1 528textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures — 2016.
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 768Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 119L'article 350 TFUE autorise les États membres à maintenir et à développer des unions régionales existant avant le traité sur l'Union européenne, comme l'Union économique Benelux. Il permet à ces États de déroger aux règles du traité pour préserver et renforcer ces accords régionaux, à condition que les objectifs de l'Union européenne n'en soient pas compromis.
7 juin 2016
Cet article 349 TFUE permet au Conseil, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, d'adopter des mesures spécifiques pour les régions ultrapériphériques de l'UE (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion, Saint-Martin, Açores, Madère et îles Canaries). Ces mesures visent à adapter l'application du droit de l'Union, notamment les politiques communes et le marché intérieur, pour tenir compte des contraintes permanentes de ces régions (éloignement, insularité, faible superficie, relief, climat, dépendance économique). Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue la base juridique permettant de déroger aux règles générales du droit de l'Union pour ces territoires.
7 juin 2016
L'article 348 TFUE prévoit que, lorsqu'un État membre fait usage des clauses de sauvegarde prévues aux articles 346 et 347 (notamment pour des raisons de sécurité essentielle ou en cas de troubles internes graves), la Commission ou tout autre État membre peut saisir la Cour de justice s'il estime que cet usage est abusif. La Cour statue alors à huis clos, sans délai de procédure, pour vérifier la légalité de la mesure dérogatoire au regard du droit de l'Union.
7 juin 2016
L'article 347 TFUE constitue une clause de sauvegarde permettant à un État membre de déroger à ses obligations découlant des traités en cas de troubles intérieurs graves, de guerre ou de menace de guerre. Cette disposition vise à préserver l'ordre public et la sécurité nationale, mais son application est strictement encadrée par le principe de proportionnalité et doit être notifiée à la Commission européenne pour éviter tout abus.
7 juin 2016
L'article 346 TFUE permet à un État membre de déroger aux règles du traité pour protéger les intérêts essentiels de sa sécurité nationale, notamment en ce qui concerne la production ou le commerce d'armes, de munitions et de matériel de guerre. Il autorise également un État à prendre les mesures nécessaires à la protection de ses secrets industriels et commerciaux liés à ces activités. Cette disposition constitue une clause de sauvegarde importante pour les industries de défense et les marchés publics militaires, limitant l'application du droit commun de l'Union dans ce secteur sensible.
7 juin 2016
L'article 345 TFUE dispose que les traités ne préjugent en rien le régime de la propriété dans les États membres. Cela signifie que chaque État membre conserve la liberté de déterminer son propre système de propriété, qu'il soit public, privé ou mixte, sans que le droit de l'Union n'impose un modèle unique. Pour un professionnel du droit français, cet article garantit la neutralité du droit européen face aux choix nationaux en matière de nationalisations ou de privatisations.
7 juin 2016
L'article 344 TFUE impose aux États membres l'obligation de ne pas soumettre un différend relatif à l'interprétation ou à l'application des traités à un mode de règlement autre que ceux prévus par ces derniers. Cette disposition consacre la compétence exclusive de la Cour de justice de l'Union européenne pour trancher les litiges entre États membres portant sur le droit de l'Union. Pour un praticien français, cet article est un rappel fondamental de l'autonomie et de la primauté de l'ordre juridique de l'Union, empêchant le recours à des juridictions externes (comme la Cour internationale de justice) ou à l'arbitrage pour ces contentieux spécifiques.
7 juin 2016
L'article 343 TFUE accorde à l'Union européenne, sur le territoire des États membres, les privilèges et immunités nécessaires à l'accomplissement de sa mission, dans les conditions fixées par un protocole distinct. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique de l'immunité de l'UE et de ses institutions, notamment en matière de saisies, de procédures judiciaires ou fiscales. Il renvoie au Protocole n°7 sur les privilèges et immunités, qui en précise le régime concret applicable en droit interne.
7 juin 2016
L'article 342 TFUE constitue la base juridique permettant au Conseil de fixer, à l'unanimité, le régime linguistique des institutions de l'Union européenne, sans préjudice des dispositions prévues par le statut de la Cour de justice. Il renvoie à un règlement spécifique pour déterminer les langues officielles et de travail des institutions, garantissant ainsi le multilinguisme de l'UE. Pour un professionnel du droit français, cet article est fondamental car il sécurise le statut du français comme langue officielle et de travail, et encadre toute modification future de ce régime.
7 juin 2016
L'article 341 TFUE fixe le siège des institutions de l'Union européenne, qui est déterminé d'un commun accord par les gouvernements des États membres. Cet article renvoie à une décision politique intergouvernementale, distincte de la procédure législative ordinaire, et constitue le fondement juridique des protocoles annexés aux traités fixant les sièges (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg). Pour un praticien français, il s'agit d'une disposition clé qui échappe au contrôle du Parlement européen et de la Commission, relevant de la compétence exclusive des États.
