1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en vertu de l'article 63 TFUE en supprimant, par la loi et sans indemnisation, les droits d'usufruit sur des terres agricoles et sylvicoles détenus par des personnes morales ou des personnes physiques sans lien de proche parenté avec le propriétaire. Cette mesure constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des capitaux et une violation du droit de propriété garanti par l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent pas, sous couvert de politique agricole, porter une atteinte disproportionnée aux droits acquis des investisseurs étrangers.
21 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en vertu de l'article 63 TFUE en supprimant, sans indemnisation, les droits d'usufruit sur des terres agricoles et sylvicoles détenus par des personnes morales ou des personnes physiques sans lien de parenté proche avec le propriétaire. Cette mesure nationale constitue une restriction disproportionnée à la libre circulation des capitaux et une violation du droit de propriété garanti par l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que toute réglementation nationale affectant les droits réels sur des biens agricoles doit respecter les principes de proportionnalité et de protection de la propriété, même en présence d'objectifs légitimes de politique agricole.
21 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de Deutsche Lufthansa contre la décision de la Commission concernant les aides d'État en faveur de l'aéroport de Francfort-Hahn. La compagnie aérienne n'a pas démontré être individuellement concernée par les mesures litigieuses, la Commission ayant conclu à l'absence d'aide d'État ou à la compatibilité des aides avec le marché intérieur. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation pour les concurrents, qui doivent prouver une atteinte substantielle à leur position concurrentielle.
17 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation de Deutsche Lufthansa contre une décision de la Commission concernant des aides d'État en faveur de l'aéroport de Francfort-Hahn. La compagnie aérienne n'a pas démontré être individuellement concernée par la décision, car elle n'a pas prouvé que les aides litigieuses affectaient substantiellement sa position concurrentielle sur le marché concerné. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des concurrents contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
17 mai 2019
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission de retirer le statut de médicament orphelin à un produit de GMPO, estimant que la Commission avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le médicament n'apportait pas un "bénéfice notable" au sens de l'article 3, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 141/2000. L'arrêt précise que l'existence d'un autre médicament autorisé pour la même indication n'exclut pas automatiquement la démonstration d'un bénéfice notable, et que la Commission doit évaluer concrètement les avantages thérapeutiques, y compris en termes de tolérance ou d'administration. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation rigoureuse des critères de désignation des médicaments orphelins et peut influencer les stratégies de demande de statut orphelin pour les laboratoires français.
16 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les déchets produits à bord d'un navire à la suite d'une avarie, et qui doivent être débarqués dans un port de l'UE, ne relèvent pas du champ d'application du règlement (CE) n° 1013/2006 sur les transferts de déchets. Cette exclusion s'applique car ces déchets sont soumis à d'autres instruments internationaux et de l'UE, comme la convention MARPOL. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise donc que le régime de notification et de consentement préalables ne s'applique pas à ces transferts spécifiques, simplifiant ainsi leur gestion juridique.
16 mai 2019
Dans l'arrêt Plessers (C-509/17), la CJUE précise que la directive 2001/23/CE s'oppose à une législation nationale qui, dans le cadre d'une procédure de réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice (similaire à un redressement judiciaire), permet au cessionnaire de choisir librement les travailleurs qu'il reprend, sans maintenir leurs droits. La Cour juge que cette procédure belge ne constitue pas une procédure d'insolvabilité au sens de l'article 5 de la directive, car son objectif est la sauvegarde de l'entreprise, et non la liquidation. En conséquence, les exceptions au maintien des droits des travailleurs ne s'appliquent pas, et le cessionnaire est tenu de reprendre l'ensemble des contrats de travail.
16 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que les déchets produits à bord d'un navire à la suite d'une avarie, et qui n'ont pas encore été déchargés, ne relèvent pas du champ d'application du règlement (CE) n° 1013/2006 sur les transferts de déchets. Cette exclusion s'applique tant que ces déchets restent à bord et sont soumis aux règles internationales de sécurité maritime, comme la convention MARPOL. En conséquence, leur transfert vers un port pour réparation n'est pas soumis à la procédure de notification et de consentement préalables prévue par ce règlement.
16 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a confirmé la qualification d'aide d'État incompatible pour l'impôt polonais progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur de la vente au détail. L'arrêt précise que la progressivité de l'impôt, qui exonère de fait les petits distributeurs, constitue une mesure sélective au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Cette décision est déterminante pour l'appréciation des régimes fiscaux nationaux dérogatoires, notamment en matière de progressivité et de seuils d'exonération.
