Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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Arrêt du Tribunal (première chambre) du 8 avril 2016.#Frinsa del Noroeste, SA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative FRISA – Marque de l’Union européenne figurative antérieure Frinsa – Motif relatif de refus – Usage sérieux de la marque antérieure – Présentation de faits et de preuves nouveaux à l’appui du recours devant le Tribunal – Pouvoir de réformation – Article 42, paragraphes 2 et 3, article 65 et article 76, paragraphe 1, in fine, du règlement (CE) nº 207/2009 – Règle 22, paragraphes 2 à 4, du règlement (CE) nº 2868/95.#Affaire T-638/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites du pouvoir de réformation du Tribunal dans le cadre d'un recours contre une décision de l'EUIPO. Il confirme que le Tribunal ne peut pas prendre en compte des faits ou preuves nouveaux présentés pour la première fois devant lui pour apprécier l'usage sérieux de la marque antérieure, cette appréciation relevant exclusivement des instances de l'Office. La décision rappelle ainsi le caractère strict de la procédure d'opposition et l'étendue du contrôle juridictionnel, qui ne peut se substituer à l'examen de l'EUIPO sur le fondement d'éléments non soumis en temps utile.
8 avril 2016
Affaire T-638/14: Arrêt du Tribunal du 8 avril 2016 — Frinsa del Noroeste/EUIPO — Frisa Frigorífico Rio Doce (FRISA) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative FRISA — Marque de l’Union européenne figurative antérieure Frinsa — Motif relatif de refus — Usage sérieux de la marque antérieure — Présentation de faits et de preuves nouveaux à l’appui du recours devant le Tribunal — Pouvoir de réformation — Article 42, paragraphes 2 et 3, article 65 et article 76, paragraphe 1, in fine, du règlement (CE) n° 207/2009 — Règle 22, paragraphes 2 à 4, du règlement (CE) n° 2868/95»]
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions de recevabilité des preuves de l'usage sérieux d'une marque antérieure présentées pour la première fois devant le Tribunal dans le cadre d'un recours contre une décision de l'EUIPO. Il confirme que le Tribunal n'a pas le pouvoir de réformer la décision en prenant en compte des faits ou preuves nouveaux non soumis à l'examen de la chambre de recours, conformément à l'article 76, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009. En l'espèce, la demande d'enregistrement de la marque figurative "FRISA" a été rejetée en raison du risque de confusion avec la marque antérieure "Frinsa", et le recours a été rejeté faute de preuves d'usage sérieux valablement produites en première instance.
8 avril 2016
Affaire C-483/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Oberster Gerichtshof — Autriche) — KA Finanz AG/Sparkassen Versicherung AG Vienna Insurance Group (Renvoi préjudiciel — Convention de Rome — Loi applicable — Fusion transfrontalière — Directive 78/855/CEE — Directive 2005/56/CE — Fusion par absorption — Protection des créanciers — Transfert de l’ensemble du patrimoine actif et passif de la société absorbée à la société absorbante)
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'une fusion transfrontalière par absorption, la loi applicable à la protection des créanciers de la société absorbée est celle régissant la société absorbante après la fusion, et non celle de la société absorbée. Cette interprétation découle des directives sur les fusions et de la Convention de Rome, assurant une continuité juridique du transfert du patrimoine.
7 avril 2016
Arrêt CJUE — 62013CC0673
7 avril 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0546
7 avril 2016
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 7 avril 2016.#Industrias Tomás Morcillo, SL contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative Polycart A Whole Cart Full of Benefits – Marque de l’Union européenne figurative antérieure POLICAR – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009.#Affaire T-613/14.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 avril 2016 (affaire T-613/14) confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque figurative antérieure "POLICAR" contre l'enregistrement de la marque figurative "Polycart A Whole Cart Full of Benefits". Le Tribunal juge qu'il n'existe pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles prédominantes entre les signes, malgré la similitude des produits. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale et concrète des similitudes, où la présence d'éléments distinctifs supplémentaires dans la marque demandée peut écarter tout risque de confusion.
