Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

1 082

Total documents

435 229

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Par année

Jurisprudence CJUE62012CJ0429

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 janvier 2014.#Siegfried Pohl contre ÖBB Infrastruktur AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l’Oberlandesgericht Innsbruck.#Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Article 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 45 TFUE – Directive 2000/78/CE – Différence de traitement fondée sur l’âge – Détermination de la date de référence aux fins de l’avancement sur l’échelle salariale – Délai de prescription – Principe d’effectivité.#Affaire C‑429/12.

Cet arrêt de la CJUE précise que le droit de l'Union, notamment l'article 21 de la Charte et la directive 2000/78, s'oppose à une réglementation nationale qui, pour déterminer l'ancienneté et l'avancement salarial, ne prend en compte que les périodes d'emploi accomplies après un certain âge, créant ainsi une discrimination directe fondée sur l'âge. Il impose également que les délais de prescription pour contester une telle discrimination ne doivent pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union (principe d'effectivité).

16 janvier 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0556

Conclusions de l'avocat général M. P. Cruz Villalón présentées le 16 janvier 2014.#TDC A/S contre Teleklagenævnet.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Østre Landsret.#Renvoi préjudiciel – Réseaux et services de communications électroniques – Directive 2002/19/CE – Article 2, sous a) – Accès à des éléments de réseau spécifiques et à des ressources associées ainsi qu’à leur utilisation – Articles 5, 8, 12 et 13 – Compétence des autorités réglementaires nationales – Obligation relative à l’accès à des éléments de réseau spécifiques et à des ressources associées ainsi qu’à leur utilisation – Entreprise disposant d’une puissance significative sur un marché donné – Branchement particulier reliant le répartiteur du réseau d’accès au point de terminaison du réseau chez l’utilisateur final – Proportionnalité de l’obligation de satisfaire les demandes raisonnables d’accès à des éléments de réseau spécifiques et à des ressources associées et d’en autoriser l’utilisation – Directive 2002/21/CE – Article 8 – Objectifs généraux pour l’accomplissement des tâches des autorités réglementaires nationales.#Affaire C-556/12.

Cet arrêt de la CJUE précise la portée des obligations d'accès imposées par les directives "accès" (2002/19) et "cadre" (2002/21) aux opérateurs disposant d'une puissance significative sur un marché. Il juge que l'obligation de satisfaire les demandes raisonnables d'accès peut inclure le branchement individuel reliant le répartiteur au point de terminaison du réseau chez l'utilisateur final, sous réserve du respect du principe de proportionnalité par l'autorité réglementaire nationale.

16 janvier 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0237

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott présentées le 16 janvier 2014.#Commission européenne contre République française.#Manquement d’État – Directive 91/676/CEE – Article 5, paragraphe 4 – Annexe II, A, points 1 à 3 et 5 – Annexe III, paragraphes 1, points 1 à 3, et 2 – Protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles – Périodes d’épandage – Capacité des cuves destinées au stockage des effluents d’élevage – Limitation de l’épandage – Interdiction d’épandage sur les sols en forte pente ou sur les sols gelés ou couverts de neige – Non-conformité de la réglementation nationale.#Affaire C-237/12.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées le 16 janvier 2014, constate que la France a manqué à ses obligations découlant de la directive 91/676/CEE concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole. Le manquement porte sur plusieurs points précis de la réglementation française, notamment l'insuffisance des périodes d'interdiction d'épandage, la capacité de stockage des effluents d'élevage, et les limitations d'épandage sur les sols en forte pente, gelés ou enneigés. En conséquence, la France n'a pas correctement transposé les exigences des annexes II et III de la directive.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0538

Affaire T-538/12: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Optilingua/OHMI — Esposito (ALPHATRAD) [ «Marque communautaire — Procédure de déchéance — Marque communautaire figurative ALPHATRAD — Usage sérieux de la marque — Importance de l’usage — Article 15, paragraphe 1, deuxième alinéa, sous a), et article 51, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) concernant la marque ALPHATRAD, précisant les conditions d'appréciation de l'usage sérieux. Il rappelle que l'importance de l'usage doit être évaluée au regard des circonstances de l'espèce, notamment le volume des ventes et la durée d'utilisation, et non selon un seuil quantitatif prédéfini. Cette décision clarifie l'interprétation de l'article 15, §1, a) du règlement n°207/2009 pour les professionnels français confrontés à une procédure de déchéance.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0433

