Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Jurisprudence CJUE62011TB0503

Affaire T-503/11: Ordonnance du Tribunal du 9 avril 2014 — Al-Aqsa/Conseil

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par Al-Aqsa contre le Conseil, visant l'annulation des mesures restrictives (gel de fonds) prises à son encontre. La décision se fonde sur l'absence de qualité pour agir du requérant, celui-ci n'étant pas directement et individuellement concerné par les actes attaqués. Cette ordonnance confirme la rigueur des conditions de recevabilité des recours en annulation en matière de sanctions ciblées.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0288

Affaire T-288/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — EI du Pont de Nemours/OHMI — Zueco Ruiz (ZYTeL) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque figurative ZYTeL — Marque communautaire verbale antérieure et marque notoirement connue au sens de l’article 6 bis de la convention de Paris ZYTEL — Motifs relatifs de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Atteinte au caractère distinctif ou à la renommée de la marque antérieure — Article 8, paragraphe 5, du règlement n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'EI du Pont de Nemours contre la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait refusé l'opposition fondée sur sa marque verbale antérieure "ZYTEL" contre la demande de marque figurative "ZYTeL". Le Tribunal a confirmé l'absence de risque de confusion et d'atteinte à la renommée, estimant que les différences visuelles et phonétiques entre les signes, ainsi que la faible similarité des produits, excluaient tout lien dans l'esprit du public pertinent. Cette décision précise les conditions d'application des articles 8, §1 b) et 8, §5 du règlement n°207/2009, en rappelant la nécessité d'une appréciation globale du risque de confusion et d'un préjudice effectif ou sérieux pour la marque renommée.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0502

Affaire T-502/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Ferring/OHMI — Tillotts Pharma (OCTASA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale OCTASA — Marques nationales, Benelux et internationales verbales antérieures PENTASA et OCTOSTIM — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Ferring contre le refus d'enregistrement de la marque verbale « OCTASA » pour des produits pharmaceutiques. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « PENTASA » et « OCTOSTIM », en raison de similitudes visuelles et phonétiques, notamment la terminaison commune « ASA » et le préfixe « OCTO ». Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion pour les marques pharmaceutiques, où un consommateur moyennement attentif peut être trompé sur l'origine des produits.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62008TB0276

Affaire T-276/08: Ordonnance du Tribunal du 9 avril 2014 — Al-Aqsa/Conseil

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'Al-Aqsa contre les mesures restrictives (gel de fonds) prises à son encontre en raison de ses liens présumés avec le Hamas. Il confirme la légalité de l'inscription de l'organisation sur la liste des entités terroristes, validant l'appréciation du Conseil fondée sur des décisions nationales antérieures. Cette ordonnance précise les conditions de preuve et de contrôle juridictionnel applicables aux gels d'avoirs dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0488

Affaire T-488/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — CITEB et Belgo-Metal/Parlement ( «Marchés publics de travaux — Procédure d’appel d’offres — Travaux de rénovation et d’extension du bâtiment Eastman à Bruxelles — Rejet de l’offre d’un soumissionnaire — Communication du rapport du comité d’évaluation — Obligation de motivation» )

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen rejetant l'offre des sociétés CITEB et Belgo-Metal dans le cadre d'un marché public de rénovation à Bruxelles, en raison d'un défaut de motivation. L'arrêt rappelle que l'institution contractante doit communiquer au soumissionnaire évincé le rapport du comité d'évaluation, ou à tout le moins en fournir une synthèse suffisamment détaillée, pour respecter l'obligation de motivation prévue à l'article 296 TFUE. Cette décision précise les exigences de transparence et de contradictoire dans les procédures de passation des marchés publics européens.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0144

Affaire T-144/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Comsa/OHMI — COMSA (COMSA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale COMSA — Dénomination sociale antérieure Comsa, SA — Motif relatif de refus — Absence d’utilisation dans la vie des affaires d’un signe dont la portée n’est pas seulement locale — Similitude des services — Article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 9 avril 2014 (affaire T-144/12) précise les conditions d'opposition fondées sur une dénomination sociale antérieure en vertu de l'article 8, paragraphe 4, du règlement n° 207/2009. Il juge que pour s'opposer à l'enregistrement d'une marque communautaire, le titulaire d'une dénomination sociale doit démontrer que ce signe est utilisé dans la vie des affaires avec une portée qui n'est pas seulement locale, et que les services couverts par la marque demandée sont similaires à ceux pour lesquels la dénomination est exploitée.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0150

