1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a précisé que la notion de "consommateur" au sens de la directive 93/13/CEE ne s'étend pas à un salarié-emprunteur qui contracte un prêt immobilier auprès de son employeur pour financer l'acquisition de sa résidence principale, dès lors que ce prêt est lié à la relation de travail. En revanche, le conjoint coemprunteur solidaire, qui n'est pas salarié de l'employeur, peut être qualifié de "consommateur" et bénéficier de la protection de la directive. Cet arrêt délimite donc le champ d'application personnel des clauses abusives dans les contrats de crédit immobilier entre un employeur et ses salariés.
21 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la légalité du refus de la Commission d’accorder à Foshan Lihua Ceramic le statut de nouveau producteur-exportateur pour les carreaux en céramique chinois. Le Tribunal valide l’application de la méthode d’échantillonnage et le refus d’examen individuel, jugeant que la société ne démontre pas un lien de dépendance avec un exportateur échantillonné. Cette décision précise les conditions strictes pour bénéficier d’un réexamen accéléré au titre de l’article 11, paragraphe 4, du règlement antidumping de base.
20 mars 2019
Le président du Tribunal de l'UE constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de sursis à exécution d'une décision de la Commission déclarant des aides d'État espagnoles incompatibles avec le marché intérieur, car le recours principal a été satisfait. Cette ordonnance met fin à la procédure de référé dans l'affaire concernant une garantie publique accordée à des clubs de football professionnels.
20 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Grammer contre le refus d'enregistrement d'une marque figurative représentant une forme, confirmant l'absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les signes constitués par la représentation d'une forme doivent démontrer une capacité intrinsèque à identifier l'origine commerciale du produit, au-delà de sa simple apparence, pour être enregistrés comme marque de l'Union européenne.
20 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus de la Commission d’accorder à Foshan Lihua Ceramic le statut de nouveau producteur-exportateur dans le cadre des mesures antidumping sur les carreaux en céramique chinois. Le Tribunal valide l’application de la méthode d’échantillonnage et le rejet de la demande d’examen individuel, faute pour la société d’avoir démontré son indépendance vis-à-vis des producteurs soumis aux droits. En conséquence, la confidentialité invoquée par la Commission pour ne pas divulguer certaines informations est jugée légitime.
20 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Hércules Club de Fútbol contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible les garanties publiques accordées par l'Espagne à certains clubs de football professionnel. L'arrêt confirme que ces garanties constituaient un avantage économique sélectif, et précise les critères d'évaluation de l'avantage et l'obligation de motivation de la Commission en matière d'aides d'État.
20 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Foshan Lihua Ceramic contestant le refus de la Commission de lui accorder le statut de nouveau producteur-exportateur dans le cadre des mesures antidumping sur les carreaux en céramique chinois. Il a jugé que la Commission pouvait légalement recourir à l'échantillonnage et refuser un examen individuel, sans violer les règles de confidentialité, dès lors que la société n'avait pas démontré son indépendance par rapport au régime d'économie d'État chinois. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission pour refuser le statut de nouveau producteur-exportateur en cas de doute sur l'indépendance réelle de l'entreprise vis-à-vis de l'État.
20 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 mars 2019 (affaire T-760/17) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale "Triotherm+" pour des produits d'isolation, faute de caractère distinctif au sens de l'article 7, §1, b) du règlement 2017/1001. Le Tribunal juge que le signe est perçu par le public pertinent comme une simple indication descriptive vantant les qualités techniques du produit (isolation thermique renforcée), et non comme une indication d'origine commerciale. Il précise également que l'EUIPO n'a pas violé le droit d'être entendu en ne communiquant pas au préalable son appréciation sur le caractère distinctif, dès lors que le motif de refus avait été clairement exposé dans la procédure.
20 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de recevabilité des preuves produites pour la première fois devant la chambre de recours de l'EUIPO dans le cadre d'une procédure en nullité de marque. Il rappelle que la chambre de recours dispose d'un pouvoir d'appréciation pour qualifier ces preuves de nouvelles ou de supplémentaires, et qu'elle doit respecter le droit d'être entendu du titulaire de la marque antérieure. En l'espèce, le Tribunal annule la décision de la chambre de recours pour violation de ce principe, faute pour elle d'avoir mis le titulaire en mesure de présenter ses observations sur la recevabilité des preuves.
20 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 mars 2019 (affaire T-237/17) rejette le recours de l'Espagne contre la Commission européenne, validant une correction financière appliquée au titre du FEAGA et du Feader. La Commission avait exclu certaines dépenses espagnoles au motif que l'Espagne avait reconnu comme organisation de producteurs une entité ne respectant pas le critère de représentativité économique exigé par l'article 11 du règlement (CE) n° 2200/96. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la rigueur avec laquelle la Commission contrôle le respect des conditions de reconnaissance des organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes, et confirme que le non-respect de ces critères justifie l'application de corrections financières.
