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Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial, opposé à un ressortissant burkinabé. La juridiction a constaté que la décision de la commission de recours contre les refus de visa s'était substituée à la décision consulaire initiale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les actes d'état civil produits n'étaient pas probants et ne permettaient pas d'établir le lien de filiation allégué. Cette solution a été fondée sur les articles L. 434-1 et L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a rejeté la requête de Mme D... veuve A... B... et de M. A... B... demandant l’annulation de la décision du sous-directeur des visas du 25 mars 2024. Cette décision confirmait le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale, motivé par un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, la requérante ne justifiant pas de l’intensité de ses attaches familiales en Tunisie. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l’article 21 du même règlement.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, à laquelle s’est substituée une décision expresse du 25 avril 2024, refusant la délivrance de visas de long séjour à Mme D... B... et aux enfants C... et E... B... au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en estimant que le lien matrimonial n’était pas établi, alors que l’acte d’état civil dressé par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) suffit à prouver le mariage en application de l’article L. 121-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également considéré que l’identité des demandeurs et leur lien familial avec le réunifiant étaient établis, conformément à l’article L. 561-5 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard,
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de visa de long séjour pour études opposé à l'enfant Dassrouh Moyé Ruth Jémima Zahui. La commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours par une décision expresse du 16 mai 2024, qui s'est substituée à la décision implicite antérieure. Le tribunal a jugé que les moyens tirés du défaut de motivation et de base légale de la décision implicite étaient inopérants. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision attaquée se fonde sur les articles L.311-1, L.312-2 et L.422-1 à L.422-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à B... F... et E... F..., ressortissants sénégalais. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien familial avec la réunifiante, une réfugiée, n’était pas établi pour B... F..., et que pour E... F..., majeure de plus de 19 ans, elle était inéligible à la réunification familiale, ses documents d’état civil étant jugés apocryphes. La décision s’appuie sur l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... et M. A... contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, signée par une autorité compétente, a été jugée suffisamment motivée, notamment sur le risque de détournement de l’objet du visa. Le tribunal a estimé que les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission comme inopérant contre une décision implicite. Il juge également que la décision attaquée, fondée sur les mêmes motifs que la décision consulaire (informations incomplètes ou non fiables et risque de détournement de l'objet du visa), est suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 11 janvier 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé un visa de long séjour au jeune E... B... au titre de la réunification familiale. Le tribunal juge que les documents d'état civil produits, notamment l'acte de naissance et les pièces complémentaires, sont probants et établissent suffisamment l'identité du demandeur ainsi que son lien de filiation avec M. B..., réfugié statutaire. La commission a donc commis une erreur d'appréciation en estimant ces éléments insuffisants, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née du silence gardé sur le recours préalable de Mme B... contre le refus de visa de long séjour pour sa fille A... D..., au titre de la réunification familiale d'une réfugiée. La solution retenue est fondée sur le motif que l'administration n'a pas sollicité les documents manquants (jugement de délégation d'autorité parentale ou autorisation de sortie du territoire) avant de rejeter la demande, en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 5 août 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a rejeté le recours de M. C..., ressortissant algérien, contre un refus de visa d'établissement en qualité de conjoint de Français. Le tribunal relève que le sous-directeur des visas était incompétent pour statuer, car le visa sollicité, permettant un séjour de plus de trois mois, constitue un visa de long séjour relevant de la compétence exclusive de la commission de recours prévue à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur ce texte, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le directeur général de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un demandeur d'asile azerbaïdjanais. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un vice de procédure, car elle n'avait pas été précédée d'une procédure contradictoire préalable, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que l'OFII n'avait pas suffisamment examiné la situation de vulnérabilité de M. A... et de son épouse, hébergés par des membres de leur famille en Loire-Atlantique. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de verser rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile, sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 octobre 2025 ordonnant son transfert vers l’Autriche. Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison du retrait de l’acte attaqué le 2 décembre 2025, mais le tribunal a écarté cette exception car la décision de retrait n’était pas devenue définitive. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté de transfert au motif que le préfet n’avait pas respecté l’obligation d’information prévue à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, en ne remettant pas à M. B... les brochures d’information requises. La solution retenue est l’annulation de la décision contestée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... contre les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 11 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence de 45 jours. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le sous-préfet ayant reçu délégation pour les jours fériés. Il a estimé que l’état de santé de l’intéressé avait été examiné et qu’il ne justifiait pas d’une impossibilité de prise en charge en Géorgie, son pays d’origine. La durée de l’assignation à résidence a été jugée conforme aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 octobre 2025 ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Belgique, État responsable de la demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A..., débouté de sa demande d'asile, de libérer sans délai le logement du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupe indûment. Le juge a constaté l'absence de droit au maintien dans les lieux, l'urgence résultant de la saturation du dispositif d'hébergement (99% d'occupation) et l'utilité de la mesure pour garantir l'égal accès des demandeurs d'asile. Il a autorisé le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à évacuer les biens meubles, sans que les problèmes de santé de l'intéressé ne constituent une circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure. La décision applique les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B... A... de libérer le logement qu'elle occupe indûment depuis le rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 19 février 2025. La solution retenue fait droit à la demande préfectorale, en raison de l'absence de droit au maintien dans les lieux de l'intéressée et de l'urgence caractérisée par la saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile en Loire-Atlantique. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet à l'autorité administrative de demander l'expulsion d'un occupant sans titre. Aucune circonstance exceptionnelle, telle qu'un problème de santé grave ou une situation de détresse avérée, n'a été retenue pour faire obstacle à cette mesure.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile débouté, M. C..., qui occupait indûment un logement géré par l'association France Horizon. Le tribunal a fait droit à la requête préfectorale, ordonnant l'expulsion sans délai de l'intéressé, au motif que son maintien dans les lieux, après le rejet définitif de sa demande d'asile et la fin de sa prise en charge par l'OFII, compromettait le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile en raison de la saturation du dispositif d'hébergement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les conditions de maintien dans les lieux des demandeurs d'asile, et écarte les circonstances exceptionnelles invoquées par M. C..., notamment son état de santé psychologique.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme D... C... et sa fille majeure. La condition d'urgence n'a pas été jugée satisfaite, la séparation familiale et l'état de santé de M. B... ne présentant pas un caractère suffisamment immédiat ou exceptionnel. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, les documents d'état civil produits ayant été jugés non probants, ce qui ne permettait pas d'établir l'identité et les liens familiaux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour au titre de l’asile. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré par l’autorité consulaire, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ces conclusions. L’État est condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Nantes, par ordonnance du 19 décembre 2025, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... qui contestait le refus de visa de long séjour au titre de l’asile pour elle et son enfant. Les visas ayant été délivrés par l’autorité consulaire française à Téhéran le 18 février 2025, la décision attaquée a été implicitement retirée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. L’intervention du syndicat national des journalistes et du syndicat des avocat·e·s de France a été admise. L’État a été condamné à verser 500 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.