1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 avril 2019 (affaire T-804/17) confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative représentant deux arches opposées pour des produits pharmaceutiques, faute de caractère distinctif au sens de l'article 7, §1, b) du règlement 2017/1001. Le Tribunal juge que cette représentation, perçue comme un simple élément décoratif ou un emballage banal par le public pertinent, ne permet pas d'identifier l'origine commerciale des produits. Cette décision illustre l'application stricte des critères de distinctivité pour les signes tridimensionnels ou figuratifs simples dans le secteur pharmaceutique.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO concernant la marque figurative TESTA ROSSA, jugeant que l'Office avait violé le principe d'égalité de traitement en exigeant des preuves d'usage plus strictes pour cette marque que pour d'autres marques dans des situations comparables. L'arrêt précise que l'usage externe de la marque, notamment dans la correspondance commerciale et les factures, peut constituer un usage sérieux au sens de l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001, même en l'absence d'étiquetage direct sur les produits.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de M. Sharif visant l'annulation des mesures de gel de ses fonds, confirmant la légalité des restrictions adoptées par le Conseil à l'encontre de la Syrie. L'arrêt précise que le droit à une protection juridictionnelle effective et les droits de la défense sont respectés dès lors que la personne concernée est informée des motifs et peut les contester, même en l'absence de notification préalable. Il rappelle également que l'atteinte au droit de propriété et à la réputation est proportionnée au regard de l'objectif de pression sur le régime syrien.
4 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'endommagement d'un pneumatique d'avion par un objet étranger présent sur la piste d'un aéroport constitue une « circonstance extraordinaire » au sens du règlement n° 261/2004, pouvant exonérer le transporteur aérien de son obligation d'indemnisation. Cependant, cette exonération n'est acquise que si la compagnie démontre avoir pris toutes les mesures raisonnables pour éviter l'annulation ou le retard, et que l'incident n'était pas inhérent à l'exercice normal de son activité.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO concernant la marque figurative TESTA ROSSA, jugeant que l'Office avait violé le principe d'égalité de traitement en exigeant des preuves d'usage plus strictes pour les requérants que pour d'autres titulaires de marques dans des situations similaires. L'arrêt précise que l'usage externe de la marque, notamment via des revendeurs ou distributeurs, peut être retenu comme preuve d'usage sérieux au sens de l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001. Cette décision clarifie les conditions d'appréciation de l'usage effectif d'une marque de l'UE dans le cadre d'une procédure de déchéance.
4 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la conclusion de conventions d'affiliation à une caisse de prévoyance professionnelle, chargée de gérer des contributions de solidarité, peut relever des règles des marchés publics si elle constitue un contrat à titre onéreux. L'obligation de transparence et les principes d'égalité de traitement et de non-discrimination s'appliquent, même si la législation nationale subordonne cette conclusion à l'accord des employés ou de leurs représentants. Cette décision clarifie l'articulation entre le droit social national et le droit européen des marchés publics, imposant une mise en concurrence préalable dans de telles hypothèses.
4 avril 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-558/17 P) confirme l'étendue du contrôle juridictionnel sur les décisions de la Banque européenne d'investissement (BEI) en matière de harcèlement sexuel, notamment dans le cadre de son programme «Dignity at work». La Cour précise que le juge de l'Union peut examiner si l'enquête interne a été menée de manière approfondie et impartiale, et que le rejet d'une plainte par le président de la BEI est susceptible d'annulation en cas d'erreur d'appréciation ou de violation des droits de la défense. Cette décision renforce la protection des agents de la BEI contre le harcèlement en imposant un contrôle juridictionnel effectif sur les procédures internes de traitement des plaintes.
4 avril 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'ONG ClientEarth contre la Commission européenne, qui avait refusé de réexaminer une autorisation de mise sur le marché du phtalate de bis (2-éthylhexyle) (DEHP) dans le cadre du règlement REACH. La Commission avait estimé que la demande de réexamen interne était non fondée, et le Tribunal a validé cette décision en jugeant qu'aucune erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation n'avait été commise. Cette jurisprudence confirme la marge d'appréciation de la Commission dans l'évaluation des demandes de réexamen des autorisations de substances chimiques.
4 avril 2019
3 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe ne bis in idem, consacré à l'article 50 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à ce qu'une autorité nationale de concurrence inflige, dans une même décision, une amende sur le fondement du droit national de la concurrence et une autre amende sur celui du droit de l'Union (article 82 CE) pour un même comportement anticoncurrentiel. Cette double sanction cumulative est prohibée, même si les amendes sont prononcées simultanément et dans le cadre d'une procédure unique. L'arrêt précise ainsi les limites de l'application parallèle du droit national et du droit de l'Union de la concurrence, conformément à l'article 3, paragraphe 1, du règlement n° 1/2003.
