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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602169

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert du requérant vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a retenu que la procédure était entachée d'irrégularités, notamment un défaut de motivation suffisante de la décision et une méconnaissance des garanties procédurales prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Le juge a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence.

Avocat : ATGER

1 avril 2026• Eloignement 72 heures
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602835

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre la préfète de l'Isère à exécuter une précédente injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. Considérant le défaut d'exécution comme un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a modifié l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de prendre une décision explicite dans un nouveau délai d'un mois, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 600 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SCHURMANN

1 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201381

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une ressortissante burkinabée demandant l'annulation du refus préfectoral de prolonger son visa de court séjour. Le tribunal a jugé que le report de son intervention chirurgicale dû à un test COVID-19 positif ne caractérisait pas une situation de force majeure, de raisons humanitaires ou de raisons personnelles graves au sens de l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009. Il a estimé que l'intéressée ne justifiait pas de son impossibilité à regagner son pays d'origine pour y solliciter un nouveau visa.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302200

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de l'EARL de la Haute Coudraie visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2022 refusant son autorisation d'exploiter. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui de l'incompétence de la signataire de la décision, en relevant l'existence de délégations et subdélégations de signature régulières. Il a également jugé que les dispositions de l'article R. 331-4 du code rural et de la pêche maritime, qui imposent au candidat d'informer le propriétaire, ne créent pas d'obligation pour l'administration d'informer les propriétaires des candidatures concurrentes.

Avocat : ADEO - JURIS

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302815

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal estime que la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il considère que l'administration a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de la requérante et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour ne sont pas remplies.

Avocat : LE FLOCH

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305375

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler le refus de titre de séjour délivré par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision était régulière en raison de la délégation de signature, suffisamment motivée, et que la situation de l'intéressé, en séjour irrégulier et condamné pour usage de faux documents, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CHAUVIERE

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306313

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... A... visant à annuler le refus de titre de séjour. La juridiction estime que la décision préfectorale était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23 et L. 435-1) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés par le requérant, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire et à une prétendue erreur de fait.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603704

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la faculté pour un État membre d'examiner une demande d'asile en application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 n'est pas un droit pour le demandeur. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation de l'arrêté, le droit à l'information et les risques systémiques en Croatie, n'ont pas été retenus comme fondés.

Avocat : DAHANI

1 avril 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603708

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 18 février 2026, considérant que l'office avait méconnu son obligation d'évaluer la vulnérabilité de la requérante, notamment en sa qualité de parent isolé d'un enfant mineur, conformément aux articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à cette évaluation et de réexaminer la demande dans un délai de cinq jours.

Avocat : BARBIER

1 avril 2026• - Etrangers - 15 jours
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401119

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé un arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a retenu un vice d'incompétence, constatant que la décision avait été signée par une sous-préfète sans délégation légale pour ce type d'acte. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : AUBRY

1 avril 2026• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500261

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant l'annulation du refus implicite de lui restituer trois points sur son permis de conduire. Le juge a considéré que la réalité de l'infraction routière initiale, ayant entraîné le retrait de points, demeurait établie par l'émission du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. La simple présentation d'une réclamation ultérieure contre ce titre, sans démontrer son inexactitude dans le système national des permis de conduire, ne suffit pas à justifier la restitution des points.

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

1 avril 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502032

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement. Le juge, exerçant son plein contentieux, a estimé que la situation de précarité du requérant, au vu notamment du montant restant dû (436,76 €) et de la perception de prestations familiales mensuelles, ne justifiait pas l'octroi d'une remise. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse des indus d'aides au logement.

1 avril 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502186

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que caractérisé par des difficultés à la marche et la nécessité d'être accompagné, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre ou d'une perte d'autonomie justifiant cette mention. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'appréciation.

1 avril 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504021

Sujet principal : Recours contre une suspension administrative du permis de conduire pour conduite en état d'ivresse manifeste. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (formation des référés, juge unique). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la validité de l'arrêté préfectoral de suspension. Il écarte notamment le moyen d'incompétence, constatant que le signataire agissait en vertu d'une délégation régulière. Textes appliqués : Articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route (pouvoir de suspension provisoire du permis), et article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions individuelles défavorables).

Avocat : GUYON

1 avril 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600623

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté de suspension de son permis de conduire pour conduite en état d'alcoolémie. Le juge a estimé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation et suffisamment motivée au regard des faits (taux d'alcool de 0,84 mg/L), était légale. La suspension de sept mois est fondée sur les dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route, applicables en cas d'infraction justifiant cette peine complémentaire.

Avocat : JOSSEAUME

1 avril 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600833

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) notifié par l’OFII. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l’article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt de demande d’asile hors du délai de 90 jours, était correctement motivée et avait pris en compte la situation du requérant. Les moyens soulevés, notamment sur l’examen de la vulnérabilité et la formation de l’agent, n’ont pas été retenus.

Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN

1 avril 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600892

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur un recours en référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour pour métiers en tension. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, estimant que la production en cours d'instance d'un arrêté de refus explicite rendait cette demande sans objet. Elle a toutefois admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

1 avril 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302458

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un surveillant pénitentiaire demandant l'annulation du refus de son détachement en tant que policier municipal à Mamoudzou. La juridiction a jugé que le refus, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, n'était pas entaché d'irrégularité, n'était pas soumis à une obligation de motivation spécifique et ne nécessitait pas la consultation préalable d'une commission administrative paritaire. Les conclusions indemnitaires liées à ce refus ont également été rejetées.

Avocat : MANYA

1 avril 2026• Chambre 2
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301235

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction. Les requérants n'ont pas rapporté la preuve suffisante que les travaux réalisés par la SARL Brun Estève Promotion méconnaissaient substantiellement les prescriptions du permis de construire modificatif du 30 septembre 2022. Le tribunal applique les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions uniquement lorsqu'elles sont établies.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

1 avril 2026• Chambre 2
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301892

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien et l'ordonnant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne tenant pas compte de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales du requérant en France. La juridiction a également rejeté la demande d'injonction de délivrer le titre de séjour, considérant que cette mesure n'était pas justifiée en l'espèce.

Avocat : DROBNIAK

1 avril 2026• Chambre 2