1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne clarifie la notion d'"employeur" pour les chauffeurs routiers internationaux, aux fins de détermination de la législation de sécurité sociale applicable. Il précise que, même en présence d'un contrat de travail formel avec une entreprise, la qualité d'employeur revient à l'entreprise qui exerce l'autorité effective sur le travailleur, notamment en supportant la charge salariale réelle et en ayant le pouvoir d'embauche et de licenciement. En conséquence, pour les chauffeurs exerçant dans plusieurs États membres, la législation applicable est celle de l'État où est établie cette entreprise exerçant l'autorité effective, et non celle du cocontractant formel.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"employeur" pour les chauffeurs routiers internationaux, en vue de déterminer la législation de sécurité sociale applicable. Il juge que lorsqu'un chauffeur a conclu un contrat de travail avec une entreprise mais est placé sous l'autorité effective d'une autre entreprise établie dans son État de résidence, c'est cette dernière qui doit être considérée comme l'employeur au sens du règlement n° 883/2004. Cette décision clarifie ainsi les critères de rattachement pour les travailleurs mobiles exerçant dans plusieurs États membres.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours d'ADR Center SpA contre la Commission européenne. L'affaire portait sur le pouvoir de la Commission d'adopter une décision formant titre exécutoire (article 299 TFUE) pour recouvrer des sommes versées dans le cadre de conventions de subvention, même en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union. La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en ne vérifiant pas si la Commission pouvait recourir à cette voie unilatérale sans violer le principe de protection juridictionnelle effective, renvoyant l'affaire pour nouvel examen.
16 juillet 2020
16 juillet 2020
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'UE condamne l'Irlande pour manquement d'État, faute d'avoir transposé la directive 2015/849 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme dans le délai imparti. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour prononce une sanction financière sous la forme d'une somme forfaitaire, soulignant l'obligation impérative pour les États membres de transposer les directives dans les délais légaux.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne imposant un plafond d'actifs aux banques populaires coopératives et limitant le droit au remboursement des actions des associés sortants est compatible avec le droit de l'Union. Cette décision précise que ces mesures nationales ne constituent pas une restriction injustifiée à la libre circulation des capitaux (articles 63 et suivants TFUE) ni une aide d'État prohibée, et qu'elles respectent les droits fondamentaux à la liberté d'entreprise et au droit de propriété (articles 16 et 17 de la Charte). Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge d'appréciation des États membres pour imposer des règles prudentielles spécifiques aux banques coopératives, sous réserve de leur proportionnalité et de leur justification par des objectifs d'intérêt général.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne confirme la légalité de la pratique de la Commission consistant à copier des données informatiques lors d'inspections sans les examiner préalablement sur place, pour les analyser ultérieurement dans ses locaux. Elle précise que ce pouvoir est conforme à l'article 20 du règlement n° 1/2003, dès lors que la Commission respecte les garanties procédurales, notamment le droit d'être assisté par un avocat et la possibilité de demander un contrôle juridictionnel. Cet arrêt clarifie l'étendue des pouvoirs d'enquête de la Commission en matière de concurrence et les limites de son contrôle juridictionnel sur les amendes infligées.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l’Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (affaire C-714/18 P), précise les conditions d’appréciation du risque de confusion au sens de l’article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en confirmant que la similitude conceptuelle entre les signes « tigha » et « TAIGA » doit être évaluée globalement. Elle rappelle également que, pour l’application de l’article 42, paragraphe 2, du même règlement, la preuve de l’usage sérieux de la marque antérieure peut être limitée à une sous-catégorie autonome de produits, à condition que celle-ci soit objectivement distincte au sein de la catégorie plus large.
