Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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165 048Par année
Ordonnance de la Cour (deuxième chambre) du 25 février 2016.#Gamesa Eólica SL contre Enercon GmbH.#Taxation des dépens.#Affaire C-35/14 P-DEP.
La Cour fixe le montant total des dépens que Gamesa Eólica SL doit rembourser à Enercon GmbH dans le cadre du pourvoi dans l'affaire C-35/14 P. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article 145 du règlement de procédure, tranche un litige accessoire relatif à la taxation des dépens après le rejet du pourvoi principal. Elle précise les frais récupérables et le montant dû par la partie succombante.
25 février 2016
Affaire C-299/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 février 2016 (demande de décision préjudicielle du Landessozialgericht Nordrhein-Westfalen — Allemagne) — Vestische Arbeit Jobcenter Kreis Recklinghausen/Jovanna García-Nieto, Joel Pena Cuevas, Jovanlis Pena Garcia, Joel Luis Pena Cruz (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des personnes — Citoyenneté de l’Union — Égalité de traitement — Directive 2004/38/CE — Article 24, paragraphe 2 — Prestations d’assistance sociale — Règlement (CE) n° 883/2004 — Articles 4 et 70 — Prestations spéciales en espèces à caractère non contributif — Exclusion des ressortissants d’un État membre pendant les trois premiers mois de séjour dans l’État membre d’accueil)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion des citoyens de l'Union des prestations d'assistance sociale pendant les trois premiers mois de leur séjour dans un autre État membre est conforme au droit de l'Union. Cette décision précise que l'article 24, paragraphe 2, de la directive 2004/38 autorise une telle restriction à l'égalité de traitement, même pour les prestations spéciales en espèces à caractère non contributif relevant du règlement n° 883/2004. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la légalité des limitations aux droits des citoyens de l'Union économiquement inactifs durant la période initiale de leur séjour.
25 février 2016
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 février 2016.#Elliniko Dimosio contre Stefanos Stroumpoulis e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Symvoulio tis Epikrateias.#Renvoi préjudiciel – Directive 80/987/CEE – Rapprochement des législations des États membres relatives à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur – Champ d’application – Créances salariales impayées des marins travaillant à bord d’un navire battant pavillon d’un État tiers – Employeur ayant son siège statutaire dans cet État tiers – Contrat de travail soumis au droit de ce même État tiers – Faillite de l’employeur déclarée dans un État membre dans lequel il dispose de son siège effectif – Article 1er, paragraphe 2 – Annexe, point II, A – Législation nationale prévoyant une garantie des créances salariales impayées des marins applicable uniquement en cas d’abandon de ceux-ci à l’étranger – Niveau de protection non équivalent à celui prévu par la directive 80/987.#Affaire C-292/14.
Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application de la directive 80/987/CEE relative à la protection des travailleurs en cas d'insolvabilité de l'employeur. La Cour juge que des marins, employés par une société ayant son siège statutaire dans un État tiers et travaillant sous pavillon de cet État, peuvent bénéficier de la garantie de leurs créances salariales par un État membre lorsque l'employeur, dont le siège effectif se trouve dans cet État membre, y est déclaré en faillite. En conséquence, une législation nationale qui limite cette garantie au seul cas d'abandon des marins à l'étranger offre un niveau de protection insuffisant au regard des exigences de la directive.
25 février 2016
Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 février 2016.#Vestische Arbeit Jobcenter Kreis Recklinghausen contre Jovanna García-Nieto e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landessozialgericht Nordrhein-Westfalen.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des personnes – Citoyenneté de l’Union – Égalité de traitement – Directive 2004/38/CE – Article 24, paragraphe 2 – Prestations d’assistance sociale – Règlement (CE) nº 883/2004 – Articles 4 et 70 – Prestations spéciales en espèces à caractère non contributif – Exclusion des ressortissants d’un État membre pendant les trois premiers mois de séjour dans l’État membre d’accueil.#Affaire C-299/14.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'exclusion des citoyens de l'Union des prestations d'assistance sociale pendant les trois premiers mois de séjour dans un autre État membre, prévue à l'article 24, paragraphe 2, de la directive 2004/38/CE, est valide et ne constitue pas une discrimination prohibée. La Cour confirme ainsi que les États membres peuvent refuser l'octroi de prestations sociales spéciales en espèces à caractère non contributif aux demandeurs d'emploi inactifs durant cette période, même si ces prestations sont accordées à leurs propres ressortissants.
25 février 2016
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 février 2016.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Environnement – Directive 1999/31/CE – Article 14 – Mise en décharge des déchets – Non-conformité des décharges existantes – Procédure de désaffectation et de gestion après désaffectation.#Affaire C-454/14.
