COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 24.3.2025
COM(2025) 117 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
relatif à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse pour la période 2022-2024
{SWD(2025) 72 final} - {SWD(2025) 73 final}
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
relatif à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse pour la période 2022-2024
Table des matières
1 Introduction
2 Que signifie être jeune dans l’Union européenne?
3 Héritage de l’Année européenne de la jeunesse 2022
4 Progrès réalisés dans les domaines clés
4.1 Mobiliser
4.2 Connecter
4.3 Autonomiser
4.4 Actions menées par les jeunes
4.5 Au-delà de l’Union
4.6 Informations sur les dépenses de l’UE en faveur de la jeunesse
5 Besoins en matière de coopération au niveau national
6 Perspectives de la coopération de l’UE en matière de politique de la jeunesse
1Introduction
L’on n’insistera jamais assez sur l’importance des jeunes dans la construction de l’avenir de l’Union européenne. Les orientations politiques pour la Commission européenne 2024-2029 soulignent le rôle essentiel que jouent les jeunes pour stimuler le changement social, promouvoir la diversité culturelle et garantir la viabilité à long terme de nos sociétés. L’engagement de la Commission à offrir aux jeunes des possibilités d’avenir et à renforcer Erasmus+ témoigne de sa détermination à donner aux jeunes les moyens d’exploiter pleinement leur potentiel. La création du comité consultatif des jeunes auprès de la présidence et les dialogues annuels sur la politique en faveur de la jeunesse avec les commissaires européens ainsi que l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes de la Commission placeront les jeunes au cœur de l’élaboration des politiques de l’Union européenne et garantiront leur participation active à la conception de son avenir.
La stratégie de l’Union européenne (UE) en faveur de la jeunesse 2019-2027 constitue le cadre de la coopération de l’UE dans le domaine de la jeunesse. Cette stratégie encourage la participation des jeunes à la vie démocratique, conformément à l’article 165 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), soutient leur engagement social et civique et vise à garantir que tous les jeunes puissent participer à la société. La stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse mobilise les jeunes, les connecte et les autonomise; elle favorise en outre leur participation et la prise en compte des questions relatives aux jeunes. Les objectifs européens pour la jeunesse font partie de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. Ils portent sur de nombreuses politiques pertinentes pour les jeunes (y compris l’éducation et la formation, l’emploi, la santé et l’environnement).
Tous les trois ans, la Commission soumet un rapport sur la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, conformément à la résolution du Conseil (note de bas de page nº 2). Le rapport de l’UE sur la jeunesse 2022-2024, qui s’accompagne de deux documents de travail des services de la Commission, est le deuxième rapport de ce type dans le cadre de l’actuelle stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse.Le rapport met en évidence les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, dans le contexte de la situation actuelle des jeunes. Il complète l’évaluation intermédiaire de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse et la communication relative à l’Année européenne de la jeunesse 2022, qui ont été publiées en 2024. Le rapport de l’UE sur la jeunesse constitue un point de départ pour de nouvelles actions dans les domaines les plus pertinents pour les jeunes. Il vise à orienter les efforts globaux déployés au cours de la dernière phase de l’actuelle stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse et offre des perspectives pour la prochaine stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse après 2027.
2Que signifie être jeune dans l’Union européenne?
La stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse doit continuer à évoluer en réponse à la situation des jeunes. Les données relatives aux aspects influençant leur situation pourraient permettre de recenser les domaines dans lesquels il convient de poursuivre l’élaboration des politiques et d’intensifier l’activité. Comme le montrent les chapitres suivants, de nombreuses politiques influencent la situation des jeunes.
Une première conclusion positive est que les jeunes de l’UE s’intéressent à la participation politique et communautaire. Plus de 70 % déclarent voter aux élections et beaucoup expriment leur confiance dans l’UE. Néanmoins, la participation des jeunes aux élections européennes de 2024 a diminué par rapport à 2019. Les jeunes participent dans une large mesure à des activités organisées telles que le volontariatet font entendre leur voix sur l’environnement et le changement climatique, qu’ils considèrent comme la menace mondiale la plus urgente.
Toutefois, la proportion de jeunes dans la population de l’UE a diminué au cours de la dernière décennie. Cette évolution démographique suscite des inquiétudes quant à l’équité intergénérationnelle et à la viabilité des systèmes de sécurité sociale. Par exemple, une diminution du nombre de jeunes soutenant une population vieillissante croissante pourrait exercer une pression accrue sur les services publics et les systèmes de sécurité sociale.
