LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62024CJ0058_RES
Jurisprudence CJUE62024CJ0058_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 avril 2026.#NE e.a. contre An Coimisiún Pleanála, anciennement An Bord Pleanála e.a.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 92/43/CEE – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Article 12 – Système de protection stricte de certaines espèces animales – Article 16 – Décision d’accorder une dérogation en prévision d’une demande de permis de construire pour un projet relevant de la directive 2011/92/UE – Article 11 – Convention d’Aarhus – Article 9 – Autonomie procédurale – Principes d’équivalence et d’effectivité – Décision de dérogation qualifiée d’acte juridique autonome – Règles de procédure prévoyant un délai de trois mois pour demander l’annulation d’une autorisation de dérogation.#Affaire C-58/24.

CELEX62024CJ0058_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 16 avril 2026

Résumé IA

Cet arrêt clarifie les conditions procédurales applicables aux recours contre les décisions de dérogation à la protection stricte des espèces, au titre de l'article 16 de la directive "Habitats". La Cour juge qu'une telle décision de dérogation constitue un acte juridique autonome, distinct de l'autorisation de projet ultérieure. Par conséquent, les États membres peuvent prévoir un délai de recours spécifique et court (comme trois mois) pour contester cette décision, à condition de respecter les principes d'équivalence et d'effectivité, notamment au regard du droit d'accès à la justice de la convention d'Aarhus.

Texte intégral

Affaire C‑58/24

NE
et
MY
et
HJ
et
XF
et
WB
et
UV
et
VK
et
JU
et
RJ
et
DZ

contre

Ireland
et
The Attorney General
et
Minister for Housing, Local Government and Heritage
et
An Coimisiún Pleanála, anciennement An Bord Pleanála

(demande de décision préjudicielle, introduite par High Court (Irlande) (Irlande))

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 avril 2026

« Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 92/43/CEE – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Article 12 – Système de protection stricte de certaines espèces animales – Article 16 – Décision d’accorder une dérogation en prévision d’une demande de permis de construire pour un projet relevant de la directive 2011/92/UE – Article 11 – Convention d’Aarhus – Article 9 – Autonomie procédurale – Principes d’équivalence et d’effectivité – Décision de dérogation qualifiée d’acte juridique autonome – Règles de procédure prévoyant un délai de trois mois pour demander l’annulation d’une autorisation de dérogation »

  1. Environnement – Évaluation des incidences de certains projets sur l’environnement – Directive 2011/92 – Obligation pour les autorités compétentes de réaliser l’évaluation préalablement à l’autorisation – Notion d’autorisation – Processus décisionnel complexe – Décision autorisant un maître d’ouvrage d’un projet à déroger aux mesures de protection des espèces au titre de la directive 92/43 – Inclusion – Conditions

    [Directive du Parlement européen et du Conseil 2011/92, art. 1er, § 2, a) et c), et 2, § 1 ; directive du Conseil 92/43, art. 12, 13 et 16, § 1]

    (voir points 26-28)

  2. Environnement – Évaluation des incidences de certains projets sur l’environnement – Directive 2011/92 – Droit de recours des membres du public concerné – Recours contre une décision autorisant un maître d’ouvrage d’un projet à déroger aux mesures de protection des espèces au titre de la directive 92/43 – Modalités procédurales nationales – Principe de l’autonomie procédurale – Respect des principes d’équivalence et d’effectivité – Délai de recours de trois mois à partir de la date de prise de connaissance d’une telle décision par la personne concernée – Admissibilité

    [Charte des droits fondamentaux, art. 47 ; convention d’Aarhus, art. 9 ; directive du Parlement européen et du Conseil 2011/92, telle que modifiée par la directive 2014/52, art. 1er, § 2, a), et 11 ; directive du Conseil 92/43, art. 16]

    (voir points 29-40, 44-45, 52-53 et disp.)

