1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Sopra Steria Group SA contre le Parlement européen, confirmant l'exclusion de la société d'une procédure d'appel d'offres pour des services informatiques en raison d'un conflit d'intérêts potentiel et d'une omission de fournir des renseignements exigés. L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 107, paragraphe 1, sous b), du règlement financier, en soulignant que le pouvoir adjudicateur peut exclure un soumissionnaire pour manquement à ses obligations d'information, même en l'absence de preuve d'un conflit d'intérêts avéré, dès lors qu'un risque potentiel et sérieux est établi. Cette décision rappelle l'importance de la transparence et de la proportionnalité dans les procédures de passation des marchés publics européens.
9 avril 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 9 avril 2019 (affaire T-259/15) précise les obligations du pouvoir adjudicateur en matière de vérification des capacités financière, économique et technique d'un soumissionnaire dans le cadre d'une procédure de passation de marchés publics de travaux. Il rappelle que le rejet d'une offre doit être motivé de manière suffisante et que l'appréciation des documents attestant de ces capacités ne doit pas être entachée d'une erreur manifeste. Cette décision est utile pour les praticiens français car elle confirme les principes de transparence et d'égalité de traitement applicables aux marchés publics européens, transposés en droit national.
9 avril 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision du Parlement européen d'attribuer un marché public de construction à Luxembourg, faute de motivation suffisante et en raison d'une erreur manifeste d'appréciation. Il précise les obligations de l’acheteur public concernant l’évaluation de la capacité financière et technique des soumissionnaires, notamment l’exigence de vérifier le respect des critères de sélection avant l’attribution. Pour le praticien français, il rappelle que le pouvoir adjudicateur doit motiver de manière circonstanciée le rejet d’une offre et ne peut se fonder sur une appréciation erronée des documents attestant de la capacité du candidat.
9 avril 2019
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 9 avril 2019 (Sopra Steria Group/Parlement) précise les conditions dans lesquelles un pouvoir adjudicateur peut exclure un soumissionnaire d'une procédure de marché public pour conflit d'intérêts potentiel ou pour omission de fournir des renseignements exigés, sur le fondement de l'article 107, paragraphe 1, sous b), du règlement financier. Le Tribunal rappelle que l'existence d'un conflit d'intérêts doit être appréciée objectivement et que l'obligation de transparence et de proportionnalité impose au pouvoir adjudicateur de mettre le soumissionnaire en mesure de démontrer l'absence de risque réel. Enfin, l'arrêt souligne que l'omission de fournir des renseignements, même non intentionnelle, peut justifier une exclusion si elle affecte la capacité du pouvoir adjudicateur à vérifier l'absence de conflit d'intérêts.
9 avril 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-319/19) déclare irrecevable le recours d'agents temporaires de l'OLAF contestant le refus de lancer un exercice de reclassement annuel. La demande visait une mesure de caractère général, et le recours a été jugé tardif car le délai de recours avait commencé à courir dès la publication de la décision sur l'intranet. Cette décision précise les conditions de recevabilité des recours contre les actes de portée générale et le point de départ du délai de recours en matière de fonction publique européenne.
9 avril 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement une décision de la Commission européenne infligeant une astreinte à Qualcomm pour défaut de fourniture d'informations dans le cadre d'une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé le caractère nécessaire des informations demandées et a violé le principe de proportionnalité. Cette décision rappelle les limites du pouvoir d'investigation de la Commission et l'importance de protéger les droits de la défense, notamment le principe d'interdiction de l'auto-incrimination, dans les procédures administratives en droit de la concurrence.
9 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'endommagement d'un pneumatique d'un aéronef par un objet étranger présent sur la piste d'un aéroport constitue une "circonstance extraordinaire" au sens du règlement (CE) n° 261/2004, pouvant exonérer le transporteur aérien de son obligation d'indemnisation. Toutefois, cette exonération n'est accordée que si le transporteur démontre avoir pris toutes les mesures raisonnables pour éviter l'annulation ou le retard, ce qui inclut une gestion adéquate des conséquences de l'incident. Cette décision précise la portée de la notion de circonstances extraordinaires pour les professionnels du droit français, en l'appliquant à un incident technique lié à l'infrastructure aéroportuaire.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO concernant la marque figurative TESTA ROSSA, jugeant que l'usage externe de la marque par un tiers autorisé, sans lien de subordination, peut constituer un usage sérieux au sens de l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001. Cet arrêt précise les conditions de preuve de l'usage pour éviter la déchéance, en insistant sur l'égalité de traitement et la prise en compte de l'usage par des entités indépendantes mais liées contractuellement.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'ONG ClientEarth contre la Commission européenne, qui avait refusé de réexaminer une décision d'autorisation de mise sur le marché du phtalate de bis (2-éthylhexyle) (DEHP) au titre du règlement REACH. La juridiction a jugé que la Commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en considérant que la demande de réexamen interne était non fondée. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles les organisations non gouvernementales peuvent contester les décisions d'autorisation de substances chimiques, en application de l'article 10 du règlement d'Aarhus.