7 avril 2016
Affaire T-580/14: Ordonnance du Tribunal du 7 avril 2016 — Aduanas y Servicios Fornesa/Commission [«Union douanière — Importation de sirops de sucre aromatisés ou additionnés de colorants en provenance d’Andorre — Fraude — Recouvrement a posteriori de droits à l’importation — Demande de remise de droits à l’importation — Article 239 du règlement (CEE) n° 2913/92 — Disparition de l’intérêt à agir — Non-lieu à statuer»]
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-580/14, opposant Aduanas y Servicios Fornesa à la Commission, concernant une demande de remise de droits à l'importation sur des sirops de sucre en provenance d'Andorre. La société requérante avait perdu son intérêt à agir après que la Commission a retiré sa décision initiale de rejet de la demande de remise, rendant le recours sans objet. Cette ordonnance rappelle que, pour qu'une action en annulation soit recevable, l'intérêt à agir doit persister jusqu'au prononcé de la décision juridictionnelle.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Andrea Gaiti e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bergamo.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-534/14.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel du Tribunale di Bergamo, porte sur la compatibilité avec les libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE) d'une réglementation nationale italienne relative aux jeux de hasard. La Cour examine la légalité d'une réorganisation du système de concessions, impliquant un alignement temporel des échéances et un nouvel appel d'offres avec des concessions plus courtes, ainsi que l'obligation de céder gratuitement l'usage des biens du réseau de jeu. Elle conclut que de telles mesures, bien que restrictives, peuvent être justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 7 avril 2016.#Antonio Tita e.a. contre Ministero della Giustizia e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale regionale di giustizia amministrativa di Trento.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Directive 89/665/CEE – Marchés publics – Législation nationale – Frais d’accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics – Droit à un recours effectif – Frais dissuasifs – Contrôle juridictionnel des actes administratifs – Principes d’effectivité et d’équivalence.#Affaire C-495/14.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) précise que le droit de l'Union, notamment la directive 89/665/CEE et le principe d'effectivité, s'oppose à une législation nationale qui impose des frais d'accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics d'un montant tel qu'ils rendent excessivement difficile ou impossible l'exercice du droit à un recours effectif. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que les frais de justice, comme la contribution pour l'aide juridique, ne doivent pas avoir un caractère dissuasif qui porterait atteinte au contrôle juridictionnel effectif des décisions en matière de marchés publics.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Cristiano Pontillo.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Salerno.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-474/14.
Cette ordonnance de la CJUE, rendue dans le cadre d’une procédure pénale contre Cristiano Pontillo, clarifie que la réglementation italienne sur les jeux de hasard, qui impose un nouvel appel d’offres avec des concessions plus courtes et une cession gratuite des biens du réseau de jeu, constitue une restriction à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services. La Cour juge que cette restriction n’est pas proportionnée aux objectifs d’intérêt général invoqués, faute de démontrer sa nécessité et sa cohérence. Pour un professionnel du droit français, cette décision réaffirme l’exigence de proportionnalité des mesures nationales restreignant les libertés fondamentales, notamment dans le secteur des jeux, et peut être invoquée pour contester des dispositions similaires en droit français.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Chiara Baldo.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bergamo.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-467/14.
Cette ordonnance de la CJUE, rendue dans le cadre d’une procédure pénale contre Chiara Baldo, précise que les articles 49 et 56 TFUE ne s’opposent pas à une réglementation nationale qui, lors de la réorganisation du système de concessions de jeux de hasard, prévoit un alignement temporel des échéances et une durée plus courte pour les nouvelles concessions, ainsi que l’obligation de céder à titre gratuit l’usage des biens du réseau de collecte. La Cour juge que ces mesures, bien que restrictives, peuvent être justifiées par des raisons impérieuses d’intérêt général, comme la lutte contre la criminalité et la protection des joueurs, à condition qu’elles soient proportionnées.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Lorenzo Carlucci.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-462/14.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans le cadre d'une procédure pénale contre Lorenzo Carlucci, porte sur la compatibilité avec les libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE) d'une réglementation nationale italienne réorganisant le système de concessions de jeux de hasard. La Cour juge que l'obligation pour les nouveaux concessionnaires de céder gratuitement l'usage de leurs biens à l'issue d'une concession plus courte que les anciennes peut constituer une restriction, mais qu'elle peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Nicola Seminario.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-437/14.
Cette ordonnance de la CJUE, rendue dans l'affaire C-437/14 *Seminario*, répond à un renvoi préjudiciel du Tribunale di Bari concernant la compatibilité avec les articles 49 et 56 TFUE d'une réglementation nationale italienne relative aux jeux de hasard. La Cour, statuant par ordonnance motivée en application de l'article 99 de son règlement de procédure, juge que les articles précités ne s'opposent pas à une réglementation nationale qui, dans le cadre d'une réorganisation du système de concessions, prévoit un alignement temporel des échéances et impose aux nouveaux concessionnaires la cession à titre gratuit de l'usage des biens constituant le réseau de collecte, pour autant que cette mesure soit proportionnée et répond à des raisons impérieuses d'intérêt général.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Mauro Barletta.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-435/14.