Résumé

Saisie à titre préjudiciel par la High Court (Haute Cour, Irlande), la Cour se prononce sur la compatibilité avec le droit de l’Union d’une règle procédurale nationale imposant un délai de trois mois pour former un recours contre une décision de dérogation accordée par les autorités nationales au titre de l’article 16, paragraphe 1, de la directive « habitats » ( 1 ).

Dans le litige au principal, un groupe de personnes physiques s’oppose à une décision de dérogation accordée par les autorités irlandaises au titre de l’article 16, paragraphe 1, de la directive « habitats » pour faciliter la construction d’unités résidentielles dans l’ancien monastère carmélite de Delgany (Irlande). Ce monastère est actuellement le lieu d’implantation de chauves-souris, à savoir une espèce animale strictement protégée en vertu de l’annexe IV de la directive « habitats ».

Les requérants au principal n’ont pas contesté la validité de la décision de dérogation en cause dans le délai de trois mois prescrit par le droit irlandais. La juridiction de renvoi, nourrissant des doutes quant à la conformité de cette dérogation avec les exigences découlant de la directive « habitats », cherche à savoir si le droit de l’Union s’oppose à l’application d’un tel délai procédural.

Appréciation de la Cour

La Cour commence par relever que ni la directive EIE ( 2 ) ni d’autres dispositions du droit de l’Union ne précisent les modalités du droit de recours contre une décision de dérogation adoptée au titre de l’article 16, paragraphe 1, de la directive « habitats » ou contre une décision d’autorisation au sens de l’article 1er, paragraphe 2, sous c), de la directive EIE. En particulier, le droit de l’Union ne fixe ni le délai de recours ni le point de départ d’un tel délai.

Par conséquent, dans le cas de figure spécifique où une éventuelle dérogation doit être adoptée préalablement à l’autorisation d’un projet, le droit de l’Union n’impose pas que ces décisions soient traitées, aux fins de l’exercice du droit de recours contre celles-ci, comme une seule décision, assortie d’un seul délai de recours.

De même, ce droit n’impose pas que, lorsqu’une dérogation est accordée au titre de l’article 16 de la directive « habitats » qui relève du processus d’autorisation d’un projet, au sens de l’article 1er, paragraphe 2, sous c), de la directive EIE, le délai de recours ne doit courir qu’à partir de l’adoption ou de la publication d’une telle autorisation.

En ce qui concerne, à cet égard, le respect du principe d’effectivité, la Cour estime qu’un délai de trois mois pour l’introduction d’un recours à compter de la date de l’adoption d’une décision de dérogation au titre de l’article 16 de la directive « habitats » ou, le cas échéant, à compter du moment où la partie requérante a eu ou aurait pu raisonnablement avoir connaissance de cette adoption n’apparaît pas rendre en pratique impossible ou excessivement difficile l’exercice des droits conférés par l’ordre juridique de l’Union.

Selon la Cour, la circonstance qu’un tel délai de recours court, en principe, avant que ne soit achevée la procédure d’autorisation, visée à l’article 1er, paragraphe 2, sous c), de la directive EIE, n’apparaît pas comme étant de nature à priver d’effectivité les recours susceptibles d’être ainsi introduits.

D’une part, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que la compatibilité d’une décision de dérogation accordée au titre de l’article 16, paragraphe 1, de la directive « habitats » au regard de l’ensemble des exigences auxquelles son adoption est soumise aux termes de cette disposition, soit susceptible d’être contestée par le public concerné et contrôlée par le juge compétent.

D’autre part, si ladite circonstance a certes pour corollaire qu’une telle dérogation acquiert un caractère définitif à l’expiration du délai de recours, cette même circonstance ne fait pas pour autant obstacle à ce que l’autorisation du projet, au sens de l’article 1er, paragraphe 2, sous c), de la directive EIE, puisse être contesté par le public concerné et contrôlé par un juge d’une manière efficace notamment au regard de l’interaction éventuellement existante entre les différentes incidences environnementales d’un projet.

La Cour souligne néanmoins que, pour que le délai de recours commence à courir, il importe que la prise de connaissance, voire la possibilité de prendre connaissance, se rapporte non seulement au dispositif mais également aux motifs de la décision en cause. En effet, une telle prise de connaissance conditionne l’effectivité du droit de recours.