16 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, examine l'interprétation du règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. L'avocat général propose de clarifier les règles de compétence pour les actions en indemnisation des passagers, notamment en cas de correspondances multiples et de vols successifs. Cette affaire précise le lieu d'exécution pertinent pour déterminer le tribunal compétent, ce qui a des implications directes pour les litiges transfrontaliers en droit français.
16 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les déchets produits à bord d'un navire à la suite d'une avarie, et qui doivent être débarqués dans un port de l'UE, ne relèvent pas de l'exclusion prévue à l'article 1er, paragraphe 3, sous b), du règlement (CE) n° 1013/2006. Par conséquent, ces déchets sont soumis à la procédure de notification et de consentement écrits préalables, sauf s'ils sont couverts par d'autres instruments internationaux spécifiques. Cet arrêt clarifie le champ d'application du règlement sur les transferts de déchets en cas de situation d'urgence maritime.
16 mai 2019
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie un arrêt rendu dans l'affaire C-480/17, concernant une demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Köln (Allemagne) relative à la fiscalité directe. La rectification porte sur une erreur matérielle ou une omission dans le texte initial de l'arrêt, sans en modifier le sens ou la portée juridique. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance n'introduit aucun changement substantiel au droit applicable, mais assure la correction formelle de la décision antérieure.
16 mai 2019
Le Tribunal de l'UE rejette le recours en indemnité de Bank Tejarat contre le Conseil, estimant que l'inclusion et le maintien de la banque iranienne sur la liste des mesures restrictives n'ont pas constitué une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers. Cet arrêt précise les conditions strictes de mise en jeu de la responsabilité non contractuelle de l'Union pour les actes de la PESC, notamment l'exigence d'une méconnaissance grave et manifeste des limites du pouvoir d'appréciation.
16 mai 2019
16 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne qualifiant l'impôt polonais progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur de la vente au détail d'aide d'État incompatible. Il a jugé que la Commission n'avait pas démontré le caractère sélectif de la mesure, car la progressivité de l'impôt, basée sur le chiffre d'affaires, constituait une logique fiscale inhérente au système polonais. Cet arrêt précise les conditions de la sélectivité en matière d'aides d'État, notamment pour les impôts progressifs.
16 mai 2019
16 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2001/23/CE s'oppose à une législation nationale qui, dans le cadre d'une procédure de réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice, permet au cessionnaire de choisir librement les travailleurs qu'il reprend, sans garantir le maintien de leurs droits. Une telle faculté porte atteinte à la protection des travailleurs prévue par la directive, sauf si la procédure en cause relève des exceptions prévues pour les procédures d'insolvabilité, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
16 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du jury de ne pas admettre une candidate à l'étape suivante d'un concours général (EPSO/AD/331/16), constatant une erreur de droit dans l'appréciation des conditions d'admission. Cet arrêt rappelle l'obligation pour les jurys de concours de respecter strictement les conditions fixées dans l'avis de concours, notamment en matière de qualifications et d'expérience professionnelle, et précise les limites du pouvoir d'appréciation du jury dans l'évaluation des candidatures. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la possibilité de contester les décisions des jurys de concours des institutions européennes devant le juge de l'Union en cas d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation des règles de procédure.
16 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle introduit par la banque iranienne Bank Tejarat contre le Conseil de l'UE. La requérante demandait réparation du préjudice subi du fait de son inscription et de son maintien sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives (gel des fonds et restrictions d'admission) dans le cadre du régime de sanctions contre l'Iran. Le Tribunal a jugé que le Conseil n'avait pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'Union.
16 mai 2019
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions dans lesquelles des compensations versées par un État membre à des prestataires de services d'intérêt public dans le secteur de l'électricité constituent des aides d'État au sens de l'article 107 TFUE. La Cour rappelle que pour échapper à cette qualification, ces compensations doivent respecter les critères de l'arrêt Altmark, notamment une définition claire des obligations de service public et un calcul des coûts basé sur une entreprise moyenne et bien gérée. En l'espèce, la Cour juge que la notion d'avantage sélectif doit être appréciée au regard de l'équilibre économique global du secteur, et non de manière isolée.
15 mai 2019