Affaire T-150/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Grèce/Commission ( «Aides d’État — Prêts sans intérêts, assortis d’une garantie de l’État, accordés par les autorités helléniques à des associations de coopératives agricoles du secteur céréalier — Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur — Obligation de motivation — Avantage — Aides destinées à remédier à une perturbation grave de l’économie d’un État membre» )

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Grèce contre une décision de la Commission déclarant incompatibles avec le marché intérieur des prêts sans intérêts et garantis par l'État, accordés à des coopératives agricoles céréalières. L'arrêt confirme que ces mesures constituent des aides d'État, et précise les conditions strictes pour invoquer l'exception de « perturbation grave de l'économie » d'un État membre. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle la rigueur avec laquelle la Commission et le juge de l'Union apprécient la qualification d'aide et les justifications économiques exceptionnelles.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011CA0616

Affaire C-616/11: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Oberster Gerichtshof — Autriche) — T-Mobile Austria GmbH/Verein für Konsumenteninformation (Directive 2007/64/CE — Services de paiement — Article 4, point 23 — Notion d’instrument de paiement — Ordres de virement donnés en ligne et à l’aide d’un bulletin en papier — Article 52, paragraphe 3 — Droit du bénéficiaire de demander au payeur des frais pour l’utilisation d’un instrument de paiement — Pouvoir des États membres d’édicter une interdiction générale — Contrat entre un opérateur de téléphonie mobile et des particuliers)

L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-616/11 précise que la notion d'"instrument de paiement" au sens de la directive 2007/64/CE inclut les ordres de virement donnés en ligne et via un bulletin papier. Il établit également que les États membres peuvent interdire de manière générale aux bénéficiaires de facturer des frais pour l'utilisation d'un instrument de paiement, même si la directive ne le prévoit pas explicitement, dès lors que cette interdiction vise à protéger les consommateurs.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011CJ0616

Jurisprudence CJUE — 62011CJ0616

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0501

Affaire T-501/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Farmaceutisk Laboratorium Ferring/OHMI — Tillotts Pharma (OCTASA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale OCTASA — Marques nationales verbales antérieures PENTASA — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Farmaceutisk Laboratorium Ferring contre la décision de l'OHMI (EUIPO) rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque verbale OCTASA. Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion avec la marque antérieure PENTASA pour des produits pharmaceutiques, en raison des différences visuelles et phonétiques entre les signes. Cette décision précise l'appréciation du risque de confusion pour les marques pharmaceutiques, en soulignant que le consommateur pertinent, bien que professionnel de santé, peut être attentif mais que la similitude des suffixes "-ASA" ne suffit pas à créer un risque.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0623

Affaire T-623/11: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Pico Food/OHMI — Sobieraj (MILANÓWEK CREAM FUDGE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire MILANÓWEK CREAM FUDGE — Marques nationales figuratives antérieures représentant une vache, Original Sahne Muh-Muhs HANDGESCHNITTEN HANDGEWICKELT et SAHNE TOFFEE LUXURY CREAM FUDGE — Motif relatif de refus — Absence de risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 76, paragraphe 1, du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Pico Food contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque figurative représentant une vache à la demande de marque verbale "MILANÓWEK CREAM FUDGE". Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes. Cette décision rappelle que la simple présence d'un élément figuratif commun (ici, une vache) ne suffit pas à créer un risque de confusion si les marques dans leur ensemble sont perçues comme distinctes par le public pertinent.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0583

Affaire C-583/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 9 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Riigikohus — Estonie) — Sintax Trading OÜ/Maksu- ja Tolliameti (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n ° 1383/2003 — Mesures visant à empêcher la mise sur le marché de marchandises de contrefaçon et de marchandises pirates — Article 13, paragraphe 1 — Compétence des autorités douanières pour constater la violation d’un droit de propriété intellectuelle)

