1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
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Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Agrochem-Maks contre la décision de la Commission de ne pas renouveler l'approbation de l'oxasulfuron, une substance active utilisée dans les produits phytopharmaceutiques. Il a jugé que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en concluant que la substance ne satisfaisait pas aux critères d'approbation, notamment en raison de l'absence de données suffisantes pour exclure un risque pour les eaux souterraines. L'arrêt confirme ainsi l'application du principe de précaution et la marge d'appréciation de la Commission dans l'évaluation des risques.
28 mai 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 mai 2020 (affaire T-677/18) rejette le recours de Galletas Gullón contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer sa marque figurative "gullón TWINS COOKIE SANDWICH". Le Tribunal confirme que cette marque porte atteinte à la renommée de la marque antérieure "OREO" au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001, en raison des similitudes visuelles et conceptuelles entre les produits (biscuits sandwich au cacao) et du risque de parasitisme ou de dilution de la renommée d'OREO.
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation du règlement (CE) n° 1013/2006 concernant les transferts de déchets, en particulier pour les mélanges de papier, carton et produits de papier relevant de la rubrique B3020 de l'annexe IX de la convention de Bâle. Elle juge que la présence de matières perturbatrices (comme des impuretés ou des contaminants) dans un tel mélange ne le fait pas automatiquement sortir du champ d'application de la procédure allégée, à condition que ces matières n'altèrent pas la nature du déchet en tant que mélange de papiers et cartons destiné à une valorisation écologiquement rationnelle. Cette décision clarifie les critères de qualification des déchets pour déterminer si une notification préalable est requise.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du Conseil régulateur de l'AOP "Jamón de Teruel" contre l'enregistrement de la marque figurative "AIRESANO BLACK El ibérico de Teruel". Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes, malgré la présence du terme "Teruel".
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours du Conseil régulateur de l'Appellation d'Origine Protégée "Jamón de Teruel" contre le refus de l'EUIPO d'opposer sa marque figurative antérieure à l'enregistrement de la marque "AIRESANO BLACK El ibérico de Teruel". Le Tribunal confirme l'absence de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes, malgré la présence de l'élément "Teruel".
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le principe de neutralité de la TVA impose aux États membres de permettre la régularisation de la déduction initiale de la taxe lorsqu'un rabais est accordé après la livraison, tant pour les opérations intracommunautaires qu'internes. L'article 90 de la directive TVA oblige à réduire la base d'imposition en cas de réduction de prix, ce qui entraîne un droit à régularisation de la TVA déduite, sans que la distinction entre livraisons internes et intracommunautaires justifie un traitement différent.
28 mai 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, notamment la directive 2016/343 renforçant la présomption d'innocence, ne s'oppose pas à ce qu'un même juge national examine la culpabilité d'un coprévenu ayant plaidé non coupable après avoir accepté, par ordonnance, le plaider coupable de l'autre coprévenu pour les mêmes faits. La Cour juge que cette circonstance ne porte pas en elle-même atteinte au droit à un procès équitable garanti par les articles 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux.
28 mai 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice précise que le droit de l'Union, notamment la directive 2016/343 renforçant la présomption d'innocence, ne s'oppose pas à ce qu'un même juge national, après avoir homologué le plaider coupable d'un coprévenu, examine et condamne le second coprévenu ayant plaidé non coupable. La Cour juge que l'exigence d'impartialité n'est pas automatiquement violée dans une telle configuration procédurale, sous réserve que le juge conserve une appréciation objective des faits.
28 mai 2020
Le président du Tribunal de l'UE a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de mesures provisoires présentée par Darment Oy, car la Commission européenne avait entre-temps accordé à la société l'accès aux documents demandés, satisfaisant ainsi à l'objet principal du recours. Cette ordonnance illustre la caducité d'une procédure de référé lorsque la partie requérante obtient gain de cause sur le fond avant le jugement.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Conseil régulateur de l'appellation d'origine protégée «Jamón de Teruel» contre le refus de l'EUIPO d'opposer l'enregistrement de la marque figurative «AIRESANO BLACK El ibérico de Teruel». Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes, malgré la présence du terme «Teruel». Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une application stricte du critère de similitude globale des signes, même en présence d'éléments géographiques communs, et rappelle que la protection conférée par une AOP en tant que marque antérieure ne s'étend pas automatiquement à tout signe reprenant partiellement cette indication.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Liam Campbell contre la Commission européenne, qui refusait l'accès à des documents relatifs au respect par l'Irlande de certaines décisions-cadres en matière de reconnaissance mutuelle des décisions pénales. La Commission pouvait légitimement invoquer une présomption générale de confidentialité pour protéger ses activités d'inspection et d'enquête en cours. Cette décision confirme que l'accès aux documents préparatoires dans le cadre de procédures de contrôle du respect du droit de l'Union peut être limité pour préserver l'efficacité de ces procédures.