Le chômage des jeunes constitue un défi de taille. Environ 10 % des jeunes sont au chômage et nombre d’entre eux sont classés comme NEET (sans emploi et ne suivant ni études ni formation). Le faible niveau d’instruction et les handicaps augmentent le chômage, ce qui exacerbe l’exclusion sociale et la pauvreté. Les groupes vulnérables tels que les minorités raciales et ethniques sont particulièrement touchés. Les disparités régionales restent élevées et les régions ultrapériphériques de l’UE sont durement touchées.
Près d’un quart des jeunes de l’UE sont exposés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale, y compris ceux qui occupent des emplois précaires. Cela crée une insécurité financière et nuit à l’accès à une éducation, à un logement et à des soins de santé de qualité. Les pressions exercées par le chômage, le faible niveau d’éducation et l’exclusion sociale ont également une incidence sur la santé mentale, près de la moitié des jeunes ayant déclaré souffrir de problèmes émotionnels ou psychosociaux au cours de l’année écoulée.
L’éducation et la formation sont fondamentales pour les perspectives des jeunes. Quatre jeunes sur dix ont terminé leurs études supérieures en 2023. Le taux d’abandon précoce de l’éducation et de la formation s’élevait à 9,5 % en 2023 et reste préoccupant, en particulier chez les jeunes hommes (11 %). L’enquête PISA 2022 montre que 30 % des jeunes de 15 ans dans l’UE n’atteignent pas un niveau de compétence minimal en mathématiques, et il en est de même pour environ 25 % en lecture et en sciences.
Le monde numérique est ancré dans la vie des jeunes, ce qui présente des perspectives et des difficultés. L’acquisition de compétences numériques est étroitement liée à l’enseignement formel supérieur. En 2023, 28 % des jeunes manquaient de compétences numériques de base, ce taux passant à 38 % pour les jeunes ayant un faible niveau d’éducation.
La mobilité transnationale est un élément fondamental d’une éducation et d’une formation de qualité. 16 % des jeunes ont étudié ou ont été formés dans un autre État membre, mais les obstacles financiers et organisationnels restent des défis importants.
3Héritage de l’Année européenne de la jeunesse 2022
La communication relative à l’Année européenne de la jeunesse 2022 définit 60 actions visant à accorder aux jeunes davantage de poids dans l’élaboration des politiques de l’UE et à approfondir la dimension de la jeunesse dans les politiques de l’UE. Il s’agit notamment de l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes de la Commission, qui vise à faire en sorte que les nouvelles initiatives principales de la Commission tiennent compte de l’incidence sur les jeunes, en utilisant pleinement la boîte à outils pour une meilleure réglementation, y compris les consultations des parties prenantes et les analyses d’impact.
Dans le cadre de son mandat 2024-2029, la Commission maintient son engagement envers les jeunes au moyen de nouvelles initiatives, telles que le comité consultatif des jeunes auprès de la présidence et les dialogues annuels sur la politique en faveur de la jeunesse avec les commissaires.
Le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse est le plus grand mécanisme de participation des jeunes au niveau de l’UE. Il contribue à ces engagements, notamment en alignant plus étroitement le dialogue sur le programme de travail annuel de la Commission. Le nouveau groupe des acteurs de la jeunesse de l’UE facilite le dialogue et les consultations avec les organisations européennes de jeunesse, les conseils nationaux de la jeunesse, les chercheurs, les représentants des États membres et d’autres institutions de l’UE.
4Progrès réalisés dans les domaines clés
La stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse encourage la prise en compte des questions relatives aux jeunes dans tous les domaines d’action, y compris au moyen de l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes et des activités du coordonnateur européen des activités relatives à la jeunesse. Le présent rapport s’appuie sur la communication relative à l’Année européenne de la jeunesse et sur l’évaluation intermédiaire de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. Il fournit des mises à jour pour compléter le tableau et guider les actions futures.
4.1Mobiliser
Le pilier «Mobiliser» de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse encourage les jeunes à participer et à contribuer à la société, à la vie démocratique et à l’économie.
Participation des jeunes
La participation des jeunes est une priorité essentielle de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. Le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse s’est concentré sur le thème «Se mobiliser ensemble pour une Europe durable et inclusive en 2022-2024». Il a permis à 130 000 jeunes d’exprimer leur point de vue sur les politiques au cours des cinq dernières années. Les conseils nationaux de la jeunesse ont joué un rôle clé dans sa mise en œuvre. Le 10e cycle (juillet 2023-décembre 2024) était axé sur l’inclusion sociale . Des progrès significatifs ont été accomplis en ce qui concerne l’inclusion de jeunes d’horizons divers dans le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse, mais le processus peut encore évoluer et les groupes sous-représentés peuvent être davantage associés. Les mécanismes de partage et de suivi des recommandations des jeunes doivent être renforcés.
