Droit européen — EUR-Lex
1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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165 048Par année
Affaire C-613/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Düsseldorf — Allemagne) — Helm Düngemittel GmbH/Hauptzollamt Krefeld (Renvoi préjudiciel — Union douanière et tarif douanier commun — Accord euro-méditerranéen avec l’Égypte — Article 20 du protocole no 4 — Preuve de l’origine — Certificat de circulation des marchandises EUR.1 — Certificat de circulation des marchandises EUR.1 de remplacement délivré lorsque la marchandise ne se trouve plus sous le contrôle de l’autorité douanière d’émission — Refus d’application du régime préférentiel)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un certificat de circulation des marchandises EUR.1 de remplacement ne peut être délivré lorsque les marchandises ne sont plus sous le contrôle de l'autorité douanière de l'État d'exportation. Cette décision précise les conditions strictes de délivrance des certificats de remplacement dans le cadre de l'accord euro-méditerranéen avec l'Égypte, et le refus du bénéfice du régime tarifaire préférentiel qui en découle si ces conditions ne sont pas remplies.
6 février 2014
Affaire C-509/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Central Administrativo Norte — Portugal) — IPTM-Instituto Portuário e dos Transportes Marítimos/Navileme-Consultadoria Náutica, Lda, Nautizende — Consultadoria Náutica, Lda (Renvoi préjudiciel — Articles 52 TFUE et 56 TFUE — Libre prestation de services — Octroi d’une licence pour la navigation de plaisance — Condition de résidence dans le pays émetteur — Restriction pour les non-résidents — Préservation de la sécurité en mer — Ordre public)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la condition de résidence imposée par un État membre pour l'octroi d'une licence de navigation de plaisance constitue une restriction à la libre prestation de services (articles 52 et 56 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par des motifs d'ordre public ou de sécurité en mer, car des mesures moins contraignantes, comme la reconnaissance des licences délivrées par d'autres États membres, peuvent atteindre le même objectif.
6 février 2014
Affaire C-323/12: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel București — Roumanie) — E. ON Global Commodities SE, anciennement E.On Energy Trading SE/Agenția Națională de Administrare Fiscală — Direcția Generală de Soluționare a Contestațiilor, Direcția Generală a Finanțelor Publice a Municipiului București — Serviciul de administrare a contribuabililor nerezidenți (Directive 79/1072/CEE — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée — Assujettis résidant dans un autre État membre — Modalités de remboursement de la TVA — Assujettis ayant désigné un représentant fiscal conformément aux dispositions nationales antérieures à l’adhésion à l’Union — Exclusion — Notion d’ «assujetti non établi à l’intérieur du pays» — Condition d’absence d’établissement — Condition d’absence de livraison de biens ou de prestation de services — Livraisons d’électricité à des assujettis-revendeurs — Directive 2006/112/CE — Article 171)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un assujetti établi dans un autre État membre, qui a désigné un représentant fiscal en Roumanie conformément à la législation nationale antérieure à l'adhésion, ne peut être exclu du droit au remboursement de la TVA prévu par la directive 79/1072/CEE. Cette exclusion serait contraire au principe de neutralité fiscale, car la désignation d'un représentant fiscal ne saurait être assimilée à un établissement stable dans l'État membre de remboursement. L'arrêt précise également que la notion d'« assujetti non établi à l'intérieur du pays » inclut les assujettis réalisant des livraisons d'électricité à des assujettis-revendeurs, ces opérations étant soumises à la TVA dans l'État membre du preneur.
6 février 2014
Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 6 février 2014.#Confederación Española de Empresarios de Estaciones de Servicio (CEEES) et Asociación de Gestores de Estaciones de Servicio contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché espagnol des stations-service – Décision de rejet d’une plainte – Règlement (CE) nº 1/2003 – Inexécution des engagements rendus obligatoires par une décision de la Commission – Réouverture de la procédure – Amendes – Astreintes.#Affaire T‑342/11.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 6 février 2014 (affaire T-342/11) rejette le recours de la CEEES et d'une association de gérants de stations-service espagnoles contre la décision de la Commission européenne de ne pas rouvrir la procédure ni infliger d'amendes ou d'astreintes à la suite d'une plainte pour inexécution d'engagements pris dans le cadre d'une décision antérieure relative au marché espagnol des stations-service. Le Tribunal confirme que la Commission dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour décider de l'opportunité de donner suite à une plainte, même en cas de non-respect allégué d'engagements, et qu'elle n'est pas tenue de rouvrir la procédure ou d'imposer des sanctions.
6 février 2014
Arrêt de la Cour (première chambre) du 6 février 2014.#Leidseplein Beheer BV et Hendrikus de Vries contre Red Bull GmbH et Red Bull Nederland BV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 89/104/CEE – Droits conférés par la marque – Marque renommée – Protection élargie à des produits ou à des services non similaires – Usage par un tiers sans juste motif d’un signe identique ou similaire à la marque renommée – Notion de ‘juste motif’.#Affaire C‑65/12.
