| CELEX | 62026CN0161 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 3 mars 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3154 | 22.6.2026 |
Demande de décision préjudicielle présentée par la Cour constitutionnelle (Belgique) le 3 mars 2026 – OS, PR, EE, IR contre le Conseil des ministres
(Affaire C-161/26, Wimetz (1) )
(C/2026/3154)
Langue de procédure: le néerlandais
Juridiction de renvoi
Cour constitutionnelle
Parties à la procédure au principal
Parties requérantes: OS, PR, EE, IR
Partie défenderesse: Conseil des ministres
Questions préjudicielles
| 1) | Les articles 3, paragraphe 2, c), et 9 à 12 de la directive 2003/86/CE (2) du Conseil du 22 septembre 2003 «relative au droit au regroupement familial» violent-ils le principe d’égalité et de non-discrimination garanti par les articles 20 et 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, lu en combinaison ou non avec le droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 7 de la Charte ainsi qu’avec les droits de l’enfant garantis par l’article 24 de la Charte, en ce que les bénéficiaires du statut de protection subsidiaire et les membres de leur famille sont exclus du champ d’application de cette directive, et plus particulièrement des règles plus favorables en matière de regroupement familial qui s’appliquent aux bénéficiaires du statut de réfugié et aux membres de leur famille? |
| 2) | En cas de réponse négative à la première question préjudicielle, le principe d’égalité et de non-discrimination garanti par les articles 20 et 21 de la Charte, lu en combinaison ou non avec le droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 7 de la Charte ainsi qu’avec les droits de l’enfant garantis par l’article 24 de la Charte, doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à des mesures nationales telles que celles qui sont contenues dans les articles 1er/1, 10, § 1er, alinéa 1er, 5°, et § 2, alinéas 2 à 5, 10bis, § 2/1, 11 et 12bis de la loi du 15 décembre 1980 «sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers», tels qu’ils ont été modifiés par les articles 3, 5, 6, 8 et 9 de la loi du 18 juillet 2025 «modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers en ce qui concerne les conditions pour le regroupement familial», qui soumettent les bénéficiaires du statut de protection subsidiaire prévu par le droit de l’Union à des règles moins favorables en matière de droit au regroupement familial que les bénéficiaires du statut de réfugié? |
| 3) | L’article 2, j), de la directive 2011/95/UE (3) du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 «concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (refonte)», lu en combinaison avec les articles 23 et 24 de cette directive, et l’article 3, point 9), du règlement (UE) 2024/1347 (4) du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 «concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire et au contenu de cette protection, modifiant la directive 2003/109/CE du Conseil et abrogeant la directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil», lu en combinaison avec l’article 23 de ce règlement, violent-ils le principe d’égalité et de non-discrimination garanti par les articles 20 et 21 de la Charte, lu en combinaison ou non avec le droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 7 de la Charte ainsi qu’avec les droits de l’enfant garantis par l’article 24 de la Charte, en ce que la notion de «membres de la famille» est limitée aux membres de la famille du bénéficiaire de la protection internationale qui sont présents dans le même État membre en raison de la demande de protection internationale, de sorte que les membres de la famille du bénéficiaire de la protection subsidiaire qui ne sont pas présents dans le même État membre sont exclus des garanties offertes par les articles 23 et 24 de la directive précitée et par l’article 23 du règlement précité? |
| 4) | En cas de réponse négative à la troisième question préjudicielle, le principe d’égalité et de non-discrimination garanti par les articles 20 et 21 de la Charte, lu en combinaison ou non avec le droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 7 de la Charte ainsi qu’avec les droits de l’enfant garantis par l’article 24 de la Charte, doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à des mesures nationales telles que celles qui sont contenues dans les articles 1er/1, 10, § 1er, alinéa 1er, 5°, et § 2, alinéas 2 à 5, 10bis, § 2/1, 11 et 12bis de la loi, précitée, du 15 décembre 1980, tels qu’ils ont été modifiés par les articles 3, 5, 6, 8 et 9 de la loi, précitée, du 18 juillet 2025, qui soumettent les bénéficiaires du statut de protection subsidiaire prévu par le droit de l’Union et les membres de leur famille qui ne se trouvent pas sur le territoire belge à des règles moins favorables en matière de droit au regroupement familial que les bénéficiaires du statut de protection subsidiaire et les membres de leur famille qui se trouvent sur le territoire belge? |
| 5) | Le droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 7 de la Charte et les droits de l’enfant garantis par l’article 24 de la Charte doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à des mesures nationales telles que celles qui sont contenues dans les articles 1er/1, 10bis, § 2/1, 11 et 12bis de la loi, précitée, du 15 décembre 1980, tels qu’ils ont été modifiés par les articles 3, 6, 8 et 9 de la loi, précitée, du 18 juillet 2025, qui soumettent aux conditions prévues dans ces dispositions le droit au regroupement familial des bénéficiaires du statut de protection subsidiaire prévu par le droit de l’Union et des membres de leur famille qui ne se trouvent pas sur le territoire belge, et en ce qu’il est renvoyé, concernant la possibilité d’une appréciation individuelle et d’une mise en balance des intérêts, au fait qu’une demande d’autorisation de séjour peut être introduite sur le fondement de l’article 9 ou de l’article 9bis de la loi, précitée, du 15 décembre 1980, qui confèrent au ministre un pouvoir discrétionnaire? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
(4) JO 2024, L 1347.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3154/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Jurisprudence CJUE — 62026TO0410
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