1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-540/17) concerne un litige contractuel entre la Banque européenne d'investissement (BEI) et la République arabe syrienne, fondé sur une clause compromissoire. Le Tribunal condamne la Syrie à rembourser à la BEI les sommes avancées dans le cadre d'un accord de prêt pour un projet de distribution d'électricité, majorées des intérêts de retard, en raison de l'inexécution de ses obligations contractuelles. Cette décision illustre la compétence des juridictions de l'Union pour connaître des litiges nés de contrats de droit public ou privé conclus par l'UE, même en présence d'un État tiers défaillant.
6 juin 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un contrat de prêt libellé en devise étrangère, que le professionnel doit communiquer au consommateur, après la conclusion du contrat, le taux de change applicable à la somme mise à disposition en monnaie nationale. Cette communication est essentielle pour permettre au consommateur d'apprécier le caractère éventuellement abusif de la clause de conversion, au regard des exigences de transparence et de bonne foi prévues par la directive 93/13/CEE. L'absence d'une telle information peut entraîner le caractère abusif de la clause, avec pour conséquence sa nullité et la non-opposabilité au consommateur.
5 juin 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations d'information du prêteur en matière de clauses de conversion de devises dans les contrats de prêt hypothécaire. Elle juge que le défaut de communication au consommateur du taux de change applicable lors de la mise à disposition des fonds en monnaie nationale peut constituer une clause abusive, car il crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties. Cette décision impose aux juges nationaux d'apprécier le caractère transparent et équitable de ces clauses, et d'en tirer toutes les conséquences juridiques, y compris la nullité éventuelle du contrat.
5 juin 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle de la banque iranienne Bank Saderat contre le Conseil, qui demandait réparation pour le préjudice subi du fait de son inscription et de son maintien sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives (gel des fonds et restrictions d'admission). Le Tribunal a estimé que la violation alléguée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers n'était pas suffisamment caractérisée pour engager la responsabilité de l'Union. Cette décision précise les conditions strictes d'engagement de la responsabilité de l'UE en matière de PESC et de mesures restrictives.
5 juin 2019
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en indemnité de Bank Saderat plc, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de son inscription sur les listes de gel de fonds et de restrictions d'adoption de mesures restrictives à l'encontre de l'Iran. Il juge que, bien que l'inscription initiale de la banque ait été annulée pour erreur d'appréciation, cette illégalité ne constitue pas une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, faute de marge d'appréciation réduite ou inexistante pour le Conseil et de méconnaissance grave et manifeste des limites de son pouvoir. En conséquence, la condition de la responsabilité non contractuelle de l'Union n'est pas remplie.
5 juin 2019
Le Tribunal de l'UE, dans l'affaire T-616/17 RENV, a jugé que le Conseil avait commis une illégalité en retirant une décision de mise à la retraite d'un fonctionnaire après que celui-ci avait présenté sa demande, en se fondant sur une modification ultérieure du statut. Cette décision précise les limites du pouvoir de retrait d'un acte individuel favorable et les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'institution en cas de violation du principe de sécurité juridique. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'importance de la date de la demande dans l'appréciation des droits du fonctionnaire et le caractère exceptionnel du retrait d'un acte créateur de droits.
5 juin 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté la demande en indemnisation de Bank Saderat plc, qui contestait le préjudice subi du fait de son inscription sur les listes de mesures restrictives visant l'Iran. Pour engager la responsabilité non contractuelle de l'Union, il est nécessaire de démontrer une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, ce qui n'a pas été établi en l'espèce. Cet arrêt rappelle ainsi les conditions strictes pour obtenir réparation du fait de l'adoption de mesures restrictives.
5 juin 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans un contrat de prêt en devise étrangère, le professionnel doit communiquer au consommateur le taux de change effectivement appliqué lors du décaissement des fonds en monnaie nationale. Cette information est essentielle pour apprécier le caractère équilibré du contrat et, si elle fait défaut, la clause de conversion peut être jugée abusive au sens de la directive 93/13/CEE.
5 juin 2019
5 juin 2019
4 juin 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que le transfert de sous-produits animaux destinés à être utilisés comme matière première pour la production de biogaz relève du règlement (CE) n° 1069/2009 et non du règlement (CE) n° 1013/2006 sur les transferts de déchets. La Cour exclut ainsi ces transferts du champ d'application du régime des déchets, à condition que les sous-produits soient destinés à une valorisation autorisée par la réglementation sanitaire. Cette décision clarifie la frontière entre les deux régimes pour les professionnels français du secteur de la méthanisation.
