Recommandation (UE) 2025/1710 de la Commission du 30 juillet 2025 concernant une norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises
| CELEX | 32025H1710 |
| Type | Recommandation |
| Date | mercredi 30 juillet 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1710 | 5.8.2025 |
RECOMMANDATION (UE) 2025/1710 DE LA COMMISSION
du 30 juillet 2025
concernant une norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 292,
considérant ce qui suit:
| (1) | La directive (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil (1) est entrée en vigueur le 5 janvier 2023. Elle renforce et actualise les obligations relatives à la publication d’informations en matière de durabilité applicables aux entreprises en apportant des modifications à la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil (2), à la directive 2004/109/CE du Parlement européen et du Conseil (3), à la directive 2014/56/UE du Parlement européen et du Conseil (4) et au règlement (UE) no 537/2014 du Parlement européen et du Conseil (5). |
| (2) | La directive (UE) 2022/2464 constitue un élément important du pacte vert pour l’Europe (6) et du plan d’action sur le financement de la croissance durable (7). Elle vise à faire en sorte que les investisseurs disposent des informations nécessaires pour comprendre et gérer les risques auxquels les entreprises bénéficiaires des investissements sont exposées du fait du changement climatique et d’autres enjeux de durabilité. En outre, elle a pour objectif de garantir que les investisseurs et les autres parties prenantes disposent des informations nécessaires en ce qui concerne l’impact des entreprises sur la société et l’environnement. |
| (3) | La directive (UE) 2022/2464 impose aux grandes entreprises, aux entreprises mères d’un grand groupe et aux entreprises dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé de l’Union (à l’exception des microentreprises) de publier des informations en matière de durabilité conformément aux normes d’information en matière de durabilité. En vertu de l’article 29 ter de la directive 2013/34/UE, la Commission adopte lesdites normes au moyen d’actes délégués, en tenant compte de l’avis technique de l’EFRAG. Le 31 juillet 2023, la Commission a adopté la première série de normes européennes d’information en matière de durabilité [European Sustainability Reporting Standards (ESRS)] au moyen du règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission (8). |
| (4) | La directive (UE) 2022/2464 permet aux petites et moyennes entreprises dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé de l’Union (PME cotées) de publier des informations en se fondant sur un ensemble distinct de normes, allégé et proportionné, plutôt que sur l’intégralité des ESRS. Elle n’impose aucune obligation de publication d’informations en matière de durabilité aux petites et moyennes entreprises dont les valeurs mobilières ne sont pas admises à la négociation sur un marché réglementé de l’Union (PME non cotées). |
| (5) | En vertu de la directive (UE) 2022/2464, les entreprises soumises à des obligations d’information en matière de durabilité publient des informations sur leur chaîne de valeur dans la mesure nécessaire à la compréhension de leurs incidences, risques et opportunités en matière de durabilité. L’obligation de publier des informations sur la chaîne de valeur peut avoir des répercussions en cascade, les entreprises soumises à des obligations d’information demandant des informations en matière de durabilité aux entreprises de leur chaîne de valeur. Il peut en résulter une charge accrue pour les PME qui font partie de la chaîne de valeur d’entreprises plus grandes, même si ces PME, comme c’est le cas lorsqu’elles ne sont pas cotées, ne sont pas elles-mêmes soumises à des obligations d’information en matière de durabilité. En dehors de la directive (UE) 2022/2464 proprement dite, d’autres éléments peuvent avoir des répercussions sn cascade. Ainsi, de nombreuses entreprises demandent des informations en matière de durabilité aux entreprises de leur chaîne de valeur afin de mieux comprendre et gérer leurs risques, incidences ou opportunités en matière de durabilité, ou pour satisfaire à d’autres exigences légales que celles établies par la directive (UE) 2022/2464, notamment en ce qui concerne le devoir de vigilance en matière de durabilité incombant aux entreprises en vertu de la directive (UE) 2024/1760 (9). |
| (6) | Afin de limiter ces répercussions pour les PME, la directive (UE) 2022/2464 établit un «plafond relatif à la chaîne de valeur», selon lequel les ESRS ne peuvent pas comporter d’obligations de publication d’informations qui obligeraient les entreprises à obtenir des PME de leur chaîne de valeur des informations allant au-delà des informations à publier conformément à la norme proportionnée applicable aux PME cotées. |
| (7) | Indépendamment de la norme applicable aux PME cotées qui est prévue par la directive (UE) 2022/2464, la Commission a demandé à l’EFRAG d’élaborer une norme distincte et plus simple, applicable sur une base volontaire par les PME non cotées. Le 12 septembre 2023, la Commission a publié le train de mesures de soutien aux PME (10). Conformément à la mesure no 14 de celui-ci, la Commission s’est engagée à veiller à ce que les PME disposent d’un cadre simple et normalisé pour rendre compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance, de façon à leur offrir de meilleures possibilités de financement vert et, de la sorte, faciliter la transition vers une économie durable. Ce cadre normalisé applicable aux PME limiterait également le risque que les obligations de publication imposées aux entreprises entrant dans le champ d’application de la directive (UE) 2022/2464 se répercutent sur les PME non cotées qui font partie de la chaîne de valeur desdites entreprises. |
| (8) | L’objectif premier de cette norme volontaire est d’aider les entreprises qui n’entrent pas dans le champ d’application de la directive (UE) 2022/2464 à répondre aux demandes d’informations qu’elles reçoivent de la part d’établissements financiers, de grandes entreprises et d’autres parties prenantes. Cette norme volontaire vise à réduire la nécessité, pour les PME, de répondre à des demandes d’informations distinctes que leur adressent différentes contreparties aux fins de leur déclaration, de leur devoir de diligence et de leur gestion des risques ou à d’autres fins. En outre, la publication volontaire d’informations en matière de durabilité peut faciliter l’accès à un financement durable et aider les PME à mieux comprendre et contrôler leurs propres résultats en matière de durabilité, améliorant ainsi leur résilience et leur compétitivité. |
| (9) | Un aspect fondamental d’une norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les PME est son acceptation par le marché, tant du côté des utilisateurs (les partenaires commerciaux et financiers devant accepter le recours à la norme, en lieu et place de leurs propres questionnaires, pour recueillir des données sur la durabilité auprès des PME) que du côté des PME (celles-ci devant accepter la norme en tant qu’outil de communication d’informations). |
| (10) | L’EFRAG a élaboré son projet d’avis technique sur une norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les PME non cotées [voluntary sustainability reporting standard for non-listed SMEs (VSME)] à l’issue d’une procédure rigoureuse comprenant une consultation publique et une enquête sur le projet de norme auprès des parties intéressées. Les PME elles-mêmes et les utilisateurs auxquels sont destinées les informations communiquées se sont déclarés favorables à cette norme en tant qu’outil d’information simplifié permettant de remplacer de manière crédible une part considérable des demandes d’informations que les banques et les grandes entreprises adressent souvent aux PME de leurs chaînes de valeur. L’EFRAG a présenté la norme VSME à la Commission en décembre 2024. |
| (11) | Cette norme comprend un module de base et un module complet. L’application du module de base est un préalable à celle du module complet. Le module de base est présenté comme étant l’«approche cible» pour les microentreprises. Celles-ci n’ont donc pas besoin d’utiliser le module de base dans son intégralité et peuvent n’utiliser que certaines parties de celui-ci. Pour les petites et moyennes entreprises, le module de base est décrit comme l’«exigence minimale» de déclaration en conformité avec la norme. Outre le module de base et le module complet, l’EFRAG a également élaboré des orientations pratiques complémentaires afin d’aider les PME à mettre en œuvre les dispositions de la norme proprement dite. Le module de base et le module complet figurent à l’annexe I de la présente recommandation, tandis que les orientations pratiques complémentaires sont fournies à l’annexe II. |
| (12) | Le 26 février 2025, la Commission a adopté la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives 2006/43/CE, 2013/34/UE, (UE) 2022/2464 et (UE) 2024/1760 en ce qui concerne certaines obligations relatives à la publication d’informations en matière de durabilité et au devoir de vigilance applicables aux entreprises [train de mesures omnibus sur la simplification (11)], qui prévoit notamment plusieurs modifications des obligations de publication d’informations en matière de durabilité instaurées par la directive (UE) 2022/2464 et des exigences relatives au devoir de vigilance en matière de durabilité prévues par la directive (UE) 2024/1760. |
| (13) | En ce qui concerne la directive (UE) 2022/2464, la Commission propose notamment de réduire le nombre d’entreprises soumises à des obligations de publication d’informations en matière de durabilité. Selon cette proposition, seules les grandes entreprises de plus de 1 000 salariés resteraient soumises à de telles obligations. Pour les entreprises ne dépassant pas 1 000 salariés, la Commission propose d’adopter une norme volontaire au moyen d’un acte délégué. Cette norme volontaire serait fondée sur la norme VSME élaborée par l’EFRAG. |
| (14) | La proposition omnibus en matière de simplification prévoit également, en ce qui concerne la directive (UE) 2022/2464, d’étendre et de renforcer le plafond relatif à la chaîne de valeur. Selon cette proposition, le plafond relatif à la chaîne de valeur s’appliquerait directement à l’entreprise déclarante au lieu de n’être qu’une limite aux informations à fournir en vertu des ESRS. Il ne protégerait plus uniquement les PME, comme c’est le cas actuellement, mais également toutes les entreprises qui, conformément à la proposition omnibus en matière de simplification, ne relèveraient plus des articles 19 bis et 29 bis de la directive 2013/34/UE (en d’autres termes les entreprises ne dépassant pas 1 000 salariés). De même, la limite serait fixée par la norme volontaire d’information applicable aux entreprises ne dépassant pas 1 000 salariés, qui doit être adoptée par la Commission sous la forme d’un acte délégué sur la base de la norme VSME élaborée par l’EFRAG, qui fait l’objet de la présente recommandation. En outre, la proposition relative au train de mesures omnibus sur la simplification introduit également dans la directive (UE) 2024/1760 sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité un plafond relatif à la chaîne de valeur lié à la norme VSME, sous réserve toutefois des exceptions nécessaires, applicable aux demandes d’informations portant sur la cartographie de la chaîne de valeur. Par conséquent, le contenu de la future norme volontaire d’information applicable aux entreprises ne dépassant pas 1 000 salariés pourrait différer de celui que prévoit l’actuelle recommandation. Le pouvoir conféré à la Commission d’adopter cette norme au moyen d’un acte délégué et le calendrier de cette adoption dépendent de la conclusion des négociations entre les colégislateurs sur la proposition omnibus en matière de simplification. |
| (15) | L’adoption de la présente recommandation s’inscrit dans le cadre du train de mesures de soutien aux PME de 2023 et de la stratégie pour le marché unique de 2025. Il s’agit d’une solution intermédiaire visant à répondre à la demande du marché dans l’attente de l’adoption au moyen d’un acte délégué, en application de la proposition de simplification omnibus, d’une norme volontaire fondée sur la norme VSME élaborée par l’EFRAG, adoption dont la date sera fonction de l’avancement et de la conclusion des négociations entre les colégislateurs. Dans l’intervalle, il demeure urgent et nécessaire d’aider les PME à répondre aux demandes d’informations qu’elles reçoivent déjà de la part d’établissements financiers, de grandes entreprises et d’autres parties prenantes. La Commission peut fournir des orientations au marché et, de la sorte, réduire la charge administrative pesant sur les PME et les autres parties prenantes en encourageant les PME à publier des informations en matière de durabilité conformément à la norme VSME élaborée par l’EFRAG et en incitant les parties qui demandent des informations en matière de durabilité aux PME à utiliser cette norme dans la mesure du possible. |
| (16) | Par la présente recommandation, la Commission recommande aux PME non cotées et aux microentreprises qui souhaitent publier des informations en matière de durabilité sur une base volontaire de se fonder à cet effet sur la norme VSME élaborée par l’EFRAG. À cette fin, le recours à des autodéclarations par les PME non cotées et les microentreprises est jugé proportionné. Cela signifie qu’il n’est pas obligatoire de fournir des garanties concernant les informations communiquées par les PME non cotées et qu’une autodéclaration de la PME suffit. Les PME non cotées et les microentreprises peuvent également se référer aux orientations pratiques de l’EFRAG qui accompagnent la norme volontaire et facilitent son application dans la pratique. |
| (17) | La Commission a encouragé les grandes entreprises et les intermédiaires financiers à appliquer le principe de proportionnalité dans leurs contacts avec les PME et à faire preuve de retenue lorsqu’ils demandent des informations à des PME partenaires de leur chaine de valeur (12). À la suite de l’adoption de la présente recommandation, les grandes entreprises et les intermédiaires financiers devraient, dans la mesure du possible, limiter de telles demandes aux informations correspondant à celles dont la publication est prévue par la norme VSME. |
