Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Arrêt CJUE62012CC0475

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott présentées le 30 janvier 2014.#UPC DTH Sàrl contre Nemzeti Média- és Hírközlési Hatóság Elnökhelyettese.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Fővárosi Törvényszék.#Secteur des télécommunications – Réseaux et services de communications électroniques – Libre prestation de services – Article 56 TFUE – Directive 2002/21/CE – Fourniture transfrontalière d’un bouquet de programmes de radio et de télévision – Accès conditionnel – Compétence des autorités réglementaires nationales – Enregistrement – Obligation d’établissement.#Affaire C-475/12.

Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-475/12 (UPC DTH) portent sur la compatibilité avec le droit de l'Union, en particulier la libre prestation de services (article 56 TFUE) et la directive-cadre "communications électroniques" (2002/21/CE), d'une obligation imposée par un État membre à un fournisseur transfrontalier de bouquets de télévision par satellite de s'établir sur son territoire pour obtenir un enregistrement. L'avocat général estime qu'une telle obligation d'établissement constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de services, car l'objectif de contrôle réglementaire peut être atteint par des mesures moins contraignantes, comme la désignation d'un représentant légal.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0285

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 janvier 2014.#Aboubacar Diakité contre Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d’État (Belgique).#Directive 2004/83/CE – Normes minimales relatives aux conditions d’octroi du statut de réfugié ou du statut conféré par la protection subsidiaire – Personne pouvant bénéficier de la protection subsidiaire – Article 15, sous c) – Menaces graves et individuelles contre la vie ou la personne d’un civil en raison d’une violence aveugle en cas de conflit armé – Notion de ‘conflit armé interne’ – Interprétation autonome par rapport au droit international humanitaire – Critères d’appréciation.#Affaire C‑285/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « conflit armé interne » au sens de l'article 15, sous c), de la directive 2004/83/CE (relative aux conditions d'octroi de la protection subsidiaire) doit recevoir une interprétation autonome du droit de l'Union, distincte de celle du droit international humanitaire. Pour caractériser un tel conflit, il convient de se fonder sur l'intensité des affrontements armés, le degré d'organisation des forces en présence et la durée du conflit, sans exiger qu'il réponde aux critères stricts des conflits armés non internationaux au sens des Conventions de Genève. Cette décision permet d'étendre la protection subsidiaire aux civils exposés à une violence aveugle dans des situations de troubles internes graves, même si celles-ci ne constituent pas un conflit armé au sens du droit humanitaire.

30 janvier 2014

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Arrêt CJUE62012CC0557

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott présentées le 30 janvier 2014.#Kone AG e.a. contre ÖBB-Infrastruktur AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberster Gerichtshof.#Article 101 TFUE – Réparation des dommages causés par une entente interdite par cet article – Dommages résultant du prix plus élevé appliqué par une entreprise en conséquence d’une entente interdite, à laquelle elle ne participe pas (‘Umbrella pricing’) – Lien de causalité.#Affaire C-557/12.

Cet arrêt de la CJUE précise que le droit de l'Union (article 101 TFUE) ne s'oppose pas à ce que les victimes d'un "effet de parapluie" (Umbrella pricing) puissent obtenir réparation du préjudice subi. Il s'agit du cas où une entreprise non membre d'une entente augmente ses prix en profitant de la hausse artificielle des prix sur le marché, et la Cour juge que le lien de causalité n'est pas rompu pour autant, laissant au droit national le soin de déterminer les conditions de cette réparation.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TJ0495

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 30 janvier 2014.#Michael Streng contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire verbale PARAMETRICA – Marque nationale verbale antérieure parameta – Motif relatif de refus – Défaut de production de preuves dans la langue de procédure de l’opposition – Règle 19, paragraphes 2 et 3, et règle 98, paragraphe 1, du règlement (CE) no 2868/95.#Affaire T‑495/11.