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de "juste motif" permettant à un tiers d'utiliser un signe identique ou similaire à une marque renommée pour des produits ou services non similaires, sans constituer une atteinte aux droits du titulaire. Il juge que l'usage d'un signe par un tiers peut être considéré comme ayant un "juste motif" s'il répond à des considérations objectives et impérieuses, et non à un simple intérêt commercial. En l'espèce, l'utilisation de la marque "Red Bull" par un concurrent pour des boissons énergisantes non alcoolisées, dans le cadre d'une publicité comparative, n'a pas été reconnue comme un juste motif.
6 février 2014
Affaire T-27/10: Arrêt du Tribunal du 6 février 2014 — AC-Treuhand/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marchés des stabilisants thermiques étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters — Décision constatant deux infractions à l’article 81 CE et à l’article 53 de l’accord EEE — Entreprise de conseil n’opérant pas sur les marchés en cause — Amendes — Demande d’annulation — Notion d’entreprise — Principe de légalité des délits et des peines — Durée de l’infraction — Prescription — Durée de la procédure administrative — Délai raisonnable — Droits de la défense — Information tardive de la procédure d’instruction — Plafond de 10 % du chiffre d’affaires — Sanction de deux infractions dans une seule décision — Notion d’infraction unique — Demande de réformation — Montant des amendes — Durée des infractions — Durée de la procédure administrative — Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de 2006 — Valeur des ventes — Amende symbolique — Pouvoirs de pleine juridiction» )
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme la possibilité de sanctionner une société de conseil pour participation à une entente, même si elle n'opère pas sur le marché concerné, en tant qu'« entreprise » au sens du droit de la concurrence. Il précise les conditions de calcul des amendes, notamment le plafond de 10 % du chiffre d'affaires et la prise en compte de la durée de la procédure administrative, tout en rejetant les moyens tirés de la violation des droits de la défense et du principe de légalité des délits.
6 février 2014
Affaires jointes T-23/10 et T-24/10: Arrêt du Tribunal du 6 février 2014 — Arkema France/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marchés européens des stabilisants thermiques étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters — Décision constatant deux infractions à l’article 81 CE et à l’article 53 de l’accord EEE — Amendes — Durée de l’infraction — Prescription — Intérêt légitime à constater une infraction — Demande de réformation — Montant des amendes — Durée des infractions — Pouvoirs de pleine juridiction» )
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans les affaires jointes T-23/10 et T-24/10, porte sur le recours d'Arkema France contre une décision de la Commission condamnant l'entreprise pour sa participation à deux ententes distinctes sur les marchés des stabilisants thermiques. Le Tribunal confirme en grande partie la décision de la Commission, mais exerce sa pleine juridiction pour réduire le montant des amendes, en tenant compte de la durée effective de l'infraction et des règles de prescription. Il précise également les conditions dans lesquelles la Commission conserve un intérêt légitime à constater une infraction, même après l'expiration du délai de prescription pour infliger une amende.
6 février 2014
Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 6 février 2014.#Elf Aquitaine SA contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marchés européens des stabilisants thermiques étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters – Décision constatant deux infractions à l’article 81 CE et à l’article 53 de l’accord EEE – Amendes – Demande d’annulation – Droits de la défense – Information tardive de l’enquête de la Commission – Durée de la procédure administrative – Responsabilité d’une société mère pour les infractions aux règles de la concurrence commises par ses filiales – Présomption de l’exercice effectif d’une influence déterminante – Durée des infractions – Prescription – Intérêt légitime à constater une infraction passée – Amendes infligées à la société mère d’un montant différent de celles infligées à la filiale – Pouvoirs de pleine juridiction.#Affaire T‑40/10.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la responsabilité de la société mère Elf Aquitaine pour les infractions au droit de la concurrence commises par ses filiales sur le marché des stabilisants thermiques, en application de la présomption d'exercice d'une influence déterminante. Le Tribunal rejette les moyens d'annulation de la décision de la Commission, notamment ceux tirés de la violation des droits de la défense et de la durée excessive de la procédure, et précise les conditions de la prescription et de l'intérêt légitime à constater une infraction passée.
