Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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165 048Par année
Affaire C-502/14: Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 30 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Buzzi Unicem SpA e.a./Comitato nazionale per la gestione della Direttiva 2003/87/CE e per il supporto nella gestione delle attività di progetto del protocollo di Kyoto, Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare, Ministero dello Sviluppo Economico (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne — Directive 2003/87/CE — Article 10 bis, paragraphe 5 — Méthode d’allocation des quotas — Allocation des quotas à titre gratuit — Mode de calcul du facteur de correction uniforme transsectoriel — Décision 2011/278/UE — Article 15, paragraphe 3 — Décision 2013/448/UE — Article 4 — Annexe II — Validité)
La Cour de justice de l'Union européenne a validé la méthode de calcul du facteur de correction uniforme transsectoriel utilisé pour l'allocation de quotas d'émission à titre gratuit dans le cadre du système d'échange de quotas de gaz à effet de serre. Cette ordonnance confirme la légalité de la décision 2013/448/UE et de son annexe II, qui fixent ce facteur de correction, en réponse à une demande préjudicielle du Consiglio di Stato italien. La décision précise les modalités de mise en œuvre de l'article 10 bis, paragraphe 5, de la directive 2003/87/CE.
30 juin 2016
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 30 juin 2016.#CW contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie – Gel des fonds – Prorogation – Droit de propriété – Proportionnalité – Erreur de fait – Détournement de pouvoir – Responsabilité non contractuelle.#Affaire T-224/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur le gel des fonds imposé à une personne (CW) dans le cadre des mesures restrictives prises contre l'ancien régime tunisien. Le Tribunal rejette le recours en annulation de la prorogation de ces mesures, jugeant que le droit de propriété n'a pas été violé de manière disproportionnée et qu'aucune erreur de fait ou détournement de pouvoir n'est établi. Il rejette également la demande en indemnisation pour préjudice moral.
30 juin 2016
Affaire T-224/14: Arrêt du Tribunal du 30 juin 2016 — CW/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie — Gel des fonds — Prorogation — Droit de propriété — Proportionnalité — Erreur de fait — Détournement de pouvoir — Responsabilité non contractuelle»)
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-224/14, a rejeté le recours de CW visant l'annulation de la prorogation des mesures restrictives (gel de fonds) prises à son encontre dans le cadre de la situation en Tunisie. Il a jugé que ces mesures étaient proportionnées au regard du droit de propriété et non entachées d'erreur de fait ou de détournement de pouvoir. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC et la difficulté pour les personnes visées de contester le bien-fondé de leur inscription sur les listes de gel d'avoirs.
30 juin 2016
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 30 juin 2016.#Fahed Mohamed Sakher Al Matri contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie – Mesures prises à l’encontre des personnes responsables de détournement de fonds publics et des personnes et entités associées – Gel des fonds – Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Inclusion du nom du requérant – Base factuelle insuffisante – Erreur de fait – Erreur de droit – Droit de propriété – Liberté d’entreprise – Proportionnalité – Droits de la défense – Droit à une protection juridictionnelle effective – Obligation de motivation.#Affaire T-545/13.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-545/13, les mesures restrictives (gel des fonds) imposées à M. Fahed Mohamed Sakher Al Matri, gendre de l'ancien président tunisien Ben Ali. La décision du Conseil de l'Union européenne a été jugée insuffisamment fondée en fait, car elle reposait sur des éléments non étayés et une erreur manifeste d'appréciation quant à la qualité de personne associée à des détournements de fonds publics. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'exigence d'une base factuelle solide et individualisée pour l'adoption de mesures restrictives en matière de PESC, sous peine de violation des droits fondamentaux (propriété, défense, protection juridictionnelle effective).
30 juin 2016
Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 30 juin 2016.#Buzzi Unicem SpA e.a. contre Comitato nazionale per la gestione della Direttiva 2003/87/CE e per il supporto nella gestione delle attività di progetto del protocollo di Kyoto e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne – Directive 2003/87/CE – Article 10 bis, paragraphe 5 – Méthode d’allocation des quotas – Allocation des quotas à titre gratuit – Mode de calcul du facteur de correction uniforme transsectoriel – Décision 2011/278/UE – Article 15, paragraphe 3 – Décision 2013/448/UE – Article 4 – Annexe II – Validité.#Affaire C-502/14.
La Cour de justice de l'Union européenne valide la méthode de calcul du facteur de correction uniforme transsectoriel utilisé pour l'allocation gratuite de quotas d'émission de gaz à effet de serre. Elle confirme la légalité de la décision 2013/448/UE qui fixe ce facteur, rejetant les contestations des sociétés italiennes Buzzi Unicem et autres. Cette ordonnance clarifie les modalités de mise en œuvre de l'article 10 bis de la directive 2003/87/CE pour la période 2013-2020.