La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Espagne pour manquement à ses obligations au titre de l'article 14 de la directive 1999/31/CE concernant la mise en décharge des déchets. L'Espagne n'a pas pris les mesures nécessaires pour que les décharges existantes, non autorisées ou ne respectant pas les conditions de la directive, soient fermées ou fassent l'objet d'une procédure de désaffectation et de gestion après désaffectation conformément aux exigences européennes. Cet arrêt rappelle l'obligation pour les États membres de garantir la mise en conformité de leurs installations de stockage de déchets avec le droit de l'Union.
25 février 2016
Affaire C-454/14: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 février 2016 — Commission européenne/Royaume d'Espagne (Manquement d’État — Environnement — Directive 1999/31/CE — Article 14 — Mise en décharge des déchets — Non-conformité des décharges existantes — Procédure de désaffectation et de gestion après désaffectation)
La Cour de justice de l'UE condamne l'Espagne pour manquement à ses obligations au titre de l'article 14 de la directive 1999/31/CE concernant la mise en décharge des déchets. L'arrêt constate que le Royaume d'Espagne n'a pas pris les mesures nécessaires pour que les décharges existantes soient mises en conformité avec les exigences de la directive ou, à défaut, fassent l'objet d'une procédure de désaffectation et de gestion après désaffectation dans les délais impartis. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de veiller à la fermeture et à la réhabilitation des sites de décharge non conformes.
25 février 2016
Affaire T-402/14: Arrêt du Tribunal du 25 février 2016 — FCC Aqualia/OHMI — Sociedad General de Aguas de Barcelona (AQUALOGY) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative AQUALOGY — Marque communautaire verbale antérieure AQUALIA et marque nationale figurative antérieure aqualia — Motifs relatifs de refus — Article 8, paragraphe 1, sous b), et paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 25 février 2016 (affaire T-402/14) rejette le recours de FCC Aqualia contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "AQUALOGY" pour des services de traitement des eaux. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "AQUALIA" (verbale et figurative) au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes et de la similarité des services. Il écarte également l'application de l'article 8, paragraphe 5, faute de preuve d'un préjudice au caractère distinctif ou à la renommée des marques antérieures.
25 février 2016
Affaire T-692/14: Arrêt du Tribunal du 25 février 2016 — Puma/OHMI — Sinda Poland (Représentation d’un animal) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque figurative représentant un animal — Marques internationales figuratives antérieures représentant un puma — Motif relatif de refus — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Puma contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'opposition formée à l'encontre d'une demande de marque figurative représentant un animal. Il a jugé que, malgré la représentation d'un félin, le signe contesté ne présentait pas, dans l'esprit du public pertinent, un risque de confusion avec les marques antérieures de Puma représentant un puma bondissant, en raison de différences visuelles et conceptuelles notables. Cet arrêt rappelle que le caractère distinctif élevé d'une marque ne suffit pas à créer un risque de confusion si les signes en cause ne sont pas suffisamment similaires.
25 février 2016
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 24 février 2016.#The Coca-Cola Company contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Demande de marque communautaire tridimensionnelle – Forme d’une bouteille à contours sans cannelures – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 – Absence de caractère distinctif acquis par l’usage – Article 7, paragraphe 3, du règlement no 207/2009.#Affaire T-411/14.
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Coca-Cola contre le refus d'enregistrer une bouteille tridimensionnelle sans cannelures comme marque de l'Union. Il a confirmé que cette forme, dépourvue de caractère distinctif intrinsèque, ne pouvait être enregistrée sur le seul fondement de l'article 7, §1, b) du règlement n°207/2009, et que la preuve du caractère distinctif acquis par l'usage (article 7, §3) n'avait pas été suffisamment rapportée pour l'ensemble du territoire de l'Union.
24 février 2016
Affaire T-411/14: Arrêt du Tribunal du 24 février 2016 — Coca-Cola/OHMI (Forme d’une bouteille à contours sans cannelures) [«Marque communautaire — Demande de marque communautaire tridimensionnelle — Forme d’une bouteille à contours sans cannelures — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Absence de caractère distinctif acquis par l’usage — Article 7, paragraphe 3, du règlement n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-411/14) confirme le refus d'enregistrement comme marque de l'Union européenne de la forme tridimensionnelle d'une bouteille à contours sans cannelures, faute de caractère distinctif intrinsèque au sens de l'article 7, §1, b) du règlement n° 207/2009. Le Tribunal juge que la preuve de l'acquisition du caractère distinctif par l'usage (article 7, §3) n'a pas été rapportée pour l'ensemble du territoire de l'Union, notamment en raison d'une segmentation du marché. Cette décision rappelle la rigueur de l'examen des marques de forme et la nécessité de démontrer un usage suffisant et homogène dans toute l'Union pour surmonter un motif absolu de refus.