L'arrêt précise les exigences linguistiques dans le cadre d'une procédure d'opposition à l'enregistrement d'une marque communautaire. Il juge que l'OHMI (devenu EUIPO) ne peut refuser de prendre en compte des preuves de l'usage de la marque antérieure au seul motif qu'elles ne sont pas rédigées dans la langue de procédure de l'opposition, dès lors que ces preuves sont accompagnées d'une traduction dans cette langue. Cette décision clarifie l'interprétation des règles 19 et 98 du règlement n° 2868/95, imposant à l'Office d'accepter les preuves traduites, même si la traduction est fournie après le délai initial de production des preuves.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0285

Affaire C-285/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — Belgique) — Aboubacar Diakite/Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides (Directive 2004/83/CE — Normes minimales relatives aux conditions d’octroi du statut de réfugié ou du statut conféré par la protection subsidiaire — Personne pouvant bénéficier de la protection subsidiaire — Article 15, sous c) — Menaces graves et individuelles contre la vie ou la personne d’un civil en raison d’une violence aveugle en cas de conflit armé — Notion de «conflit armé interne» — Interprétation autonome par rapport au droit international humanitaire — Critères d’appréciation)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « conflit armé interne » au sens de l'article 15, sous c), de la directive 2004/83/CE doit recevoir une interprétation autonome, distincte de celle du droit international humanitaire. Cette notion inclut toute situation de violence armée prolongée entre groupes armés ou entre autorités étatiques et groupes armés, sans exiger un seuil d'intensité aussi élevé que celui retenu par le droit des conflits armés. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt élargit le champ d'application de la protection subsidiaire en permettant d'accorder ce statut à un civil exposé à une menace grave résultant d'une violence aveugle, même en l'absence de conflit armé non international au sens strict du droit international humanitaire.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012FA0151

Affaire F-151/12: Arrêt du Tribunal de la fonction publique (2 e chambre) du 30 janvier 2014 — Ohrgaard/Commission (Fonction publique — Rémunération — Indemnité de dépaysement — Condition de résidence prévue à l’article 4, paragraphe 1, sous b), de l’annexe VII du statut — Exercice de fonctions dans une organisation internationale — Notion — Stage de cinq mois effectué auprès de la Commission — Exclusion)

L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 30 janvier 2014 (affaire F-151/12, Ohrgaard/Commission) précise la notion d'« exercice de fonctions dans une organisation internationale » au sens de l'article 4, paragraphe 1, sous b), de l'annexe VII du statut des fonctionnaires. Il juge qu'un stage de cinq mois effectué auprès de la Commission européenne ne constitue pas un tel exercice de fonctions, excluant ainsi le bénéfice de l'indemnité de dépaysement pour le fonctionnaire concerné. Cette décision clarifie les conditions de résidence ouvrant droit à cette indemnité, en distinguant strictement les stages des relations d'emploi avec une organisation internationale.

30 janvier 2014

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Ordonnance CJUE62012CO0422

Ordonnance de la Cour (troisième chambre) du 30 janvier 2014.#Industrias Alen SA de CV contre Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure – Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire verbale CLORALEX – Marque nationale verbale antérieure CLOROX – Risque de confusion – Règlement (CE) nº 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Pourvoi incident – Article 176 du règlement de procédure – Exigence de former le pourvoi incident par acte séparé.#Affaire C‑422/12 P.

Cette ordonnance de la CJUE rejette le pourvoi principal d’Industrias Alen contre une décision du Tribunal de l’UE confirmant le rejet de son opposition à l’enregistrement de la marque verbale « CLORALEX » en raison d’un risque de confusion avec la marque antérieure « CLOROX ». Elle précise également que le pourvoi incident est irrecevable pour n’avoir pas été formé par acte séparé, conformément à l’article 176 du règlement de procédure.

30 janvier 2014

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Arrêt CJUE62011CC0658

Conclusions de l'avocat général M. Y. Bot présentées le 30 janvier 2014.#Parlement européen contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Décision 2011/640/PESC – Base juridique – Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Article 37 TUE – Accord international portant exclusivement sur la PESC – Article 218, paragraphe 6, second alinéa, TFUE – Obligation d’informer immédiatement et pleinement le Parlement – Article 218, paragraphe 10, TFUE – Maintien des effets.#Affaire C-658/11.