6 février 2014
Jurisprudence CJUE — 62010TJ0027
6 février 2014
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 5 février 2014.#Hervis Sport- és Divatkereskedelmi Kft. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Közép-dunántúli Regionális Adó Főigazgatósága.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Székesfehérvári Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Impôts directs – Liberté d’établissement – Législation fiscale nationale instaurant un impôt exceptionnel sur le chiffre d’affaires du commerce de détail en magasin – Chaînes de magasins de la grande distribution – Existence d’un effet discriminatoire – Discrimination indirecte.#Affaire C‑385/12.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, précise les conditions dans lesquelles une taxe nationale progressive sur le chiffre d'affaires des activités de commerce de détail peut constituer une restriction à la liberté d'établissement. La Cour juge qu'une telle imposition, bien qu'appliquée sans distinction formelle, peut être indirectement discriminatoire si elle affecte principalement, en raison de sa structure, les sociétés liées à des ressortissants d'autres États membres. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt est une référence clé pour contester, sur le fondement du droit de l'UE, des impôts nationaux progressifs qui, en pratique, pèsent davantage sur les groupes étrangers que sur les opérateurs nationaux.
5 février 2014
Affaire C-385/12: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 5 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Székesfehérvári Törvényszék — Hongrie) — Hervis Sport- és Divatkereskedelmi Kft/Nemzeti Adó- és Vámhivatal Közép-dunántúli Regionális Adó Főigazgatósága (Renvoi préjudiciel — Impôts directs — Liberté d’établissement — Législation fiscale nationale instaurant un impôt exceptionnel sur le chiffre d’affaires du commerce de détail en magasin — Chaînes de magasins de la grande distribution — Existence d’un effet discriminatoire — Discrimination indirecte)
Dans l'arrêt Hervis Sport (C-385/12), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une taxe hongroise progressive sur le chiffre d'affaires des magasins de détail, dont le barème avantageait les entreprises réalisant un faible chiffre d'affaires, pouvait constituer une discrimination indirecte contraire à la liberté d'établissement. La Cour a estimé qu'une telle taxation, bien qu'appliquée sans distinction de nationalité, affectait en pratique principalement les sociétés liées à des groupes étrangers, car celles-ci détenaient les parts de marché les plus élevées en Hongrie. Cette décision précise les conditions dans lesquelles un impôt national, même formellement neutre, peut être considéré comme restrictif en raison de ses effets discriminatoires.
5 février 2014
Affaire T-357/12: Arrêt du Tribunal du 4 février 2014 — Sachi Premium-Outdoor Furniture/OHMI — Gandia Blasco (Fauteuil) [ «Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant un fauteuil — Dessin ou modèle antérieur — Motif de nullité — Absence de caractère individuel — Article 6 et article 25, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 6/2002» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 février 2014 (affaire T-357/12) précise les critères d'appréciation du caractère individuel d'un dessin ou modèle communautaire au sens de l'article 6 du règlement n° 6/2002. Il confirme que la nullité d'un dessin représentant un fauteuil peut être prononcée si l'impression globale qu'il produit sur l'utilisateur averti ne diffère pas de celle produite par un dessin antérieur, en tenant compte de la liberté du créateur. Cette décision rappelle l'importance de comparer les dessins dans leur ensemble, sans se limiter à des différences de détail.
4 février 2014
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 4 février 2014.#Mega Brands International, Luxembourg, Zweigniederlassung Zug contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marques communautaires figurative MAGNEXT et verbale MAGNEXT – Marque nationale verbale antérieure MAGNET 4 – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Similitude des signes – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaires T‑604/11 et T‑292/12.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 février 2014 (affaires T-604/11 et T-292/12) précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il juge que les signes MAGNEXT et MAGNET 4 présentent une similitude visuelle et phonétique suffisante pour créer un risque de confusion, malgré la présence du chiffre "4" dans la marque antérieure, dès lors que l'élément dominant "MAGNET" est quasi identique. Cette décision rappelle que la comparaison des signes doit porter sur leur impression d'ensemble, sans que la présence d'un élément distinctif secondaire écarte systématiquement le risque de confusion.
4 février 2014
Affaire T-127/12: Arrêt du Tribunal du 4 février 2014 — Free/OHMI — Noble Gaming (FREEVOLUTION TM) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative FREEVOLUTION TM — Marque nationale figurative antérieure free LA LIBERTÉ N’A PAS DE PRIX et marques nationales verbales antérieures FREE et FREE MOBILE — Motifs relatifs de refus — Absence de risque de confusion — Absence de similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), et paragraphe 5, du règlement (CE) n ° 207/2009» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Free contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'opposition à l'enregistrement de la marque figurative FREEVOLUTION TM. Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion avec les marques antérieures FREE, FREE MOBILE et la marque figurative "free LA LIBERTÉ N'A PAS DE PRIX", en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes. Cette décision confirme une application stricte des conditions de l'article 8, paragraphe 1, sous b) du règlement n° 207/2009, rappelant que la simple présence d'un élément commun dans des marques complexes ne suffit pas à caractériser un risque de confusion.
