1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 11 octobre 2016 (affaire T-167/14, *Søndagsavisen A/S c. Commission*), a rejeté le recours d’un éditeur danois contre la décision de la Commission européenne de ne pas soulever d’objections concernant un régime d’aides d’État danois en faveur de la presse écrite. Le Tribunal a jugé que la Commission n’avait pas rencontré de difficultés sérieuses justifiant l’ouverture d’une procédure formelle d’examen, et que sa décision était suffisamment motivée, confirmant ainsi la compatibilité du régime avec le marché intérieur. Cet arrêt précise les limites des droits procéduraux des concurrents lorsqu’ils contestent une décision de la Commission de ne pas ouvrir une enquête approfondie sur une aide d’État.
11 octobre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que l'Italie a manqué à ses obligations en vertu de l'article 12, paragraphe 2, de la directive 2004/80/CE, car son régime national d'indemnisation ne couvrait pas toutes les infractions intentionnelles violentes commises sur son territoire. L'arrêt précise que les États membres doivent garantir une indemnisation juste et appropriée pour l'ensemble des victimes de ces infractions, sans restriction fondée sur la nature ou la qualification pénale de l'acte violent. Cette décision impose donc aux États membres d'adapter leur législation pour assurer une couverture exhaustive des infractions violentes intentionnelles.
11 octobre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté un manquement de l'Italie pour n'avoir pas transposé correctement l'article 12, paragraphe 2, de la directive 2004/80/CE. Le régime italien d'indemnisation excluait certaines catégories d'infractions intentionnelles violentes, ce qui ne garantissait pas une indemnisation "juste et appropriée" à toutes les victimes sur l'ensemble du territoire national. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres doivent étendre leur système d'indemnisation à toutes les infractions violentes intentionnelles, sans restriction matérielle, sous peine de manquement.
11 octobre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-167/14) rejette le recours de Søndagsavisen contre la décision de la Commission de ne pas soulever d'objections concernant un régime d'aides danois en faveur de la presse écrite. Le Tribunal confirme que la Commission n'a pas rencontré de difficultés sérieuses nécessitant l'ouverture d'une procédure formelle d'examen, et que les droits procéduraux des parties intéressées ont été respectés. Cette décision précise les limites du contrôle juridictionnel sur les appréciations économiques complexes de la Commission en matière d'aides d'État.
11 octobre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser de reconnaître un nom de famille acquis dans un autre État membre, en l'espèce un nom incluant une particule nobiliaire. Elle rappelle que le refus doit être justifié par des raisons impérieuses d'intérêt général et proportionné, tout en respectant le droit à la libre circulation et l'identité personnelle. Cette décision clarifie les limites de la marge d'appréciation des États membres face aux divergences entre leurs ordres juridiques en matière d'état civil.
6 octobre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son ordonnance du 6 octobre 2016 (affaire C-409/14, Schenker), précise les conditions dans lesquelles une autorité nationale de concurrence peut constater une infraction aux articles 101 ou 102 TFUE, même en l'absence de décision préalable de la Commission européenne. Elle rappelle que ces autorités ne sont pas liées par une décision de la Commission rejetant une plainte pour manque d'intérêt de l'Union, mais doivent respecter le principe de sécurité juridique et ne peuvent pas imposer d'amendes si la Commission a déjà adopté une position claire sur la licéité des pratiques en cause. Cette ordonnance clarifie ainsi les rapports entre les autorités nationales de concurrence et la Commission dans l'application du droit européen de la concurrence.
6 octobre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE (T-724/14) déclare irrecevable le recours en annulation formé par deux entités contre l'Agence exécutive "Éducation, audiovisuel et culture" (EACEA). Le Tribunal juge que la lettre de l'EACEA réclamant le remboursement de subventions, fondée sur un rapport d'audit, est un acte indissociable du cadre contractuel de la convention "Lifelong Learning", et non un acte administratif attaquable par la voie de l'article 263 TFUE. En conséquence, seules les voies de recours contractuelles (notamment la clause compromissoire) étaient ouvertes pour contester l'inéligibilité des coûts et la demande de remboursement.
5 octobre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne, par son ordonnance du 5 octobre 2016 dans l'affaire C-330/13, Lukoyl Neftohim Burgas, statue sur une demande de décision préjudicielle relative à l'interprétation de la directive 2003/96/CE concernant la taxation des produits énergétiques et de l'électricité. Elle précise les conditions dans lesquelles un État membre peut appliquer une exonération ou un taux réduit d'accise aux produits énergétiques utilisés comme carburant pour la navigation intérieure, en fonction de leur usage effectif. Cette décision clarifie les limites de la marge d'appréciation des États membres dans la mise en œuvre de cette directive, notamment en matière de contrôle et de preuve de l'utilisation conforme des produits exonérés.
5 octobre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 octobre 2016 (affaire T-549/14) rejette le recours de Lidl Stiftung & Co. KG contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "Castello" pour des fromages. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques figuratives antérieures "Castelló" désignant des produits similaires, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision illustre l'appréciation stricte de la similitude phonétique et visuelle entre signes, même en présence de différences graphiques, lorsque les produits sont identiques ou très proches.