Affaire T-433/12: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Steiff/OHMI (Bouton en métal au milieu de l’oreille d’une peluche) [ «Marque communautaire — Demande de marque communautaire consistant en la fixation d’un bouton au milieu de l’oreille d’une peluche — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Steiff contre le refus d'enregistrer comme marque communautaire la fixation d'un bouton métallique au milieu de l'oreille de ses peluches. Il a confirmé que ce signe, constitué par la position d'un élément sur un produit, était dépourvu de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, car le consommateur moyen ne l'appréhende pas comme une indication d'origine commerciale.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0383

Affaire T-383/12: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Ferienhäuser zum See/OHMI — Sunparks Groep (Sun Park Holidays) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative Sun Park Holidays — Marque communautaire figurative antérieure Sunparks Holiday Parks — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative "Sun Park Holidays" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "Sunparks Holiday Parks". L'arrêt confirme que la similitude visuelle et phonétique prédominante entre les signes, malgré des différences conceptuelles, suffit à créer un risque de confusion pour le consommateur moyen dans le secteur des services de vacances et de loisirs. Cette décision rappelle l'importance de l'appréciation globale des similitudes, où la composante verbale dominante d'une marque complexe peut l'emporter sur les éléments figuratifs.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0481

Affaire C-481/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas — Lituanie) — UAB «Juvelta» /VĮ «Lietuvos prabavimo rūmai» (Libre circulation des marchandises — Article 34 TFUE — Restrictions quantitatives à l’importation — Mesures d’effet équivalent — Commercialisation d’ouvrages en métaux précieux — Poinçon — Exigences imposées par la réglementation de l’État membre d’importation)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation lituanienne imposant un poinçon supplémentaire sur les ouvrages en métaux précieux légalement fabriqués et commercialisés dans un autre État membre constitue une mesure d'effet équivalant à une restriction quantitative à l'importation, contraire à l'article 34 TFUE. Cette décision précise que l'exigence d'un nouveau poinçonnage par l'État d'importation n'est justifiée que si elle est proportionnée et nécessaire pour protéger les consommateurs, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les contrôles techniques redondants imposés à l'importation de produits légalement commercialisés dans l'UE sont prohibés, sauf justification impérieuse et proportionnée.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0528

Affaire T-528/11: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Aloe Vera of America/OHMI — Detimos (FOREVER) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative FOREVER — Marque nationale figurative antérieure 4 EVER — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Usage sérieux de la marque antérieure — Article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009» ]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 janvier 2014 (Affaire T-528/11) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion entre une marque figurative communautaire « FOREVER » et une marque figurative nationale antérieure « 4 EVER ». Le Tribunal confirme que la similitude visuelle et phonétique entre les signes, malgré des différences conceptuelles, peut créer un risque de confusion pour le public pertinent, et rappelle les critères de preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure au sens de l'article 42 du règlement n° 207/2009.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0304

Affaire T-304/12: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Message Management/OHMI — Absacker (ABSACKER of Germany) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative ABSACKER of Germany — Marque nationale figurative antérieure ABSACKER — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 16 janvier 2014 (affaire T-304/12) confirme le rejet de l'opposition formée par Message Management contre l'enregistrement de la marque figurative ABSACKER of Germany. Le Tribunal a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion avec la marque antérieure ABSACKER, car les différences visuelles et conceptuelles entre les signes, notamment l'ajout des éléments "of Germany" et la stylisation figurative, l'emportaient sur la similitude phonétique partielle. Cette décision précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0385

Affaire T-385/11: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — BP Products North America/Conseil [ «Dumping — Subventions — Importations de biodiesel originaire des États-Unis — Contournement — Article 13 du règlement (CE) n ° 1225/2009 — Article 23 du règlement (CE) n ° 597/2009 — Produit similaire légèrement modifié — Sécurité juridique — Détournement de pouvoir — Erreurs manifestes d’appréciation — Obligation de motivation — Égalité de traitement — Principe de bonne administration» ]

L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-385/11 (BP Products North America/Conseil) annule partiellement les règlements anti-contournement imposant des droits sur les importations de biodiesel américain. Le Tribunal juge que le Conseil a commis une erreur en qualifiant le biodiesel légèrement modifié (mélangé à une faible proportion de gazole) de "produit similaire" au sens des règlements antidumping et antisubventions, violant ainsi le principe de sécurité juridique. Cette décision précise les limites de l'extension des mesures commerciales aux produits modifiés et rappelle l'exigence d'une motivation rigoureuse pour caractériser un contournement.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0067