16 juillet 2020
Dans ses conclusions sur l'affaire C-485/18, l'avocat général Hogan précise les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer des mentions obligatoires supplémentaires sur l'origine des denrées alimentaires, au-delà de l'harmonisation prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011. Il estime qu'une mesure nationale, comme celle française exigeant l'indication de l'origine du lait, doit démontrer un "lien avéré" entre certaines propriétés du produit et son origine, et que la seule importance accordée par une majorité de consommateurs à cette information ne suffit pas à justifier une telle obligation. Cette interprétation stricte des articles 38 et 39 du règlement encadre fortement la marge de manœuvre des autorités françaises pour adopter des règles nationales d'étiquetage d'origine.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations en matière de marchés intérieurs de l'électricité et du gaz naturel. Elle a jugé que la fixation des redevances d'accès aux réseaux de transport par une autorité nationale, sans possibilité de recours effectif pour les opérateurs, violait les règlements (CE) n° 714/2009 et n° 715/2009, ainsi que les directives 2009/72/CE et 2009/73/CE. Cette décision rappelle l'importance du principe de protection juridictionnelle effective dans le secteur énergétique européen.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que l'absence d'entretien personnel avec le demandeur d'asile, en violation des articles 14 et 34 de la directive 2013/32/UE, avant l'adoption d'une décision d'irrecevabilité en première instance, ne peut être régularisée en appel. Une telle irrégularité procédurale substantielle impose l'annulation de la décision d'irrecevabilité et le renvoi de l'affaire à l'autorité compétente pour qu'elle procède à un nouvel examen complet.
16 juillet 2020
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (C-378/16 P), rejette le pourvoi d'Inclusion Alliance for Europe GEIE contre la Commission européenne. Elle confirme la compétence exclusive du juge de l'Union pour connaître des litiges fondés sur une clause compromissoire contenue dans des conventions de subvention, même lorsque la Commission a adopté une décision de recouvrement des sommes indûment versées. En conséquence, la Cour valide la position de la Commission selon laquelle le contentieux relève de la voie contractuelle et non de la voie contentieuse de l'article 263 TFUE.
16 juillet 2020
Ces conclusions de l'avocat général portent sur la responsabilité des exploitants de plateformes de partage de vidéos et de fichiers (YouTube, Uploaded) pour les violations du droit d'auteur commises par leurs utilisateurs. Elles examinent si ces exploitants réalisent un "acte de communication au public" au sens de la directive 2001/29/CE et sous quelles conditions ils peuvent bénéficier de l'exonération de responsabilité prévue par la directive 2000/31/CE, notamment en l'absence de connaissance de violations concrètes. L'avocat général propose que la responsabilité soit engagée lorsque la plateforme joue un rôle actif, au-delà d'un simple hébergement technique, et que les notifications de violations sont un préalable nécessaire pour obtenir des mesures injonctives.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations en matière de marchés intérieurs de l'électricité et du gaz naturel. La Hongrie avait fixé les redevances d'accès aux réseaux de transport par voie législative, sans que les gestionnaires de réseau puissent les déterminer conformément aux règlements européens, et avait privé ces gestionnaires de toute voie de recours effective contre ces décisions tarifaires. Cet arrêt rappelle l'obligation des États membres de garantir l'indépendance des autorités de régulation et le droit à un recours effectif pour les gestionnaires de réseaux de transport d'énergie.
16 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a confirmé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible les décisions fiscales anticipatives (tax rulings) émises par l'Irlande en faveur d'Apple, octroyant un avantage fiscal sélectif. L'arrêt valide l'application du principe de pleine concurrence pour déterminer l'existence d'un avantage et rejette les recours en annulation de l'Irlande et d'Apple. Cette décision renforce le contrôle des rulings fiscaux au regard des règles européennes sur les aides d'État.
15 juillet 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté les recours de l'Irlande et d'Apple contre la décision de la Commission qualifiant les tax rulings irlandais d'aides d'État illégales et incompatibles avec le marché intérieur. Il confirme que ces rulings ont accordé un avantage fiscal sélectif à Apple en s'écartant du principe de pleine concurrence, justifiant ainsi la récupération de l'aide. Cette décision précise l'application des règles de concurrence aux pratiques fiscales des États membres.
15 juillet 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État illégale et incompatible avec le marché intérieur des décisions fiscales anticipatives (tax rulings) accordées par l'Irlande à Apple. Il valide l'application du principe de pleine concurrence par la Commission pour démontrer l'existence d'un avantage fiscal sélectif résultant d'une allocation artificielle des bénéfices. Cette décision précise les conditions dans lesquelles les rescrits fiscaux peuvent constituer des aides d'État, renforçant ainsi le contrôle des pratiques fiscales des États membres au regard du droit de la concurrence.
15 juillet 2020
9 juillet 2020