| (18) | Les États membres jouent également un rôle important pour ce qui est de faire connaître la norme VSME et d’encourager son adoption dans le but de favoriser une réduction de la charge et de simplifier les informations que les PME doivent fournir en réponse aux différentes demandes qu’elles reçoivent. Conformément à l’objectif d’une transition écologique et numérique des PME, il est important d’utiliser des solutions et des outils numériques qui facilitent la publication d’informations en matière de durabilité pour les PME. À cet effet, la Commission examine actuellement le recours à la facturation électronique en vue de l’extraction automatique des données pertinentes aux fins de la publication d’informations en matière de durabilité, conformément à la norme VSME figurant à l’annexe I. Elle a également lancé, dans le cadre du cycle 2025 de l’instrument d’appui technique, le projet phare intitulé «Improving sustainability reporting for businesses» (Améliorer la communication d’informations en matière de durabilité pour les entreprises), qui a pour objet de fournir une aide technique aux États membres en vue du développement d’un appui numérique et du renforcement des capacités au niveau national en ce qui concerne la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises. |
| (19) | Ultérieurement, les petites entreprises pourraient souhaiter que leurs informations en matière de durabilité soient publiées sur le point d’accès unique européen (ESAP) en vue de devenir plus visibles pour les investisseurs potentiels, ce qui augmenterait et diversifierait leurs possibilités de financement. Elles devront fournir à cet effet certaines métadonnées et utiliser un format spécifique pour la communication de ces informations. |
| (20) | Aux fins de l’octroi de prêts durables ou de la réalisation d’investissements durables, les créanciers ou les investisseurs pourraient demander aux PME d’autres types d’informations en matière de durabilité que ce que couvre la norme VSME. La Commission donnera suite séparément à l’engagement, pris dans le cadre du train de mesures de soutien aux PME, d’accroître le financement durable en faveur des PME, sur le fondement également du rapport de la plateforme sur la finance durable concernant la rationalisation de la finance durable pour les PME et en s’appuyant sur des cadres existants, tels que le document présentant des cas d’utilisation de la garantie de durabilité InvestEU et l’outil «Green Eligibility Checker» de la Banque européenne d’investissement. |
| (21) | La norme volontaire d’information en matière de durabilité énoncée à l’annexe I s’applique sans préjudice des obligations d’information imposées aux entreprises par d’autres actes législatifs de l’Union, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE RECOMMANDATION:
Définitions:
Aux fins de la présente recommandation, on entend par:
| 1) | «petites et moyennes entreprises (PME)»: les entreprises visées à l’article 3, paragraphe 2, et à l’article 3, paragraphe 3, de la directive 2013/34/UE; |
| 2) | «microentreprise»: une entreprise visée à l’article 3, paragraphe 1, de la directive 2013/34/UE; |
| 3) | «acteur des marchés financiers»:
|
| 4) | «entreprise d’assurance»: une entreprise d’assurance agréée conformément à l’article 18 de la directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil (15); |
| 5) | «établissement financier»: un établissement financier au sens de l’article 4, paragraphe 1, point 26), du règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil (16). |
Recommandations adressées aux PME:
| 1. | La Commission recommande aux PME non cotées et aux microentreprises qui souhaitent publier des informations en matière de durabilité sur une base volontaire de s’appuyer à cet effet sur la norme volontaire d’information en matière de durabilité figurant à l’annexe I. |
| 2. | La norme volontaire d’information en matière de durabilité figurant à l’annexe I peut également être utilisée par les PME et microentreprises de pays tiers qui souhaitent fournir des informations en matière de durabilité sur une base volontaire. |
| 3. | Les entreprises qui appliquent la norme énoncée à l’annexe I en vue de la publication d’informations en matière de durabilité sur une base volontaire peuvent également se fonder sur les orientations pratiques figurant à l’annexe II. |
Recommandations adressées aux établissements financiers, aux acteurs des marchés financiers, aux entreprises d’assurance, aux établissements de crédit et aux autres entreprises demandant des informations en matière de durabilité aux PME:
| 4. | La Commission recommande aux entreprises soumises aux exigences énoncées aux articles 19 bis et 29 bis de la directive 2013/34/UE qui doivent demander des informations en matière de durabilité aux PME de leurs chaînes de valeur pour pouvoir publier des informations en matière de durabilité de limiter autant que possible leurs demandes aux informations prévues par la norme volontaire d’information en matière de durabilité figurant à l’annexe I de la présente recommandation. |
| 5. | La Commission recommande aux établissements financiers, aux acteurs des marchés financiers, aux entreprises d’assurance et aux établissements de crédit qui doivent demander des informations en matière de durabilité à des PME de limiter autant que possible leurs demandes aux informations prévues par la norme volontaire d’information en matière de durabilité figurant à l’annexe I. |
Recommandations adressées aux États membres:
| 6. | La Commission recommande aux États membres de sensibiliser les PME aux avantages que revêt la publication volontaire d’informations en matière de durabilité conformément à la norme figurant à l’annexe I. |
| 7. | La Commission recommande aux États membres de prendre des mesures appropriées au niveau national pour favoriser la mise en œuvre et l’acceptation de la norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les PME figurant à l’annexe I. |
| 8. | La Commission recommande aux États membres de prendre également des mesures appropriées au niveau national pour encourager les entités visées aux points 4 et 5 à limiter autant que possible les demandes d’informations en matière de durabilité qu’elles adressent aux PME et aux microentreprises en vue de la publication d’informations en matière de durabilité aux informations prévues par la norme volontaire d’information en matière de durabilité figurant à l’annexe I. |
| 9. | La Commission recommande aux États membres de prendre des mesures appropriées afin d’encourager la numérisation automatique de la publication d’informations en matière de durabilité par les PME sur la base de la norme figurant à l’annexe I, afin de permettre un échange de données efficace qui respecte la propriété des données des PME. |
Fait à Bruxelles, le 30 juillet 2025.
Par la Commission
Maria Luís ALBUQUERQUE
Membre de la Commission
(1) Directive (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant le règlement (UE) no 537/2014 et les directives 2004/109/CE, 2006/43/CE et 2013/34/UE en ce qui concerne la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (JO L 322 du 16.12.2022, p. 15, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2022/2464/oj).
(2) Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d’entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil (JO L 182 du 29.6.2013, p. 19, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2013/34/oj).
(3) Directive 2004/109/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 décembre 2004 sur l’harmonisation des obligations de transparence concernant l’information sur les émetteurs dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé et modifiant la directive 2001/34/CE (JO L 390 du 31.12.2004, p. 38, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2004/109/oj).
(4) Directive 2014/56/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 modifiant la directive 2006/43/CE concernant les contrôles légaux des comptes annuels et des comptes consolidés (JO L 158 du 27.5.2014, p. 196, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2014/56/oj).
(5) Règlement (UE) no 537/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux exigences spécifiques applicables au contrôle légal des comptes des entités d’intérêt public et abrogeant la décision 2005/909/CE de la Commission (JO L 158 du 27.5.2014, p. 77, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2014/537/oj).
(6) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Le pacte vert pour l’Europe, Bruxelles, 11.12.2019, COM(2019) 640 final.
(7) Communication de la Commission au Parlement Européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social et au Comité des Régions — Plan d’action: financer la croissance durable, Bruxelles, 8.3.2018, COM(2018) 97 final.
(8) Règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission du 31 juillet 2023 complétant la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les normes d’information en matière de durabilité (JO L, 2023/2772, 22.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2023/2772/oj).
(9) Directive (UE) 2024/1760 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité et modifiant la directive (UE) 2019/1937 et le règlement (UE) 2023/2859 (JO L, 2024/1760, 5.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1760/oj).
(10) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Train de mesures de soutien aux PME, Strasbourg, 12.9.2023, COM(2023) 535 final.
(11) Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives 2006/43/CE, 2013/34/UE, (UE) 2022/2464 et (UE) 2024/1760 en ce qui concerne certaines obligations relatives à la publication d’informations en matière de durabilité et au devoir de vigilance applicables aux entreprises, Bruxelles, 26.2.2025, COM(2025) 81 final.
(12) Recommandation (UE) 2023/1425 de la Commission du 27 juin 2023 sur la manière de faciliter le financement de la transition vers une économie durable (JO L 174 du 7.7.2023, p. 19, ELI: http://data.europa.eu/eli/reco/2023/1425/oj).
(13) Règlement (UE) no 345/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 relatif aux fonds de capital-risque européens (JO L 115 du 25.4.2013, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/345/oj).
(14) Règlement (UE) no 346/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 relatif aux fonds d’entrepreneuriat social européens (JO L 115 du 25.4.2013, p. 18, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/346/oj).
(15) Directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 sur l’accès aux activités de l’assurance et de la réassurance et leur exercice (solvabilité II) (refonte) (JO L 335 du 17.12.2009, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2009/138/oj).
(16) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/575/oj).
ANNEXE I
Table des matières
| Objectif de la présente norme et entreprises auxquelles elle s’applique | 2 |
| Structure de la présente norme | 3 |
| Principes d’élaboration du rapport de durabilité (module de base et module complet) | 4 |
| Module de base | 6 |
| Module de base – Informations générales | 6 |
| B1 – | Base de préparation | 12 |
| B2 – | Pratiques, politiques et initiatives futures en vue de la transition vers une économie plus durable | 12 |
| Module de base – Indicateurs environnementaux | 7 |
| B3 – | Énergie et émissions de gaz à effet de serre | 13 |
| B4 – | Pollution de l’air, de l’eau et des sols | 13 |
| B5 – | Biodiversité | 13 |
| B6 – | Eau | 14 |
| B7 – | Utilisation des ressources, économie circulaire et gestion des déchets | 14 |
| Module de base – Indicateurs sociaux | 8 |
| B8 – | Effectifs – Caractéristiques générales | 14 |
| B9 – | Personnel – Santé et sécurité | 14 |
| B10 – | Personnel – Rémunération, négociation collective et formation | 14 |
| Module de base – Indicateurs de gouvernance | 9 |
| B11 – | Condamnations et amendes pour corruption et pots-de-vin | 15 |
| Module complet | 10 |
| Module complet – Informations générales | 10 |
| C1 – | Stratégie: modèle d’entreprise et durabilité – initiatives connexes | 15 |
| C2 – | Description des pratiques, des politiques et des initiatives futures en vue de la transition vers une économie plus durable | 15 |
| Module complet – Indicateurs environnementaux | 10 |
| Éléments à prendre en considération lors de la déclaration des émissions de GES conformément au point B3 (module de base) | 10 |
| C3 – | Cibles de réduction des émissions de GES et transition climatique | 16 |
| C4 – | Risques climatiques | 16 |
| Module complet – Indicateurs sociaux | 11 |
| C5 – | Caractéristiques supplémentaires (générales) du personnel | 17 |
| C6 – | Informations supplémentaires sur le personnel de l’entreprise – Politiques et procédures en matière de droits de l’homme | 17 |
| C7 – | Incidents graves en matière de droits de l’homme | 17 |
| Module complet – Indicateurs de gouvernance | 12 |
| C8 – | Chiffre d’affaires de certains secteurs et exclusion des indices de référence de l’Union | 17 |
| C9 – | Ratio de mixité au sein de l’organe de gouvernance | 18 |
| Appendice A: | termes définis | 14 |
| Appendice B: | liste des questions de durabilité possibles | 21 |
| Appendice C: | informations générales destinées aux acteurs des marchés financiers qui utilisent les informations produites à l’aide de la présente norme (rapprochement avec d’autres réglementations de l’UE) | 24 |
Objectif de la présente norme et entreprises auxquelles elle s’applique
| 1. | La présente norme volontaire a pour objectif d'aider les micro, petites et moyennes entreprises à:
|
| 2. | La présente norme est volontaire. Elle s’applique aux entreprises (1) dont les valeurs mobilières ne sont pas admises à la négociation sur un marché réglementé de l’Union européenne (entreprises non cotées). [L’article 3 de la directive 2013/34/UE] définit trois catégories de petites et moyennes entreprises sur la base de leur bilan total, de leur chiffre d’affaires net et de leur nombre moyen de salariés au cours de l’exercice.