7 juin 2016
L'article 340 TFUE établit le régime de responsabilité non contractuelle de l'Union européenne. Il prévoit que l'Union doit réparer les dommages causés par ses institutions ou ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, conformément aux principes généraux communs aux droits des États membres. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement textuel pour engager la responsabilité de l'Union devant la Cour de justice, en s'inspirant des mécanismes de responsabilité administrative nationaux.
7 juin 2016
L'article 339 TFUE impose aux membres des institutions de l'Union, aux membres des comités, ainsi qu'aux fonctionnaires et agents de l'UE, une obligation de secret professionnel. Cette obligation les empêche de divulguer des informations couvertes par le secret, notamment les données relatives aux entreprises et portant sur leurs relations commerciales ou les éléments de leurs coûts. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique de la protection des informations d'affaires sensibles dans le cadre des procédures et enquêtes menées par les institutions européennes.
7 juin 2016
L'article 338 TFUE constitue la base juridique de l'action de l'Union européenne en matière de statistiques. Il habilite le Parlement européen et le Conseil à adopter des mesures pour la production de statistiques harmonisées, nécessaires à l'accomplissement des activités de l'UE. Ce texte impose le respect de normes d'impartialité, de fiabilité, d'objectivité, d'indépendance scientifique, d'efficacité économique et de confidentialité des informations, et précise que la production statistique ne doit pas entraîner de charges disproportionnées pour les opérateurs économiques.
7 juin 2016
L'article 337 TFUE habilite la Commission européenne à collecter toutes les informations nécessaires à l'accomplissement de ses missions, dans les limites et conditions fixées par le Conseil. Ce texte constitue la base juridique permettant à la Commission de mener des enquêtes et de recueillir des données auprès des États membres, des entreprises ou des particuliers, notamment pour surveiller l'application du droit de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet article est essentiel car il justifie les pouvoirs d'investigation de la Commission et les obligations de coopération des autorités nationales et des acteurs économiques.
7 juin 2016
L'article 336 TFUE constitue la base juridique permettant au Parlement européen et au Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire et après consultation des autres institutions, d'établir le statut des fonctionnaires et le régime applicable aux autres agents de l'Union européenne. Il habilite ainsi le législateur de l'Union à fixer, par voie de règlement, l'ensemble des règles encadrant la carrière, les droits et obligations du personnel des institutions européennes. Pour un professionnel du droit français, cet article est la clé de voûte de la fonction publique européenne, déterminant le cadre juridique unifié et autonome qui régit les relations de travail au sein des institutions de l'UE.
7 juin 2016
L'article 335 TFUE confère à l'Union européenne la capacité juridique la plus large reconnue aux personnes morales dans les États membres, lui permettant d'acquérir et aliéner des biens meubles et immeubles, ainsi que d'ester en justice. Pour un professionnel du droit français, cela signifie que l'UE est représentée par la Commission pour tous les actes juridiques, et qu'elle jouit d'un statut équivalent à celui d'une personne morale de droit public dans chaque État membre. Cette disposition est essentielle pour déterminer la compétence des juridictions nationales et le droit applicable dans les litiges impliquant l'Union.
7 juin 2016
L'article 334 TFUE constitue la base juridique permettant à un groupe d'au moins neuf États membres de mettre en place des coopérations renforcées au sein du cadre institutionnel de l'Union. Il autorise ces États à adopter des actes juridiques contraignants entre eux, en dernier recours, lorsque les objectifs du traité ne peuvent être atteints par l'Union dans son ensemble. Pour un professionnel du droit français, cet article est le fondement procédural qui permet de contourner un blocage au Conseil, en autorisant une intégration différenciée tout en respectant les compétences, droits et obligations des États non participants.
7 juin 2016
L'article 332 TFUE établit le principe selon lequel les dépenses découlant d'une coopération renforcée sont supportées par les États membres participants, sauf décision contraire du Conseil statuant à l'unanimité. Il précise que les coûts administratifs générés pour les institutions de l'Union sont imputés au budget général de l'UE. Ce mécanisme garantit que les États non participants ne supportent pas le fardeau financier des coopérations auxquelles ils n'ont pas adhéré.
7 juin 2016
Cet article 331 TFUE encadre la procédure d'adhésion aux coopérations renforcées déjà établies. Il prévoit que tout État membre souhaitant rejoindre une telle coopération doit notifier son intention au Conseil et à la Commission, cette dernière statuant sur la conformité de la participation aux conditions de la coopération. Le texte distingue également le régime applicable selon que la coopération renforcée relève de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ou d'autres domaines, avec un rôle accru du Haut Représentant dans le premier cas.
7 juin 2016
L'article 330 TFUE établit le principe selon lequel les États membres participant à une coopération renforcée veillent à ce que celle-ci respecte les traités et le droit de l'Union, sans porter atteinte au marché intérieur ni à la cohésion économique, sociale et territoriale. Il précise que cette coopération ne doit pas constituer un obstacle ni une discrimination dans les échanges entre États membres, ni provoquer de distorsions de concurrence. En pratique, cet article encadre strictement les conditions de mise en œuvre des coopérations renforcées pour un professionnel du droit français.
7 juin 2016