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naturalisation, dès lors que la décision d’ajournement contestée ne repose pas sur un défaut de recevabilité mais sur une appréciation d’opportunité, fondée sur l’article 48 du décret du 30 décembre 1993. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 21-23 du code civil, qui concerne les conditions de recevabilité, est inopérant et doit être écarté. En quatrième lieu, pour ajourner à deux ans la demande de naturalisation de M. A..., le ministre de l’intérieur s’est fondé sur la circonstance que l’intéressé avait fait l’objet, le 23 janvier 2020, d’une condamnation par le tribunal correctionnel de Pontoise pour des faits de violence suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours commise sur un mineur de quinze ans par un majeur, sans incapacité totale de travail. Si M. A... soutient qu’il n’a pas commis les faits qui lui sont reprochés, il ressort des pièces du dossier que la condamnation en cause est devenue définitive, et il n’appartient pas au juge administratif de remettre en cause l’autorité qui s’attache à cette décision
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du sous-directeur des visas du 15 janvier 2024, confirmant le refus de visas de court séjour pour Mme G... et M. D..., ressortissants égyptiens. Le motif du refus était un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a jugé que ce motif était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, car les demandeurs justifiaient d’attaches familiales et financières suffisantes en Égypte, et que l’objet du séjour (visite familiale) était établi. En conséquence, la décision attaquée a été annulée, sans qu’il soit besoin d’examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie sur les articles 14, 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 et l’article L. 312-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers.