1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 797Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
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28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 725Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation formé par la Pologne contre la directive 2018/957 modifiant la directive sur le détachement des travailleurs. Elle a validé la base juridique choisie (articles 53 et 62 TFUE) et jugé que les nouvelles règles, notamment sur la rémunération et la durée du détachement, respectent les principes de proportionnalité et de non-discrimination. Cette décision confirme la possibilité pour l'UE d'imposer aux États membres d'origine des conditions de travail plus strictes pour les travailleurs détachés, y compris dans le secteur du transport routier.
8 décembre 2020
3 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi principal de Changmao Biochemical Engineering et le pourvoi incident des producteurs européens d'acide tartrique, confirmant l'arrêt du Tribunal. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par une partie intervenante et d'un recours en annulation intenté par des producteurs de l'Union, en clarifiant la notion d'affectation directe. Il statue également sur la détermination de la valeur normale lors d'un réexamen intermédiaire partiel, en application de l'article 11, paragraphe 9, du règlement antidumping de base.
3 décembre 2020
3 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi principal de Changmao Biochemical Engineering, confirmant que le Tribunal avait valablement rejeté son recours en annulation. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par une partie intervenante et clarifie les règles de détermination de la valeur normale lors d'un réexamen intermédiaire partiel, notamment en cas de perte du statut d'économie de marché. Il rappelle également que les producteurs de l'Union sont directement affectés par un règlement antidumping, ce qui les rend recevables à en demander l'annulation.
3 décembre 2020
Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours de l'association Danske Slagtermestre contre la décision de la Commission européenne constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le Tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, n'étant ni individuellement concernée par la décision, ni directement affectée par un acte réglementaire, et ne pouvant se prévaloir de la protection de ses droits procéduraux. Cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
1 décembre 2020
L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-815/18 précise que les chauffeurs routiers internationaux effectuant des transports de cabotage sont considérés comme des travailleurs détachés au sens de la directive 96/71/CE, et relèvent donc de son champ d'application. La Cour juge que les États membres peuvent imposer à ces entreprises de transport les conditions de travail et d'emploi prévues par des conventions collectives déclarées d'application générale, y compris le salaire minimum, pour les opérations de cabotage. Cette décision a pour effet de renforcer la protection des chauffeurs routiers dans le secteur des transports intra-UE et de clarifier les obligations des entreprises de transport en matière de détachement.
1 décembre 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise le champ d'application de la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs dans le secteur du transport routier international. La Cour juge que les chauffeurs routiers effectuant des transports de cabotage relèvent de la notion de "travailleur détaché" et sont donc soumis aux conditions de travail et d'emploi du pays d'accueil, notamment celles issues de conventions collectives d'application générale. Cette décision clarifie les obligations des entreprises de transport en matière de respect du droit social du pays d'accueil pour les opérations de cabotage.
1 décembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les chauffeurs routiers internationaux effectuant des opérations de cabotage (transports nationaux temporaires dans un État membre d'accueil) sont des travailleurs détachés au sens de la directive 96/71/CE. Par conséquent, les conditions de travail et de rémunération fixées par les conventions collectives d'application générale de l'État d'accueil leur sont applicables, sous réserve du respect des limites de l'article 56 TFUE (libre prestation de services). Cet arrêt clarifie le champ d'application de la directive dans le secteur des transports routiers et renforce l'obligation pour les entreprises de transport de se conformer aux normes salariales et sociales de l'État membre de détachement pour les opérations de cabotage.
1 décembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours introduit par l'association Danske Slagtermestre contre une décision de la Commission européenne constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le Tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, n'étant ni individuellement concernée par la décision, ni directement affectée par un acte réglementaire, et ne pouvant se prévaloir de la qualité de « partie intéressée » pour la sauvegarde de ses droits procéduraux. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
1 décembre 2020
Le Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours de l'association Danske Slagtermestre contre une décision de la Commission constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le requérant ne démontre ni sa qualité de partie intéressée au sens de l'article 108, §2, TFUE, ni une affectation individuelle ou substantielle de sa position concurrentielle, et l'acte attaqué n'est pas un acte réglementaire l'affectant directement. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation formés par des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
1 décembre 2020
26 novembre 2020
26 novembre 2020
Dans l'arrêt Sögård Fastigheter (C-787/18), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de régularisation des déductions de TVA lorsqu'un bien immeuble, ayant fait l'objet de déductions par un précédent propriétaire assujetti, est vendu à des particuliers non assujettis par un nouvel assujetti. Elle juge que le droit de l'Union ne s'oppose pas à une législation nationale qui impose à cet assujetti vendeur la régularisation des déductions initialement opérées par son prédécesseur, dès lors que la cession met fin à l'assujettissement à la TVA de l'immeuble. Cette décision clarifie les obligations de régularisation en cas de changement d'affectation d'un bien immobilier dans le cadre de chaînes de transactions.
26 novembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la régularisation des déductions de TVA peut incomber à un assujetti autre que celui ayant initialement déduit la taxe, lorsque cet assujetti reprend l'activité économique du bien concerné. En l'espèce, la vente d'un immeuble à des particuliers met fin à l'assujettissement à la TVA, ce qui déclenche une obligation de régularisation pour le vendeur, même si la déduction initiale a été opérée par un précédent propriétaire. Cette décision clarifie les règles de transfert des obligations de régularisation en matière de TVA immobilière.
26 novembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« entreprise » en droit de la concurrence, en confirmant que le plafond de 10 % du chiffre d'affaires pour le calcul d'une amende s'applique à chaque entité juridique composant l'entreprise, et non à l'entreprise dans son ensemble. L'arrêt annule la décision de la Commission ayant modifié l'amende initiale, au motif que le principe d'égalité de traitement avait été violé en traitant différemment les entités solidaires. Enfin, la Cour fixe la date d'exigibilité de l'amende au jour de la notification de la décision modifiant son montant, et non à celle de la décision initiale.
25 novembre 2020
25 novembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait réduit l'amende infligée à GEA Group AG dans l'affaire des ententes sur les stabilisants thermiques. Elle rappelle que la notion d'« entreprise » au sens du droit de la concurrence peut inclure plusieurs entités juridiques, et que le plafond de 10 % du chiffre d'affaires s'applique à l'entreprise dans son ensemble, non à chaque entité séparément. L'arrêt précise également les règles de responsabilité solidaire et la date d'exigibilité de l'amende en cas de modification de la décision initiale.
25 novembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la libre circulation des marchandises s'oppose à une législation nationale, comme celle française, qui interdit la commercialisation du cannabidiol (CBD) légalement produit dans un autre État membre, lorsqu'il est extrait de la plante de chanvre dans son ensemble et non uniquement de ses fibres et graines. Cette restriction, justifiée par la protection de la santé publique, n'est pas proportionnée en l'absence de preuves scientifiques démontrant un risque réel pour la santé lié au CBD. En conséquence, un professionnel français ne peut pas se voir opposer une interdiction générale de vente de produits à base de CBD provenant d'autres États membres de l'UE.
19 novembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation française interdisant la commercialisation du cannabidiol (CBD) légalement produit dans un autre État membre, lorsqu'il est extrait de la plante de chanvre dans son ensemble et non uniquement de ses fibres et graines, constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises. Cet arrêt précise que les États membres ne peuvent interdire le CBD sur leur territoire au seul motif qu'il est un cannabinoïde issu du Cannabis sativa, dès lors qu'il n'a pas d'effet psychotrope et que la mesure n'est pas proportionnée à l'objectif de protection de la santé publique.
19 novembre 2020