|
| 3. | Ces entreprises n'entrent pas dans le champ d’application de la directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD), mais sont encouragées à utiliser la présente norme. Celle-ci couvre les mêmes questions de durabilité que les normes européennes d’information en matière de durabilité (ESRS) pour les grandes entreprises. Toutefois, elle est proportionnée et tient donc compte des caractéristiques fondamentales des micro, petites et moyennes entreprises. Les microentreprises sont invitées à n’utiliser que certaines parties de la présente norme, comme souligné au paragraphe 5, point a). |
| 4. | Lors de l'élaboration de la présente norme, la cohérence avec les ESRS applicables aux grandes entreprises a été examinée avec soin, tout en définissant des exigences proportionnées. La présente norme n’a pas de valeur juridique, contrairement aux ESRS applicables aux grandes entreprises. |
Structure de la présente norme
| 5. | La présente norme comporte deux modules, que l’entreprise peut utiliser en vue de l'élaboration de son rapport de durabilité:
Le paragraphe 24 ci-dessous illustre les options disponibles pour l’élaboration d’un rapport de durabilité fondé sur la présente norme en adoptant un ou plusieurs de ces modules. Une fois retenu, le module doit être respecté dans son intégralité (avec la flexibilité autorisée en vertu du paragraphe 22); toutefois, chaque élément d’information n’est fourni que lorsqu’il est applicable à la situation spécifique de l’entreprise. |
| 6. | L’application du module de base est un préalable à celle du module complet. |
| 7. | L’appendice A intitulé «Termes définis» contient les définitions des termes utilisés dans la présente norme. Dans la norme VSME, les termes définis dans le glossaire des définitions (appendice A) apparaissent en gras et en italique , sauf lorsqu’un terme défini est utilisé plusieurs fois dans un même paragraphe. |
Principes d’élaboration du rapport de durabilité (module de base et module complet)
Conformité à la présente norme
| 8. | La présente norme fixe des exigences qui permettent à l’entreprise de fournir des informations pertinentes sur:
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| 9. | L’entreprise communique des informations qui sont pertinentes, fidèles, comparables, compréhensibles et vérifiables. |
| 10. | En fonction du type d’activités exercées par l’entreprise, il convient d’inclure des informations supplémentaires (indicateurs et/ou informations descriptives) qui ne sont pas couvertes par la présente norme afin de publier les questions de durabilité qui sont courantes dans le secteur de l’entreprise (c’est-à-dire celles qui sont généralement rencontrées par les entreprises ou les entités opérant dans un secteur ou un domaine spécifique) ou qui sont spécifiques à l’entreprise, car cela permet de préparer des informations pertinentes, fidèles, comparables, compréhensibles et vérifiables. Cela inclut la prise en compte des informations sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) du scope 3 (voir paragraphes 50 à 53 de la présente norme). L’appendice B contient une liste des questions de durabilité possibles. |
| 11. | L’entreprise peut compléter les indicateurs du module de base et du module complet par des informations qualitatives et/ou quantitatives supplémentaires, le cas échéant, conformément au paragraphe 10 ci-dessus. |
Informations comparatives
| 12. | L’entreprise communique des informations comparatives portant sur l’année précédente, à l’exception des indicateurs publiés pour la première fois. L’entreprise communique des informations comparatives à partir de la deuxième année de déclaration. |
Principe applicable
| 13. | Certaines informations ne s’appliquent qu'à des circonstances particulières (2). Plus précisément, les instructions fournies dans chaque publication d’informations précisent ces circonstances et les informations qui ne doivent être publiées que si l’entreprise les juge «applicables». Lorsque l’une de ces informations est omise, elle est présumée ne pas être applicable. |
Inclusion des filiales dans les données communiquées
| 14. | Si l’entreprise est la société mère d’un groupe, il est recommandé qu’elle établisse son rapport de durabilité sur une base consolidée, en incluant les informations provenant de ses filiales. |
| 15. | Si la société mère a établi son rapport de durabilité sur une base consolidée, en incluant les informations de ses filiales, ces dernières sont exemptées de l’obligation d’information. |
Délai et lieu de publication du rapport de durabilité
| 16. | Si un rapport de durabilité est établi pour répondre aux besoins des grandes entreprises ou des banques qui exigent une mise à jour annuelle, il est établi chaque année. Si l’entreprise établit des états financiers, le rapport de durabilité est établi dans un délai compatible avec l’établissement de ces états financiers. Si certains points de données n’ont pas changé par rapport à l’année précédente, l’entreprise peut indiquer qu’aucun changement n’est intervenu et renvoyer aux informations fournies pour ce point de données dans le rapport de l’année précédente. |
| 17. | La fonction première de ce rapport est d’informer les contreparties réelles ou potentielles. L’entreprise peut décider de rendre son rapport de durabilité accessible au public. Dans ce cas, elle peut présenter son rapport de durabilité dans une section distincte du rapport de gestion, pour autant qu'elle ait élaboré un tel rapport. Dans le cas contraire, elle peut présenter son rapport de durabilité sous la forme d’un document distinct. |
| 18. | Pour éviter de publier deux fois les mêmes informations, l’entreprise peut renvoyer, dans son rapport de durabilité, à des informations publiées dans d’autres documents accessibles en même temps que le rapport de durabilité (3). |
Informations classifiées et sensibles
| 19. | Lorsque les informations à fournir conformément à la présente norme comprennent des informations classifiées ou sensibles , celles-ci peuvent être omises. Si l’entreprise décide d’omettre ces informations, elle indique que tel est le cas en vertu des informations visées au point B1 (voir paragraphe 24). |
Cohérence et liens avec les informations publiées dans les états financiers
| 20. | Si l’entreprise établit également des états financiers, les informations fournies dans son rapport de durabilité conformément à la présente norme sont:
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Module de base
| 21. | L’entreprise publie des informations sur des questions environnementales et sociales et des questions relatives à la conduite des affaires (ci-après dénommées conjointement les «questions de durabilité») conformément aux points B1 à B11 ci-dessous. |
| 22. | Si elle souhaite fournir des informations plus complètes, elle peut également inclure les indicateurs visés aux points B1 à B11 dans les informations à fournir, en les sélectionnant dans le module complet. |
| 23. | Des orientations supplémentaires concernant les informations visées aux points B1 à B11 sont fournies aux paragraphes 1 à 144 de l’annexe II de la présente recommandation. |
MODULE DE BASE – INFORMATIONS GÉNÉRALES
B1 – Base de préparation
| 24. | L’entreprise indique:
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| 25. | Si l’entreprise a obtenu une certification ou un label de durabilité, elle en fournit une brève description (y compris, le cas échéant, les organismes qui délivrent la certification ou le label, la date et la notation). |
B2 – Pratiques, politiques et initiatives futures en vue de la transition vers une économie plus durable
| 26. | L’entreprise indique si elle a mis en place des pratiques, des politiques ou des initiatives futures spécifiques en vue de la transition vers une économie plus durable. L’entreprise précise si:
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| 27. | Ces pratiques, politiques et initiatives futures comprennent les mesures prises par l’entreprise pour réduire ses impacts négatifs et renforcer ses impacts positifs sur la société et l’environnement, afin de contribuer à une économie plus durable. L’appendice B fournit une liste des questions de durabilité possibles qui pourraient être couvertes par cette publication. L’entreprise peut utiliser le modèle figurant au paragraphe 14 de l’annexe II de la présente recommandation pour communiquer ces informations. |
| 28. | Si l’entreprise fournit également des informations dans le cadre du module complet, elle complète alors les informations fournies sous B2 par les points de données visées au point C2. |
MODULE DE BASE – INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX
B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre
| 29. | L’entreprise publie sa consommation totale d’énergie en MWh, avec une ventilation selon le tableau ci-dessous, si elle est en mesure d’obtenir les informations nécessaires pour établir une telle ventilation:
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| 30. | L’entreprise publie les estimations de ses émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) en tonnes équivalent CO2 (teqCO2) en tenant compte du contenu de la norme du protocole des GES relative aux entreprises (version 2004), notamment:
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| 31. | L’entreprise publie son intensité de GES, obtenue en divisant les « émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) » indiquées conformément au paragraphe 30 par le «chiffre d’affaires (en unités monétaires)» publié conformément au paragraphe 24, point e) iv) (5). |
B4 – Pollution de l’air, de l’eau et des sols
| 32. | Si l’entreprise est déjà tenue, en vertu de la législation ou d’autres réglementations nationales, de déclarer aux autorités compétentes ses émissions de polluants, ou si elle les déclare volontairement conformément à un système de management environnemental, elle déclare les polluants qu’elle rejette dans l’air, l’eau et le sol dans le cadre de ses propres activités, en précisant la quantité correspondante pour chaque polluant. Si ces informations sont déjà accessibles au public, l’entreprise peut également renvoyer au document dans lequel elles figurent, par exemple en fournissant le lien URL correspondant ou en insérant un hyperlien. |
B5 – Biodiversité
| 33. | L’entreprise publie le nombre et la superficie (en hectares ou m2) des sites qu’elle possède, qu’elle a loués ou qu’elle gère dans ou qui se trouvent à proximité d’une zone sensible sur le plan de la biodiversité . |
| 34. | L’entreprise peut publier des indicateurs relatifs à l’ utilisation des terres (en hectares ou en m2):
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B6 – Eau
| 35. | L’entreprise publie le total de ses prélèvements d’eau , c’est-à-dire la quantité d’eau prélevée dans les limites de l’organisation (ou de l’installation); en outre, l’entreprise présente séparément la quantité d’eau prélevée sur les sites qui se situent dans des zones exposées à un stress hydrique élevé. |
| 36. | Si l’entreprise a mis en place des processus de production qui consomment beaucoup d’eau (par exemple, des procédés d’énergie thermique tels que le séchage ou la production d’électricité, la production de biens, l’irrigation agricole, etc.), elle indique sa consommation d’eau , calculée comme étant la différence entre ses prélèvements d’eau et ses rejets d’eau provenant de ses processus de production. |
B7 – Utilisation des ressources, économie circulaire et gestion des déchets
| 37. | L’entreprise indique si elle applique les principes de l’économie circulaire et, dans l’affirmative, comment elle les applique. |
| 38. | L’entreprise publie des informations sur:
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MODULE DE BASE – INDICATEURS SOCIAUX
B8 – Effectifs – Caractéristiques générales
| 39. | L’entreprise publie le nombre de salariés en effectifs ou en équivalents temps plein pour les indicateurs suivants:
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| 40. | Si l’entreprise emploie 50 salariés ou plus, elle indique le taux de rotation du personnel pour la période de référence. |
B9 – Personnel – Santé et sécurité
| 41. | L’entreprise publie les informations suivantes concernant ses salariés :
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B10 – Personnel – Rémunération, négociation collective et formation
| 42. | L’entreprise déclare:
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MODULE DE BASE – INDICATEURS DE GOUVERNANCE
B11 – Condamnations et amendes pour corruption et pots-de-vin
| 43. | En cas de condamnations et d’amendes au cours de la période de référence, l’entreprise publie le nombre de condamnations et le montant total des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption . |
Module complet
| 44. | Ce module prévoit la communication d'informations en vue de répondre de manière exhaustive aux besoins d’information des partenaires commerciaux de l’entreprise, tels que les investisseurs, les banques et les entreprises clientes, en plus des informations incluses dans le module de base. Les informations figurant dans ce module reflètent les obligations qui incombent respectivement aux acteurs des marchés financiers et aux entreprises clientes en vertu des lois et règlements applicables. Elles reflètent également les informations dont les partenaires commerciaux ont besoin pour évaluer le profil de risque de l’entreprise en matière de durabilité, par exemple en tant que fournisseur (potentiel) ou emprunteur (potentiel). |
| 45. | Le texte ci-dessous fournit la liste des informations visées dans les sections C1 à C9 qui doivent être prises en considération et communiquées, dans la mesure où elles s’appliquent à l’activité et à l’organisation de l’entreprise. Lorsque l’une de ces informations est omise, elle est présumée ne pas être applicable. |
| 46. | Des orientations supplémentaires concernant les informations visées aux points C1 à C9 sont fournies aux paragraphes 145 à 180 de l’annexe II de la présente recommandation. |
MODULE COMPLET – INFORMATIONS GÉNÉRALES
C1 – Stratégie: modèle d’entreprise et durabilité – initiatives connexes
| 47. | L’entreprise communique les principaux éléments de son modèle économique et de sa stratégie, y compris:
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C2 – Description des pratiques, des politiques et des initiatives futures en vue de la transition vers une économie plus durable
| 48. | Si l’entreprise a mis en place des pratiques, des politiques ou des initiatives futures spécifiques en vue de la transition vers une économie plus durable, qu’elle a déjà communiquées conformément au point B2 du module de base, elle les décrit brièvement. Elle peut utiliser à cet effet le modèle figurant au paragraphe 149 de l’annexe II de la présente recommandation. |
| 49. | L’entreprise peut indiquer le niveau hiérarchique le plus élevé parmi ses salariés qui est responsable de la mise en œuvre des politiques lorsque cela a été déterminé par l’entreprise. |
MODULE COMPLET – INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX
Éléments à prendre en considération lors de la déclaration des émissions de GES conformément au point B3 (module de base)
| 50. | En fonction du type d’activités exercées par l’entreprise, la publication d’une quantification de ses émissions de GES du scope 3 peut être appropriée (voir paragraphe 10 de la présente norme) afin de fournir des informations pertinentes concernant les impacts de la chaîne de valeur de l’entreprise sur le changement climatique. |