Dans cette affaire, la Cour de justice de l'Union européenne, saisie par le Parlement européen, annule la décision 2011/640/PESC du Conseil relative à la conclusion d'un accord avec la République de Maurice sur le transfert de pirates présumés. La Cour juge que le Parlement aurait dû être immédiatement et pleinement informé à toutes les étapes de la procédure, conformément à l'article 218, paragraphe 10, TFUE, et que cette obligation s'applique même aux accords relevant exclusivement de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Pour les professionnels du droit français, cet arrêt précise les limites de l'autonomie procédurale du Conseil en matière de PESC et renforce le contrôle démocratique du Parlement sur la conclusion des accords internationaux de l'Union.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0296

Affaire C-296/12: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 janvier 2014 — Commission européenne/Royaume de Belgique (Manquement d’État — Libre prestation des services — Libre circulation des capitaux — Impôt sur les revenus — Cotisations versées dans le cadre de l’épargne-pension — Réduction d’impôt applicable aux seuls versements à des institutions ou à des fonds établis dans le même État membre — Cohérence du système fiscal — Efficacité des contrôles fiscaux)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement aux obligations découlant de la libre prestation des services et de la libre circulation des capitaux. En cause, la législation belge qui réservait la réduction d'impôt pour les cotisations d'épargne-pension aux seuls versements effectués auprès d'institutions établies en Belgique. La Cour a jugé que cette restriction n'était pas justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal ou l'efficacité des contrôles fiscaux.

30 janvier 2014

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Arrêt CJUE62012CC0438

Conclusions de l'avocat général M. N. Jääskinen présentées le 30 janvier 2014.#Irmengard Weber contre Mechthilde Weber.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberlandesgericht München.#Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 44/2001- Article 22, point 1 – Compétence exclusive – Litiges en matière de droits réels immobiliers – Nature du droit de préemption – Article 27, paragraphe 1 – Litispendance – Notion de demandes formées entre les mêmes parties et ayant le même objet – Rapport entre les articles 22, point 1, et 27, paragraphe 1 – Article 28, paragraphe 1 – Connexité – Critères d’appréciation du sursis à statuer.#Affaire C-438/12.

Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-438/12 précisent l'interprétation du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) concernant les litiges immobiliers transfrontaliers. Elles clarifient que le droit de préemption immobilier relève de la compétence exclusive prévue à l'article 22, point 1, et analysent les critères de litispendance (article 27) et de connexité (article 28) entre actions portées devant des juridictions d'États membres différents.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CB0422

Affaire C-422/12 P: Ordonnance de la Cour (troisième chambre) du 30 janvier 2014 — Industrias Alen SA de CV/The Clorox Company, Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (Pourvoi — Article 181 du règlement de procédure — Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale CLORALEX — Marque nationale verbale antérieure CLOROX — Risque de confusion — Règlement (CE) n ° 207/2009 — Article 8, paragraphe 1, sous b) — Pourvoi incident — Article 176 du règlement de procédure — Exigence de former le pourvoi incident par acte séparé)

La Cour rejette le pourvoi principal et le pourvoi incident dans une affaire de marque communautaire concernant le risque de confusion entre les signes verbaux « CLORALEX » et « CLOROX ». L'arrêt rappelle les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement (CE) n°207/2009 et précise, sur le plan procédural, que le pourvoi incident doit être formé par un acte séparé conformément à l'article 176 du règlement de procédure.

30 janvier 2014

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Arrêt CJUE62012CC0382

Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 30 janvier 2014.#MasterCard Inc. e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Pourvois incidents – Recevabilité – Article 81 CE – Système de paiement ouvert par cartes de débit, à débit différé et de crédit – Commissions multilatérales d’interchange par défaut – Association d’entreprises – Restrictions de la concurrence par effet – Critère de contrôle juridictionnel – Notion de ‘restriction accessoire’ – Caractère objectivement nécessaire et proportionné – ‘Hypothèses contrefactuelles’ appropriées – Systèmes bifaces – Traitement d’annexes de la requête en première instance.#Affaire C-382/12 P.

