1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 1178 mai 2019
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de la pérennité des investissements cofinancés par le FEADER. Elle juge que la mise en location d'un bien acquis grâce à une subvention peut constituer une modification importante de l'opération, justifiant le recouvrement des aides. L'arrêt clarifie également la notion d'« irrégularité » au sens du règlement (CE) n° 1306/2013, imposant aux États membres une obligation de recouvrement en cas de non-respect des conditions de financement.
8 mai 2019
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne rejetant l'offre d'Enrico Colombo SpA et Corinti Giacomo dans le cadre d'un marché public de travaux au CCR d'Ispra, pour défaut de motivation. L'arrêt précise l'étendue de l'obligation de motivation incombant au pouvoir adjudicateur, notamment lorsqu'il écarte une offre qu'il juge anormalement basse, et rappelle les conditions d'engagement de la responsabilité extracontractuelle de l'Union en cas d'illégalité commise dans une procédure de passation.
8 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de mise en congé dans l'intérêt du service et de mise à la retraite d'office des fonctionnaires, en interprétant l'article 42 quater du statut. Le Tribunal se prononce sur la recevabilité du recours et examine le champ d'application de cette disposition à travers une analyse littérale, contextuelle et téléologique. Pour un professionnel du droit français, cette décision clarifie les limites du pouvoir discrétionnaire de l'administration dans le cadre des mesures d'office affectant la carrière des agents publics européens.
8 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 42 quater du statut des fonctionnaires, relatif à la mise en congé dans l'intérêt du service pouvant conduire à une mise à la retraite d'office. Il clarifie notamment l'interprétation littérale, contextuelle et téléologique de cette disposition, en définissant son champ d'application et en admettant la recevabilité du recours sur la base de l'intérêt à agir du fonctionnaire concerné. Pour le praticien français, cette décision affine les critères de mise en œuvre de cette procédure dérogatoire au sein des institutions européennes.
8 mai 2019
Dans l'arrêt EN.SA. (C-712/17), la CJUE précise que le principe de neutralité de la TVA ne s'oppose pas à ce qu'un État membre refuse le droit à déduction à un assujetti qui a participé à une opération fictive, même s'il n'en était pas l'auteur. Elle juge également compatible avec le droit de l'UE une amende administrative égale au montant de la TVA indûment déduite, dès lors que cette sanction est proportionnée à la gravité de la fraude et qu'elle n'excède pas ce qui est nécessaire pour assurer le recouvrement exact de la taxe et prévenir l'évasion fiscale.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation autrichienne excluant totalement la prise en compte de l'expérience professionnelle acquise avant l'âge de 18 ans pour la détermination de la rémunération et de l'avancement constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, contraire à la directive 2000/78/CE. Cette décision précise qu'un tel désavantage ne saurait être justifié par la volonté de favoriser l'insertion des jeunes travailleurs, et qu'il affecte également la libre circulation des travailleurs au sens de l'article 45 TFUE. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que tout système de rémunération lié à l'ancienneté doit prendre en compte l'intégralité des périodes d'activité, sans seuil d'âge discriminatoire.
8 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement d'exécution (UE) 2016/1329, qui imposait un droit antidumping définitif avec effet rétroactif sur les importations de produits plats laminés à froid en acier originaires de Chine et de Russie. La Cour a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment démontré que les importateurs avaient connaissance des pratiques de dumping et du préjudice, ni établi une nouvelle augmentation substantielle des importations justifiant l'application rétroactive. Cette décision précise les conditions strictes de l'article 10, paragraphe 4, du règlement de base antidumping pour l'application rétroactive des droits.
