48 412 décisions disponibles — page 309/2421
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait assigné à résidence M. C..., ressortissant égyptien, pour une durée d'un an renouvelable. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de cet arrêté, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français qu'il visait à exécuter a été annulée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 7 novembre 2024. Le tribunal condamne l'État à verser 1 100 euros à M. C... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision du 30 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. C..., ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré du caractère incomplet du dossier était infondé, car l’attestation d’élection de domicile fournie par le requérant constituait un justificatif de domicile valide au sens de l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le refus d’enregistrement a été considéré comme une décision faisant grief, et le préfet a été enjoint de procéder à l’enregistrement et à l’examen de la demande dans un délai d’un mois. La décision s’appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles L. 264-1 à L. 264-3 du code de l’action sociale et des familles.