20 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Prim contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque verbale "PRIMED" pour défaut d'usage sérieux des marques antérieures invoquées. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des preuves produites pour la première fois devant la chambre de recours, en distinguant les preuves nouvelles des preuves supplémentaires, et rappelle l'étendue du pouvoir d'appréciation de la chambre à cet égard. Il confirme également que le droit d'être entendu n'impose pas à l'EUIPO de soulever d'office tous les arguments juridiques potentiels.
20 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État pour la garantie publique accordée par l'Espagne à certains clubs de football professionnel, dont le Hércules Club de Fútbol. Le Tribunal rejette le recours du club en validant l'analyse de la Commission sur l'existence d'un avantage économique, et précise les critères d'évaluation des garanties publiques au regard du droit des aides d'État.
20 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Hércules Club de Fútbol contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible la garantie publique accordée par l'Espagne. L'arrêt confirme que cette garantie constituait un avantage économique sélectif, et que la Commission a suffisamment motivé son analyse de l'existence de l'avantage et de l'incompatibilité avec le marché intérieur.
20 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la notion d'aide d'État s'agissant de l'intervention d'un consortium de droit privé entre banques en faveur d'un de ses membres, autorisée par la banque centrale nationale. Il clarifie les critères d'imputabilité à l'État et de qualification de ressources d'État, en jugeant que l'intervention n'était pas imputable à l'État membre et ne constituait pas une aide d'État. Pour le praticien français, cette décision affine la frontière entre actions privées et interventions publiques dans le secteur bancaire, notamment en matière de contrôle des aides.
19 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'arrêt Jawo (C-163/17), précise les conditions de prolongation du délai de transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable en vertu du règlement Dublin III, notamment en cas de "fuite" de l'intéressé. Elle juge qu'un transfert est impossible s'il existe des motifs sérieux de croire que le demandeur, après l'obtention d'une protection internationale, serait exposé dans cet État membre à des conditions de vie constituant un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose une appréciation concrète des risques de défaillances systémiques dans l'État de destination, même après la procédure d'asile, et encadre strictement la notion de fuite pour éviter des prolongations abusives du délai de transfert.
19 mars 2019
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État l'intervention d'un consortium de banques privées en faveur de l'un de ses membres, autorisée par la banque centrale italienne. Il a jugé que la Commission n'avait pas démontré que cette intervention était imputable à l'État italien ni qu'elle impliquait des ressources d'État. Cet arrêt précise les conditions strictes de la notion d'aide d'État, notamment l'exigence d'une preuve concrète de l'implication étatique et de l'usage de fonds publics, même en présence d'une régulation bancaire.
19 mars 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions de prolongation du délai de transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable en application du règlement Dublin III, notamment en cas de "fuite". Il juge que le transfert ne peut être refusé au seul motif que les conditions de vie des bénéficiaires d'une protection internationale dans l'État membre responsable seraient moins favorables que dans l'État requérant, sauf s'il existe un risque sérieux de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte, caractérisé par une situation de dénuement matériel extrême.
19 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours en annulation introduits par Inpost Paczkomaty et Inpost contre la décision de la Commission européenne déclarant compatible avec le marché intérieur une aide d'État polonaise compensant le coût net des obligations de service universel postal. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des recours des concurrents et confirme la marge d'appréciation de la Commission dans l'évaluation de la proportionnalité de la compensation, tout en écartant les moyens tirés de la violation du principe d'égalité de traitement, du droit de propriété et de la liberté d'entreprise.
19 mars 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette les recours d'Inpost contre la décision de la Commission européenne validant, comme aide d'État compatible avec le marché intérieur, la compensation versée par la Pologne à l'opérateur postal historique pour le coût net de ses obligations de service universel. Le Tribunal confirme que la méthode de calcul de cette compensation n'a pas violé les principes d'égalité de traitement, de proportionnalité, ni les droits de propriété et la liberté d'entreprise des concurrents.
19 mars 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté les recours d'Inpost contre la décision de la Commission autorisant une compensation d'aide d'État versée à La Poste polonaise pour ses obligations de service universel. Il a jugé que la Commission n'avait pas commis d'erreur en qualifiant la mesure d'aide compatible, et que les droits de propriété et la liberté d'entreprise d'Inpost n'étaient pas violés. Cet arrêt confirme la marge d'appréciation de la Commission pour évaluer la proportionnalité des compensations de service universel dans le secteur postal.
19 mars 2019