8 mai 2019
8 mai 2019
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion de l'expérience professionnelle acquise avant l'âge de 18 ans pour le calcul de la rémunération et de l'avancement constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Cette discrimination ne peut être justifiée par la seule volonté de favoriser l'insertion des jeunes travailleurs, ni par des motifs budgétaires. L'arrêt impose aux États membres de supprimer cette différence de traitement et de garantir un recours effectif aux agents lésés, conformément à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le marin ressortissant d'un État membre, employé à bord d'un navire battant pavillon d'un État tiers par un employeur établi dans un autre État membre, relève de la législation de sécurité sociale de l'État membre de résidence, conformément à l'article 11, paragraphe 3, sous e), du règlement n° 883/2004. Cette interprétation clarifie le critère de rattachement pour les travailleurs maritimes en l'absence de lien avec le pavillon ou le territoire de l'Union.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Landeskreditbank Baden-Württemberg – Förderbank contre l'arrêt du Tribunal, confirmant que la Banque centrale européenne (BCE) peut, en vertu de l'article 6, paragraphe 4, du règlement (UE) n° 1024/2013, considérer un établissement de crédit comme "important" et exercer directement sa surveillance, même si cet établissement remplit les critères quantitatifs pour être qualifié de "moins important". L'arrêt précise que l'existence de "circonstances particulières" justifiant une telle requalification relève d'une appréciation discrétionnaire de la BCE, et non d'une simple vérification automatique des seuils.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) peut considérer un établissement de crédit comme "moins important" en raison de "circonstances particulières", au sens du règlement (UE) n° 1024/2013. L'arrêt confirme que l'appréciation de ces circonstances relève d'un pouvoir discrétionnaire de la BCE, qui n'est pas tenue de suivre l'évaluation initiale de l'autorité nationale compétente. En conséquence, la qualification d'un établissement comme "moins important" ne saurait être automatique et peut être reprise par la BCE même en l'absence de difficultés financières avérées.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation autrichienne excluant totalement la prise en compte de l'expérience professionnelle acquise avant l'âge de 18 ans pour la détermination de l'échelon de rémunération des agents publics constitue une discrimination indirecte fondée sur l'âge, contraire à la directive 2000/78/CE. Cette décision précise que les États membres ne peuvent maintenir une différence de traitement défavorable aux travailleurs ayant acquis une expérience avant leur majorité, même dans le cadre d'un nouveau régime de rémunération, sans justification objective et proportionnée. L'arrêt rappelle également que cette exigence de non-discrimination s'applique sans préjudice des principes de libre circulation des travailleurs consacrés à l'article 45 TFUE et à l'article 7, paragraphe 1, du règlement n° 492/2011.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la mise en location d'un bien acquis grâce à une subvention du Feader constitue une modification importante de l'opération d'investissement, susceptible de rompre sa pérennité au sens du règlement n° 1698/2005. Cette situation impose à l'État membre de procéder au recouvrement des paiements indus, même en l'absence de fraude, dès lors qu'il s'agit d'une irrégularité au sens du règlement n° 1306/2013. L'arrêt rappelle ainsi l'obligation stricte des autorités nationales de récupérer les aides lorsque les conditions de leur octroi ne sont plus respectées.
8 mai 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que, en l'absence de critères de répartition dans la réglementation nationale, un assujetti exerçant à la fois des activités économiques et non économiques a le droit de déduire la TVA ayant grevé l'acquisition de biens et de services utilisés indifféremment pour ces deux types d'opérations. La Cour rappelle que le principe de neutralité fiscale impose une déduction proportionnelle à l'usage économique, même si la loi nationale ne prévoit pas de méthode de calcul, et que le principe de légalité de l'impôt ne fait pas obstacle à ce que le juge national applique une clé de répartition raisonnable.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, en cas de recours abusif aux contrats à durée déterminée dans le secteur public, le droit de l'Union ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui limite l'effet rétroactif de la transformation du contrat en contrat à durée indéterminée, à condition qu'il existe une autre mesure effective pour sanctionner cet abus. L'absence de toute réparation financière pour le préjudice subi par le travailleur est toutefois contraire à l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée.
8 mai 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que des sessions interactives à caractère érotique, filmées et diffusées en direct par Internet, constituent une activité de divertissement au sens des directives TVA. Par conséquent, le lieu de ces prestations est réputé se situer à l'endroit où elles sont matériellement exécutées, et non au lieu d'établissement du preneur. Cette décision a une portée directe pour la détermination du rattachement fiscal des prestations de services en ligne à caractère personnel.
8 mai 2019