30 juin 2016
Affaire T-545/13: Arrêt du Tribunal du 30 juin 2016 — Al Matri/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie — Mesures prises à l’encontre des personnes responsables de détournement de fonds publics et des personnes et entités associées — Gel des fonds — Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques — Inclusion du nom du requérant — Base factuelle insuffisante — Erreur de fait — Erreur de droit — Droit de propriété — Liberté d’entreprise — Proportionnalité — Droits de la défense — Droit à une protection juridictionnelle effective — Obligation de motivation»)
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-545/13, les mesures de gel des fonds imposées à M. Al Matri par le Conseil de l'UE, au motif que la base factuelle retenue pour son inscription sur la liste des personnes visées par les sanctions en lien avec la situation en Tunisie était insuffisante. L'arrêt souligne que le Conseil ne peut se fonder sur de simples allégations ou présomptions, mais doit fournir des éléments concrets et précis établissant un lien entre la personne concernée et les détournements de fonds publics reprochés. Cette décision réaffirme l'exigence d'une motivation rigoureuse et d'un contrôle juridictionnel effectif en matière de sanctions ciblées, protégeant les droits fondamentaux tels que le droit de propriété et les droits de la défense.
30 juin 2016
Affaire C-648/13: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 juin 2016 — Commission européenne/République de Pologne (Manquement d’État — Environnement — Politique de l’Union européenne dans le domaine de l’eau — Directive 2000/60/CE — Surveillance de l’état écologique et de l’état chimique des eaux de surface — Plans de gestion de district hydrographique)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations découlant de la directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE), en raison de l'absence de mise en place d'une surveillance adéquate de l'état écologique et chimique des eaux de surface, ainsi que de l'absence de plans de gestion de district hydrographique complets. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation de respecter les exigences procédurales et substantielles de la directive, notamment en matière de suivi et de planification pour la protection des ressources en eau.
30 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0200
30 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62013TJ0424
30 juin 2016
Affaire C-288/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Timiș — Roumanie) — Silvia Ciup/Administrația Județeană a Finanțelor Publice (AJFP) Timiș — Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice (DGRFP) Timișoara (Renvoi préjudiciel — Principe de coopération loyale — Principes d’équivalence et d’effectivité — Réglementation nationale fixant les modalités de remboursement des taxes indûment perçues avec intérêts — Exécution des décisions juridictionnelles portant sur de tels droits à remboursement tirés de l’ordre juridique de l’Union — Remboursement échelonné sur cinq ans — Conditionnement du remboursement par l’existence de fonds perçus au titre d’une taxe — Absence de possibilité d’exécution forcée)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une réglementation nationale prévoyant le remboursement échelonné sur cinq ans de taxes perçues en violation du droit de l'Union, et conditionnant ce remboursement à l'existence de fonds perçus au titre de la même taxe, sans possibilité d'exécution forcée, méconnaît les principes d'effectivité et d'équivalence. Cette décision, rendue sur renvoi préjudiciel d'une juridiction roumaine, impose aux États membres de garantir un recours effectif pour le recouvrement des créances fondées sur le droit de l'Union, en prohibant tout mécanisme national qui rendrait pratiquement impossible ou excessivement difficile l'exercice de ce droit.
30 juin 2016
Affaire C-200/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Sibiu — Roumanie) — Silvia Georgiana Câmpean/Administrația Finanțelor Publice a Municipiului Mediaș, devenue Serviciul Fiscal Municipal Mediaș, Administrația Fondului pentru Mediu (Renvoi préjudiciel — Principe de coopération loyale — Principes d’équivalence et d’effectivité — Réglementation nationale fixant les modalités de remboursement des taxes indûment perçues avec intérêts — Exécution des décisions juridictionnelles portant sur de tels droits à remboursement tirés de l’ordre juridique de l’Union — Remboursement échelonné sur cinq ans — Conditionnement du remboursement par l’existence de fonds perçus au titre d’une taxe — Absence de possibilité d’exécution forcée)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation roumaine prévoyant le remboursement échelonné sur cinq ans de taxes perçues en violation du droit de l'Union, et conditionnant ce remboursement à l'existence de fonds perçus au titre de cette taxe, sans possibilité d'exécution forcée, méconnaît les principes d'effectivité et d'équivalence. Cette décision impose aux États membres de garantir le remboursement effectif et immédiat des taxes indûment perçues, assorti d'intérêts, sans restrictions procédurales excessives. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que les modalités nationales de remboursement ne doivent pas rendre pratiquement impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union.