4 octobre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Lidl Stiftung contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Castello" pour des produits alimentaires. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques figuratives antérieures "Castelló", en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et de la proximité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
4 octobre 2016
Cette ordonnance de la Cour de justice (grande chambre) rectifie un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-526/14, relative à la demande de décision préjudicielle de la Cour constitutionnelle slovène concernant la compatibilité avec le droit de l'Union des mesures de restructuration du secteur bancaire slovène. Pour un professionnel du droit français, cette rectification corrige des erreurs matérielles ou de rédaction dans le dispositif ou les motifs de l'arrêt initial, sans en modifier la portée juridique substantielle.
30 septembre 2016
29 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par la société Investigación y Desarrollo en Soluciones y Servicios IT SA contre la Commission. Elle confirme l'irrecevabilité des recours en annulation et en responsabilité extracontractuelle intentés par la société, au motif que les actes contestés (rapport d'audit, décision de recouvrement et de suspension de paiements) ne constituent pas des décisions attaquables au sens de l'article 263 TFUE.
29 septembre 2016
Les conclusions de l'avocat général Sharpston portent sur la validité de l'inscription des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) sur la liste européenne des organisations terroristes, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. L'avocat général examine si les activités menées par un groupe armé non étatique en période de conflit armé peuvent être qualifiées d'"actes de terrorisme" au sens du droit de l'Union, et si cette qualification est compatible avec le droit international humanitaire. Il conclut que les actes commis par les TLET, même en période de conflit armé, peuvent constituer des actes de terrorisme dès lors qu'ils ne respectent pas les principes de distinction et de proportionnalité du droit humanitaire.
29 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le pourvoi formé par une société espagnole contre une ordonnance du Tribunal. Cette affaire concernait des litiges relatifs à des contrats de subvention de recherche, où la Commission avait identifié des irrégularités et décidé de recouvrer des avances, de suspendre des paiements et de ne pas conclure une nouvelle convention. La décision confirme que les recours en annulation et en responsabilité extracontractuelle étaient irrecevables, faute pour la société de démontrer que les actes attaqués produisaient des effets juridiques obligatoires ou constituaient des violations suffisamment caractérisées.
29 septembre 2016
L'arrêt Essent Belgium (C-492/14) juge que des réglementations régionales imposant la gratuité de la distribution de l'électricité verte uniquement produite dans la région concernée constituent une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises (articles 28 et 30 CE). La Cour estime que cette mesure, bien que poursuivant un objectif environnemental légitime, n'est pas proportionnée car elle exclut l'électricité verte produite dans d'autres États membres, violant ainsi les principes de non-discrimination et d'accès aux réseaux prévus par les directives sur le marché intérieur de l'électricité.
29 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours du Royaume-Uni contre la correction financière forfaitaire de 10 % appliquée par la Commission aux dépenses du FEAGA et du FEADER. Cette correction sanctionnait des défaillances dans le système de contrôle de la conditionnalité des aides directes, notamment concernant l'interprétation des exigences de l'annexe II du règlement n° 73/2009 relatives à la protection des pâturages permanents. L'arrêt confirme la marge d'appréciation de la Commission pour appliquer ses orientations internes en matière de corrections financières et précise la charge de la preuve incombant à l'État membre pour contester les constatations de manquements systémiques.
28 septembre 2016
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du Royaume-Uni contre la correction financière forfaitaire imposée par la Commission pour non-respect des règles de conditionnalité dans le cadre du système intégré de gestion et de contrôle (SIGC). L'arrêt précise que la Commission peut appliquer une correction forfaitaire lorsque l'État membre ne démontre pas que les contrôles effectués étaient suffisants pour garantir la conformité des dépenses agricoles. Il confirme également l'interprétation de l'annexe II du règlement n° 73/2009 concernant les exigences en matière de conditionnalité.
28 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en responsabilité non contractuelle de Christoph Klein contre la Commission, estimant que l'absence de prise de position de celle-ci suite à la notification d'une décision nationale d'interdiction de mise sur le marché d'un dispositif médical ne constitue pas une violation suffisamment caractérisée du droit de l'Union. L'arrêt précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'Union pour inaction de la Commission dans le cadre du régime harmonisé des dispositifs médicaux (Directive 93/42/CEE), notamment l'absence de lien de causalité direct entre le préjudice allégué et le comportement reproché.
28 septembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 septembre 2016 (affaire T-309/10 RENV) précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité non contractuelle de la Commission européenne en matière de dispositifs médicaux. Il juge que l'absence de prise de position de la Commission suite à la notification par un État membre d'une décision d'interdiction de mise sur le marché, en application de l'article 8 de la directive 93/42/CEE, ne constitue pas une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, en l'absence de lien de causalité direct entre cette inaction et le préjudice allégué.
28 septembre 2016