3 avril 2019
Les conclusions de l'avocat général Tanchev dans l'affaire C-654/17 P portent sur le pourvoi de BMW et du Land de Saxe contre un arrêt du Tribunal ayant partiellement annulé une décision de la Commission qualifiant une aide régionale à l'investissement d'incompatible avec le marché intérieur. L'avocat général examine la notion de « nécessité de l'aide » au sens de l'article 107, §3, TFUE et la portée de l'exemption par catégorie du règlement (CE) n°800/2008, notamment lorsque l'aide excède le seuil de notification individuelle. Il aborde également la recevabilité du pourvoi incident et les conditions d'admission d'une intervention devant le Tribunal.
3 avril 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que le principe ne bis in idem, garanti par l'article 50 de la Charte des droits fondamentaux, s'applique aux procédures de concurrence lorsqu'une autorité nationale inflige simultanément des amendes sur le fondement du droit national et du droit de l'Union (article 82 CE) pour un même comportement anticoncurrentiel. Il clarifie l'interprétation de l'article 3, paragraphe 1, du règlement n° 1/2003, en jugeant que l'autorité nationale ne peut pas cumuler des sanctions pour les mêmes faits sans violer ce principe fondamental.
3 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe ne bis in idem, consacré à l'article 50 de la Charte des droits fondamentaux, s'applique aux procédures de concurrence lorsqu'une autorité nationale inflige simultanément des amendes sur le fondement du droit national et du droit de l'Union (article 82 CE) pour un même comportement anticoncurrentiel. Cet arrêt précise que l'article 3, paragraphe 1, du règlement n° 1/2003 n'exclut pas l'application de ce principe, ce qui impose à l'autorité de concurrence de prendre en compte la double sanction pour éviter une violation du principe.
3 avril 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-492/17, Fleig/SEAE) précise les conditions de résiliation du contrat à durée indéterminée d’un agent contractuel, fondée sur la rupture du lien de confiance et l’intérêt du service (article 47, c), i), du RAA). Il rappelle que l’administration doit motiver sa décision sans commettre d’erreur manifeste d’appréciation, tout en respectant le devoir de sollicitude et le principe de bonne administration. L’affaire aborde également un incident procédural relatif à la publication sur Internet de pièces du dossier, en lien avec l’article 17 du statut.
2 avril 2019
Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE précise les obligations de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale en vertu du règlement Dublin III, notamment lorsque le demandeur a retiré sa première demande et en a introduit une nouvelle dans un autre État membre. La Cour clarifie que l'article 20, paragraphe 5, du règlement ne s'applique pas en cas de retrait de la demande avant la détermination de l'État responsable, et que la procédure de reprise en charge (articles 23 et 24) est alors applicable. Pour le praticien français, cet arrêt délimite les conditions dans lesquelles un État membre peut être tenu de reprendre un demandeur d'asile, en distinguant les procédures de détermination et de reprise en charge.
2 avril 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise l'interprétation des articles 18, 20, 23, 24 et 27 du règlement Dublin III (n° 604/2013). Il clarifie les obligations d'un État membre de reprendre en charge un demandeur d'asile qui a introduit une nouvelle demande dans un autre État membre, notamment lorsque la première demande a été retirée avant qu'une décision de transfert ne soit prise. La Cour établit que la procédure de reprise en charge ne peut être engagée que si le premier État membre a déjà accepté sa responsabilité, et que le retrait de la demande ne fait pas obstacle à cette reprise si le processus de détermination était en cours.
2 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre du règlement Dublin III, que la procédure de reprise en charge d'un demandeur d'asile par l'État membre initialement saisi reste applicable même si ce dernier a retiré sa demande avant qu'une décision de transfert soit prise. Elle juge que l'article 18, paragraphe 1, sous b) à d), du règlement ne requiert pas que la demande ait fait l'objet d'un examen au fond pour que la responsabilité soit transférée. Cette décision clarifie les obligations des États membres en cas de retrait de demande et les voies de recours ouvertes au demandeur contre une décision de transfert.
2 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'All Star contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque tridimensionnelle représentant la forme d'une semelle de chaussure. Il a confirmé que cette forme était dépourvue de caractère distinctif intrinsèque et que la preuve du caractère distinctif acquis par l'usage n'avait pas été suffisamment rapportée pour l'ensemble des produits concernés. L'arrêt rappelle les conditions strictes de preuve du caractère distinctif acquis pour les marques tridimensionnelles et les exigences procédurales devant l'EUIPO, notamment en matière de motivation et de droits de la défense.
29 mars 2019
28 mars 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-427/17) du 28 mars 2019 condamne l'Irlande pour manquement à ses obligations découlant de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. La Cour précise que, pour invoquer des circonstances exceptionnelles ou des coûts excessifs comme justification, l'État membre doit apporter la preuve concrète et détaillée que les solutions techniques les plus avancées entraîneraient des charges disproportionnées, et non se contenter d'affirmations générales.
28 mars 2019