4 février 2014
Affaires jointes T-174/12 et T-80/13: Arrêt du Tribunal du 4 février 2014 — Syrian Lebanese Commercial Bank/Conseil ( «Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie — Gel des fonds — Adaptation des conclusions — Délai — Erreur manifeste d’appréciation — Obligation de motivation — Droit à une protection juridictionnelle effective — Droits de la défense» )
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de la Syrian Lebanese Commercial Bank contre son inscription sur les listes de gel de fonds visant la Syrie. Il a jugé que le Conseil n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la banque apportait un soutien au régime syrien, et que la motivation des actes était suffisante. Cet arrêt précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives, notamment l'étendue de l'obligation de motivation et le respect des droits de la défense dans ce contexte.
4 février 2014
Affaire T-339/12: Arrêt du Tribunal du 4 février 2014 — Gandia Blasco/OHMI — Sachi Premium-Outdoor Furniture (Fauteuil cubique) [ «Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant un fauteuil cubique — Dessin ou modèle antérieur — Motif de nullité — Caractère individuel — Impression globale différente — Article 6 et article 25, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 6/2002» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 février 2014 (affaire T-339/12) précise les critères d'appréciation du caractère individuel d'un dessin ou modèle communautaire, conformément à l'article 6 du règlement n° 6/2002. Il confirme que l'impression globale produite par le dessin contesté (un fauteuil cubique) doit être différente de celle produite par tout dessin antérieur, en tenant compte de la liberté du créateur et de l'utilisateur averti. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'OHMI en jugeant que les différences entre les deux fauteuils étaient suffisantes pour conférer un caractère individuel au modèle contesté.
4 février 2014
Affaires T-604/11 et T-292/12: Arrêt du Tribunal du 4 février 2014 — Mega Brands/OHMI — Diset (MAGNEXT) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marques communautaires figurative MAGNEXT et verbale MAGNEXT — Marque nationale verbale antérieure MAGNET 4 — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Mega Brands contre le refus d'enregistrement des marques « MAGNEXT » (figurative et verbale) pour des jeux et jouets. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure « MAGNET 4 », en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, malgré les différences conceptuelles alléguées. Cet arrêt rappelle l'importance de l'appréciation globale du risque de confusion, où la similitude des signes prime sur les différences conceptuelles lorsque les produits sont identiques ou similaires.
4 février 2014
Affaire T-79/09: Ordonnance du Tribunal du 31 janvier 2014 — France/Commission ( «Aides d’État — Régime-cadre d’actions conduites par les interprofessions agricoles reconnues en France en faveur des membres des filières agricoles représentées — Financement par des cotisations volontaires rendues obligatoires — Décision qualifiant le régime d’aide compatible avec le marché commun — Retrait de la décision — Non-lieu à statuer» )
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours de la France contre une décision de la Commission qualifiant un régime d'aides d'État (financement d'actions interprofessionnelles agricoles par des cotisations volontaires rendues obligatoires) de compatible avec le marché intérieur, la Commission ayant retiré sa décision. Cette ordonnance confirme qu'en cas de retrait de l'acte attaqué par l'institution, le recours en annulation devient sans objet.
31 janvier 2014
Affaire T-495/11: Arrêt du Tribunal du 30 janvier 2014 — Streng/OHMI — Gismondi (PARAMETRICA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale PARAMETRICA — Marque nationale verbale antérieure parameta — Motif relatif de refus — Défaut de production de preuves dans la langue de procédure de l’opposition — Règle 19, paragraphes 2 et 3, et règle 98, paragraphe 1, du règlement (CE) n ° 2868/95» ]
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne dans l'affaire T-495/11 (Streng/OHMI) précise les exigences procédurales strictes en matière de preuves dans le cadre d'une opposition à l'enregistrement d'une marque de l'UE. Il confirme que les preuves de l'usage de la marque antérieure doivent être produites dans la langue de procédure de l'opposition, conformément à la règle 19, paragraphes 2 et 3, du règlement d'exécution, et qu'une traduction non certifiée ne saurait pallier ce défaut. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'importance de respecter scrupuleusement les règles linguistiques de l'OHMI (EUIPO) pour éviter l'irrecevabilité de l'opposition.
30 janvier 2014
Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 30 janvier 2014.#Éditions Odile Jacob SAS contre Commission européenne et Lagardère SCA.#Taxation des dépens.#Affaires jointes C-553/10 P-DEP et C-554/10 P-DEP.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables dans le cadre des affaires jointes C-553/10 P et C-554/10 P, opposant Éditions Odile Jacob à la Commission et à Lagardère. La Cour détermine les frais de procédure que la partie condamnée doit rembourser, en application des règles de taxation prévues par le règlement de procédure. Pour un professionnel du droit français, cette décision précise les critères d'évaluation des dépens dans un contentieux de la concurrence, notamment en matière de frais de représentation et de déplacement.
30 janvier 2014