Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210753
**Sujet principal** : Contestation par une société de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, car l'administration n'a pas modifié la base légale des rectifications lors de sa réponse aux observations, et que les rehaussements opérés sont fondés sur l'existence d'actes anormaux de gestion. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (régularité de la procédure), et articles 39 et 209 du Code Général des Impôts (déductibilité des charges et actes anormaux de gestion).
Avocat : DORASCENZI-FENART AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212423
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la SARL Kramer Equitation pour contester des titres de perception émis en 2021 concernant la taxe d'aménagement et la taxe sur la création de locaux en Île-de-France. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet concernant la taxe sur la création de locaux, considérant que le dégrèvement invoqué n'était pas suffisamment établi. Sur le fond, il a annulé les titres de perception de la taxe d'aménagement pour vice de forme (défaut de signature régulière et délégation non publiée), en application des articles L. 252 du livre des procédures fiscales et L. 331-24 du code de l'urbanisme.
Avocat : D ANGELA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212241
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait la régularité de la procédure de contrôle fiscal le concernant personnellement au titre de l’impôt sur le revenu de 2015. La juridiction a jugé que le principe d’indépendance des procédures rend inopérant le moyen tiré d’une éventuelle irrégularité dans le contrôle de la société dont il était l’associé. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des contributions sociales, ainsi que la demande d’allocation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400693
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas démontré la régularité de la notification de la décision, rendant irrecevable l'exception de tardiveté soulevée, et a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. L'annulation de ce refus entraîne celle de l'OQTF et de la fixation du pays de destination qui en dépendaient.
Avocat : MOROSOLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400639
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence algérien. La juridiction constate que la requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 9 mars 2026. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi un terme à la procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307680
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 3 février 2023 déclarant d'utilité publique l'opération « Triangle de Verdun » à Trilport. Il juge que les irrégularités alléguées dans la procédure (délibérations municipales, rapport du commissaire-enquêteur) ne sont pas de nature à entacher la légalité de l'arrêté et que l'utilité publique du projet est établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELAS ARKEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403479
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière en droit, notamment au regard de l'examen de sa situation personnelle et familiale et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels suffisants pour obtenir une régularisation.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403303
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les liens personnels et familiaux du requérant en France ne justifiaient pas la délivrance d'un titre. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411296
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant portugais, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris pour menace à l'ordre public. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour permanent, car il n'apportait pas la preuve d'une activité professionnelle ininterrompue sur cinq ans, condition prévue par les articles L. 233-1 et L. 234-1 du CESEDA. Par conséquent, l'autorité administrative pouvait légalement prendre cette mesure d'éloignement en application de l'article L. 251-1 du même code, au regard de la gravité des faits de violences conjugales reprochés.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410592
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion du 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que la commission d'expulsion de Pontoise et le préfet du Val-d'Oise étaient territorialement compétents, car l'intéressé n'avait pas signalé son changement de résidence à l'administration comme l'y oblige l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de l'arrêté et au respect de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413336
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante pakistanaise. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FALAH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413850
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413797
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que le requérant ne justifiait ni d'un titre de séjour régulier, ni d'une présence légale de plus de dix ans, ni de liens familiaux stables en France suffisants pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : DAHHAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511431
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation de la Géorgie comme pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-de-Marne avait suffisamment motivé sa décision, notamment en considérant l'absence de menace grave dans le pays de retour et le caractère tardif de la demande d'asile, et qu'il avait respecté les procédures légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511397
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 obligeant M. D... à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la CEDH.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508858
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Fresnes visant à annuler un arrêté préfectoral prescrivant un diagnostic d'archéologie préventive pour un projet de gîte géothermique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux étant expiré. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 311-6, applicable aux litiges concernant les gîtes géothermiques et les prescriptions archéologiques.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509007
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence à un ressortissant algérien et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant qu'elle n'avait pas été formée dans le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative, malgré une demande d'aide juridictionnelle. La décision applique également les dispositions du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605889
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la situation professionnelle stable du requérant et de l'absence de menace immédiate d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : ROCHA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604327
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à enjoindre au préfet de délivrer une convocation pour un dépôt de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a cependant condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROBINE A
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607920
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant mauritanien demandant l'injonction au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui résidait irrégulièrement depuis 2023 et n'avait initié des démarches qu'en 2025, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée, faute de démonstration d'une urgence suffisante pour justifier la mesure sollicitée.
Avocat : SANGUE