La Cour de justice rejette le pourvoi de MasterCard et confirme l’annulation des commissions multilatérales d’interchange (CMI) par défaut appliquées dans son système de paiement par cartes. Elle précise que ces CMI constituent une restriction de concurrence par effet, non justifiée comme restriction accessoire, car elles ne sont pas objectivement nécessaires au fonctionnement du système de paiement. L’arrêt rappelle également que le contrôle juridictionnel des décisions de la Commission en matière de concurrence est un contrôle de pleine juridiction, et non une simple vérification de l’absence d’erreur manifeste d’appréciation.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012FJ0151

ARRÊT DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (deuxième chambre) 30 janvier 2014.#Jakob Ohrgaard contre Commission européenne.#Fonction publique – Rémunération – Indemnité de dépaysement – Condition de résidence prévue à l’article 4, paragraphe 1, sous b), de l’annexe VII du statut – Exercice de fonctions dans une organisation internationale – Notion – Stage de cinq mois effectué auprès de la Commission – Exclusion.#Affaire F‑151/12.

Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE précise la notion d'« exercice de fonctions dans une organisation internationale » au sens de l'article 4, paragraphe 1, sous b), de l'annexe VII du statut, condition permettant de ne pas perdre le bénéfice de l'indemnité de dépaysement. La juridiction exclut de cette notion un stage de cinq mois effectué auprès de la Commission européenne, considérant qu'un tel stage ne constitue pas l'exercice de fonctions au sein d'une organisation internationale au sens de cette disposition.

30 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012TA0158

Affaire T-158/12: Arrêt du Tribunal du 29 janvier 2014 — European Dynamics Belgium e.a./EMA ( «Marchés publics de services — Procédure d’appel d’offres — Prestations de services externes dans le domaine des applications logicielles — Décision de classer l’offre d’un soumissionnaire en deuxième position aux fins d’un contrat en cascade — Critères d’attribution — Ajout d’un critère d’attribution non prévu par les documents contractuels — Évaluation d’un critère de sélection lors de la phase d’attribution — Transparence» )

Dans cet arrêt, le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de l'Agence européenne des médicaments (EMA) de classer l'offre d'un soumissionnaire en deuxième position dans le cadre d'un marché public de services informatiques. Il juge que l'EMA a violé les principes de transparence et d'égalité de traitement en ajoutant un critère d'attribution non prévu par les documents contractuels et en évaluant un critère de sélection lors de la phase d'attribution. Cette décision rappelle aux acheteurs publics l'importance de respecter strictement les critères définis dans les documents de la procédure.

29 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012TB0470

Affaire T-470/12: Ordonnance du Tribunal du 29 janvier 2014 — Sothys Auriac/OHMI — Grand Hotel Primavera (BEAUTY GARDEN) ( «Marque communautaire — Demande en nullité — Retrait de la demande en nullité — Non-lieu à statuer» )

Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-470/12, opposant Sothys Auriac à l'OHMI (EUIPO), suite au retrait par la demanderesse de sa demande en nullité de la marque verbale « BEAUTY GARDEN ». Cette ordonnance illustre la procédure applicable devant le Tribunal lorsque l'objet du litige disparaît en cours d'instance, entraînant un non-lieu à statuer. Pour le praticien français, cette décision rappelle l'importance de la maîtrise des actes de procédure et de leurs conséquences sur l'extinction de l'instance devant les juridictions de l'Union.

29 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TA0528

Affaire T-528/09: Arrêt du Tribunal du 29 janvier 2014 — Hubei Xinyegang Steel/Conseil [ «Dumping — Importations de certains tubes et tuyaux sans soudure, en fer ou en acier, originaires de Chine — Détermination d’une menace de préjudice — Article 3, paragraphe 9, et article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) n ° 384/96 [devenus article 3, paragraphe 9, et article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) n ° 1225/2009]» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement imposant des droits antidumping sur les importations de tubes sans soudure en provenance de Chine, estimant que le Conseil avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'analyse de la menace de préjudice. L'arrêt précise les obligations de l'institution de procéder à un examen prospectif rigoureux et de démontrer un changement de circonstances clairement prévu et imminent, conformément à l'article 3, paragraphe 9, du règlement de base. Cette décision rappelle aux autorités françaises et aux opérateurs économiques l'exigence d'une motivation solide et d'une analyse factuelle détaillée pour justifier des mesures antidumping fondées sur une menace de préjudice.