Les synergies avec d’autres initiatives visant à encourager la participation des jeunes peuvent également être renforcées. C’est particulièrement le cas de la stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant, qui associe les enfants et les jeunes à la prise de décision au moyen de la plateforme européenne de participation des enfants .
Erasmus+ et le corps européen de solidarité apportent un soutien important à la participation civique dans le cadre de l’une des priorités horizontales des programmes.
Parmi les autres initiatives récentes visant à encourager la participation des jeunes figurent:
-la nouvelle stratégie pour un internet mieux adapté aux enfants;
-les panels de citoyens européens;
-la boîte à outils « Youth 4 Reviving (stagnating) EU territories» ;
-le train de mesures «Défense de la démocratie»;
-le train de mesures sur la citoyenneté de l’UE;
-la Semaine européenne de la jeunesse 2024.
Emploi et compétences des jeunes
Dans un marché du travail en évolution rapide, l’acquisition des compétences nécessaires et la recherche d’un emploi sont essentielles pour les jeunes. Les orientations politiques 2024-2029 de la Commission mettent l’accent sur le renforcement des ambitions et des mesures visant à remédier aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre.
L’Année européenne des compétences a mis en évidence le rôle essentiel des compétences pour stimuler la compétitivité économique, l’inclusion sociale et la durabilité environnementale. Cette Année a contribué à combler les déficits de compétences dans l’UE et a encouragé le perfectionnement et la reconversion professionnels. Le plan d’action visant à remédier aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre dans l’UE comprend des initiatives destinées à activer et à améliorer les compétences des jeunes sans emploi qui ne suivent ni études ni formation (NEET).
L’Année européenne des compétences a favorisé une culture de l’apprentissage tout au long de la vie et du développement des compétences afin de débloquer de nouvelles possibilités et de stimuler les perspectives de carrière. De nombreuses initiatives promeuvent l’emploi et les compétences des jeunes, telles que:
-la garantie pour la jeunesse;
-l’Alliance européenne pour l’apprentissage;
-l’initiative intitulée «Orientation, Apprentissage, Maîtrise, Réussite» (ALMA);
-les comptes de formation individuels;
-le train de mesures en faveur de l’emploi des personnes handicapées ;
-le mécanisme de valorisation des talents;
-l’initiative intitulée « Académie sur les politiques en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes» ;
-l’initiative intitulée «Youth4Regions»;
-l’initiative intitulée «Interreg Volunteer Youth».
Les propositions de la Commission de 2024 relatives à des stages de qualitédéfinissent des mesures contraignantes visant à améliorer les conditions de travail des stagiaires et à contrôler le respect de ces conditions ainsi qu’à lutter contre les pratiques abusives, de même que des recommandations en matière de rémunération équitable, de protection sociale et de stages inclusifs pour tous les stagiaires.
4.2Connecter
Le pilier «Connecter» de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse met en avant les échanges et les projets communs, en encourageant les jeunes à étudier, à se former ou à faire du volontariat à l’étranger.
Mobilité à des fins d’éducation et de formation
La mobilité à des fins d’éducation et de formation est importante pour permettre aux jeunes de développer leurs compétences, de créer des expériences partagées et d’acquérir une meilleure compréhension mutuelle par-delà les divisions culturelles et autres. Erasmus+ et le corps européen de solidarité restent des vecteurs essentiels de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse en soutenant la mobilité à des fins d’éducation et de formation, les échanges et le volontariat. En 2024, Erasmus+ a atteint le cap de 15 millions de participants. L’initiative relative à la carte d’étudiant européenne s’est accélérée et 3 000 établissements d’enseignement supérieur ont rejoint le réseau «Erasmus sans papier». Le corps européen de solidarité a élargi son champ d’application au volontariat dans le domaine de l’aide humanitaire.
La recommandation du Conseil de 2024 intitulée «L’Europe en mouvement» — Des possibilités de mobilité à des fins d’éducation et de formation offertes à tous fixe de nouveaux objectifs visant à rendre l’apprentissage à l’étranger possible pour un plus grand nombre de personnes.
Les jeunes et le monde numérique
L’ère numérique dans laquelle les jeunes grandissent présente des possibilités et des risques uniques (par exemple, l’IA), qui pourraient nécessiter une plus grande attention dans la prochaine stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. Plusieurs initiatives portent sur le bien-être des jeunes dans le monde numérique, y compris la nouvelle stratégie pour un internet mieux adapté aux enfants.