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 13, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1383/2003, relatif aux mesures douanières contre les marchandises de contrefaçon. Elle juge que les autorités douanières nationales sont compétentes pour constater la violation d'un droit de propriété intellectuelle, même en l'absence de décision judiciaire préalable, sous réserve du respect des garanties procédurales. Cet arrêt clarifie ainsi l'étendue des pouvoirs des douanes dans la lutte contre la contrefaçon au sein de l'Union.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0623

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 9 avril 2014.#Pico Food GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire MILANÓWEK CREAM FUDGE – Marques nationales figuratives antérieures représentant une vache, Original Sahne Muh-Muhs HANDGESCHNITTEN HANDGEWICKELT et SAHNE TOFFEE LUXURY CREAM FUDGE – Motif relatif de refus – Absence de risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 76, paragraphe 1, du règlement (CE) nº 207/2009.#Affaire T-623/11.

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Pico Food contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque figurative représentant une vache à la demande de marque verbale "MILANÓWEK CREAM FUDGE". La décision confirme qu'en l'absence de similitude visuelle, phonétique ou conceptuelle entre les signes, il n'existe pas de risque de confusion pour le consommateur, même si les produits sont identiques ou similaires. Cet arrêt rappelle l'importance d'une appréciation globale et concrète des similitudes pour écarter le risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement n° 207/2009.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0386

Affaire T-386/12: Arrêt du Tribunal du 9 avril 2014 — Elite Licensing/OHMI — Aguas De Mondariz Fuente del Val (elite BY MONDARIZ) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative elite BY MONDARIZ — Marques communautaire et internationale figuratives antérieures ELITE — Langue de la procédure de recours — Délais — Recevabilité du recours devant la chambre de recours — Règle 48, paragraphe 2, règle 49, paragraphe 1, et règle 96, paragraphe 1, du règlement (CE) n ° 2868/95 — Absence de risque de confusion — Absence de similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Atteinte à la renommée — Article 8, paragraphe 5, du règlement n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Elite Licensing contre le refus de l'OHMI d'annuler la décision de la chambre de recours. Il a jugé que la marque figurative "elite BY MONDARIZ" ne créait pas de risque de confusion avec les marques antérieures "ELITE", en raison de l'absence de similitude visuelle et phonétique entre les signes. L'arrêt rappelle les conditions strictes de recevabilité d'un recours devant la chambre de recours, notamment le respect des délais et de la langue de procédure, et précise que l'atteinte à la renommée d'une marque antérieure suppose une similitude suffisante entre les signes.

9 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0293

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 avril 2014.#Digital Rights Ireland Ltd contre Minister for Communications, Marine and Natural Resources e.a. et Kärntner Landesregierung e.a.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par la High Court (Irlande) et le Verfassungsgerichtshof.#Communications électroniques – Directive 2006/24/CE – Services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications – Conservation de données générées ou traitées dans le cadre de la fourniture de tels services – Validité – Articles 7, 8 et 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaires jointes C-293/12 et C-594/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a invalidé la directive 2006/24/CE sur la conservation des données de communications électroniques, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux au respect de la vie privée (article 7) et à la protection des données personnelles (article 8) de la Charte. L'arrêt souligne que l'obligation générale et indifférenciée de conserver l'ensemble des données de tous les abonnés pendant une période pouvant aller jusqu'à deux ans ne respectait pas le principe de proportionnalité. Cette décision a des conséquences majeures pour le droit français, notamment en ce qui concerne la législation nationale sur la conservation des données et les obligations des opérateurs de communications électroniques.

8 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0288

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 avril 2014.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Directive 95/46/CE – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et libre circulation de ces données – Article 28, paragraphe 1 – Autorités nationales de contrôle – Indépendance – Législation nationale mettant fin avant terme au mandat de l’autorité de contrôle – Création d’une nouvelle autorité de contrôle et nomination d’une autre personne en qualité de président.#Affaire C-288/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en mettant fin prématurément au mandat de son autorité de contrôle en matière de protection des données, violant ainsi l'exigence d'indépendance prévue à l'article 28, paragraphe 1, de la directive 95/46/CE. Cet arrêt établit un principe fondamental : les États membres ne peuvent pas, par une modification législative, écourter le mandat des autorités de contrôle indépendantes, même pour créer une nouvelle autorité, sous peine de compromettre leur indépendance et la protection effective des données personnelles.