30 juin 2016
Affaire T-424/13: Arrêt du Tribunal du 30 juin 2016 — Jinan Meide Casting/Conseil [«Dumping — Importations d’accessoires de tuyauterie filetés, moulés, en fonte malléable, originaires de Chine — Droit antidumping définitif — Traitement confidentiel des calculs de la valeur normale — Information délivrée en temps utile — Délai pour l’adoption d’une décision relative au statut d’entreprise opérant dans les conditions d’une économie de marché — Droits de la défense — Égalité de traitement — Principe de non-rétroactivité — Article 2, paragraphes 7 à 11, article 3, paragraphes 1 à 3, article 6, paragraphe 7, article 19, paragraphes 1 et 5, et article 20, paragraphes 2 et 4, du règlement (CE) n° 1225/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement antidumping imposant des droits sur les accessoires de tuyauterie en fonte malléable originaires de Chine, concernant la société Jinan Meide Casting. L'arrêt a retenu des violations des droits de la défense et du principe d'égalité de traitement, notamment en raison du traitement confidentiel des calculs de la valeur normale et du non-respect des délais pour statuer sur le statut d'économie de marché. Cette décision rappelle l'importance pour les institutions européennes de garantir une information complète et en temps utile aux entreprises soumises à des enquêtes antidumping.
30 juin 2016
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 juin 2016.#Commission européenne contre République de Pologne.#Manquement d’État – Environnement – Politique de l’Union européenne dans le domaine de l’eau – Directive 2000/60/CE – Surveillance de l’état écologique et de l’état chimique des eaux de surface – Plans de gestion de district hydrographique.#Affaire C-648/13.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations découlant de la directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE). Le manquement concernait l'absence de mise en place d'une surveillance adéquate de l'état écologique et chimique des eaux de surface, ainsi que l'absence de plans de gestion pour certains districts hydrographiques. Cet arrêt rappelle l'obligation pour les États membres de respecter strictement les délais et les exigences substantielles de la directive, sous peine de sanctions.
30 juin 2016
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 30 juin 2016.#CW contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie – Gel des fonds – Inscription du nom du requérant fondée sur une nouvelle motivation à la suite de l’annulation de mesures de gel des fonds antérieures – Droit de propriété – Proportionnalité – Erreur de fait – Détournement de pouvoir – Responsabilité non contractuelle – Lien de causalité.#Affaire T-516/13.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule le gel des fonds imposé à CW dans le cadre des mesures restrictives visant la Tunisie, en raison d'une erreur de fait et d'une violation du principe de proportionnalité. Il précise que le Conseil ne peut maintenir une inscription sur la base de motifs insuffisants ou erronés, même après une annulation antérieure, et rappelle les exigences strictes de preuve et de motivation pour justifier une atteinte au droit de propriété. La portée de cette décision pour le praticien français est de souligner le contrôle juridictionnel rigoureux des motifs de fond des mesures restrictives individuelles en PESC.
30 juin 2016
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 juin 2016.#Silvia Ciup contre Administrația Județeană a Finanțelor Publice Timiș - Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice Timișoara.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunalul Timiș.#Renvoi préjudiciel – Principe de coopération loyale – Principes d’équivalence et d’effectivité – Réglementation nationale fixant les modalités de remboursement des taxes indûment perçues avec intérêts – Exécution des décisions juridictionnelles portant sur de tels droits à remboursement tirés de l’ordre juridique de l’Union – Remboursement échelonné sur cinq ans – Conditionnement du remboursement par l’existence de fonds perçus au titre d’une taxe – Absence de possibilité d’exécution forcée.#Affaire C-288/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une réglementation nationale imposant le remboursement échelonné sur cinq ans de taxes indûment perçues, en le conditionnant à l'existence de fonds perçus au titre de cette même taxe et en excluant toute exécution forcée, viole les principes d'effectivité et d'équivalence. Cette décision, rendue dans le cadre d'un renvoi préjudiciel roumain, précise que les États membres ne peuvent pas entraver la restitution des taxes contraires au droit de l'Union par des modalités procédurales qui rendent le remboursement excessivement difficile ou impossible. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que les mécanismes nationaux de remboursement doivent garantir un recours effectif et ne pas subordonner l'exécution des décisions de justice à des contraintes budgétaires ou administratives disproportionnées.