Les médias sociaux ont de profondes répercussions sur les jeunes, car s’ils offrent des possibilités, ils présentent également des risques pour leur santé mentale. Le règlement sur les services numériques donne la priorité à la protection en ligne des mineurs, en chargeant les plateformes de garantir la vie privée, la sûreté et la sécurité, et d’évaluer les risques pour le bien-être des utilisateurs. Le règlement sur l’intelligence artificielle réglementera ou interdira les systèmes d’IA qui pourraient être préjudiciables aux enfants. Le prochain plan d’action contre le cyberharcèlement permettra de lutter contre le cyberharcèlement et les abus en ligne et une enquête à l’échelle de l’UE sur l’incidence des médias sociaux sur la santé mentale et le bien-être montrera comment les jeunes peuvent utiliser le monde numérique, tout en réduisant les effets négatifs.
4.3Autonomiser
Le pilier «Autonomiser» de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse encourage les jeunes à prendre leur vie en main et les aide à jouer un rôle actif dans la société, notamment grâce à l’animation socio-éducative.
Animation socio-éducative
En offrant un environnement sûr, favorable et inclusif, l’animation socio-éducative et l’apprentissage non formel et informel donnent aux jeunes les moyens de devenir des citoyens actifs et de développer les compétences, la confiance et la résilience nécessaires pour réussir dans un avenir incertain. En outre, les animateurs socio-éducatifs doivent améliorer leurs propres compétences et connaissances, afin qu’ils puissent avoir une incidence plus efficace et durable sur les jeunes qu’ils accompagnent.
La résolution du Conseil de 2024 sur l’animation socio-éducative dans une Europe qui autonomise appelle au développement de l’animation socio-éducative . La stratégie européenne de formation dans le domaine de l’animation socio-éducative vise à aider les animateurs socio-éducatifs à soutenir les jeunes. Plus de 110 000 animateurs socio-éducatifs ont participé à Erasmus+ . Le partenariat pour la jeunesse entre l’UE et le Conseil de l’Europe et, en particulier, la préparation de la 4e convention européenne sur l’animation socio-éducative contribuent à poursuivre le développement du programme de travail européen sur l’animation socio-éducative.
Inclusion sociale
La lutte contre l’exclusion sociale et la discrimination est essentielle pour libérer tout le potentiel des jeunes générations. La nature intersectionnelle des défis en matière d’inclusion (par exemple, le chômage des jeunes, la pauvreté et l’isolement social) peut aggraver les expériences de groupes exposés au risque de discrimination et d’exclusion, tels que les jeunes handicapés ou les jeunes issus de minorités raciales ou ethniques (par exemple, les Roms), de la communauté LGBTIQ, de minorités religieuses ou les jeunes vivant dans des zones rurales. Le plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025 souligne le rôle des jeunes dans la lutte contre le racisme et la discrimination, ainsi que l’importance d’écouter et d’associer les personnes concernées à la prise de décision.
La recommandation du Conseil de 2023 relative à un revenu minimum adéquat pour garantir une inclusion active comprend des recommandations visant à répondre aux besoins des jeunes adultes.
Dans ses conclusions de 2024 sur des sociétés inclusives pour la jeunesse , le Conseil a appelé à faciliter la participation et l’inclusion. Le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse associe désormais davantage de jeunes issus de groupes minoritaires et de jeunes handicapés, et les efforts se poursuivent pour accroître la participation des NEET et des jeunes ruraux.
Erasmus + et le corps européen de solidarité proposent des activités telles que l’action en faveur de l’inclusion de DiscoverEU, des échanges de jeunes et le volontariat en groupe, ainsi qu’un soutien spécial aux jeunes moins favorisés. Entre janvier 2021 et août 2024, 32 % des jeunes participants à la mobilité Erasmus+ et 51 % des volontaires du corps européen de solidarité étaient des jeunes moins favorisés.
Le pacte rural et le plan d’action rural dans le cadre de la vision à long terme pour les zones rurales de l’UE œuvrent en faveur de l’éducation, de la formation et de l’emploi des jeunes dans les zones rurales et reculées.
Santé et bien-être
Les défis en matière de santé et de bien-être sont de plus en plus nombreux chez les jeunes, de sorte qu’il est essentiel de promouvoir les capacités de résilience et d’adaptation et de mettre en place des stratégies pour prospérer. L’approche globale de la Commission en matière de santé mentale a défini 20 initiatives phares, dont quatre portant sur la santé mentale des enfants et des jeunes , telles qu’un réseau pour la santé mentale des enfants et des jeunes, une boîte à outils de prévention avec l’Unicef, des outils pour des modes de vie sains et une protection renforcée des enfants en ligne. Le projet intitulé «Child & Youth Wellbeing and Mental Health First» (Bien-être et santé mentale des enfants et des jeunes avant tout), qui relève de dans l’instrument d’appui technique, renforce l’amélioration des services de soutien psychosocial pour les jeunes.