Affaire C-67/12: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 16 janvier 2014 — Commission européenne/Royaume d'Espagne (Manquement d’État — Directive 2002/91/CE — Performance énergétique des bâtiments — Articles 3, 7 et 8 — Transposition incomplète)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de performance énergétique des bâtiments, en raison d'une transposition incomplète des articles 3, 7 et 8 de la directive 2002/91/CE. L'arrêt précise que les États membres doivent adopter des mesures complètes et effectives pour la certification énergétique et l'inspection des chaudières et systèmes de climatisation, sans se limiter à des dispositions partielles. Cette décision rappelle aux autorités françaises l'importance d'une transposition exhaustive des directives européennes dans le droit national pour éviter des procédures en manquement.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0149

Affaire T-149/12: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2014 — Investrónica/OHMI — Olympus Imaging (MICRO) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative MICRO — Marque nationale figurative antérieure micro — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Pouvoir de réformation» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Investrónica contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "MICRO" pour des appareils photographiques, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "micro". L'arrêt confirme que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, malgré des différences stylistiques, suffit à caractériser un risque de confusion pour le public pertinent, et rappelle les limites du pouvoir de réformation de l'OHMI.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012FJ0107

ARRÊT DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE (deuxième chambre) 16 janvier 2014.#Philippe Guinet contre Banque européenne d’investissement (BEI).#Fonction publique – Personnel de la BEI – Régime de pension – Transfert des droits à pension – Compensation pour les désavantages résultant du retard pris dans le transfert des droits à pension – Condition du transfert effectif des droits à pension acquis dans un régime autre que celui de la BEI – Principe d’égalité de traitement.#Affaire F‑107/12.

Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l’UE précise que le droit à une compensation pour le retard dans le transfert de droits à pension vers le régime de la BEI est subordonné à la condition que le transfert effectif des droits acquis dans un autre régime ait eu lieu. Il rappelle que le principe d’égalité de traitement ne permet pas d’indemniser un agent pour un préjudice hypothétique lié à un transfert non réalisé.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0385

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 16 janvier 2014.#BP Products North America Inc. contre Conseil de l’Union européenne.#Dumping – Subventions – Importations de biodiesel originaire des États-Unis – Contournement – Article 13 du règlement (CE) no 1225/2009 – Article 23 du règlement (CE) no 597/2009 – Produit similaire légèrement modifié – Sécurité juridique – Détournement de pouvoir – Erreurs manifestes d’appréciation – Obligation de motivation – Égalité de traitement – Principe de bonne administration.#Affaire T‑385/11.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de BP Products North America Inc. contestant les règlements du Conseil étendant les droits antidumping et compensateurs sur les importations de biodiesel américain à des expéditions légèrement modifiées (notamment via des mélanges). La décision confirme que l'ajout d'additifs ne modifie pas la classification du produit comme "similaire" au sens des règlements de base, et que l'extension des mesures pour contrer un contournement présumé est légalement fondée. Cet arrêt précise les conditions de mise en œuvre de l'article 13 du règlement antidumping et de l'article 23 du règlement antisubventions, notamment quant à la notion de "produit similaire légèrement modifié" et au respect des principes de sécurité juridique et de proportionnalité.

16 janvier 2014

Détail →
Ordonnance CJUE62012CO0614

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 16 janvier 2014.#József Dutka et Csilla Sajtos contre Mezőgazdasági és Vidékfejlesztési Hivatal et Budapest Főváros VI. Ker. Önkormányzata.#Renvoi préjudiciel – Article 30 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Mise en œuvre du droit de l’Union – Absence – Incompétence manifeste de la Cour.#Affaires jointes C‑614/12 et C‑10/13.

La Cour de justice de l'Union européenne se déclare manifestement incompétente pour répondre aux questions préjudicielles posées dans les affaires jointes C‑614/12 et C‑10/13, concernant l'interprétation de l'article 30 de la Charte des droits fondamentaux relatif à la protection contre le licenciement injustifié. Cette incompétence résulte de l'absence de mise en œuvre du droit de l'Union par la réglementation nationale en cause, le litige au principal relevant exclusivement du droit interne hongrois. En conséquence, la Cour rappelle que la Charte ne s'applique que lorsque les États membres agissent dans le champ d'application du droit de l'Union.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0226

Affaire C-226/12: Arrêt de la Cour (première chambre) du 16 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle de l’Audiencia Provincial de Oviedo — Espagne) — Constructora Principado S.A./José Ignacio Menéndez Álvarez (Directive 93/13/CEE — Contrats conclus avec les consommateurs — Contrat de vente immobilière — Clauses abusives — Critères d’appréciation)