| 51. | Les émissions du scope 3 sont des émissions indirectes de GES (autres que du scope 2) qui proviennent de la chaîne de valeur d’une entreprise. Elles comprennent les activités qui se situent en amont des activités de l’entreprise (par exemple, les biens et services achetés, les biens d’investissement achetés, le transport de biens achetés, etc.) et les activités qui sont en aval des activités de l’entreprise (par exemple, le transport et la distribution des produits de l’entreprise, l’utilisation des produits vendus, les investissements, etc.). |
| 52. | Si l’entreprise décide de fournir cette métrique, elle doit se référer aux 15 types d’émissions de GES du scope 3 recensés par la norme de comptabilisation et de déclaration du protocole des GES destinée aux entreprises, et détaillés par la norme du protocole des GES sur la chaîne de valeur de l’entreprise (scope 3). Lorsqu’elle déclare des émissions de GES du scope 3, l’entreprise inclut des catégories importantes du scope 3 [conformément à la norme de comptabilisation et de déclaration destinée à la chaîne de valeur de l’entreprise (scope 3)] sur la base de sa propre évaluation des catégories pertinentes relevant du scope 3. Les entreprises peuvent trouver des orientations supplémentaires sur les méthodes de calcul spécifiques pour chaque catégorie dans les orientations techniques du protocole des GES pour le calcul des émissions du scope 3. |
| 53. | Lorsqu’elle déclare ses émissions du scope 1 et du scope 2, si l’entreprise publie des informations spécifiques de l’entité sur ses émissions du scope 3, elle les présente en même temps que les informations requises conformément au point B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre. |
C3 – Cibles de réduction des émissions de GES et transition climatique
| 54. | Si l’entreprise a fixé des cibles de réduction des émissions de GES, elle publie ses objectifs en valeurs absolues pour les émissions du scope 1 et du scope 2. Conformément aux paragraphes 50 à 53 ci-dessus, et si elle a fixé des cibles de réduction des émissions du scope 3, l’entreprise prévoit également des cibles pour les émissions significatives du scope 3. Elle indique en particulier:
|
| 55. | Si l’entreprise qui opère dans des secteurs à fort impact climatique (6) a adopté un plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, elle peut fournir des informations sur celui-ci, y compris une explication de la manière dont il contribue à réduire les émissions de GES. |
| 56. | Si l’entreprise opère dans des secteurs à fort impact climatique et ne dispose pas d’un plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, elle indique si et, le cas échéant, quand elle adoptera un plan de transition. |
C4 – Risques climatiques
| 57. | Si l’entreprise a recensé des aléas liés au changement climatique et des événements liés à la transition climatique, créant ainsi des risques bruts liés au changement climatique en ce qui la concerne, elle:
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| 58. | L’entreprise peut communiquer les impacts négatifs potentiels des risques climatiques susceptibles d’affecter ses performances financières ou ses activités à court, moyen ou long terme, en indiquant si elle estime que les risques sont élevés, moyens ou faibles. |
MODULE COMPLET – INDICATEURS SOCIAUX
C5 – Caractéristiques supplémentaires (générales) du personnel
| 59. | Si l’entreprise emploie 50 salariés ou plus, elle peut communiquer le ratio de femmes par rapport aux hommes au niveau de l’encadrement pour la période de reporting. |
| 60. | Si l’entreprise emploie 50 salariés ou plus, elle peut indiquer le nombre de travailleurs indépendants sans personnel qui travaillent exclusivement pour elle, ainsi que le nombre de salariés temporaires mis à disposition par des entreprises exerçant principalement des «activités liées à l’emploi». |
C6 – Informations supplémentaires sur le personnel de l’entreprise – Politiques et procédures en matière de droits de l’homme
| 61. | L’entreprise répond aux questions suivantes.
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C7 – Incidents graves en matière de droits de l’homme
| 62. | L’entreprise répond aux questions suivantes:
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MODULE COMPLET – INDICATEURS DE GOUVERNANCE
C8 – Chiffre d’affaires de certains secteurs et exclusion des indices de référence de l’Union
| 63. | Si l’entreprise exerce ses activités dans un ou plusieurs des secteurs suivants, elle indique le chiffre d'affaires correspondants réalisé sur les activités suivantes:
|
| 64. | L’entreprise déclare si elle est exclue des indices de référence «accord de Paris» de l’Union, selon la description figurant au paragraphe 177 de l’annexe II de la présente recommandation. |
C9 – Ratio de mixité au sein de l’organe de gouvernance
| 65. | Si l’entreprise a mis en place un organe de gouvernance, elle publie le ratio de mixité correspondant. |
(1) Cela inclut les travailleurs indépendants, les entreprises non constituées en société et les microentreprises cotées.
(2) Par exemple, l’obligation légale de publier des informations spécifiques, ou le fait de déjà publier volontairement ces informations par l’intermédiaire d’un système de management environnemental.
(3) Dans une future version de l'outil en ligne concernant la VSME, l’entreprise pourra, le cas échéant, renvoyer aux informations publiées dans d’autres documents plutôt qu’au rapport de durabilité en incorporant des informations au moyen de renvois. Dans ces renvois, elle indiquera le numéro de page de la source concernée, à condition que le format PDF du document source soit également disponible dans la version de l'outil en ligne.
(4) L’adresse du siège social est l’adresse officielle de l’entreprise.
(5) Dans une future version de l’outil en ligne concernant la VSME, ce calcul sera effectué automatiquement.
(6) Les secteurs à fort impact climatique sont ceux énumérés dans les sections A à H et M de la NACE au sens de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2023/137.
(7) Règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat, modifiant les règlements (CE) no 663/2009 et (CE) no 715/2009 du Parlement européen et du Conseil, les directives 94/22/CE, 98/70/CE, 2009/31/CE, 2009/73/CE, 2010/31/UE, 2012/27/UE et 2013/30/UE du Parlement européen et du Conseil, les directives 2009/119/CE et (UE) 2015/652 du Conseil et abrogeant le règlement (UE) no 525/2013 du Parlement européen et du Conseil (JO L 328 du 21.12.2018, p. 1).
Appendice A:
Termes définis
Cet appendice fait partie intégrante de la présente norme.
| Terme défini | Définition | ||||||
| Prévention des accidents | Par «prévention des accidents», on entend les politiques et initiatives visant à prévenir les accidents du travail et à garantir la sécurité et le bien-être des salariés. Il s’agit non seulement de mesures prises pour réduire les risques physiques, mais aussi de celles qui ont pour but de favoriser un environnement de travail sûr et inclusif, exempt de discrimination et de harcèlement. | ||||||
| Actions | Les actions désignent i) les actions et les plans d’action (y compris les plans de transition) qui sont mis en œuvre pour que l’entreprise atteigne ses cibles et par lesquels l’entreprise tente de réagir aux impacts, risques et opportunités matériels; et ii) les décisions d’apporter à ces actions et plans d’action des ressources financières, humaines ou technologiques. | ||||||
| Communautés affectées | Personnes ou groupe(s) vivant ou travaillant dans une même région géographique qui ont été ou sont susceptibles d’être affecté(e)s par les activités d’une entreprise déclarante ou au travers de sa chaîne de valeur en amont ou en aval. Une communauté affectée peut être une communauté vivant à proximité des activités de l’entreprise (communauté locale) ou vivant à une certaine distance. Les communautés affectées incluent les peuples autochtones effectivement affectés ou potentiellement affectés. | ||||||
| Zone sensible sur le plan de la biodiversité | Les zones sensibles sur le plan de la biodiversité comprennent: le réseau Natura 2000 de zones protégées, les sites du patrimoine mondial et les zones clés pour la biodiversité («ZCB») de l’Unesco, ainsi que d’autres zones protégées, au sens de l’annexe II, appendice D, du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission. | ||||||
| Versement de pots-de-vin | Fait de convaincre par des moyens malhonnêtes une personne de faire quelque chose dans votre intérêt, en lui proposant une somme d’argent ou par d’autres incitations. | ||||||
| Conduite des affaires | Les questions suivantes sont collectivement désignées sous le nom de «conduite des affaires» ou «questions relatives à la conduite des affaires»:
| ||||||
| Travail des enfants | Travail qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité et qui nuit à leur développement physique et mental. Il s’agit d’un travail qui est mentalement, physiquement, socialement ou moralement dangereux et nocif et/ou qui interfère avec leur scolarité (en les privant de la possibilité d’aller à l’école). | ||||||
| Négociation collective | Toute négociation qui a lieu entre un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations d’employeurs, d’une part, et une ou plusieurs organisations syndicales ou, à défaut, les représentants des travailleurs dûment élus et autorisés par ces derniers conformément aux dispositions législatives et réglementaires nationales, d’autre part, pour: i) déterminer les conditions de travail et les conditions d’emploi; et/ou ii) réglementer les relations entre les employeurs et les travailleurs; et/ou réglementer les relations entre les employeurs ou leurs organisations et une ou plusieurs organisations de travailleurs. | ||||||
| Corruption | Abus de pouvoir à des fins privées, par des individus ou des organisations. Sont visées les pratiques telles que les paiements de facilitation, la fraude, l’extorsion, la collusion et le blanchiment d’argent. Le terme désigne également le fait d’offrir ou de recevoir un cadeau, un prêt, une rétribution, une récompense ou un autre avantage dans le but de convaincre de faire quelque chose de malhonnête, d’illégal ou de commettre un abus de confiance dans le cadre de la conduite des affaires de l’entreprise. Il peut s’agir d’avantages en espèces ou en nature, comme des produits gratuits, des cadeaux et des vacances, ou de services personnels spéciaux fournis dans le but d’obtenir un avantage indu, ou qui peuvent donner lieu à une pression morale pour obtenir un tel avantage. | ||||||
| Consommateurs | Personne qui acquiert, consomme ou utilise des biens ou des services à des fins d’usage personnel, soit pour elle-même, soit pour des tiers, et non à des fins de revente ou à des fins commerciales, industrielles, artisanales ou professionnelles. | ||||||
| Informations classifiées | Informations classifiées de l’Union européenne au sens de la décision 2013/488/UE du Conseil du 23 septembre 2013 concernant les règles de sécurité aux fins de la protection des informations classifiées de l’Union européenne (2013/488/UE) ou classifiées par l’un des États membres et présentant un marquage conformément à l’appendice B de ladite décision du Conseil. Par «informations classifiées de l’UE», on entend toute information identifiée comme telle par une classification de sécurité de l’UE, dont la divulgation non autorisée pourrait porter atteinte à des degrés divers aux intérêts de l’Union européenne, ou à ceux d’un ou de plusieurs de ses États membres. Les informations classifiées peuvent l’être selon quatre niveaux: très secret, secret, confidentiel, restreint (sur la base de la définition de la décision du Conseil). | ||||||
| Principes de l’économie circulaire | Les principes européens de l’économie circulaire sont l’utilisabilité; la réutilisabilité; la réparabilité; le démontage; le remanufacturage ou le reconditionnement; le recyclage; la recirculation selon le cycle biologique; d’autres formes possibles d’optimisation de l’utilisation de produits et de matières. | ||||||
| Adaptation au changement climatique | Le processus d’ajustement au changement climatique présent et attendu et à ses incidences. | ||||||
| Risques physiques liés au changement climatique | Les risques découlant du changement climatique, qui peuvent être induits par des événements ponctuels (risques aigus) ou résulter de la modification à plus long terme des régimes climatiques (risques chroniques). Les risques physiques aigus résultent de dangers particuliers, notamment d’événements météorologiques tels que des tempêtes, des inondations, des incendies ou des vagues de chaleur. Les risques physiques chroniques résultent de changements climatiques à plus long terme, tels que les changements de température, et de leurs effets, tels que l’élévation du niveau de la mer, la raréfaction des ressources en eau, la perte de biodiversité et la baisse de productivité des terres et des sols. | ||||||
| Émissions directes de GES (Scope 1) | Les émissions directes de GES provenant de sources détenues ou contrôlées par l’entreprise. | ||||||
| Discrimination | La discrimination peut être directe ou indirecte. Une discrimination directe se produit lorsqu’une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre ne l’est, ne l’a été ou ne le serait dans une situation comparable. Une discrimination indirecte se produit lorsqu’une disposition apparemment neutre entraîne un désavantage pour une personne ou un groupe de personnes présentant les mêmes caractéristiques. | ||||||
| Salarié | Une personne qui se trouve dans une relation de travail avec l’entreprise conformément à la législation ou à la pratique nationale. | ||||||
| Utilisateurs finaux | Personnes qui utilisent en dernier lieu ou sont censées utiliser en dernier lieu un produit ou un service particulier. | ||||||
| Travail forcé | Tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas proposé de son plein gré conformément à la convention de l’OIT de 1930 sur le travail forcé (no 29). Cette notion englobe toutes les situations dans lesquelles des individus sont contraints par quelque moyen que ce soit d’accomplir un travail. | ||||||
| Mécanisme de réclamation | Tout processus organisé, judiciaire ou non, relevant de l’État ou non, par lequel des parties prenantes peuvent soulever des griefs et demander réparation. Les mécanismes de réclamation judiciaires et non judiciaires relevant de l’État comprennent les tribunaux, les tribunaux du travail, les institutions nationales de défense des droits de l’homme, les points de contact nationaux pour les principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, les bureaux de médiation, les agences de protection des consommateurs, les organismes de surveillance réglementaire et les bureaux de traitement des plaintes gérés par le gouvernement. Les mécanismes de réclamation ne relevant pas de l’État comprennent les processus gérés par l’entreprise, seule ou en collaboration avec les parties intéressées, tels que les mécanismes de réclamation de niveau opérationnel et les négociations collectives, notamment les mécanismes mis en place à la suite de négociations collectives. Des associations professionnelles, des organisations internationales, des organisations de la société civile ou des groupes multipartites peuvent également gérer de tels mécanismes. Les mécanismes de réclamation de niveau opérationnel sont gérés par l’organisation, seule ou en collaboration avec d’autres parties, et sont directement accessibles aux parties prenantes de l’organisation. Ils permettent d’identifier et de traiter les plaintes de manière précoce et directe, ce qui permet d’éviter que ces plaintes et les dommages ne s’aggravent. Ils permettent également de recevoir de la part des personnes directement affectées un retour d’information important sur l’efficacité de la vigilance raisonnable de l’organisation. Selon le principe directeur 31 des Nations unies, pour être efficaces, les mécanismes de réclamation doivent être légitimes, accessibles, prévisibles, équitables, transparents, compatibles avec les droits et une source d’apprentissage permanent. En outre, les mécanismes de réclamation de niveau opérationnel doivent aussi être fondés sur la participation et le dialogue. Il peut être plus difficile pour l’organisation d’évaluer l’efficacité des mécanismes de réclamation auxquels elle participe que celle des mécanismes qu’elle a elle-même mis en place. | ||||||