Le sport et l’activité physique sont essentiels pour la santé et le bien-être des jeunes. La Commission et l’Organisation mondiale de la santé mettent en avant les sports organisés et non organisés afin de favoriser un mode de vie sain chez les jeunes. Elles coopèrent pour encourager des politiques efficaces, conformément à la recommandation du Conseil sur la promotion transversale de l’activité physique bienfaisante pour la santé.
Le groupe d’experts chargé de créer des environnements d’apprentissage favorables a élaboré des lignes directrices pour le bien-être et la santé mentale à l’école, y compris un soutien aux éducateurs.
La recommandation de la Commission de 2024 relative au développement et au renforcement de systèmes intégrés de protection de l’enfance dans l’intérêt supérieur de l’enfant vise à garantir que les enfants sont en sécurité et protégés contre la violence.
Éducation et formation
L’éducation, la formation et l’apprentissage tout au long de la vie, un principe clé du socle européen des droits sociaux, donnent aux jeunes les moyens d’agir, en favorisant la croissance, l’inclusion et la prospérité. L’espace européen de l’éducation (EEE) vise à fournir le meilleur enseignement et la meilleure formation possibles à tous les apprenants et soutient dès lors la transition des jeunes vers l’âge adulte, vers le marché du travail et vers la citoyenneté active, qui sont des aspects importants de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse.
Dans le cadre de l’espace européen de l’éducation, le train de mesures de la Commission en faveur de l’enseignement supérieur de 2024, qui comprend un projet détaillé pour un diplôme européen, vise à offrir aux étudiants davantage de possibilités d’étudier au-delà des frontières et d’obtenir un diplôme unique. L’UE comptait 65 alliances «universités européennes» en 2024 et continue de favoriser l’excellence et l’inclusion. Des centres d’excellence professionnelle sont en cours de création pour fournir des compétences professionnelles de qualité.
La recommandation du Conseil de 2022 concernant l’initiative «Passeport pour la réussite scolaire» fournit des orientations stratégiques aux États membres pour réduire les insuffisances en matière de compétences de base et l’abandon précoce de l’éducation et de la formation, ainsi que pour promouvoir l’achèvement du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.
Le plan d’action en matière d’éducation numérique définit une vision de l’éducation numérique. L’académie européenne des compétences en matière de cybersécurité promeut les compétences et les professionnels de la cybersécurité. L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité gère des initiatives telles que le défi européen en matière de cybersécurité et la plateforme «CyberEducation» afin de sensibiliser les jeunes à l’éducation à la cybersécurité. Le programme pour une Europe numérique soutient également les diplômés de l’enseignement supérieur dans des domaines tels que l’IA, l’informatique et les technologies numériques avancées.
Les appels lancés dans le cadre d’Horizon Europe et des initiatives telles que l’approche de l’enseignement des STI(A)M, les femmes dans le numérique et le projet intitulé «Girls Go Circular» contribuent à remédier à la sous-représentation des filles et des femmes dans l’enseignement des STIM.
La ville européenne de la science 2022, Leyde, a associé des jeunes à des événements tels que le concours européen des jeunes scientifiques et l’initiative «EU TalentOn». Ces événements se sont poursuivis en 2024 sous l’égide de la ville européenne de la science à Katowice.
Culture
La culture façonne l’identité et les valeurs des jeunes. L’UE encourage des initiatives visant à aider les jeunes issus de milieux divers à développer des talents et à profiter du patrimoine culturel.
Dans le cadre d’«Europe créative», des initiatives telles que «Culture Moves Europe» («La culture fait bouger l’Europe») ont soutenu la mobilité de 7 000 artistes en 2023-2024.
L’UE soutient les talents émergents au moyen d’initiatives telles que le prix des jeunes talents dans le cadre du prix d’architecture contemporaine de l’UE, le prix Mies van der Rohe.
En 2024, la Journée des auteurs européens a été marquée par près de 2 000 événements de lecture dans 40 pays. Les capitales européennes de la culture mobilisent les jeunes. L’UE promeut le multilinguisme grâce au concours «Juvenes Translatores».
Environnement et climat
L’engagement de l’UE en faveur de l’environnement et de l’action pour le climat reconnaît le rôle essentiel des jeunes dans la construction d’une UE plus durable et plus respectueuse de l’environnement. Le pacte européen pour le climat compte de jeunes ambassadeurs du pacte pour le climat, qui prennent part à des initiatives locales et inspirent leurs communautés. Les jeunes ambassadeurs de l’énergie promeuvent l’énergie durable et propre.
