Jurisprudence CJUE62025CN0751

Affaire C-751/25 P: Pourvoi formé le 17 novembre 2025 par le Comptoir Sel Solaire contre l’arrêt du Tribunal (deuxième chambre) rendu le 10 septembre 2025 dans l’affaire T-190/24, Comptoir Sel Solaire / Commission

CELEX62025CN0751
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 17 novembre 2025

Résumé IA

Pourvoi introduit par le Comptoir Sel Solaire contre un arrêt du Tribunal de l’UE rejetant son recours en annulation d’une décision de la Commission. L’affaire porte sur le refus de la Commission d’enregistrer une initiative citoyenne européenne relative à l’énergie solaire, soulevant des questions sur l’interprétation du règlement (UE) 2019/788 et les limites du droit d’initiative citoyenne.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/304

26.1.2026

Pourvoi formé le 17 novembre 2025 par le Comptoir Sel Solaire contre l’arrêt du Tribunal (deuxième chambre) rendu le 10 septembre 2025 dans l’affaire T-190/24, Comptoir Sel Solaire / Commission

(Affaire C-751/25 P)

(C/2026/304)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Comptoir Sel Solaire (représentants: T. Lachacinski et F. Fajgenbaum, avocats)

Autres parties à la procédure: Commission européenne et République française

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise à la Cour:

de se reconnaitre compétente pour connaître du recours formé par la requérante et de la recevoir à agir et à solliciter l'annulation de l'acte attaqué;

de juger recevable et bien fondé son recours à l'encontre de la décision rendue par le Tribunal de l'Union européenne le 10 septembre 2025 dans l'affaire T-190/24;

d’annuler l'acte attaqué en ce que l'IGP «Sel de Camargue / Fleur de sel de Camargue» est illicite;

d’annuler l'acte attaqué en ce que l'IGP «Sel de Camargue / Fleur de sel de Camargue» crée une situation de concurrence déloyale entre opérateurs;

d’annuler l'acte attaqué en ce que la dénomination «Fleur de sel de Camargue» est trompeuse pour le consommateur.

Moyens et principaux arguments

À l’appui de son pourvoi, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l'article 5, paragraphe 2, et de l'article 7 paragraphe 1 sous a) du Règlement (UE) n° 1151/2012 (1), en raison du caractère non valide car illicite de la dénomination «Fleur de sel de Camargue». Selon la requérante,

elle n'est pas conforme à la définition de la «Fleur de sel» donnée par les législations portugaise, espagnole et croate;

une IGP qui ne peut faire l'objet d'une exploitation dans le commerce est privée d'effet et d'intérêt car hors commerce.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation de l'article 5, paragraphe 2, du Règlement (UE) n°1151/2012, lu en combinaison avec les articles 1er, paragraphes 1 sous b) et 4 sous c) du même Règlement, la dénomination «Fleur de sel de Camargue» serait trompeuse pour le consommateur. Selon la requérante,

les produits désignés sous l'IGP «Sel de Camargue / Fleur de sel de Camargue» ne correspondent pas au produit communément appelé «Fleur de sel» en vertu notamment des législations portugaise, espagnole et croate, les consommateurs de ces pays ayant à tout le moins une croyance légitime dans le respect de leur législation nationale.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation de l'article 1er sous a) du Règlement (UE) n°1151/2012, lu en combinaison avec l'article 22 des accords ADPIC (2) et l'article 10bis de la Convention de Paris, l'enregistrement de l'IGP «Sel de Camargue / Fleur de sel de Camargue» créerait une situation de concurrence déloyale entre opérateurs et notamment ceux soumis à une réglementation nationale retenant une définition contraignante de la notion de «Fleur de sel». Selon la requérante,

l'enregistrement de l'IGP «Sel de Camargue / Fleur de sel de Camargue» laisse faussement croire que le produit bénéficiant de ce signe officiel de qualité européen présenterait des qualités dont il est en réalité dépourvu;

l'octroi indu (et l'exploitation subséquente) d'une protection à une dénomination qui ne la mérite pas consacre automatiquement une situation de concurrence déloyale qui, de fait, cause nécessairement un préjudice - fût-il simplement moral - aux producteurs concurrents.


(1) Règlement du Parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires (JO 2012, L 343, p. 1).

(2) Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/304/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)