| Gaz à effet de serre (GES) | Aux fins de la présente norme, les GES sont les six gaz énumérés dans le protocole de Kyoto: le dioxyde de carbone (CO2); le méthane (CH4); l’oxyde nitreux (N2O); le trifluorure d’azote (NF3); les hydrofluorocarbones (HFC); les hydrocarbures perfluorés (PFC); et l’hexafluorure de soufre (SF6). | ||||||
| Gouvernance | La gouvernance est l’ensemble des règles, pratiques et processus qui régissent la gestion et le contrôle d’une entreprise. | ||||||
| Émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) | Les émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) correspondent aux émissions totales de GES rejetées dans l’atmosphère par l’entreprise, sans tenir compte des déductions pour les absorptions de carbone ou d’autres ajustements. | ||||||
| Déchets dangereux | Tout déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés dangereuses énumérées à l’annexe III de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil relative aux déchets. | ||||||
| Traite des êtres humains | Le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, y compris l’échange ou le transfert du contrôle exercé sur ces personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre, à des fins d’exploitation. | ||||||
| Incident | Une action en justice ou une plainte déposée auprès de l’entreprise ou des autorités compétentes dans le cadre d’une procédure formelle, ou un cas de non-respect constaté par l’entreprise au moyen de procédures qu’elle a mises en place. Les procédures mises en place pour détecter les cas de non-conformité peuvent inclure des audits du système de management, des programmes de suivi formels ou des mécanismes de réclamation. | ||||||
| Émissions indirectes de GES (scope 2) | Les émissions indirectes qui sont une conséquence des activités de l’entreprise mais dont la source de production est détenue ou contrôlée par une autre entreprise. Les émissions de GES du scope 2 sont les émissions indirectes résultant de la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de froid achetés ou acquis, consommés par l’entreprise. | ||||||
| Impact | L’impact est l’effet qu’une organisation a ou pourrait avoir sur l’économie, l’environnement et la société, y compris les effets sur les droits de l’homme, en raison de ses propres activités ou de ses relations d’affaires. Cet impact peut être réel ou potentiel, négatif ou positif, à court ou à long terme, volontaire ou involontaire, direct ou indirect et réversible ou irréversible. Il indique la contribution, positive ou négative, de l’organisation au développement durable. Les impacts sur l’économie, l’environnement et la société sont étroitement liés. Les impacts de l’organisation sur l’environnement désignent les impacts sur les organismes vivants et les éléments non vivants, y compris l’air, la terre, l’eau et les écosystèmes. Une organisation peut avoir un impact sur l’environnement au travers, par exemple, de son utilisation de l’énergie, des sols, de l’eau et d’autres ressources naturelles. Par «impacts de l’organisation sur la société», on entend les impacts sur les individus et les groupes, tels que les communautés, les groupes vulnérables ou la société, y compris sur les droits de l’homme. Une organisation peut avoir un impact sur la société au travers, par exemple, de ses pratiques en matière d’emploi (par exemple, les salaires qu’elle verse à ses salariés), de sa chaîne d’approvisionnement (par exemple, les conditions de travail des travailleurs des fournisseurs) et de ses produits et services (par exemple, leur sécurité ou leur accessibilité). | ||||||
| (Changement d’)affectation des terres | L’utilisation par l’homme d’une zone spécifique à des fins précises (résidentielles, agricoles, récréatives, industrielles, etc.). Concept influencé par celui de l’occupation des sols (herbe, asphalte, arbres, sol nu, eau, etc.). Le changement d’affectation des terres désigne un changement dans l’utilisation ou la gestion des terres par l’homme, pouvant entraîner un changement dans l’occupation des sols. | ||||||
| Émissions du scope 2 basées sur la localisation | Les émissions provenant de l’électricité, de la chaleur, de la vapeur et du froid achetés ou acquis et consommés par l’entreprise déclarante, calculées selon la méthode d’«affectation» basée sur la localisation, qui affecte les émissions des producteurs aux utilisateurs finaux. Elles traduisent l’intensité moyenne des émissions des réseaux sur lesquels l'énergie est consommée et utilisent principalement les données relatives au facteur d’émission moyen du réseau. Les sources types d’émissions du scope 2 concernent tous les équipements qui consomment de l’électricité (moteurs électriques, éclairage, bâtiments, etc.), de la chaleur (chauffage dans les processus industriels, bâtiments, etc.), de la vapeur (processus industriels) et du froid (processus industriels, bâtiments, etc.). | ||||||
| Surface respectueuse de la nature | Une surface «respectueuse de la nature» est une surface consacrée principalement à la préservation ou à la remise en état du milieu naturel. Les surfaces respectueuses de la nature peuvent être situées sur le site et comprendre des éléments tels qu’une toiture, une façade, un système de drainage des eaux conçus en vue de promouvoir la biodiversité. Elles peuvent également être situées en dehors du site de l’organisation, à condition d’appartenir à l’organisation ou d’être (co)gérées par celle-ci, et d’être principalement consacrées à la promotion de la biodiversité. | ||||||
| À proximité (zone sensible sur le plan de la biodiversité) | Dans le contexte du point B5 – Biodiversité, «à proximité» désigne une zone qui chevauche (partiellement) ou est adjacente à une zone sensible sur le plan de la biodiversité. | ||||||
| Personnel de l’entreprise | Les travailleurs qui sont dans une relation de travail avec l’entreprise («salariés») et les non-salariés, qui sont soit des contractants individuels qui travaillent pour l’entreprise («travailleurs indépendants»), soit des personnes mises à sa disposition par des entreprises exerçant principalement des «activités liées à l’emploi» (Code NACE O78). | ||||||
| Rémunération | Le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimal et toute autre rétribution, payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature (composantes variables ou complémentaires), par un employeur à un travailleur en raison de l’emploi de ce dernier. Le «niveau de rémunération» correspond à la rémunération annuelle brute et à la rémunération horaire brute correspondante. Le «niveau médian de rémunération» correspond à la rémunération d’un salarié, telle que la moitié des salariés gagne moins que lui et l’autre moitié gagne plus. | ||||||
| Politique | Un ensemble ou un cadre d’objectifs généraux et de principes de gestion auxquels l’entreprise a recours pour la prise de décision. Une politique met en œuvre la stratégie ou les décisions de gestion de l’entreprise liées à un enjeu de durabilité. Chaque politique relève de la responsabilité d’une ou de plusieurs personnes désignées, précise son champ d’application et fixe un ou plusieurs objectifs (liés, le cas échéant, à des cibles mesurables). Une politique est mise en œuvre au moyen d’actions ou de plans d’action. Par exemple, les entreprises disposant de moins de ressources peuvent avoir peu (ou ne pas avoir) de politiques formalisées dans des documents écrits, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elles n’ont pas de politiques. Si l’entreprise n’a pas encore formalisé une politique mais a mis en œuvre des actions ou défini des cibles au moyen desquels elle entend traiter les questions de durabilité, elle les publie. | ||||||
| Déchets radioactifs | Toute substance radioactive sous forme gazeuse, liquide ou solide pour laquelle aucune utilisation ultérieure n’est prévue, conformément à l’article 3, paragraphe 7, de la directive 2011/70/Euratom du Conseil (1). | ||||||
| Accidents du travail comptabilisables/accidents et maladies professionnels comptabilisables | Un accident du travail est un événement qui occasionne un préjudice physique ou psychologique et, partant, une blessure ou une maladie. Il survient durant l’exercice d’une activité professionnelle ou pendant la période passée sur le lieu de travail. Par «comptabilisable», on entend une blessure ou une maladie diagnostiquée par un médecin ou un autre professionnel de la santé titulaire agréé. Les accidents et maladies professionnels peuvent avoir l’une des conséquences suivantes: décès, jours d’absence du travail, restrictions de travail ou mutation vers un autre emploi, traitement médical au-delà des premiers soins ou perte de connaissance. Les blessures qui ne nécessitent pas de traitement médical au-delà des premiers soins ne sont généralement pas comptabilisables. | ||||||
| Recyclage | Toute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique ni la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. | ||||||
| Énergie renouvelable | Énergie produite à partir de sources non fossiles renouvelables, à savoir l’énergie éolienne, l’énergie solaire (solaire thermique et solaire photovoltaïque) et géothermique, l’énergie ambiante, l’énergie marémotrice, houlomotrice et d’autres énergies marines, l’énergie hydroélectrique, la biomasse, les gaz de décharge, les gaz des stations d’épuration des eaux usées et le biogaz (2). | ||||||
| Surface imperméabilisée | Par «surface imperméabilisée», il convient d’entendre toute surface (telle que les routes) dont le sol d’origine a été recouvert afin de rendre la surface imperméable. Cette non-perméabilité peut avoir des impacts sur l’environnement. | ||||||
| Informations sensibles | Les informations sensibles au sens du règlement (UE) 2021/697 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 établissant le Fonds européen de la défense. Par «informations sensibles», on entend les informations et les données, y compris les informations classifiées, qui doivent être protégées contre tout accès ou toute divulgation non autorisés en raison d’obligations prévues dans le droit de l’Union ou dans le droit national ou afin de protéger la vie privée ou la sécurité d’une personne physique ou morale. | ||||||
| Site | La localisation d’une ou plusieurs installations physiques. Lorsqu’il existe plusieurs installations physiques du même propriétaire ou opérateur, ou de propriétaires ou opérateurs différents, et que certaines infrastructures et certains équipements sont partagés, la zone entière dans laquelle les installations physiques sont situées peut constituer un site. | ||||||
| Cibles | Objectifs mesurables, axés sur les résultats et assortis d’échéances, que la PME espère atteindre en ce qui concerne les questions de durabilité. Ils peuvent être fixés volontairement par la PME ou découler d’obligations légales imposées à l’entreprise. | ||||||
| Horizons temporels | Lorsqu’elle élabore son rapport de durabilité, l’entreprise adopte les horizons temporels suivants:
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| Formation | Les initiatives mises en place par l’entreprise en vue du maintien et/ou de l’amélioration des compétences et des connaissances de son personnel. La formation peut revêtir différentes formes, telles que la formation sur site ou la formation en ligne. | ||||||
| Chaîne de valeur | L’ensemble des activités, ressources et relations liées au modèle économique de l’entreprise ainsi qu’à l’environnement extérieur dans lequel elle exerce ses activités. Une chaîne de valeur englobe les activités, ressources et relations que l’entreprise utilise et dont elle se sert pour créer ses produits ou services, depuis la conception jusqu’à la livraison, la consommation et la fin de vie. Parmi les activités, ressources et relations concernées figurent: a) celles liées aux propres activités de l’entreprise, comme les ressources humaines; b) celles liées aux canaux d’approvisionnement, de commercialisation et de distribution, comme l’approvisionnement en matières et en services et la vente et la livraison de produits et de services; et c) les environnements financier, géographique, géopolitique et réglementaire dans lesquels l’entreprise exerce ses activités. La chaîne de valeur comprend les acteurs situés en amont et en aval de l’entreprise. Les acteurs situés en amont de l’entreprise (les fournisseurs, par exemple) fournissent des produits ou des services qui servent à l’élaboration des produits ou services de l’entreprise. Les entités situées en aval de l’entreprise (les distributeurs et les clients, par exemple) reçoivent des produits ou des services de l’entreprise. | ||||||
| Salaire | Le salaire brut, hors composantes variables telles que les heures supplémentaires et les rémunérations d’incitation, et hors indemnités, à moins qu’elles ne soient garanties. | ||||||
| Consommation d’eau | Quantité d’eau prélevée dans l’enceinte de l’entreprise (ou d’une installation) et qui n’est pas rejetée dans le milieu aquatique ou vers un tiers au cours de la période de reporting. | ||||||
| Prélèvements d’eau | La somme des eaux prélevées dans l’enceinte de l’entreprise, toutes sources confondues, pour quelque usage que ce soit, au cours de la période de reporting. | ||||||
| Travailleur de la chaîne de valeur | Une personne exécutant un travail dans la chaîne de valeur de l’entreprise, indépendamment de l’existence ou de la nature de la relation contractuelle avec cette entreprise. Dans les ESRS, les travailleurs de la chaîne de valeur comprennent tous les travailleurs de la chaîne de valeur en amont et en aval de l’entreprise sur lesquels l’entreprise a ou peut avoir un impact matériel. Il peut s’agir d’impacts liés aux propres activités de l’entreprise et à sa chaîne de valeur, y compris au travers de ses produits ou services et de ses relations d’affaires. Les travailleurs de la chaîne de valeur comprennent tous les travailleurs qui ne relèvent pas du «personnel de l’entreprise» [le «personnel de l’entreprise» comprenant les personnes qui sont dans une relation de travail avec l’entreprise («salariés») et les non-salariés, qui sont soit des contractants individuels travaillant pour l’entreprise («indépendants»), soit des personnes mises à sa disposition par des entreprises exerçant principalement des «activités liées à l’emploi» (Code NACE O78)]. |
(1) Directive 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs.