La coalition EU4Ocean reconnaît les efforts déployés par les jeunes en matière de conservation des océans et dispense des formations.
La plateforme pour une transition juste soutient les jeunes dans les régions touchées par la transition vers la neutralité climatique. Elle comprend un groupe de travail de la jeunesse.
Erasmus+ et le corps européen de solidarité intègrent des pratiques écologiques dans tous les projets, y compris au moyen d’incitations financières en faveur des déplacements écologiques.
Les prix du nouveau Bauhaus européen et le volet «étoiles montantes» récompensent la créativité des jeunes dans la promotion de la durabilité.
4.4Actions menées par les jeunes
Les initiatives menées par des jeunes et/ou des organisations de jeunesse sont particulièrement importantes pour aider les jeunes à apprendre l’importance d’être engagés et de contribuer aux objectifs de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. L’UE soutient les actions menées par les jeunes, telles que les activités de participation des jeunes à Erasmus+, le renforcement de la participation civique et politique, et les projets de solidarité dans le cadre du corps européen de solidarité qui aident les jeunes à relever les défis qui se posent dans leurs communautés.
Dans le cadre de l’action extérieure de l’UE, des initiatives telles que le Fonds pour l’autonomisation des jeunes soutiennent des solutions élaborées par les jeunes pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies et renforcent la participation des jeunes.
Le groupe Youth4Cooperation associe les jeunes aux stratégies de développement régional. Les participants à l’initiative Interreg Volunteer Youth peuvent organiser des activités d’engagement communautaire dans le cadre de la politique de cohésion. Le programme Youth4Outermostregions soutient des projets menés par des jeunes dans les régions périphériques. Des initiatives telles que EUTeens4Green aident les jeunes entrepreneurs à élaborer des solutions environnementales.
4.5Au-delà de l’Union
La stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse vise également à inspirer l’engagement et la création de sociétés plus résilientes dans le monde entier. Sa dimension internationale a été renforcée par le plan d’action pour la jeunesse dans l’action extérieure de l’UE pour la période 2022-2027 (ci-après le «plan d’action pour la jeunesse»). Le plan d’action pour la jeunesse met l’accent sur l’élaboration de l’action extérieure en partenariat avec les jeunes afin de faire progresser le programme de développement durable à l’horizon 2030 et d’autres engagements mondiaux. Il comprend des initiatives telles que le Conseil consultatif de la jeunesse pour les partenariats internationaux et les structures consultatives de la jeunesse au sein des délégations de l’UE.
L’UE a donné la priorité à la participation des jeunes aux dialogues politiques de haut niveau et aux forums régionaux, tels que les sommets UE-Union africaine et UE-Communauté des États latino-américains et des Caraïbes. Des programmes tels que l’AU-EU Youth Lab, le Youth Europe Sahel-Engagement de la Jeunesse au Sahel et l’Académie de la jeunesse Afrique-Europe encouragent la participation des jeunes.
L’UE a renforcé sa coopération avec les acteurs mondiaux de la jeunesse, tels que le Bureau des Nations unies pour la jeunesse et le United Network of Young Peacebuilders. L’initiative Women and Youth in Democratic Engagement (Les femmes et les jeunes dans l’engagement démocratique) soutient l’engagement des jeunes dans les processus politiques du monde entier.
Élargissement de l’UE
Les jeunes bénéficient du processus d’élargissement de l’UE qui a pris de l’ampleur en 2023-2024, comme le soulignent la communication de la Commission de 2024 sur la politique d’élargissement de l’UE et la communication de la Commission sur les réformes et les réexamens des politiques avant élargissement.
L’UE a commencé à intégrer les pays candidats et candidats potentiels dans des cadres stratégiques tels que l’espace européen de l’éducation. Par exemple, l’initiative «universités européennes» a été ouverte en 2023 à toutes les universités des Balkans occidentaux, et 14 universités des Balkans occidentaux étaient des partenaires à part entière en 2024. L’UE soutient la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse dans les Balkans occidentaux afin de lutter contre le chômage des jeunes.
Erasmus+ et le corps européen de solidarité favorisent la coopération transfrontière, le renforcement des capacités, la mobilité des jeunes et la citoyenneté active dans les pays candidats.
