1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 725Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle d'Industrial Química del Nalón contre la Commission, qui contestait la classification du brai de goudron de houille comme substance toxique pour le milieu aquatique. Pour les professionnels du droit français, cet arrêt précise les conditions d'engagement de la responsabilité de l'Union en matière de classification réglementaire des substances, en rappelant que l'absence de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers fait obstacle à toute indemnisation.
16 décembre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle de la société Bawtry Carbon International, qui contestait la classification du brai de goudron de houille comme substance toxique pour le milieu aquatique (catégories aiguë 1 et chronique 1). Le Tribunal estime que la Commission n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, en validant la méthodologie d'évaluation des dangers utilisée.
16 décembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours introduit par La Quadrature du Net et autres contre la Commission européenne concernant le transfert de données personnelles vers les États-Unis, l'acte attaqué ayant été déclaré invalide entre-temps. Cette ordonnance met fin à l'instance, le litige ayant perdu son objet en raison de l'évolution du cadre juridique applicable à la protection des données.
14 décembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par l'association Mellifera visant à contester le refus de la Commission européenne d'interdire certains pesticides néonicotinoïdes. La décision confirme que les associations de protection de l'environnement ne disposent pas d'un intérêt direct et individuel à agir contre les actes réglementaires de la Commission en matière de produits phytopharmaceutiques, sauf à démontrer une atteinte spécifique à leurs droits procéduraux. Cette ordonnance précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation introduits par des personnes morales non privilégiées contre des actes réglementaires européens.
14 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"organismes sans but lucratif" au sens de l'article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive TVA, qui exonère certaines prestations liées au sport. Elle juge que cette disposition a un effet direct, permettant à un club de golf de s'en prévaloir, et que l'exonération s'applique aux prestations fournies par un organisme sans but lucratif, même si celui-ci n'est pas reconnu comme organisme d'utilité publique par le droit national.
10 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« organismes sans but lucratif » au sens de l'article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive TVA, qui exonère certaines prestations liées au sport. Elle juge que cette exonération peut être invoquée directement par un contribuable (effet direct) et qu'un club de golf constitué en association peut être considéré comme un tel organisme, même s'il réalise des excédents, dès lors que ceux-ci ne sont pas distribués à ses membres.
10 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« organismes sans but lucratif » au sens de l'article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive TVA, qui exonère certaines prestations liées au sport. Elle juge que cette exonération a un effet direct, permettant à un assujetti de s'en prévaloir même si le droit national ne l'a pas transposée correctement. L'arrêt clarifie les conditions pour qu'un club de sport, comme un golf, soit considéré comme un organisme sans but lucratif au regard du droit de l'UE.
10 décembre 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la chambre de recours de l'EUIPO qui avait déclaré partiellement nulle la marque figurative de l'Union européenne BASIC de Repsol, en raison d'un vice de procédure. La chambre de recours était incompétente pour statuer après le renvoi de l'affaire par le Tribunal, car ce renvoi avait été ordonné par une formation de trois membres, alors que l'article 1er quinquies du règlement (CE) n° 216/96 exige une décision de la Grande chambre ou de la chambre plénière.
9 décembre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans le cadre d'une clause compromissoire, porte sur la résiliation sans motif d'une convention-cadre de partenariat relative à un centre d'information Europe Direct. Il précise que la Commission européenne ne peut résilier un tel contrat sans en spécifier le motif, sous peine de violer les principes de sécurité juridique, de bonne foi et de proportionnalité. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle l'importance de la motivation des actes unilatéraux de résiliation dans les relations contractuelles de droit public de l'Union.
9 décembre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de protection des noms commerciaux antérieurs contre une marque de l'UE, notamment l'exigence d'une portée non seulement locale. Il annule la décision de l'EUIPO pour incompétence de l'auteur du renvoi après une première annulation, clarifiant ainsi les règles de procédure applicables aux renvois devant les chambres de recours.
9 décembre 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-714/18) précise les obligations de la Commission européenne en tant que cocontractante, notamment l'obligation de motiver la résiliation d'une convention-cadre de partenariat. Il consacre l'application des principes de sécurité juridique, de bonne foi et de proportionnalité dans l'exécution des contrats administratifs de l'Union, imposant à l'institution de respecter les droits et intérêts légitimes de son partenaire contractuel.