29 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TJ0528

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 29 janvier 2014.#Hubei Xinyegang Steel Co. Ltd contre Conseil de l’Union européenne.#Dumping – Importations de certains tubes et tuyaux sans soudure, en fer ou en acier, originaires de Chine – Détermination d’une menace de préjudice – Article 3, paragraphe 9, et article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) no 384/96 [devenus article 3, paragraphe 9, et article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1225/2009].#Affaire T‑528/09.

Le Tribunal de l'Union européenne annule le règlement du Conseil imposant un droit antidumping définitif sur les importations de tubes et tuyaux sans soudure originaires de Chine. Il juge que le Conseil a violé l'article 3, paragraphe 9, du règlement antidumping de base en ne procédant pas à un examen objectif des éléments de preuve relatifs à la menace de préjudice, notamment en n'analysant pas correctement la capacité d'exportation chinoise et l'évolution des prix. Cette décision rappelle l'obligation pour les institutions de fonder leurs conclusions sur une analyse rigoureuse et prospective des faits, et non sur des hypothèses non étayées.

29 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TJ0216

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 28 janvier 2014.#Progust, SL contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative IMPERIA – Marque communautaire figurative antérieure IMPERIAL – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Caractère distinctif de la marque antérieure – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T‑216/11.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Progust SL contre le refus d'enregistrement de la marque figurative IMPERIA, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure IMPERIAL. L'arrêt confirme que le caractère distinctif de la marque antérieure, même faible, n'exclut pas le risque de confusion, et précise l'appréciation globale des similitudes visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes. Cette décision rappelle l'importance de l'analyse d'ensemble pour l'application de l'article 8, §1, b) du règlement (CE) n°207/2009.

28 janvier 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0573

Conclusions de l'avocat général M. Y. Bot présentées le 28 janvier 2014.#Ålands Vindkraft AB contre Energimyndigheten.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le förvaltningsrätten i Linköping.#Renvoi préjudiciel – Régime national de soutien prévoyant l’octroi de certificats verts négociables pour les installations produisant de l’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables – Obligation pour les fournisseurs d’électricité et certains utilisateurs de restituer annuellement à l’autorité compétente un certain quota de certificats verts – Refus d’octroyer des certificats verts pour les installations de production situées en dehors de l’État membre concerné – Directive 2009/28/CE – Articles 2, second alinéa, sous k), et 3, paragraphe 3 – Libre circulation des marchandises – Article 34 TFUE.#Affaire C-573/12.

Cet arrêt de la CJUE, dans l'affaire Ålands Vindkraft, porte sur la compatibilité avec le droit de l'Union d'un régime national de soutien aux énergies renouvelables (certificats verts) qui réserve l'octroi de ces certificats aux installations de production situées sur le territoire national. La Cour a jugé qu'un tel régime, bien que constituant une restriction à la libre circulation des marchandises (article 34 TFUE), peut être justifié par l'objectif de promotion des énergies renouvelables et n'est pas contraire à la directive 2009/28/CE, qui n'impose pas une obligation de reconnaissance mutuelle des certificats verts entre États membres.

28 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0216

Affaire T-216/11: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2014 — Progust/OHMI — Sopralex & Vosmarques (IMPERIA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative IMPERIA — Marque communautaire figurative antérieure IMPERIAL — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Caractère distinctif de la marque antérieure — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Progust contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative IMPERIA en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure IMPERIAL. L'arrêt précise les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment l'importance du caractère distinctif de la marque antérieure et la comparaison globale des signes. Pour un praticien français, cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, §1, b) du règlement (CE) n°207/2009, rappelant que des similitudes visuelles et phonétiques peuvent suffire à établir un risque de confusion, même en l'absence de preuve d'un caractère distinctif particulièrement élevé de la marque antérieure.

28 janvier 2014

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