Le programme EU4Youth est une pierre angulaire de la coopération de l’UE avec ses partenaires orientaux, qui met l’accent sur l’employabilité. En 2024, les actions Erasmus+ de renforcement des capacités en faveur de la jeunesse et du sport ont été ouvertes aux participants du voisinage oriental. Dans le voisinage méridional, le réseau EU Jeel Connect a été lancé pour renforcer l’engagement des jeunes, et l’Union pour la Méditerranée a adopté une stratégie et un programme en faveur de la jeunesse à l’horizon 2030. En Afrique subsaharienne, l’UE promeut la mobilité à des fins d’éducation et de formation au moyen du programme «Mobilité des jeunes en Afrique» dans le cadre de la stratégie «Global Gateway».
4.6Informations sur les dépenses de l’UE en faveur de la jeunesse
L’UE offre d’importantes possibilités de financement pour soutenir la jeunesse au titre du cadre financier pluriannuel 2021-2027.
Erasmus+ et le corps européen de solidarité sont essentiels pour soutenir la mobilité à des fins d’éducation et de formation, la coopération et la solidarité. Erasmus+ investit 26 milliards d’EUR (et 2 milliards d’EUR supplémentaires au titre des fonds de coopération extérieure de l’UE) et le corps européen de solidarité investit 1 milliard d’EUR supplémentaire. Parmi les priorités horizontales figurent l’inclusion et la diversité, le numérique, l’écologie et la participation démocratique.
La facilité pour la reprise et la résilience est au cœur du plan NextGenerationEU. 66 milliards d’EUR sont investis dans des réformes et des investissements dans des domaines clés qui profitent aux enfants et aux jeunes, tels que l’éducation, la formation, l’emploi et les services de santé.
Le Fonds social européen plus investit 11 milliards d’EUR dans l’emploi des jeunes, l’éducation et l’inclusion sociale.
Le Fonds européen de développement régional investit 30 milliards d’EUR dans la transition numérique et démographique et l’accès aux services dans des domaines tels que l’emploi, l’éducation, le logement et les soins de santé, ainsi que le tourisme et la culture, et 93 milliards d’EUR dans la transition écologique, au bénéfice des jeunes.
La politique agricole commune 2023-2027 investit environ 8,5 milliards d’EUR pour soutenir les jeunes agriculteurs.
Le Fonds pour une transition juste investit 3,4 milliards d’EUR dans l’atténuation des incidences sociales de la transition climatique. Il soutient le développement des compétences, l’aide à l’emploi et l’amélioration de la qualité de l’éducation, ce qui profite aux jeunes.
Le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» investit 200 millions d’EUR dans la lutte contre la violence fondée sur le genre et la violence à l’égard des enfants et des jeunes et dans le renforcement de la protection de l’enfance. Le programme alloue 34,8 millions d’EUR supplémentaires pour les droits de l’enfant et la participation des enfants pour la période 2021-2025.
L’instrument d’appui technique a soutenu des projets liés à la jeunesse pour un budget total de plus de 25 millions d’EUR pour la période 2022-2024.
5Besoins en matière de coopération au niveau national
L’Année européenne de la jeunesse 2022 a créé une dynamique en faveur de la prise en compte des questions relatives aux jeunes non seulement au niveau de l’UE, mais aussi dans les États membres. Cette dynamique se reflète dans les thèmes abordés dans les conclusions du Conseil adoptées ces dernières années (par exemple, des sociétés inclusives, la santé mentale et la durabilité). Les États membres ont également plaidé en faveur d’une évaluation d’impact du point de vue des jeunes dans le cadre de l’élaboration des politiques de l’UE, que la Commission appliquera aux initiatives présentant un intérêt significatif pour les jeunes, à partir de son programme de travail annuel 2025.
25 États membres ont partagé des informations sur leurs politiques en faveur de la jeunesse et leurs besoins en matière de coopération. En 2024, les trois principaux défis recensés pour les jeunes étaient la santé mentale et le bien-être, la participation des jeunes et le coût de la vie. Les politiques nationales en faveur de la jeunesse qui ont été mises en évidence dans ce contexte étaient axées sur la participation des jeunes, l’animation socio-éducative et l’inclusion sociale.
Les États membres ont exprimé leur intérêt pour la poursuite de la coopération de l’UE en matière de participation des jeunes; de prise en compte des questions relatives aux jeunes; de numérisation; de mobilité à des fins d’éducation et de formation et de reconnaissance de l’animation socio-éducative et de l’apprentissage non formel et informel; et de communication et de données. L’apprentissage par les pairs et la collecte de données probantes ont été les outils de coopération privilégiés. À cet égard, le wiki pour les jeunes et les recherches menées par le partenariat pour la jeunesse entre l’UE et le Conseil de l’Europe peuvent apporter des contributions.
Les pouvoirs publics peuvent demander un soutien au titre de l’instrument d’appui technique pour concevoir et mettre en œuvre des réformes de la politique de la jeunesse.