9 décembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne de résilier un contrat-cadre de partenariat avec l'association Adraces, qui gérait un centre d'information Europe Direct local, au motif que cette résiliation, intervenue sans motif spécifié, violait le principe de sécurité juridique. Cet arrêt rappelle que, même en présence d'une clause compromissoire, la Commission doit respecter les principes généraux du droit de l'Union, notamment la sécurité juridique et la bonne foi, lorsqu'elle résilie un contrat. Pour un professionnel du droit français, cette décision souligne l'importance de motiver toute résiliation contractuelle, même en l'absence d'une obligation textuelle expresse, afin de garantir les droits et intérêts légitimes du cocontractant.
9 décembre 2020
9 décembre 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice précise les conditions de représentation des parties dans les recours directs devant les juridictions de l'Union, en application de l'article 19 du statut de la CJUE. Elle confirme qu'un avocat doit être un tiers indépendant par rapport à la partie qu'il représente, excluant ainsi la représentation par un avocat salarié de la partie requérante ou lié à celle-ci par un rapport de subordination. Cette décision a une portée pratique importante pour les professionnels du droit français intervenant devant les juridictions de l'Union, notamment en matière de propriété intellectuelle.
8 décembre 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de représentation des parties dans les recours directs, en application de l'article 19 du statut de la CJUE. Elle rappelle que l'avocat représentant une partie doit impérativement être un tiers indépendant par rapport à celle-ci, excluant ainsi tout lien de subordination ou d'emploi. Cette décision confirme la rigueur des exigences de représentation devant les juridictions de l'Union, notamment pour les pourvois.
8 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le recours de la Pologne contre la directive 2018/957, qui renforce les droits des travailleurs détachés. Elle confirme que la directive, fondée sur les articles 53 et 62 TFUE, est valide au regard des principes de proportionnalité et de non-discrimination, et qu'elle s'applique au transport routier. Cette décision valide l'extension des conditions de rémunération et de durée du détachement, imposant aux entreprises de garantir l'égalité de traitement avec les travailleurs locaux.
8 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation introduit par la Hongrie contre la directive 2018/957 modifiant la directive sur le détachement des travailleurs. Elle a validé la base juridique (articles 53 et 62 TFUE) et jugé que les nouvelles règles, notamment sur la rémunération et la durée du détachement, sont proportionnées et non discriminatoires. Cet arrêt confirme la possibilité pour l'UE de renforcer la protection des travailleurs détachés sans violer le principe de libre prestation des services, y compris dans le secteur du transport routier.
8 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté le recours en annulation de la Pologne contre la directive 2018/957 modifiant la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs. Elle a validé la base juridique (articles 53 et 62 TFUE) et jugé que les nouvelles règles sur la rémunération et la durée du détachement sont proportionnées et non discriminatoires. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la légalité du renforcement des droits des travailleurs détachés, notamment l'application des conditions de rémunération du pays d'accueil dès le premier jour et le plafonnement de la durée du détachement à 12 mois (prolongeable de 6 mois).
8 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté le recours en annulation formé par la Hongrie contre la directive 2018/957 modifiant la directive relative au détachement des travailleurs. Elle a validé le choix des articles 53 et 62 TFUE comme base juridique, estimant que la directive respecte le principe de proportionnalité et ne constitue pas un détournement de pouvoir. Cet arrêt confirme ainsi la légalité du renforcement des droits des travailleurs détachés, notamment en matière de rémunération et de durée du détachement, sans remettre en cause la libre prestation de services dans le secteur du transport routier.
8 décembre 2020
La Cour de justice de l'UE rejette le recours de la Hongrie contre la directive 2018/957 révisant les règles du détachement des travailleurs. Elle valide le recours aux articles 53 et 62 TFUE comme base juridique et confirme que la directive peut imposer l'égalité de rémunération entre travailleurs détachés et locaux, ainsi que limiter la durée du détachement à 12 mois (prolongeable à 18). L'arrêt précise que ces mesures sont proportionnées et ne violent ni le principe de non-discrimination ni la libre prestation de services, même dans le secteur du transport routier.
8 décembre 2020