| CELEX | 62024TJ0528_INF |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 22 avril 2026 |
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 22 avril 2026 –
Chevtsov/Conseil
(affaire T‑528/24)
« Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine – Gel des fonds – Restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Liste des personnes, des entités et des organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques ou faisant l’objet de restrictions en matière d’admission sur le territoire des États membres – Inscription et maintien du nom du requérant sur la liste – Erreur d’appréciation »
1. Union européenne – Contrôle juridictionnel de la légalité des actes des institutions – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Biélorussie – Portée du contrôle – Preuve du bien-fondé de la mesure – Obligation de l’autorité compétente de l’Union d’établir, en cas de contestation, le bien-fondé des motifs retenus à l’encontre des personnes ou des entités concernées – Inscription sur les listes fondée sur un faisceau d’indices précis, concrets et concordants – Absence – Erreur d’appréciation
[Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 47 ; décision du Conseil 2012/642/PESC, telle que modifiée par les décisions (PESC) 2024/2116 et (PESC) 2025/385, art. 3, § 1, b), et 4, § 1, b) ; règlements du Conseil no 765/2006, art. 2, § 5, 2024/2113 et 2025/386]
(voir points 22-25, 50, 51, 57-62, 72, 78, 81, 89-93, 100-107)
2. Union européenne – Contrôle juridictionnel de la légalité des actes des institutions – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Biélorussie – Portée du contrôle – Personnes physiques ou morales, entités ou organismes profitant du régime de Loukachenko ou le soutenant – Documents accessibles au public attestant du soutien au régime biélorusse – Valeur probante – Principe de libre appréciation des preuves – Éléments communiqués à charge et à décharge
[Décision du Conseil 2012/642/PESC, telle que modifiée par les décisions (PESC) 2024/2116 et (PESC) 2025/385 ; règlements du Conseil no 765/2006, 2024/2113, 2025/386]
(voir points 26, 40-44, 75-77, 88)
3. Union européenne – Contrôle juridictionnel de la légalité des actes des institutions – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Biélorussie – Portée du contrôle – Preuve du bien-fondé de la mesure – Obligation de l’autorité compétente de l’Union d’établir, en cas de contestation, le bien-fondé des motifs retenus à l’encontre des personnes ou des entités concernées – Étendue de la marge d’appréciation de ladite autorité compétente – Obligation du Conseil d’effectuer une appréciation actualisée lors du réexamen des mesures restrictives – Preuve contraire
[Décision du Conseil 2012/642/PESC, telle que modifiée par les décisions (PESC) 2024/2116 et (PESC) 2025/385 ; règlements du Conseil no 765/2006, 2024/2113, 2025/386]
(voir points 27, 64, 85)
4. Union européenne – Contrôle juridictionnel de la légalité des actes des institutions – Mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie – Portée du contrôle – Appréciation de la légalité en fonction des éléments d’information disponibles au moment de l’adoption de la décision
[Décision du Conseil 2012/642/PESC, telle que modifiée par les décisions (PESC) 2024/2116 et (PESC) 2025/385 ; règlements du Conseil no 765/2006, 2024/2113, 2025/386]
(voir points 47, 86, 95-98)
Dispositif
| 1) | La décision (PESC) 2024/2116 du Conseil, du 26 juillet 2024, mettant en œuvre la décision 2012/642/PESC concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine, le règlement d’exécution (UE) 2024/2113 du Conseil, du 26 juillet 2024, mettant en œuvre l’article 8 bis, paragraphe 1, du règlement (CE) no 765/2006 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine, la décision (PESC) 2025/385 du Conseil, du 24 février 2025, modifiant la décision 2012/642/PESC concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine, et le règlement d’exécution (UE) 2025/386 du Conseil, du 24 février 2025, mettant en œuvre l’article 8 bis, du règlement (CE) no 765/2006 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine sont annulés en tant qu’ils concernent M. Viktor Arkadievich Chevtsov. |
| 2) | Le Conseil de l’Union européenne est condamné aux dépens. |
Ordonnance du président du Tribunal du 11 août 2026.#SX contre Parlement européen.#Référé – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Indemnité d’assistance parlementaire – Recouvrement des sommes indûment versées – Demande de sursis à exécution – Défaut d’urgence.#Affaire T-294/26 R.
11/08/2026
Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 6 août 2026.#Albos-Energy EOOD contre Commission européenne.#Recours en carence – Aide d’État – Régime bulgare d’aide à la production d’énergie à partir de sources renouvelables – Informations fournies dans une plainte traitées comme des renseignements d’ordre général concernant le marché – Contournement de l’expiration du délai pour introduire un recours en annulation – Irrecevabilité.#Affaire T-688/25.
06/08/2026
Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.
04/08/2026
Ordonnance du président du Tribunal du 3 août 2026.#Broadcom Inc. et VMware International Unlimited Company contre Commission européenne.#Référé – Concurrence – Article 18, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1/2003 – Demande de renseignements – Demande de sursis à exécution et de mesures provisoires – Non-lieu à statuer partiel – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-280/26 R.
03/08/2026