4 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la conclusion de conventions d'affiliation à une caisse de prévoyance professionnelle, nécessitant l'accord des employés ou de leurs représentants, peut relever des règles des marchés publics si elle constitue un marché public de services au sens de la directive 2014/24. En l'absence d'une application directe de cette directive, les principes généraux du TFUE (égalité de traitement, non-discrimination et transparence) s'imposent lorsque le contrat présente un intérêt transfrontalier certain. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les obligations de mise en concurrence pour les contrats de prévoyance collective conclus par les employeurs publics, même en présence d'une clause d'accord préalable des salariés.
4 avril 2019
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-686/17 précisent que, pour les champignons de couche, le "pays d'origine" au sens du règlement OCM unique (règlement n° 1308/2013) est le lieu où ils ont été récoltés, et non celui où le substrat de culture a été préparé. L'étiquetage doit indiquer le pays de récolte comme origine, et une mention telle que "cultivé en Allemagne" pour un produit récolté dans un autre État membre est susceptible d'induire le consommateur en erreur au sens de la directive 2000/13/CE et du règlement INCO (n° 1169/2011).
4 avril 2019
4 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'ONG ClientEarth contre la décision de la Commission de ne pas réexaminer l'autorisation de mise sur le marché du phtalate de bis (2-éthylhexyle) (DEHP), une substance extrêmement préoccupante. Le Tribunal a jugé que la Commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en considérant que la demande de réexamen interne, fondée sur l'article 10 du règlement (CE) n° 1367/2006, était non fondée. Cet arrêt précise les conditions strictes de recevabilité et de fond des demandes de réexamen interne des décisions d'autorisation au titre du règlement REACH.
4 avril 2019
4 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de United Wineries contre la décision de l'EUIPO, confirmant le refus d'enregistrement de la marque verbale "VIÑA ALARDE" pour des vins. Il a jugé qu'il existait un risque de confusion avec la marque espagnole antérieure "ALARDE" en raison de l'identité des produits et de la similitude visuelle et phonétique des signes, l'élément dominant "ALARDE" étant commun aux deux marques.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'UE annule partiellement les mesures restrictives (gel des fonds) imposées à M. Sharif en raison de la situation en Syrie. Il juge que le Conseil a commis une erreur manifeste d'appréciation en incluant le requérant sur la liste des personnes visées, faute de preuves suffisantes de son implication dans la répression. Cet arrêt rappelle l'obligation pour le Conseil de fonder ses décisions sur des éléments concrets et vérifiables, sous peine de violation des droits de la défense et du droit de propriété.
4 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a statué sur le pourvoi d'un agent de la BEI contestant le rejet de sa plainte pour harcèlement sexuel, dans le cadre du programme interne "Dignity at work". L'arrêt précise les conditions de contrôle juridictionnel des décisions de la BEI en matière de harcèlement, notamment quant à l'obligation de motivation et à l'étendue du pouvoir d'appréciation de l'institution. Il rappelle que le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur le respect des garanties procédurales et l'exactitude matérielle des faits, tout en reconnaissant une marge d'appréciation à la BEI pour l'évaluation des éléments complexes.
4 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 4 avril 2019 (affaire C-558/17 P), précise les conditions de recevabilité et le contrôle juridictionnel des décisions de la Banque européenne d'investissement (BEI) rejetant une plainte pour harcèlement sexuel, notamment dans le cadre de son programme interne "Dignity at work". Elle rappelle que le juge de l'Union exerce un contrôle limité sur l'appréciation des faits par l'administration, mais doit vérifier l'absence d'erreur manifeste et le respect des garanties procédurales. Cet arrêt est pertinent pour les professionnels du droit confrontés à des litiges impliquant des institutions européennes et leurs agents, en matière de harcèlement et de responsabilité.
4 avril 2019
4 avril 2019
La vice-présidente de la Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre du litige l'opposant à Wall Street Systems UK Ltd. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article 145 du règlement de procédure, détermine les frais exposés par la BCE qui doivent être supportés par la partie adverse suite à l'issue de la procédure en référé. Elle précise ainsi le quantum des dépens, incluant notamment les honoraires d'avocat et les frais de déplacement, conformément à la jurisprudence constante de la Cour.
4 avril 2019