(2) Article 2, paragraphe 1, de la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82).
Appendice B:
Liste des questions de durabilité possibles
L’appendice ci-dessous fait partie intégrante de la présente norme et fournit une liste des questions de durabilité possibles.
| Thème | Question de durabilité: sous-thème | Question de durabilité: sous-sous-thème | ||||||||||||||||||
| Changement climatique |
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| Pollution |
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| Ressources hydriques et marines |
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| Biodiversité et écosystèmes |
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| Économie circulaire |
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| Personnel de l'entreprise |
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| Travailleurs de la chaîne de valeur |
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| Communautés affectées |
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| Consommateurs et utilisateurs finaux |
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| Conduite des affaires |
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Appendice C:
Informations générales destinées aux acteurs des marchés financiers qui utilisent les informations produites à l’aide de la présente norme (rapprochement avec d’autres réglementations de l’UE)
66.
Le présent appendice est pertinent pour les utilisateurs du rapport de durabilité. Le tableau ci-dessous illustre les points de données sur la finance durable qui figurent dans différents modules de la présente norme et qui répondent aux demandes de plusieurs types d’utilisateurs (banques, investisseurs, grandes entreprises).
67.
La colonne «Numéro et intitulé de l’exigence de publication» recense les informations à publier dans les différents modules (module de base et module complet) qui sont des points de données sur la finance durable. La colonne «Tableau 1 du SFDR et/ou pilier 3 de l’ABE et/ou règlement sur les indices de référence» illustre la manière dont ces informations se rapportent aux règlements pertinents pour les utilisateurs du rapport de durabilité (banques, autres investisseurs).| Thème: Environnement / Social /Gouvernance | Numéro et intitulé de l’exigence de publication | Tableau 1 du SFDR et/ou Pilier 3 de l’ABE et/ou Règlement sur les indices de référence | |||||||||||||||||||
| Module de base | |||||||||||||||||||||
| Informations générales | B1 – Base de préparation L’entreprise communique:
| Pilier 3 de l’ABE (1) | |||||||||||||||||||
| Environnement | B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre L’entreprise publie sa consommation totale d’énergie en MWh, avec une ventilation selon le tableau ci-dessous, si elle est en mesure d’obtenir les informations nécessaires pour établir une telle ventilation: | SFDR (2) | |||||||||||||||||||
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| Renouvelable | Non renouvelable | Total | ||||||||||||||||||
| Électricité (telle qu’indiquée sur les factures de consommation courante) |
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| Combustibles |
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| Environnement | B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre L’entreprise publie les estimations de ses émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) en tonnes équivalent CO2 (teqCO2) en tenant compte du contenu de la norme du protocole des GES destinée aux entreprises (version 2004), notamment:
| SFDR (3) Indice de référence (4) | |||||||||||||||||||
| Environnement | B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre L’entreprise publie son intensité des GES calculée en divisant les «émissions totales de GES» publiées en vertu du paragraphe 30 par le «chiffre d’affaires (en unités monétaires)» publié conformément au paragraphe 24, point e) iv). | SFDR (5) Indice de référence (6) | |||||||||||||||||||
| Environnement | B4 – Pollution de l’air, de l’eau et des sols Si l’entreprise est déjà tenue, en vertu de la législation ou d’autres réglementations nationales, de déclarer aux autorités compétentes ses émissions de polluants, ou si elle les déclare volontairement conformément à un système de management environnemental, elle déclare les polluants qu’elle rejette dans l’air, l’eau et le sol dans le cadre de ses propres activités, en précisant la quantité correspondante pour chaque polluant. Si ces informations sont déjà accessibles au public, l’entreprise peut également renvoyer au document dans lequel elles figurent, par exemple en fournissant le lien URL correspondant ou en insérant un hyperlien. | SFDR (7) | |||||||||||||||||||
| Environnement | B5 – Biodiversité L’entreprise communique le nombre et la superficie (en hectares) des sites qu’elle détient, loue ou gère dans ou à proximité d’une zone sensible sur le plan de la biodiversité. | SFDR (8) | |||||||||||||||||||
| Environnement | B7 – Utilisation des ressources, économie circulaire et gestion des déchets L’entreprise communique:
| SFDR (9) | |||||||||||||||||||
| Social | B9 – Personnel – Santé et sécurité L’entreprise publie les informations suivantes concernant ses salariés :
| SFDR (10) Indice de référence (11) | |||||||||||||||||||
| Social | B10 – Personnel – Rémunération, négociation collective et formation L’entreprise communique:
| SFDR (12) | |||||||||||||||||||
| Gouvernance | B11 – Condamnations et amendes pour corruption et pots-de-vin En cas de condamnations et d’amendes au cours de la période de référence, l’entreprise communique le nombre de condamnations et le montant total des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption. | Indice de référence (13) | |||||||||||||||||||
| Module complet | |||||||||||||||||||||
| Environnement | Éléments à prendre en considération lors de la déclaration des émissions de GES au titre de B3 (module de base) Lorsqu’elle déclare ses émissions du scope 1 et du scope 2, si l’entreprise publie des informations spécifiques de l’entité sur ses émissions du scope 3, elle les présente en même temps que les informations requises conformément au point B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre. | SFDR (14) Indice de référence (15) | |||||||||||||||||||
| Environnement | C3 – Cible de réduction des émissions de GES Si l’entreprise a fixé des cibles de réduction des émissions de GES, elle publie ses cibles en valeurs absolues pour les émissions du scope 1 et du scope 2. Conformément aux paragraphes 50 à 53 ci-dessus et si elle a fixé des cibles de réduction des émissions du scope 3, l’entreprise prévoit également des cibles pour les émissions significatives du scope 3. Elle fournit, en particulier:
Si l’entreprise qui opère dans des secteurs à fort impact climatique (16) a adopté un plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, elle peut fournir des informations sur celui-ci, y compris une explication de la manière dont il contribue à réduire les émissions de GES. Si l’entreprise opère dans des secteurs à fort impact climatique et ne dispose pas d’un plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, elle indique si et, le cas échéant, quand elle adoptera un plan de transition. | SFDR (17) Indice de référence (18) Pilier 3 de l’ABE (19) Indice de référence (20) | |||||||||||||||||||
| Environnement | C4 – Risques climatiques Si l’entreprise a recensé des aléas liés au changement climatique et des événements liés à la transition climatique, créant ainsi des risques bruts liés au changement climatique pour l’entreprise, elle:
L’entreprise peut communiquer les impacts négatifs potentiels des risques climatiques susceptibles d’affecter ses performances financières ou ses activités à court, moyen ou long terme, en indiquant si elle estime que les risques sont élevés, moyens ou faibles. | Indice de référence (21) Pilier 3 de l’ABE (22) | |||||||||||||||||||
| Social | C6 – Informations supplémentaires sur le personnel de l’entreprise – Politiques et procédures en matière de droits de l’homme L’entreprise répond aux questions suivantes.
L’entreprise dispose-t-elle d’un mécanisme de traitement des plaintes pour son personnel? (OUI/NON) | Indice de référence (23) SFDR (24) | |||||||||||||||||||
| Social | C7 – Incidents graves en matière de droits de l’homme L’entreprise répond aux questions suivantes:
L’entreprise a-t-elle connaissance d’incidents confirmés impliquant des travailleurs de la chaîne de valeur, des communautés affectées des consommateurs et des utilisateurs finaux? Si oui, veuillez préciser. | SFDR (25) Indice de référence (26) | |||||||||||||||||||
| Gouvernance | C8 – Recettes générées par certaines activités et exclusion des indices de référence de l’Union Si l’entreprise exerce ses activités dans un ou plusieurs des secteurs suivants, elle indique les recettes correspondantes dans le ou les secteur(s) suivant(s):
| SFDR (27) Indice de référence (28) | |||||||||||||||||||
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| Pilier 3 de l’ABE (29) Indice de référence (30) | |||||||||||||||||||
| SFDR (31) Pilier 3 de l’ABE (32) Indice de référence (33) | ||||||||||||||||||||
| SFDR (34) Pilier 3 de l’ABE (35) | ||||||||||||||||||||
| L’entreprise déclare si elle est exclue des indices de référence «accord de Paris» de l’Union, selon la description figurant au paragraphe 177 de l’annexe II de la présente recommandation. | Pilier 3 de l’ABE (36) Indice de référence (37) | ||||||||||||||||||||
| Gouvernance | C9 – Ratio de mixité au sein des organes des gouvernance Si l’entreprise a mis en place un organe de gouvernance, elle publie le ratio de mixité correspondant. | ||||||||||||||||||||
(1) Cette exigence de publication est conforme aux exigences figurant dans le règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission – Modèle 5: Portefeuille bancaire – Risque physique lié au changement climatique: expositions soumises à un risque physique.
(2) Règlement (UE) 2019/2088 (SFDR), indicateur obligatoire no 5 du tableau 1 de l’annexe I («Part de consommation et de production d’énergie non renouvelable»).