Dans l'arrêt C-226/12 du 16 janvier 2014, la Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'appréciation du caractère abusif d'une clause dans un contrat de vente immobilière conclu avec un consommateur, au sens de la directive 93/13/CEE. Elle juge que le juge national doit examiner si une clause, notamment relative au paiement des frais et taxes, crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au détriment du consommateur, en tenant compte de toutes les circonstances entourant la conclusion du contrat. Cette décision renforce l'obligation pour le juge français de contrôler d'office le caractère abusif des clauses dans les litiges immobiliers, même en l'absence de contestation du consommateur.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0328

Affaire C-328/12: Arrêt de la Cour (première chambre) du 16 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Ralph Schmid (curateur à la faillite de Aletta Zimmermman)/Lilly Hertel [Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) n ° 1346/2000 — Procédures d’insolvabilité — Action révocatoire fondée sur l’insolvabilité — Domicile du défendeur dans un État tiers — Compétence de la juridiction de l’État membre du centre des intérêts principaux du débiteur]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, dans le cadre du règlement (CE) n° 1346/2000 relatif aux procédures d'insolvabilité, une action révocatoire fondée sur l'insolvabilité peut être portée devant la juridiction de l'État membre où se trouve le centre des intérêts principaux du débiteur, même si le défendeur a son domicile dans un État tiers. Cette décision étend la compétence internationale des juridictions de l'État d'ouverture de la procédure pour les actions révocatoires, renforçant ainsi l'efficacité des procédures d'insolvabilité transfrontalières au sein de l'Union.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0423

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 16 janvier 2014.#Flora May Reyes contre Migrationsverket.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Kammarrätten i Stockholm – Migrationsöverdomstolen.#Renvoi préjudiciel ‒ Directive 2004/38/CE ‒ Droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Droit de séjour dans un État membre d’un ressortissant d’un État tiers descendant direct d’une personne ayant un droit de séjour dans cet État membre – Notion de personne ‘à charge’.#Affaire C‑423/12.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "personne à charge" au sens de la directive 2004/38/CE, concernant le droit de séjour d'un descendant direct ressortissant d'un État tiers. Il juge que la qualité de membre de la famille "à charge" ne nécessite pas que le citoyen de l'Union ait déjà subvenu aux besoins du descendant avant l'arrivée de ce dernier dans l'État membre d'accueil. Il suffit que le descendant établisse qu'il se trouve dans une situation de dépendance matérielle réelle et effective par rapport au citoyen de l'Union, sans qu'un lien de causalité temporel précis ne soit exigé.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0400

Affaire C-400/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 janvier 2014 [demande de décision préjudicielle du Upper Tribunal (Immigration and Asylum Chamber) London — Royaume-Uni] — Secretary of State for the Home Department/M. G. (Renvoi préjudiciel — Directive 2004/38/CE — Article 28, paragraphe 3, sous a) — Protection contre l’éloignement — Mode de calcul de la période de dix années — Prise en considération des périodes d’emprisonnement)

La Cour de justice de l'Union européenne précise le mode de calcul de la période de dix ans de résidence requise pour bénéficier de la protection renforcée contre l'éloignement prévue à l'article 28, paragraphe 3, sous a), de la directive 2004/38/CE. Elle juge que les périodes d'emprisonnement ne peuvent pas être prises en compte pour l'acquisition de ce droit, mais qu'elles n'interrompent pas pour autant la continuité de la résidence antérieure. Ainsi, pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie que la protection maximale contre l'éloignement des citoyens de l'Union ne peut être acquise que par des périodes de résidence légale et ininterrompue, excluant toute période de détention.

16 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0423

Affaire C-423/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 16 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Kammarrätten i Stockholm — Migrationsöverdomstolen — Suède) — Flora May Reyes/Migrationsverket (Renvoi préjudiciel — Directive 2004/38/CE — Droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres — Droit de séjour dans un État membre d’un ressortissant d’un État tiers descendant direct d’une personne ayant un droit de séjour dans cet État membre — Notion de personne «à charge» )

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-423/12) précise la notion de « personne à charge » au sens de la directive 2004/38/CE, concernant le droit de séjour des membres de la famille d'un citoyen de l'Union. Il établit que la qualité de « personne à charge » d'un descendant direct, ressortissant d'un État tiers, ne nécessite pas que ce dernier prouve avoir tenté, sans succès, de subvenir à ses besoins dans son pays d'origine ou d'y avoir obtenu un emploi. La dépendance doit être réelle et résulter d'une situation de besoin matériel, appréciée au regard de l'ensemble des circonstances, sans exiger une cohabitation préalable.

16 janvier 2014

Détail →