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Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... B... pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'impossibilité d'accéder à la plateforme numérique dédiée (ANEF). Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable lorsque l'étranger justifie de difficultés techniques persistantes, et que l'urgence est présumée en cas de renouvellement de titre. En l'espèce, la requérante établissant l'urgence et l'utilité de la mesure, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 31 mars 2023.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 21 août 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de carte de résident de M. B... A..., ressortissant nigérien père d'un enfant reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière du requérant, privé du droit au travail, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été jugée recevable, le préfet ne pouvant opposer l'existence d'une autre demande en cours pour refuser d'examiner une demande fondée sur un titre de séjour de plein droit.