28 mai 2020
La Cour de justice est saisie par la Pologne d'un recours en annulation contre la directive 2018/957 modifiant les règles du détachement des travailleurs. L'avocat général propose de rejeter le recours, considérant que la directive, fondée sur les articles 53 et 62 TFUE, est valide au regard des principes de proportionnalité et de non-discrimination. Il estime que l'extension de la durée du détachement et l'inclusion de la rémunération dans les conditions de travail sont justifiées pour protéger les travailleurs et assurer une concurrence loyale, sans violer les règles du transport routier.
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation polonaise imposant des restrictions de distance pour l'implantation d'éoliennes constitue une "règle technique" au sens de la directive 2015/1535, devant être notifiée à la Commission avant son adoption. Elle précise que cette réglementation, bien que poursuivant des objectifs environnementaux légitimes, doit respecter le principe de proportionnalité et ne peut entraver indûment le développement des énergies renouvelables garanti par la directive 2009/28. En conséquence, une telle mesure nationale peut être inapplicable si elle n'a pas été préalablement notifiée à la Commission européenne.
28 mai 2020
La Cour de justice est saisie par la Hongrie d'un recours en annulation contre la directive 2018/957 modifiant les règles du détachement des travailleurs. L'avocat général propose de rejeter le recours, estimant que la directive, fondée sur les articles 53 et 62 TFUE, respecte les principes de proportionnalité et de non-discrimination en élargissant les conditions de rémunération et en limitant la durée du détachement. Il écarte également les griefs relatifs au détournement de pouvoir et à la violation de la sécurité juridique, notamment pour le secteur du transport routier.
28 mai 2020
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la BCE rejetant la plainte pour harcèlement moral de Mme Cerafogli, en raison d'une violation de son droit d'accès aux procès-verbaux d'audition des témoins et d'un examen lacunaire des preuves. Il rappelle que l'institution doit garantir un recours effectif et une enquête approfondie, engageant sa responsabilité pour le préjudice moral causé par ces manquements.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la BCE rejetant la plainte pour harcèlement moral de Mme Cerafogli, en raison de la destruction du dossier d'enquête et du défaut de communication des procès-verbaux d'audition, violant ainsi son droit à un recours effectif. Il précise que la BCE a commis une erreur de droit dans l'appréciation du harcèlement et manqué à son devoir d'assistance, engageant sa responsabilité pour le préjudice moral subi par l'agente.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la BCE rejetant la plainte pour harcèlement moral de Mme Cerafogli, en raison d'une violation du droit d'être entendu et d'un examen lacunaire des preuves. Il rappelle l'obligation pour l'institution de garantir un recours effectif, notamment en préservant les éléments d'enquête, et précise les conditions d'engagement de sa responsabilité pour préjudice moral. Cet arrêt renforce les droits procéduraux des agents des institutions européennes en matière de lutte contre le harcèlement.
28 mai 2020
Dans l'arrêt C-535/18, la CJUE précise que le droit national ne peut limiter l'accès au juge pour contester une autorisation de projet entachée d'irrégularités procédurales en matière d'évaluation environnementale, conformément à la directive 2011/92. Elle juge également que les particuliers peuvent invoquer l'obligation de prévenir la détérioration des masses d'eau souterraines (directive 2000/60) pour contester une autorisation, et que les États membres doivent garantir un droit de recours effectif à cet égard.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours d'Agrochem-Maks contre le refus de la Commission de renouveler l'approbation de l'oxasulfuron, un herbicide. La décision confirme que la Commission peut refuser le renouvellement sur la base de préoccupations non résolues concernant les métabolites pertinents, sans exiger de preuve définitive du danger, en application du principe de précaution. L'arrêt précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur l'appréciation scientifique et la motivation des actes de la Commission en matière de produits phytopharmaceutiques.
28 mai 2020