Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600992
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... contestant les opérations des élections municipales d'Allibaudières. La juridiction a jugé la protestation manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ni conclusion, se limitant à une simple attestation sur l'honneur. Cette irrecevabilité, qui ne pouvait plus être régularisée après l'expiration du délai de recours, a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600993
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette, par ordonnance, la protestation électorale déposée par un électeur concernant les élections municipales d'Allibaudières. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle se limite à une simple attestation de vote, sans exposer de moyens ni formuler de conclusions, et ne peut plus être régularisée après l'expiration du délai de recours. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative ainsi que l'article R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601011
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette, par ordonnance, la protestation électorale déposée par M. B... concernant les élections municipales d'Allibaudières. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée après l'expiration du délai légal de cinq jours prévu par l'article R. 119 du code électoral. De plus, elle ne contient aucun exposé de moyens ni de conclusions, ce qui la rend irrecevable au regard des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601012
Sujet principal : Recours contre les opérations électorales municipales. Juridiction : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes irrecevables), article R. 411-1 du même code (conditions de la requête), et article R. 119 du code électoral (délai de dépôt des réclamations). La protestation, déposée hors délai et ne contenant ni moyens ni conclusions, est jugée irrecevable.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602761
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner régulièrement en France jusqu'à une date future. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée, mais la requérante est admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400431
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour les années 2023 et 2024. Le juge a déclaré irrecevable la demande pour 2024 en raison de l'absence de réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, pour l'année 2023, le tribunal a rejeté la demande, considérant que le contribuable n'avait pas apporté la preuve que la vacance du logement était indépendante de sa volonté ou que le bien était inhabitable, au sens des articles 1407 bis et 232 du Code Général des Impôts et de la jurisprudence constitutionnelle.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603002
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction visant à rétablir le versement du RSA. Le juge estime que le requérant n'a pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, faute d'éléments concrets sur sa situation financière. Les moyens tirés d'une discrimination liée au handicap et d'une erreur manifeste d'appréciation sont également considérés comme mal fondés.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603070
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de délivrer son titre de séjour. Le juge estime la demande prématurée, car l'instruction administrative n'est pas terminée et le requérant dispose d'une attestation provisoire valable jusqu'au 5 mai 2026 garantissant ses droits. La condition d'urgence n'est pas caractérisée, et le silence de l'administration vaut, en l'espèce, décision implicite de rejet selon les articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601095
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la délibération municipale de Rouziers portant sur l'élection du maire et des adjoints. Le juge estime que l'irrégularité invoquée, à savoir le non-respect du délai de convocation prévu par l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales, n'est pas d'une gravité suffisante pour rendre les opérations électorales inexistantes. Par conséquent, la demande est jugée manifestement mal fondée au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent le référé-suspension.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514238
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme B... avant le 1er mai 2026. Le juge a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation reconnaissant son droit au logement opposable (DALO). L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, conformément aux articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514915
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance de son premier vice-président, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation de logement, n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure de régulariser sa requête. La juridiction a appliqué les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent la production de l'acte attaqué à peine d'irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601216
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et autres demandant une indemnisation à la commune de Champagne-au-Mont-d’Or. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision de l'administration sur leur demande indemnitaire préalable, malgré une invitation à régulariser. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, conduisant au rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL ALTIUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325951
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Le sujet principal était une demande de décharge de taxe d'habitation. La juridiction a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti, et l'a donc réputé désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413133
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance de référé, rejette la requête d'un ancien praticien hospitalier demandant diverses indemnités (astreintes, aide au retour à l'emploi, repos compensateurs, préjudice de non-réintégration). La juridiction estime que les moyens invoqués sont inopérants, notamment car les vices de la décision préalable de rejet sont sans incidence sur le litige indemnitaire principal. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 112-2 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ZZ_DESACTIVE_CABINET SELARL DI VIZIO LAW
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532596
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à contester le montant de l'indemnité qui lui a été accordée par la commission nationale chargée de la réparation des préjudices subis par les Harkis. Le tribunal estime que le moyen invoqué, fondé sur une simple comparaison non étayée avec d'autres bénéficiaires, est inopérant et ne permet pas de remettre en cause l'application du barème légal. La décision est fondée sur la loi du 23 février 2022 et le décret du 18 mars 2022, qui fixent les conditions de la réparation forfaitaire.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521036
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a condamné le collège Nelson Mandela à payer à Mme B... une provision de 1 080 €, augmentée d'intérêts moratoires, pour des prestations de formation impayées. Le juge a retenu l'application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, considérant que l'existence de la dette n'était pas sérieusement contestable. En revanche, la demande d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement a été rejetée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605002
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de réexaminer la situation de l'étranger concerné d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, applicable après un nouveau délai d'un mois. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317151
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation de deux titres de perception émis pour occupation sans titre du domaine public. Cette solution est motivée par le fait que l'administration avait, postérieurement à la requête, annulé intégralement les sommes réclamées, rendant la demande sans objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SFEZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608610
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente injonction et de liquidation d'une astreinte concernant le réexamen d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de nouvelle injonction et d'augmentation de l'astreinte, considérant que l'administration avait, entre-temps, procédé au réexamen ordonné, rendant la demande sans objet. En revanche, il a liquidé l'astreinte initiale de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, pour la période d'inexécution constatée.
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431370
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui met fin à l'instance. Le litige portait sur une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants, mais l'administration avait déjà accordé le dégrèvement sollicité. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Avocat : CABINET IN EXTENSO AVOCATS PARIS/ILE DE FRANCE (SAS)