24 février 2016
Affaire T-816/14: Arrêt du Tribunal du 24 février 2016 — Tayto Group/OHMI — MIP Metro (REAL HAND COOKED) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative REAL HAND COOKED — Marque nationale figurative antérieure real QUALITY — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Détournement de pouvoir — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Articles 64, 75, 76 et 83 du règlement n° 207/2009»]
L'arrêt Tayto Group/OHMI (T-816/14) du Tribunal de l'UE précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Il confirme que la comparaison des signes doit porter sur leur impression d'ensemble, et non sur des éléments isolés, et que le caractère distinctif faible de la marque antérieure n'exclut pas tout risque de confusion. En l'espèce, le Tribunal a rejeté le recours en annulation formé par Tayto Group, estimant que l'OHMI (EUIPO) n'avait commis ni erreur d'appréciation ni détournement de pouvoir en refusant l'enregistrement de la marque figurative "REAL HAND COOKED" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "real QUALITY" pour des produits identiques ou similaires.
24 février 2016
Conclusions de l'avocat général M. Y. Bot, présentées le 23 février 2016.#Procédure pénale contre Atanas Ognyanov.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Article 94 du règlement de procédure de la Cour – Contenu d’une demande de décision préjudicielle – Règle nationale prévoyant le dessaisissement de la juridiction nationale pour avoir exprimé un avis provisoire dans la demande de décision préjudicielle en constatant le cadre factuel et juridique – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 47, deuxième alinéa, et article 48, paragraphe 1.#Affaire C-614/14.
L'avocat général Bot conclut que le droit de l'Union, notamment l'article 267 TFUE et le droit à un procès équitable (articles 47 et 48 de la Charte), s'oppose à une règle nationale qui dessaisit automatiquement un juge pour avoir exprimé un avis provisoire sur le cadre factuel et juridique dans une demande de décision préjudicielle. Une telle règle compromet la coopération entre les juges nationaux et la Cour de justice, et porte atteinte à l'effectivité du renvoi préjudiciel.
23 février 2016
Affaire T-761/14: Arrêt du Tribunal du 23 février 2016 — Consolidated Artists/OHMI — Body Cosmetics International (MANGO) [«Marque communautaire — Procédure de nullité — Marque communautaire figurative MANGO — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif acquis par l’usage — Article 7, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 207/2009 — Article 52, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 23 février 2016 (affaire T-761/14) précise les conditions de preuve du caractère distinctif acquis par l'usage pour une marque figurative, en application de l'article 7, paragraphe 3, du règlement n° 207/2009. Il rappelle que l'acquisition du caractère distinctif par l'usage doit être démontrée pour l'ensemble du territoire de l'Union européenne et non pour une seule partie de celui-ci. La décision souligne également que la preuve de cet usage doit être rapportée avant la date de dépôt de la demande de nullité, conformément à l'article 52, paragraphe 2, du même règlement.
23 février 2016
Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 23 février 2016.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Directive 2009/147/CE – Conservation des oiseaux sauvages – Zones de protection spéciale – Directive 85/337/CEE – Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement – Directive 92/43/CEE – Conservation des habitats naturels.#Affaire C-461/14.
La Cour de justice de l'UE, dans cette affaire, a condamné l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de conservation des oiseaux sauvages, en raison de l'insuffisance de la désignation des zones de protection spéciale (ZPS) et de l'absence d'évaluation des incidences de projets sur l'environnement. L'arrêt précise que les États membres doivent classer en ZPS les territoires les plus appropriés pour la conservation des espèces d'oiseaux, et non se limiter aux seules zones déjà protégées. Il rappelle également l'obligation de soumettre à une évaluation environnementale tout projet susceptible d'affecter de manière significative un site Natura 2000.
23 février 2016
Affaire C-179/14: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 23 février 2016 — Commission européenne/Hongrie (Manquement d’État — Directive 2006/123/CE — Articles 14 à 16 — Article 49 TFUE — Liberté d’établissement — Article 56 TFUE — Libre prestation de services — Conditions d’émission de titres fiscalement avantageux attribués par les employeurs à leurs salariés et utilisables à des fins d’hébergement, de loisirs et/ou de restauration — Restrictions — Monopole)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en instaurant un monopole pour l'émission de titres-restaurant et de loisirs fiscalement avantageux, réservé à un seul opérateur public. Cette mesure constitue une restriction disproportionnée à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services, prohibée par la directive "services" et les traités. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent pas justifier un monopole sur les titres sociaux par des motifs d'intérêt général sans démontrer sa stricte nécessité et proportionnalité.