8 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0288

Affaire C-288/12: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 avril 2014 — Commission européenne/Hongrie (Manquement d’État — Directive 95/46/CE — Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et libre circulation de ces données — Article 28, paragraphe 1 — Autorités nationales de contrôle — Indépendance — Législation nationale mettant fin avant terme au mandat de l’autorité de contrôle — Création d’une nouvelle autorité de contrôle et nomination d’une autre personne en qualité de président)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en mettant fin prématurément au mandat de son autorité de contrôle indépendante chargée de la protection des données, en violation de l'article 28, paragraphe 1, de la directive 95/46/CE. Cet arrêt consacre le principe selon lequel les États membres doivent garantir l'indépendance totale de ces autorités, y compris en protégeant leurs dirigeants contre toute révocation arbitraire avant le terme légal de leur mandat. Pour le professionnel du droit français, cette décision renforce la protection statutaire des autorités administratives indépendantes comme la CNIL contre les ingérences du pouvoir exécutif.

8 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0319

Affaire T-319/11: Arrêt du Tribunal du 8 avril 2014 — ABN Amro Group/Commission [ «Aides d’État — Secteur financier — Aide destinée à remédier à une perturbation grave dans l’économie d’un État membre — Article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE — Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur — Conditions d’autorisation de l’aide — Interdiction de procéder à des acquisitions — Conformité aux communications de la Commission concernant les aides au secteur financier dans le contexte de la crise financière — Proportionnalité — Égalité de traitement — Principe de bonne administration — Obligation de motivation — Droit de propriété» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'ABN Amro Group contre la décision de la Commission conditionnant l'autorisation d'une aide d'État au secteur financier à une interdiction d'acquisitions. Il a jugé que cette condition, imposée pour éviter des distorsions de concurrence, était proportionnée et conforme aux communications de la Commission sur la crise financière. L'arrêt précise ainsi les limites du contrôle juridictionnel sur les conditions restrictives imposées aux banques bénéficiaires d'aides d'État.

8 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0293

Affaires jointes C-293/12 et C-594/12: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 avril 2014 (demandes de décision préjudicielle de la High Court of Ireland, Verfassungsgerichtshof — Irlande, Autriche) — Digital Rights Ireland Ltd (C-293/12), Kärntner Landesregierung, Michael Seitlinger, Christof Tschohl e.a. (C-594/12)/Minister for Communications, Marine and Natural Resources, Minister for Justice, Equality and Law Reform, The Commissioner of the Garda Síochána, Ireland and the Attorney General (Communications électroniques — Directive 2006/24/CE — Services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications — Conservation de données générées ou traitées dans le cadre de la fourniture de tels services — Validité — Articles 7, 8 et 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)

La Cour de justice de l'Union européenne a invalidé la directive 2006/24/CE sur la conservation des données de communications électroniques, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux au respect de la vie privée (article 7) et à la protection des données personnelles (article 8) de la Charte. La directive imposait une conservation généralisée et indifférenciée de toutes les données de trafic et de localisation, sans prévoir de garanties suffisantes contre les abus ou d'accès strictement nécessaire à des fins de lutte contre la criminalité grave. Cet arrêt a des conséquences majeures pour le droit français, car il impose de revoir les régimes nationaux de conservation des données pour les rendre conformes aux exigences de proportionnalité et de nécessité.

8 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0319

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 8 avril 2014.#ABN Amro Group NV contre Commission européenne.#Aides d’État – Secteur financier – Aide destinée à remédier à une perturbation grave dans l’économie d’un État membre – Article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Conditions d’autorisation de l’aide – Interdiction de procéder à des acquisitions – Conformité aux communications de la Commission concernant les aides au secteur financier dans le contexte de la crise financière – Proportionnalité – Égalité de traitement – Principe de bonne administration – Obligation de motivation – Droit de propriété.#Affaire T-319/11.

Le Tribunal de l'UE confirme la légalité de la décision de la Commission subordonnant l'autorisation d'une aide d'État à ABN Amro à une interdiction d'acquisitions, jugeant cette condition proportionnée pour remédier aux distorsions de concurrence issues de la crise financière. Il précise que cette restriction, conforme aux communications de la Commission sur le secteur financier, ne viole ni le principe d'égalité de traitement ni le droit de propriété, et que la Commission a suffisamment motivé sa décision.

8 avril 2014

Détail →