(3) Règlement (UE) 2019/2088 (SFDR), indicateurs obligatoires no 1 et no 2 du tableau 1 de l’annexe I («Émissions de GES»; «Empreinte carbone»)
(4) Règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence, article 5, paragraphe 1, article 6 et article 8, paragraphe 1.
(5) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur obligatoire relatif aux principaux impacts négatifs, qui correspond à l’indicateur no 3 du tableau I de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables («Intensité de GES des sociétés bénéficiaires d’investissements»).
(6) Ces informations sont alignées sur l’article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission (règlement sur les indices de référence en matière de climat).
(7) Règlement (UE) 2019/2088, car elles sont fondées a) sur un indicateur supplémentaire lié aux principaux impacts négatifs, suivant l’indicateur no 2 du tableau 2 de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles en matière de publication d’informations sur les investissements durables («Émissions de polluants atmosphériques»); b) l’indicateur no 8 du tableau I, de l’annexe I («Rejets dans l’eau»); c) l’indicateur no 1 du tableau II, de l’annexe I («Émissions de polluants inorganiques»); et d) l’indicateur no 3 du tableau II, de l’annexe I («Émissions de substances qui appauvrissent la couche d’ozone»).
(8) Règlement (UE) 2019/2088 (SFDR), indicateur obligatoire no 7 du tableau 1 de l’annexe I («Activités ayant un impact négatif sur des zones sensibles sur le plan de la biodiversité»).
(9) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d'un indicateur obligatoire relatif aux principaux impacts négatifs, correspondant à l’indicateur no 9 («Ratio de déchets dangereux et de déchets radioactifs») dans le tableau I de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles en matière de publication d’informations sur les investissements durables.
(10) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur supplémentaire relatif aux principaux impacts négatifs, qui correspond à l’indicateur no 2 du tableau 3 de l’annexe I du règlement délégué y afférent concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables («Taux d’accidents»).
(11) Les administrateurs d’indices de référence tenus de publier les facteurs ESG relevant du règlement (UE) 2020/1816, conformément à l’indicateur «Ratio moyen pondéré d’accidents, de blessures et de décès» figurant à l'annexe II, sections 1 et 2.
(12) Règlement (UE) 2019/2088 (SFDR), indicateur obligatoire no 12 du tableau 1 de l’annexe I («Écart non ajustable de rémunération entre les hommes et les femmes»), et règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence, indicateur «Écart de rémunération moyen pondéré entre les femmes et les hommes» figurant à l'annexe II, sections 1 et 2.
(13) Règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence, indicateur «Nombre de condamnations et montant des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption» figurant aux sections 1 et 2 de l’annexe II.
(14) Règlement (UE) 2019/2088 (SFDR), indicateurs obligatoires no 1 et no 2 du tableau 1 de l’annexe I («Émissions de GES»; «Empreinte carbone»)
(15) Article 5, paragraphe 1, article 6 et article 8, paragraphe 1, du règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence.
(16) Les secteurs à fort impact climatique sont ceux énumérés dans les sections A à H et M de la NACE au sens de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2023/137.
(17) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur supplémentaire ayant trait aux principaux impacts négatifs, correspondant à l’indicateur no 4 («Investissements dans des sociétés sans pratiques foncières/agricoles durables») du tableau II de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables.
(18) Ces informations sont alignées sur l’article 6 du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission (règlement sur les indices de référence en matière de climat).
(19) Ces informations sont alignées sur l’article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013; le règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 3: Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique: indicateurs d’alignement
(20) Ces informations sont alignées sur l’article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil (loi européenne sur le climat) et sur l’article 2 du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission (règlement sur les indices de référence en matière de climat).
(21) Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 sur les indices de référence: facteurs environnementaux à prendre en compte, par type d’actifs sous-jacents de l’indice de référence.
(22) Pilier 3 de l’ABE: norme technique d’exécution – modèle 5: Portefeuille bancaire – Risque physique lié au changement climatique: expositions soumises à un risque physique et pilier 3 de l’ABE: norme technique d’exécution – modèle 2: Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique: prêts garantis par des biens immobiliers – Efficacité énergétique des sûretés.
(23) Ces informations répondent aux besoins des administrateurs d’indices de référence en matière de publication des facteurs ESG relevant du règlement (UE) 2020/1816, tels qu’ils sont définis par l’indicateur «Exposition du portefeuille d’indices de référence à des entreprises ne disposant pas de politiques de vigilance raisonnable sur les questions traitées par les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail 1 à 8» figurant aux sections 1 et 2 de l’annexe II.
(24) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur obligatoire lié aux principaux impacts négatifs, qui correspond à l’indicateur no 11 du tableau I de l’annexe I («Part d’investissement dans des sociétés qui n’ont pas de politique de contrôle du respect des principes du Pacte mondial des Nations unies ou des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, ni de mécanismes de traitement des plaintes ou des différends permettant de remédier à de telles violations»), à l’indicateur no 5 du tableau III de l’annexe I («Part d’investissement dans des sociétés sans mécanisme de traitement des différends ou des plaintes concernant les questions de personnel») et à l’indicateur no 9 du tableau III de l’annexe I («Part des investissements dans des entités n’ayant pas de politique en matière de droits de l’homme») du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables.
(25) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur supplémentaire obligatoire relatif aux principaux impacts négatifs, qui correspond à l’indicateur no 10 du tableau 1 de l’annexe I et à l'indicateur no 14 du tableau 3 de l'annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables («Violations des principes du pacte mondial des Nations unies et des principes directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales» et «Nombre de problèmes et d’incidents graves recensés en matière de droits de l’homme»).
(26) Ces informations répondent aux besoins d’information des administrateurs d’indices de référence tenus de publier les facteurs ESG conformément au règlement (UE) 2020/1816, comme indiqué par l’indicateur «Nombre de composantes de l’indice de référence connaissant des violations sociales (en nombre absolu et en proportion du nombre total des composantes de l’indice de référence), telles que visées dans les traités et conventions internationaux, les principes des Nations unies ou, le cas échéant, le droit national», dans les sections 1 et 2 de l’annexe II.
(27) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088 car elles découlent d’un indicateur supplémentaire relatif aux principaux impacts négatifs qui correspond à l’indicateur no 14 du tableau 1 de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables [«Exposition à des armes controversées (mines antipersonnel, armes à sous-munitions, armes chimiques ou armes biologiques)»].
(28) Article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 sur les indices de référence: «Les administrateurs d’indices de référence “accord de Paris” de l’Union excluent de ces indices toutes les entreprises suivantes: les entreprises qui participent à des activités liées à des armes controversées»; et annexe II du règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence: «Pourcentage moyen pondéré de composantes de l’indice de référence relevant du secteur des armes controversées.»
(29) Pilier 3 de l’ABE: modèle 1: Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique: Entreprises fabriquant des produits du tabac exclues des indices de référence «accord de Paris» de l’Union conformément à l’article 12, paragraphe 1, points d) à g), et à l’article 12, paragraphe 2, du règlement sur les normes relatives aux indices de référence en matière de climat.
(30) Ces informations répondent aux besoins des administrateurs d’indices de référence en matière de publication des facteurs ESG relevant du règlement (UE) 2020/1818, tels qu’il sont définis à l’article 12, paragraphe 1, point b), et à l’annexe II du règlement (UE) 2020/1816 sur les indices de référence: «Pourcentage moyen pondéré de composantes de l’indice de référence relevant du secteur du tabac».
(31) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088 car elles découlent d’un indicateur supplémentaire relatif aux principaux impacts négatifs qui correspond à l’indicateur no 4 du tableau 1 de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables («Exposition à des sociétés actives dans le secteur des combustibles fossiles»).
(32) Pilier 3 de l’ABE: modèle 1: Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique: Entreprises des industries extractives exclues des indices de référence «accord de Paris» de l’Union conformément à l’article 12, paragraphe 1, points d) à g), et à l’article 12, paragraphe 2, du règlement sur les normes relatives aux indices de référence en matière de climat.
(33) Article 12, paragraphe 1, du règlement (EU) 2020/1818 sur les indices de référence.
(34) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088 car elles découlent d’un indicateur supplémentaire relatif aux principaux impacts négatifs qui correspond à l’indicateur no 9 du tableau 2 de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission concernant les règles de publication d’informations sur les investissements durables («Investissements dans des sociétés productrices de produits chimiques»).
(35) Pilier 3 de l’ABE: modèle 1: Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique: Entreprises des industries extractives exclues des indices de référence «accord de Paris» de l’Union conformément à l’article 12, paragraphe 1, points d) à g), et conformément à l’article 12, paragraphe 2, du règlement sur les normes relatives aux indices de référence en matière de climat.
(36) Cette exigence de publication est en outre conforme aux exigences du modèle 1 – Risque de transition lié au changement climatique figurant dans le règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission.
(37) Cette exigence de publication est alignée sur l’article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission (règlement sur les indices de référence en matière de climat).
(38) Ces informations répondent aux besoins d’information des acteurs des marchés financiers soumis au règlement (UE) 2019/2088, car elles découlent d’un indicateur supplémentaire lié aux principaux impacts négatifs correspondant à l’indicateur no 13 du tableau 1 de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2022/1288 de la Commission du 6 avril 2022 complétant le règlement (UE) 2019/2088 du Parlement européen et du Conseil par des règles en matière de publication d’informations sur les investissements durables («Mixité au sein des organes de gouvernance») .
(39) Ces informations répondent aux besoins d’information des administrateurs d’indices de référence tenus de communiquer les facteurs ESG conformément au règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission du 17 juillet 2020 complétant le règlement (UE) 2016/1011 du Parlement européen et du Conseil, comme indiqué par l’indicateur «Ratio moyen pondéré de femmes par rapport aux hommes dans les organes de gouvernance» dans les sections 1 et 2 de l’annexe II.
ANNEXE II
portant orientations pratiques pour l’application de la norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises figurant à l’annexe I de la présente recommandation
La présente annexe fournit des orientations pratiques pour l’application de la norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises (norme VSME) figurant à l’annexe I de la présente recommandation.
Elle contient des éléments d’orientation qui ont pour objet de préciser l’application de certaines exigences de publication d’informations en matière de durabilité contenues dans la norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises. Les entreprises et les autres parties prenantes peuvent également consulter, si elles le souhaitent, les orientations publiées par l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group – Groupe consultatif pour l’information financière en Europe) sur la mise en œuvre des normes européennes d’information en matière de durabilité (European Sustainability Reporting Standards, ESRS).
Grâce aux orientations contenues dans la présente annexe, la Commission entend faciliter le respect au moindre coût des exigences de publication par les petites et moyennes entreprises et garantir la facilité d’utilisation et la comparabilité des informations publiées en matière de durabilité. En apportant davantage de clarté et de sécurité aux entreprises, ces orientations contribueront à la réalisation de l’objectif de la Commission consistant à simplifier les exigences de publication d’informations en matière de durabilité et à réduire la charge administrative qu’elles font peser sur les entreprises.
Les orientations contenues dans la présente annexe n’étendent ni ne complètent en aucune manière les dispositions énoncées dans la recommandation de la Commission ni celles énoncées dans la norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises figurant à l’annexe I de ladite recommandation. Elles sont uniquement destinées à aider les entreprises à mettre en œuvre dans la pratique les exigences pertinentes de publication d’informations.