30 juin 2016
Affaire T-516/13: Arrêt du Tribunal du 30 juin 2016 — CW/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Tunisie — Gel des fonds — Inscription du nom du requérant fondée sur une nouvelle motivation à la suite de l’annulation de mesures de gel des fonds antérieures — Droit de propriété — Proportionnalité — Erreur de fait — Détournement de pouvoir — Responsabilité non contractuelle — Lien de causalité»)
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-516/13) porte sur le maintien de mesures restrictives (gel des fonds) à l'encontre d'une personne inscrite sur une liste relative à la situation en Tunisie, après l'annulation de mesures antérieures. Le Tribunal rejette le recours en annulation et en indemnisation, jugeant que la nouvelle motivation fondée sur des procédures pénales est proportionnée et ne viole pas le droit de propriété, en l'absence d'erreur de fait ou de détournement de pouvoir. Cet arrêt précise les conditions de réinscription sur les listes de sanctions de l'UE et la rigueur du contrôle de proportionnalité exercé par le juge européen.
30 juin 2016
Affaire T-491/07 RENV: Arrêt du Tribunal du 30 juin 2016 — CB/Commission («Concurrence — Décision d’association d’entreprises — Marché de l’émission des cartes de paiement en France — Décision constatant une infraction à l’article 81 CE — Mesures tarifaires applicables aux “nouveaux entrants” — Droit d’adhésion et mécanismes dits de “régulation de la fonction acquéreur” et de “réveil des dormants” — Marché pertinent — Restriction de la concurrence par effet — Article 81, paragraphe 3, CE — Erreurs manifestes d’appréciation — Principe de bonne administration — Proportionnalité — Sécurité juridique»)
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme la décision de la Commission condamnant le Groupement des Cartes Bancaires (CB) pour avoir enfreint l'article 81 CE (devenu 101 TFUE) en imposant des mesures tarifaires restrictives aux nouveaux entrants sur le marché français de l'émission de cartes de paiement. Le Tribunal valide l'analyse de la Commission concernant la qualification de restriction de concurrence par effet, rejette les arguments de CB fondés sur l'article 81, paragraphe 3, et écarte les moyens tirés d'erreurs manifestes d'appréciation, de violation du principe de bonne administration, de proportionnalité et de sécurité juridique.
30 juin 2016
Affaire T-567/14: Arrêt du Tribunal du 29 juin 2016 — Group/EUIPO — Iliev (GROUP Company TOURISM & TRAVEL) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative GROUP Company TOURISM & TRAVEL — Marques nationales figuratives antérieures non enregistrées GROUP Company TOURISM & TRAVEL — Motif relatif de refus — Application du droit national — Article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009 — Preuves établissant le contenu du droit national — Règle 19, paragraphe 2, sous d), du règlement (CE) n° 2868/95 — Absence de prise en compte d’éléments de preuve présentés devant la chambre de recours — Pouvoir d’appréciation de la chambre de recours — Article 76, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009»]
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de recevabilité des preuves du droit national dans le cadre d'une opposition fondée sur l'article 8, paragraphe 4, du règlement n° 207/2009 (marques non enregistrées). Il confirme que la chambre de recours dispose d'un pouvoir d'appréciation pour écarter des éléments de preuve présentés tardivement, même s'ils sont destinés à établir le contenu du droit national applicable. En pratique, pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle l'importance de produire dès la phase d'opposition les preuves du droit national invoqué, sous peine de voir ces éléments rejetés en appel.
29 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0486
29 juin 2016
Affaires jointes T-727/14 et T-728/14: Arrêt du Tribunal du 29 juin 2016 — Universal Protein Supplements/EUIPO — H Young Holdings (animal) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marques de l’Union européenne figuratives animal — Marque nationale verbale antérieure non enregistrée ANIMAL — Motif relatif de refus — Application du droit national par l’EUIPO — Article 53, paragraphe 1, sous c), et article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009 — Précisions sur le droit fondant la demande en annulation — Règle 37, sous b), ii), du règlement (CE) n° 2868/95»]
Le Tribunal de l'Union européenne a précisé les conditions dans lesquelles l'EUIPO doit appliquer le droit national dans le cadre d'une procédure en nullité fondée sur un droit antérieur non enregistré (article 53, §1, c) du règlement n° 207/2009). Il a jugé que le demandeur en nullité doit fournir des précisions suffisantes sur le contenu du droit national invoqué, conformément à la règle 37, b), ii) du règlement n° 2868/95, et que l'EUIPO n'a pas à suppléer d'office à cette carence. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'EUIPO pour défaut d'avoir exigé ces précisions, renforçant ainsi l'obligation de clarté procédurale pour les parties invoquant un droit national non enregistré.
29 juin 2016