6Perspectives de la coopération de l’UE en matière de politique de la jeunesse
En ce qui concerne la période 2022-2024, la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse a fait un grand pas en avant au cours de l’Année européenne de la jeunesse 2022 en matière de participation des jeunes et de prise en compte des questions relatives aux jeunes. L’Année européenne de la jeunesse 2022 a légué un héritage solide et un fort sentiment d’engagement parmi les jeunes et les parties prenantes. Pour l’avenir, les orientations politiques pour la Commission 2024-2029 soulignent l’engagement de l’UE à donner aux jeunes les moyens d’agir et à répondre à leurs préoccupations avec, d’une part, la création du comité consultatif des jeunes auprès de la présidence, chargé de fournir des conseils sur les questions touchant les jeunes et de donner aux jeunes une voix pour façonner l’avenir de l’UE et, d’autre part, les dialogues annuels sur la politique en faveur de la jeunesse avec les commissaires européens, qui débutent au cours des 100 premiers jours du mandat. Une future stratégie sur l’équité intergénérationnelle favorisera la solidarité et l’engagement entre les personnes d’âges différents.
Les orientations politiques soulignent que certains domaines présentent un intérêt particulier et urgent au regard des défis et des besoins des jeunes et nécessitent une attention accrue. Il s’agit notamment des domaines suivants:
Øla santé mentale et le bien-être, y compris la lutte contre les risques et les effets des médias sociaux, le temps d’écran excessif et le cyberharcèlement;
Øl’éducation et les compétences, y compris le renforcement d’Erasmus+ et la promotion d’un environnement éducatif de qualité, inclusif et participatif, et la construction d’une union des compétences, y compris des initiatives telles qu’un plan d’action sur les compétences de base et un plan stratégique pour l’éducation dans les STIM;
Øles politiques en matière d’emploi et de protection sociale, y compris l’augmentation de la participation des jeunes sur le marché du travail, sur la base d’un nouveau plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux;
Øl’accessibilité financière du logement, qui nécessite une approche globale pour s’attaquer aux facteurs structurels de la crise du logement.
Cette démarche est étroitement liée aux principaux défis auxquels sont confrontés les jeunes recensés lors des consultations des parties prenantes et des jeunes dans le cadre de l’évaluation intermédiaire de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. La Commission est déterminée à poursuivre l’élaboration de politiques et d’initiatives visant à relever les défis urgents auxquels les jeunes sont confrontés. Pour ce faire, elle coopérera avec les États membres, la société civile et les jeunes eux-mêmes, et s’appuiera sur les progrès accomplis dans le cadre de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse.
Les besoins et intérêts très variés des jeunes soulignent l’importance de la prise en compte des questions relatives aux jeunes. La pleine application de l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes dans l’élaboration des politiques de l’UE (qui débute avec le programme de travail annuel 2025 de la Commission) constitue une avancée majeure pour faire en sorte que le point de vue de la jeunesse et l’incidence sur les jeunes soient pris en compte dans les politiques et initiatives de l’UE pertinentes pour les jeunes.
Les priorités communes de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse continuent d’être traitées dans le cadre de la méthode ouverte de coordinationet ont alimenté le plan de travail 2025-2027 pour la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse. Il s’agit notamment du lancement du 11e cycle du dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse (1er janvier 2025-30 juin 2026), axé sur le thème «Connecter l’UE avec la jeunesse».
Les jeunes et ceux qui travaillent avec et pour eux devraient être au cœur de la préparation d’un cadre renouvelé pour la coopération de l’UE dans le domaine de la jeunesse. La Commission mènera donc un processus d’écoute en 2025-2026 afin d’associer les jeunes et les parties prenantes concernées aux réflexions qui alimenteront la proposition de la Commission relative à la prochaine stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse après 2027. Le groupe des acteurs de la jeunesse de l’UE et le dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse seront mobilisés dans ce processus.
Les objectifs européens pour la jeunesse peuvent nécessiter un rafraîchissement à la lumière des préoccupations des jeunes. Dans l’enquête Eurobaromètre de 2024 intitulée «Jeunesse et démocratie», les jeunes ont déclaré qu’ils attendaient de l’Union qu’elle renforce la paix, la sécurité internationale et la coopération; qu’elle lutte contre la pauvreté et les inégalités; et qu’elle promeuve les droits de l’homme, la démocratie et les valeurs communes de l’UE.
En nous appuyant davantage sur les piliers de la stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse, à savoir mobiliser, connecter et autonomiser les jeunes, nous pouvons créer un avenir plus inclusif, durable et prospère pour tous dans l’UE.