Module de base: orientations
| 1. | Les orientations figurant dans les sections ci-dessous visent à faciliter le respect des exigences de publication d’informations en matière de durabilité énoncées à l’annexe I, points 21 à 43, de la recommandation de la Commission relative à une norme volontaire d’information en matière de durabilité pour les petites et moyennes entreprises. |
| 2. | Elles ont vocation à faire partie d’un écosystème qui pourrait également comprendre d’autres orientations élaborées par l’EFRAG, d’autres outils numériques et un appui à la mise en œuvre (activités pédagogiques, dialogue interactif avec les parties prenantes) destinés à faciliter la compréhension de certains des éléments techniques contenus dans les orientations. |
| 3. | Les présentes orientations ont été élaborées à l’intention des entreprises qui souhaitent appliquer le module de base. |
1.1. Orientations pour le module de base – Informations générales
B1 – Base d’établissement des déclarations
| 4. | En ce qui concerne les informations à publier au titre du paragraphe 24, point e) i) sur la forme juridique de l’entreprise selon la législation nationale, l’entreprise peut choisir l’une des structures d’entreprise suivantes:
|
| 5. | En ce qui concerne les informations à publier au titre du paragraphe 24, point e) ii), sur le ou les codes NACE de l’entreprise, «NACE» est l’acronyme de «Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne», à savoir le système de classification des activités économiques utilisé dans l’Union européenne. Ces codes constituent un cadre normalisé qui permet de classer les activités économiques en secteurs et assure la comparabilité des activités entre les différents pays de l’Union européenne (UE) et une appréhension commune des activités qui y sont exercées. |
| 6. | Le code NACE se compose de 2 à 5 chiffres, selon le niveau de précision avec laquelle l’activité économique est répertoriée. La liste des codes NACE peut être consultée dans le document suivant: règlement délégué (UE) 2023/137.
|
| 7. | En ce qui concerne les informations à publier au titre du paragraphe 24, point e) v), sur le nombre de salariés , l’équivalent temps plein (ETP) correspond au nombre de postes à temps plein au sein d’une entreprise. Il peut être calculé en divisant le nombre d’heures planifié d’un salarié (nombre total des heures effectivement travaillées par semaine) par le nombre d’heures de travail arrêté par l’employeur pour une semaine de travail à temps plein (nombre total des heures à effectuer par des salariés à temps plein). Par exemple, un salarié qui travaille 25 heures par semaine pour une entreprise où la durée de travail hebdomadaire à temps plein est de 40 heures représente 0,625 ETP (c’est-à-dire 25/40 heures). |
| 8. | L’effectif correspond au nombre total de personnes employées par l’entreprise constaté soit à la fin de la période de référence, soit en moyenne sur l’ensemble de la période de référence. |
| 9. | En ce qui concerne les informations à publier au titre du paragraphe 24, points e) vi) et vii), sur le pays où elle exerce son activité principale et sur la localisation des actifs importants, l’entreprise publie ces informations pour chacun de ses sites au moyen du tableau ci-dessous:
|
| 10. | La géolocalisation d’une entreprise est susceptible de constituer un point de donnée précieux pour les parties prenantes aux fins de l’analyse des risques et opportunités attachés à la PME, notamment en ce qui concerne les enjeux de durabilité tels que l’ adaptation au changement climatique , l’eau, les écosystèmes et la biodiversité. |
| 11. | La géolocalisation doit être fournie sous la forme de points spatiaux pour les unités individuelles, ou de points définissant un polygone délimitant les frontières d’un site de plus grande taille, moins assimilable à une unité, comme une exploitation agricole, une mine ou une installation. L’entreprise peut également fournir un groupe de points afin de permettre un repérage aisé de l’aire concernée. Les points spatiaux sont fournis sous la forme de coordonnées à cinq décimales (par exemple, 0°00’0,036’’). |
| 12. | En ce qui concerne les informations à publier sur la géolocalisation des sites dont elle est la propriétaire, la locataire ou la gestionnaire/l’exploitante, l’entreprise indique les coordonnées de ces sites dans le tableau figurant au paragraphe 73. Elle peut utiliser des outils de cartographie en ligne pour déterminer les coordonnées des sites dont elle est la propriétaire, la locataire ou la gestionnaire/l’exploitante. Elle peut également utiliser tout outil logiciel ou plateforme qu’elle juge appropriés pour déterminer plus précisément le périmètre ou l’aire des sites de grande taille. |
| 13. | En ce qui concerne le paragraphe 25, la certification de durabilité peut inclure des labels écologiques correspondant à l’activité principale de la PME et délivrés dans le cadre d’un système de labellisation européen, national ou international. Par exemple, le label écologique de l’UE est attribué à des produits spécifiques, tels que les matières textiles et les chaussures, les revêtements (comme les revêtements de sol en bois), les produits de nettoyage et d’hygiène personnelle, les équipements électroniques ou les meubles. Pour de plus amples informations, les entreprises sont invitées à consulter les groupes de produits et le catalogue des produits porteurs du label écologique de l’UE. |
B2 – Pratiques, politiques et initiatives futures en vue de la transition vers une économie plus durable
| 14. | Les entreprises peuvent se servir du modèle ci-dessous pour communiquer les points de données de la section B2.
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| 15. | Si l’entreprise est une coopérative, elle peut indiquer:
|
Orientations concernant le personnel de l’entreprise, les travailleurs de la chaîne de valeur, les communautés affectées et les consommateurs et les utilisateurs finaux
| 16. | Afin de comprendre les questions de durabilité liées aux aspects sociaux et aux droits de l’homme, veuillez vous reporter à la liste de questions de durabilité possibles proposée à l’appendice B. Cette liste peut aider à déterminer si les politiques, les pratiques ou les futures initiatives visent à remédier de manière exhaustive aux impacts négatifs sur les droits de l’homme, ou si elles sont limitées à certains groupes de parties prenantes affectées (par exemple, les travailleurs de la chaîne de valeur en amont). Dans le cadre de la publication de ces informations, les entreprises peuvent également indiquer si elles disposent d’une procédure de traitement des plaintes concernant des atteintes aux droits de l’homme. |
1.2. Orientations pour le module de base – Indicateurs environnementaux
B3 – Énergie et émissions de gaz à effet de serre
Impacts sur le climat: utilisation de l’énergie et émissions de gaz à effet de serre
| 17. | Au titre des paragraphes 29 et 30, l’entreprise publie des informations sur ses impacts sur le climat, y compris des informations sur son utilisation de l’énergie et sur ses émissions de gaz à effet de serre . Les présentes orientations pour la section B3 n’ont pas vocation à constituer un point de donnée supplémentaire s’ajoutant aux informations à publier précisées aux paragraphes 29 (sur la consommation d’énergie) et 30 (sur les émissions de GES), mais à rétablir un objectif général et à fournir du contexte pour la publication d’informations au titre de la section B3 du module de base. |
Consommation d’énergie
| 18. | Les impacts liés au climat sont induits dans une mesure considérable par la consommation d’énergie. Par conséquent, il convient de communiquer aussi bien la quantité que le type d’énergie consommée— par exemple, combustibles fossiles, tels que charbon, pétrole et gaz, par opposition à énergies renouvelables — et leur part dans le mix énergétique consommé. Par exemple, les informations communiquées sur la consommation d’énergie peuvent être la consommation totale d’énergie ventilée par combustibles fossiles et électricité. Il est possible de présenter des ventilations différentes, en faisant la distinction, par exemple, entre l’électricité achetée et l’électricité autoproduite à partir de sources renouvelables. Ci-dessous un exemple des informations demandées au paragraphe 29.
|
| 19. | Si l’entreprise achète des combustibles fossiles (par exemple du gaz naturel ou du pétrole) ou des combustibles renouvelables (par exemple des biocombustibles, comme le biodiesel ou le bioéthanol) pour produire de l’électricité, de la chaleur ou du froid pour sa propre consommation, elle doit éviter la double comptabilisation. Par conséquent, elle comptabilise en tant que consommation de combustible le contenu énergétique du combustible acheté, mais elle ne comptabilise pas la consommation de l’électricité et de la chaleur produites à partir de ce même combustible, et ne publie pas non plus d’informations sur cette consommation d’électricité et de chaleur. Dans le cas où l’électricité est produite à partir d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire ou l’énergie éolienne — sans qu’il soit besoin d’utiliser des combustibles — l’entreprise comptabilise en tant que consommation d’électricité la quantité d’électricité produite et consommée. |
| 20. | L’entreprise ne déduit pas de sa consommation d’énergie sa production d’énergie, même si l’énergie produite sur site est vendue à un tiers et utilisée par celui-ci. L’entreprise évite également de comptabiliser deux fois la consommation de combustible lorsqu’elle publie la consommation d’énergie autoproduite. Si l’entreprise produit de l’électricité à partir d’une source de combustible non renouvelable ou d’une source de combustible renouvelable et consomme ensuite l’électricité produite, la consommation d’énergie n’est comptabilisée qu’une seule fois dans la consommation de combustible. La part de la consommation d’ énergie renouvelable peut être calculée en se reportant aux garanties d’origine, aux certificats d’énergie renouvelable ou à la composition de l’électricité indiquée dans la facture d’électricité. La facture d’électricité peut indiquer les unités d’électricité consommées et préciser quel est le pourcentage d’électricité fournie provenant de sources renouvelables, sous la forme d’un diagramme comme le diagramme ci-dessous. |
| 21. | Lorsqu’elle prépare les informations relatives à la consommation d’énergie requises au titre du paragraphe 29, l’entreprise exclut les matières premières et les combustibles qui ne sont pas brûlés à des fins énergétiques. L’entreprise qui consomme du combustible comme matière première peut publier des informations sur cette consommation séparément des informations à publier requises. |
Conversion entre différentes unités d’énergie
| 22. | Les entreprises doivent publier des informations sur leur consommation d’énergie en tant que consommation finale d’énergie, entendue comme la quantité d’énergie fournie à l’entreprise, par exemple les mégawattheures (MWh) d’électricité achetés auprès du fournisseur d’électricité, la vapeur reçue d’une usine industrielle voisine ou le diesel acheté dans des stations-service. L’électricité fait explicitement référence à la chaleur, à la vapeur et au froid. Les combustibles comprennent tout ce qui est brûlé, par exemple le gaz, le gaz naturel, la biomasse, etc. |
| 23. | Le paragraphe 29 indique le MWh comme l’unité privilégiée pour mesurer la consommation d’énergie. Dans le cas des combustibles ou de la biomasse, une conversion en MWh est nécessaire pour les données exprimées dans d’autres unités telles que le contenu énergétique (par exemple, en kJ, en Btu), le volume (par exemple, en litres, en m3) ou la masse (par exemple, en tonnes métriques, en tonnes courtes). |
| 24. | Pour la consommation de combustible mesurée en masse (par exemple, le bois, le charbon), il convient que l’entreprise:
|
| 25. | En ce qui concerne les combustibles liquides, il convient que les entreprises:
| |||||||||||||
Émissions de gaz à effet de serre
| 26. | En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre (GES) brutes résultant des activités de l’entreprise, l’exigence énoncée au paragraphe 30 s’appuie sur les définitions et les règles du protocole des GES, qui est la principale norme de comptabilisation des émissions de GES. Le paragraphe 30 impose aux entreprises de déclarer leurs émissions des scopes 1 et 2. Les émissions de GES de scope 1 sont les émissions directes provenant de sources appartenant à l’entreprise ou directement utilisées par celle-ci. Les émissions de scope 2 sont les émissions indirectes de GES résultant des activités de la société déclarante (telles qu’issues de l’énergie consommée par l’entreprise), mais dont la source de production est détenue ou contrôlée par une autre société. Des orientations supplémentaires sont fournies dans les sections ci-après sur la manière de calculer les émissions des scopes 1 et 2. |
| 27. | Les émissions des scopes 1 et 2 peuvent être déclarées au format suivant.
|
| 28. | Le protocole des GES est une norme internationale permettant de mesurer, déclarer et gérer les émissions de GES dans une visée de cohérence et de transparence. La norme destinée aux entreprises comprend des orientations pour les émissions des scopes 1, 2 et 3 à l’intention des entreprises et autres organisations [organisations non gouvernementales (ONG), pouvoirs publics, etc.]. |
| 29. | Afin que les entreprises rendent fidèlement compte de leurs émissions, le protocole des GES a établi une liste de principes de déclaration:
|
| 30. | En lieu et place du protocole des GES, les entreprises peuvent recourir à la norme ISO 14064-1, si celle-ci est mieux adaptée à leurs besoins de publication d’informations. |
| 31. | En ce qui concerne les informations à publier sur les émissions de GES, il est important de fixer des limites appropriées afin de garantir l’exactitude de l’inventaire des GES et d’éviter la double comptabilisation des émissions. Le protocole des GES définit deux grands types de limites: les limites organisationnelles et les limites opérationnelles.
Recommandation (UE) 2025/2609 de la Commission du 18 décembre 2025 concernant la liste européenne des maladies professionnelles 18/12/2025 Recommandation (UE) 2025/2384 de la Commission du 20 novembre 2025 sur les systèmes de suivi des retraites, les tableaux de bord des retraites et l’affiliation automatique [notifiée sous le numéro C(2025) 9300] 20/11/2025 Recommandation du Conseil du 10 octobre 2025 approuvant le plan budgétaire et structurel national à moyen terme de l'Allemagne et autorisant l'Allemagne à s'écarter des taux de croissance maximaux des dépenses nettes fixés par le Conseil en application du règlement (UE) 2024/1263 (activation de la clause dérogatoire nationale) 10/10/2025 Recommandation (UE) 2025/2029 de la Commission du 30 septembre 2025 relative à l’accroissement de la disponibilité de comptes d’épargne et d’investissement bénéficiant d’un traitement fiscal simplifié et favorable 30/09/2025 |