23 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle introduit par deux sociétés contre la Commission, en raison de l'absence de lien de causalité direct entre le comportement reproché à l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) et le préjudice allégué. L'OLAF avait insisté auprès des États membres pour récupérer des droits antidumping sur des importations de silicium métal originaire de Taïwan, sans exiger la preuve que ce silicium était originaire de Chine, mais le Tribunal a jugé que ce comportement n'était pas la cause directe des pertes subies par les requérantes. Cet arrêt précise les conditions strictes d'engagement de la responsabilité de l'Union pour les actes de l'OLAF, notamment l'exigence d'un lien de causalité certain et direct.
23 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le transport de sous-produits animaux destinés à être utilisés comme matière première pour la production de biogaz relève du règlement (CE) n° 1069/2009, et non du règlement (CE) n° 1013/2006 sur les transferts de déchets, dès lors que ces sous-produits sont destinés à une valorisation autorisée. Cette exclusion du champ d'application du règlement sur les transferts de déchets est conditionnée au respect des exigences sanitaires spécifiques prévues par la réglementation relative aux sous-produits animaux.
23 mai 2019
Le Tribunal de l'UE rejette le recours en indemnité de créanciers privés contre la BCE, estimant que son avis sur la restructuration de la dette grecque (incluant des clauses d'action collective et un échange obligatoire de titres) n'a pas constitué une violation suffisamment caractérisée du droit de l'UE. Il juge que ni le principe *pacta sunt servanda*, ni le droit de propriété (article 17 de la Charte), ni la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE) n'ont été méconnus de manière à engager la responsabilité non contractuelle de la BCE.
23 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l’UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle intenté par deux opérateurs économiques contre la Commission. Ceux-ci reprochaient à l’OLAF d’avoir incité les États membres à réclamer des droits antidumping sur des importations de silicium métal de Taïwan sans preuve de leur origine chinoise. Le Tribunal juge que le lien de causalité direct entre le comportement de l’OLAF et le préjudice allégué n’est pas établi, la réclamation des droits relevant de la décision souveraine des autorités nationales.
23 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la révocation du statut de protection subsidiaire, fondée sur une erreur de l'administration concernant les circonstances de fait ayant initialement justifié son octroi, est admissible. Cette décision précise les conditions de l'article 19 de la directive 2011/95/UE, en autorisant le retrait du statut lorsque les faits ayant conduit à son attribution étaient inexacts dès l'origine, sans qu'il soit nécessaire de démontrer une fraude du bénéficiaire.
23 mai 2019
Cet arrêt de la CJUE précise la qualification juridique du certificat d'hérédité national polonais au regard du règlement (UE) n° 650/2012. La Cour distingue ce document, qui constitue une "décision" au sens du règlement lorsqu'il est délivré par un tribunal, d'un "acte authentique", ce qui a des conséquences directes sur sa circulation et sa reconnaissance dans l'espace judiciaire européen. En outre, l'arrêt clarifie la notion de "juridiction" et les obligations de notification des États membres concernant les notaires exerçant des fonctions juridictionnelles.
23 mai 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de révocation du statut de protection subsidiaire. Il juge que l'administration peut retirer ce statut lorsqu'elle découvre une erreur sur les circonstances de fait ayant fondé sa décision initiale, même en l'absence de fraude de la part du bénéficiaire. Cette révocation est toutefois subordonnée au respect des conditions de l'article 19 de la directive 2011/95/UE, et notamment à l'absence de nouveaux éléments justifiant le maintien de la protection.
23 mai 2019
Dans l'arrêt Bilali (C-720/17), la CJUE précise les conditions de révocation du statut de protection subsidiaire. Elle juge qu'une telle révocation est possible lorsque l'administration a accordé ce statut sur la base d'une erreur de fait, même si cette erreur n'est pas imputable au demandeur. La décision de révocation doit toutefois respecter le principe de proportionnalité et ne peut être automatique.
23 mai 2019
L'arrêt T-370/17 du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission autorisant la création d'une entreprise commune entre KPN et d'autres opérateurs sur le marché néerlandais des services de télécommunications et de télévision. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur manifeste d'appréciation en définissant trop étroitement le marché de détail des services de télévision et en n'analysant pas suffisamment les effets verticaux de l'opération sur le marché de gros. Cette décision rappelle l'obligation pour la Commission de motiver précisément sa délimitation des marchés pertinents et d'examiner rigoureusement les risques de verrouillage vertical dans les opérations de concentration.
23 mai 2019