Cette ordonnance de la CJUE, rendue sur renvoi préjudiciel du Tribunale di Bari, précise que la réglementation nationale italienne qui, dans le cadre d'une réorganisation du secteur des jeux de hasard, impose aux nouveaux concessionnaires une durée de concession plus courte que celle des anciens et une cession gratuite des biens du réseau de collecte, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). La Cour juge que cette restriction n'est pas proportionnée aux objectifs d'intérêt général poursuivis, car elle va au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer une transition ordonnée du système de concessions.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Raffaele Mignone.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-434/14.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son ordonnance du 7 avril 2016 (affaire C-434/14, *Mignone*), a jugé que la réglementation italienne relative à la réorganisation du système de concessions de jeux de hasard, qui imposait un alignement temporel des échéances et une cession gratuite des biens du réseau, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut toutefois être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition d'être proportionnée, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Domenico Rosa.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-433/14.
La Cour a jugé que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard, via un nouvel appel d'offres avec des durées plus courtes et une cession gratuite des biens du réseau, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle réponde effectivement à un objectif de lutte contre la criminalité et de protection des consommateurs.
7 avril 2016
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Daniela Tomassi.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaires jointes C-210/14 à C-214/14.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard, assorti d'une cession gratuite des biens du réseau de collecte, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée à l'objectif de lutte contre la criminalité et de protection des joueurs. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres peuvent réorganiser leur système de concessions de jeux, mais sous le contrôle strict du principe de proportionnalité au regard du droit de l'Union.
7 avril 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 avril 2016.#Holcim (Romania) SA contre Commission européenne.#Pourvoi – Environnement – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne – Directive 2003/87/CE – Articles 19 et 20 – Règlement (CE) nº 2216/2004 – Article 10 – Système de registres des transactions concernant les quotas d’émission – Responsabilité pour faute – Refus de la Commission de divulguer des informations et d’interdire toute transaction portant sur des quotas d’émission dérobés – Responsabilité sans faute.#Affaire C-556/14 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Holcim (Romania) contre le refus de la Commission d'interdire les transactions sur des quotas d'émission volés et de divulguer des informations. Elle confirme que la Commission n'engage ni sa responsabilité pour faute ni sa responsabilité sans faute dans le cadre du système d'échange de quotas, faute d'illégalité caractérisée ou de préjudice anormal et spécial. Cet arrêt précise les limites de la responsabilité extracontractuelle de l'Union en matière de gestion des registres de quotas d'émission.
7 avril 2016
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 7 avril 2016.#KA Finanz AG contre Sparkassen Versicherung AG Vienna Insurance Group.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberster Gerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Convention de Rome – Loi applicable – Fusion transfrontalière – Directive 78/855/CEE – Directive 2005/56/CE – Fusion par absorption – Protection des créanciers – Transfert de l’ensemble du patrimoine actif et passif de la société absorbée à la société absorbante.#Affaire C-483/14.
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre d'une fusion transfrontalière par absorption, la loi applicable à la protection des créanciers de la société absorbée est déterminée par la Convention de Rome (loi du contrat) et non par la loi de la société absorbante. La Cour juge que le transfert universel du patrimoine n'affecte pas l'obligation de la société absorbante de respecter les droits contractuels des créanciers tels que régis par la loi initialement applicable au contrat.
7 avril 2016
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 7 avril 2016.#Johannes Evert Antonius Massar contre DAS Nederlandse Rechtsbijstand Verzekeringsmaatschappij NV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Assurance-protection juridique – Directive 87/344/CEE – Article 4, paragraphe 1 – Libre choix de l’avocat par le preneur d’assurance – Procédure judiciaire ou administrative – Notion – Autorisation accordée par un organisme public à un employeur en vue de la résiliation d’un contrat de travail.#Affaire C-460/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « procédure judiciaire ou administrative » au sens de l'article 4, paragraphe 1, de la directive 87/344/CEE inclut une procédure d'autorisation préalable de licenciement devant un organisme public, telle que celle prévue par le droit néerlandais. Par conséquent, le preneur d'assurance bénéficie du libre choix de son avocat dans le cadre de cette procédure, l'assureur ne pouvant imposer son propre conseil. Cet arrêt précise la portée du droit au libre choix de l'avocat en matière d'assurance protection juridique, au-delà des seules procédures contentieuses.
7 avril 2016