A... (décharge et interprétation) faute d’intérêt à agir, les saisies attaquées étant infructueuses. Il déclare également irrecevable l’action de l’association requérante, qui ne justifie ni d’un mandat régulier ni d’une réclamation préalable obligatoire. **Textes appliqués** : Le tribunal s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative (notamment sur les conditions de recevabilité des recours).

Avocat : PHILIP

26 mars 20261ère chambre