23 février 2016
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 23 février 2016.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Directive 2006/123/CE – Articles 14 à 16 – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Article 56 TFUE – Libre prestation de services – Conditions d’émission de titres fiscalement avantageux attribués par les employeurs à leurs salariés et utilisables à des fins d’hébergement, de loisirs et/ou de restauration – Restrictions – Monopole.#Affaire C-179/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en instaurant un monopole pour l'émission de titres (chèques) fiscalement avantageux destinés aux salariés pour des prestations d'hébergement, de loisirs et de restauration. Ce système, réservé à un seul opérateur, constitue une restriction injustifiée à la liberté d'établissement (article 49 TFUE) et à la libre prestation de services (article 56 TFUE), car il exclut les opérateurs d'autres États membres. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les régimes nationaux d'avantages fiscaux liés à des titres de services ne peuvent pas être réservés à un monopole public ou privé sans violer les libertés fondamentales du marché intérieur.
23 février 2016
Affaire T-53/14: Arrêt du Tribunal du 19 février 2016 — Ludwig-Bölkow-Systemtechnik/Commission («Clause compromissoire — Sixième programme-cadre pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration — Remboursement d’une partie des sommes versées et des indemnités forfaitaires — Non-lieu à statuer partiel — Coûts éligibles à un financement de l’Union — Clause pénale — Caractère manifestement excessif»)
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-53/14) précise les conditions d'éligibilité des coûts dans le cadre d'un contrat de recherche financé par le sixième programme-cadre, en jugeant que la Commission peut réclamer le remboursement de sommes versées pour des dépenses non justifiées. Il examine également la validité d'une clause pénale contractuelle, en la réduisant pour caractère manifestement excessif. Cette décision intéresse les praticiens du droit des contrats publics et des financements européens, notamment sur la gestion des litiges financiers et l'appréciation des pénalités contractuelles.
19 février 2016
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 19 février 2016.#Ludwig-Bölkow-Systemtechnik GmbH contre Commission européenne.#Clause compromissoire – Sixième programme‑cadre pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration – Remboursement d’une partie des sommes versées et des indemnités forfaitaires – Non‑lieu à statuer partiel – Coûts éligibles à un financement de l’Union – Clause pénale – Caractère manifestement excessif.#Affaire T-53/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu sur le fondement d'une clause compromissoire, tranche un litige financier entre la Commission et une société allemande au titre du sixième programme-cadre de recherche. Le juge de l'Union se prononce sur l'éligibilité de certains coûts déclarés et sur le caractère manifestement excessif d'une clause pénale appliquée par la Commission pour le remboursement des sommes versées. La décision précise les conditions de remboursement des subventions et les limites du pouvoir de sanction contractuelle de la Commission.
19 février 2016
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 19 février 2016.#Conseil de l'Union européenne contre Dashiqiao Sanqiang Refractory Materials Co. Ltd.#Taxation des dépens.#Affaire C-15/12 P-DEP.
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens que le Conseil de l'Union européenne doit rembourser à Dashiqiao Sanqiang Refractory Materials Co. Ltd dans le cadre de l'affaire C-15/12 P. Cette ordonnance détermine le quantum des frais récupérables après l'arrêt au principal, précisant les sommes dues au titre de la procédure de pourvoi. Elle constitue une décision de taxation des dépens, sans incidence sur le fond du litige initial.
19 février 2016
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 18 février 2016.#Calberson GE contre Commission européenne.#Clause compromissoire – Programme d’approvisionnement en produits agricoles de la Russie – Fourniture de viande bovine – Inexécution du contrat par l’organisme d’intervention – Droit applicable – Prescription – Libération tardive de certaines garanties de fourniture – Paiement partiel d’une facture de transport – Paiement insuffisant en devises étrangères de certaines factures – Intérêts moratoires.#Affaire T-164/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu dans le cadre d'une clause compromissoire, tranche un litige contractuel entre la Commission européenne et la société Calberson GE relatif à un programme d'approvisionnement en viande bovine pour la Russie. Le Tribunal se prononce sur l'inexécution contractuelle imputée à l'organisme d'intervention, la prescription de l'action, la libération tardive de garanties de fourniture, le paiement partiel de factures de transport et l'insuffisance de paiement en devises étrangères, en appliquant le droit national désigné par le contrat. Il statue également sur les intérêts moratoires dus.
18 février 2016