Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604307
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 mai 2025 de la préfète de l'Ain, qui obligeait le requérant à quitter le territoire français, fixait son pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour. Cette annulation est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas pris en compte l'intégration sociale et professionnelle récente du requérant, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605182
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile croate n'étaient pas suffisamment étayées pour constituer un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. Il a également rappelé que la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 est discrétionnaire et ne confère pas de droit au demandeur.
Avocat : DAVILA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606512
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son transfert vers la Roumanie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal estime que l'administration a procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle et qu'aucun élément ne démontre l'existence de défaillances systémiques en Roumanie exposant le requérant à un risque de traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : AMATALA BEFOUCK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606709
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin. La juridiction a jugé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et ne révélait ni vice de procédure ni erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 742-3, et sur le règlement (UE) n° 604/2013.
Avocat : OKILA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606723
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le juge estime que le préfet de police, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire et l'absence de liens suffisamment anciens ou forts avec la France.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607397
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté de radiation des cadres et d'une décision de remboursement de trop-perçu, présentée par une maître de conférences hospitalière. La juridiction estime que la requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, notamment au regard du délai écoulé depuis son départ de poste. Elle applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : MALILI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607492
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à obtenir une convocation en préfecture pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet puisque le requérant a finalement obtenu un rendez-vous en préfecture. Cependant, il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé-liberté) et L. 761-1 (frais d'instance) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET AMERHA AVOCAT SELARL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608067
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et à enjoindre au préfet de police de lui en délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation du requérant, qui avait obtenu un rendez-vous en cours d'instance, ne subissait pas de préjudice grave et immédiat justifiant une mesure provisoire. Seule sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, fondée sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, a été accordée.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608568
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a ensuite pris acte du désistement de la requérante concernant les conclusions en suspension et injonction, et a rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais d'instance.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608640
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, car l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué le requérant pour la délivrance du récépissé, rendant ainsi la demande sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a également rejeté la demande de condamnation de l'Etat aux frais d'instance.
Avocat : CABINET EXILAE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609183
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour « carte bleue européenne » et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale du 7 juillet 2025, notamment au regard des conditions de ressources et de l'emploi effectif requises par l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction sous astreinte est également rejetée, l'urgence n'étant pas caractérisée pour cette mesure distincte.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601618
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'un titre de séjour. Le juge, se fondant sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que l'administration avait délivré le document demandé après l'introduction du recours. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601598
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'assignation à résidence de M. B... F... et a jugé irrecevable sa requête en annulation de la décision de refus de titre de séjour. Le tribunal a considéré que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la mesure d'assignation à résidence n'étaient pas réunies, et que la requête relative au titre de séjour, introduite devant une juridiction territorialement incompétente (Rennes), ne pouvait être examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : VERCOUSTRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601601
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... F... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement exercé ses pouvoirs de police, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : VERCOUSTRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601660
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'annulation d'une décision de l'OFII notifiant la sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile. Le tribunal estime que la décision, fondée sur l'absence non autorisée du requérant de son hébergement, est suffisamment motivée et conforme aux dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il admet toutefois le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : DERBALI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601663
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2023 et à annuler une prolongation d'interdiction de retour de 2026. Concernant la suspension de l'OQTF de 2023, le tribunal a jugé la demande sans objet, car cette mesure avait été implicitement abrogée par une nouvelle OQTF en 2026. Sur la demande d'annulation de la prolongation d'interdiction de retour, le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture (fondée sur le retrait de l'arrêté) et a examiné le fond, en se référant principalement aux articles L. 612-7 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ALLIX
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601753
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre au préfet de la Seine-Maritime d'instruire le renouvellement de son titre de voyage. Le juge a constaté que le dossier avait été transféré à la préfecture de police de Paris suite au déménagement du demandeur, ce qui privait le préfet de sa compétence territoriale. La demande a donc été jugée se heurter à une contestation sérieuse au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204848
Sujet principal : Demande d'annulation du refus d'octroi d'une allocation temporaire d'invalidité (ATI) à une fonctionnaire hospitalière victime d'accidents de service. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). Solution retenue : Le tribunal, statuant en plein contentieux, examine la régularité de la décision et les droits de la requérante au regard des conditions légales d'attribution de l'ATI. Textes appliqués : L'article 80 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et les articles 2 et 5 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005, qui fixent les conditions d'attribution de l'allocation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416564
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé deux requêtes d'une agente hospitalière contestant le refus de congé de longue maladie et son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a relevé d'office, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que les décisions initialement attaquées avaient été retirées ou rendues sans objet par des décisions ultérieures de l'administration (notamment l'octroi du congé de longue maladie). Par conséquent, les conclusions dirigées contre ces premières décisions sont devenues sans objet et le tribunal n'a pas eu à statuer sur leur légalité.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601476
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une carte de séjour. Le juge a constaté que le titre avait été fabriqué et mis à disposition de la requérante avant son examen, rendant sa demande sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.