Par ailleurs, pour que le principe d’effectivité soit respecté, il importe également que les requérants puissent raisonnablement prévoir les voies de recours et les délais applicables à celles-ci.

À cet égard, dans la mesure où l’article 9, paragraphe 5, de la convention d’Aarhus ( 3 ), prévoit que chaque partie à cette convention veille à ce que le public soit informé de la possibilité qui lui est donnée d’engager des procédures de recours administratif ou judiciaire, exigence, mises en œuvre dans le contexte spécifique de la directive EIE, à l’article 11, paragraphe 5, de celle-ci, cette information devrait préciser que l’introduction d’un recours contre une décision de dérogation au titre de l’article 16 de la directive « habitats » doit être effectuée dans un délai de trois mois à compter du moment où le requérant a eu ou aurait pu raisonnablement prendre connaissance de l’adoption de cette décision.

Toutefois, ainsi que cela ressort du libellé de l’article 9, paragraphe 5, de la convention d’Aarhus, et de l’article 11, paragraphe 5, de la directive EIE, l’absence de mise à disposition d’une telle information au public ne suffit pas, à elle seule, à considérer que le principe d’effectivité a été violé.


( 1 ) Directive 92/43/CEE du Conseil, du 21 mai 1992, concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO 1992, L 206, p. 7, ci-après la « directive “habitats” »).

( 2 ) Directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil, du 13 décembre 2011, concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (JO 2012, L 26, p. 1, ci-après la « directive EIE »).

( 3 ) Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, signée à Aarhus le 25 juin 1998 et approuvée au nom de la Communauté européenne par la décision 2005/370/CE du Conseil, du 17 février 2005 (JO 2005, L 124, p. 1).

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62025CJ0232

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 juin 2026.#Z.R. et Ś. contre U. et Z.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 44/2001 – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Article 5, point 3 – Compétence spéciale en matière délictuelle ou quasi délictuelle – Lieu où le fait dommageable s’est produit ou risque de se produire – Personnes physiques et morales alléguant une atteinte à leurs droits de la personnalité résultant de la diffusion d’un contenu audiovisuel à la télévision et sur Internet – Compétence internationale des juridictions d’un État membre autre que l’État membre de production de ce contenu – Lieu de la matérialisation du dommage – Centre des intérêts de ces personnes – Contenu comportant des éléments permettant d’identifier indirectement une personne en tant qu’individu – Recours tendant à obtenir des mesures visant à éliminer et à prévenir les effets d’une telle atteinte ainsi qu’à la réparation du préjudice moral.#Affaire C-232/25.

18/06/2026

Jurisprudence CJUE62024CJ0414

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 juin 2026.#Datenschutzbehörde et Dr. G S contre Bundesministerin für Justiz et D GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Articles 77 et 79 – Voies de recours – Exercice parallèle – Articulation entre l’introduction d’une réclamation auprès d’une autorité nationale de contrôle et l’exercice d’un recours juridictionnel – Risque de décisions contradictoires – Principe de protection juridictionnelle effective – Autonomie procédurale des États membres – Principe d’effectivité – Principe d’équivalence.#Affaire C-414/24.

18/06/2026

Jurisprudence CJUE62024CJ0484

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 juin 2026.#NTH Haustechnik GmbH contre EM.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 5, paragraphe 1, sous e) – Limitation de la conservation – Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous e) – Licéité du traitement desdites données relatif à un contrat de travail dans le cadre d’une procédure judiciaire – Article 17, paragraphe 3, sous e) – Absence d’obligation de procéder à l’effacement des mêmes données en cas de traitement nécessaire à la constatation, à l’exercice ou à la défense de droits en justice – Données collectées par l’employeur en vue d’établir un manquement grave de l’employé à ses obligations – Utilisation de preuves obtenues de manière illégale.#Affaire C-484/24.

18/06/2026

Jurisprudence CJUE62024CJ0522

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0522

18/06/2026

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →