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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

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Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CJ0626_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 décembre 2020.#République de Pologne contre Parlement européen et Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Directive (UE) 2018/957 – Libre prestation des services – Détachement de travailleurs – Conditions de travail et d’emploi – Rémunération – Durée du détachement – Détermination de la base juridique – Articles 53 et 62 TFUE – Modification d’une directive existante – Article 9 TFUE – Principe de non-discrimination – Nécessité – Principe de proportionnalité – Règlement (CE) no 593/2008 – Champ d’application – Transport routier – Article 58 TFUE.#Affaire C-626/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation formé par la Pologne contre la directive 2018/957 modifiant la directive sur le détachement des travailleurs. Elle a validé la base juridique choisie (articles 53 et 62 TFUE) et jugé que les nouvelles règles, notamment sur la rémunération et la durée du détachement, respectent les principes de proportionnalité et de non-discrimination. Cette décision confirme la possibilité pour l'UE d'imposer aux États membres d'origine des conditions de travail plus strictes pour les travailleurs détachés, y compris dans le secteur du transport routier.

8 décembre 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0650

Arrêt CJUE — 62018CC0650

3 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0461

Affaire C-461/18 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 décembre 2020 — Changmao Biochemical Engineering Co. Ltd / Distillerie Bonollo SpA e.a. [Pourvoi – Dumping – Importations d’acide tartrique originaire de Chine – Pourvoi formé par une partie intervenante en première instance – Article 56, deuxième alinéa, deuxième phrase, du statut de la Cour de justice de l’Union européenne – Réexamen intermédiaire partiel – Perte du statut d’entreprise opérant dans les conditions d’une économie de marché lors de la procédure de réexamen – Modification du droit antidumping définitif – Détermination de la valeur normale – Article 11, paragraphe 9, du règlement (CE) no 1225/2009 – Pourvoi incident – Recours en annulation introduit par des producteurs concurrents établis sur le territoire de l’Union européenne – Recevabilité – Affectation directe – Répartition des compétences d’exécution d’un arrêt]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi principal de Changmao Biochemical Engineering et le pourvoi incident des producteurs européens d'acide tartrique, confirmant l'arrêt du Tribunal. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par une partie intervenante et d'un recours en annulation intenté par des producteurs de l'Union, en clarifiant la notion d'affectation directe. Il statue également sur la détermination de la valeur normale lors d'un réexamen intermédiaire partiel, en application de l'article 11, paragraphe 9, du règlement antidumping de base.

3 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0461

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0461

3 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0461_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 décembre 2020.#Changmao Biochemical Engineering Co. Ltd contre Distillerie Bonollo SpA e.a.#Pourvoi – Dumping – Importations d’acide tartrique originaire de Chine – Pourvoi formé par une partie intervenante en première instance – Article 56, deuxième alinéa, deuxième phrase, du statut de la Cour de justice de l’Union européenne – Réexamen intermédiaire partiel – Perte du statut d’entreprise opérant dans les conditions d’une économie de marché lors de la procédure de réexamen – Modification du droit antidumping définitif – Détermination de la valeur normale – Article 11, paragraphe 9, du règlement (CE) no 1225/2009 – Pourvoi incident – Recours en annulation introduit par des producteurs concurrents établis sur le territoire de l’Union européenne – Recevabilité – Affectation directe – Répartition des compétences d’exécution d’un arrêt.#Affaire C-461/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi principal de Changmao Biochemical Engineering, confirmant que le Tribunal avait valablement rejeté son recours en annulation. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par une partie intervenante et clarifie les règles de détermination de la valeur normale lors d'un réexamen intermédiaire partiel, notamment en cas de perte du statut d'économie de marché. Il rappelle également que les producteurs de l'Union sont directement affectés par un règlement antidumping, ce qui les rend recevables à en demander l'annulation.

3 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TO0486

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 1er décembre 2020.#Danske Slagtermestre contre Commission européenne.#Recours en annulation – Aides d’État – Régime de contributions pour la collecte des eaux usées – Phase préliminaire d’examen – Décision constatant l’absence d’aide d’État – Association professionnelle – Qualité pour agir – Qualité de partie intéressée – Objectif de sauvegarde des droits procéduraux garantis par l’article 108, paragraphe 2, TFUE – Défaut d’affectation individuelle – Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle – Acte réglementaire – Défaut d’affectation directe – Irrecevabilité.#Affaire T-486/18.

Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours de l'association Danske Slagtermestre contre la décision de la Commission européenne constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le Tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, n'étant ni individuellement concernée par la décision, ni directement affectée par un acte réglementaire, et ne pouvant se prévaloir de la protection de ses droits procéduraux. Cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0815

Affaire C-815/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 1 décembre 2020 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — Federatie Nederlandse Vakbeweging / Van den Bosch Transporten BV, Van den Bosch Transporte GmbH, Silo-Tank kft (Renvoi préjudiciel – Directive 96/71/CE – Article 1er, paragraphes 1 et 3, et article 2, paragraphe 1 – Détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services – Chauffeurs routiers internationaux – Champ d’application – Notion de «travailleur détaché» – Transports de cabotage – Article 3, paragraphes 1, 3 et 8 – Article 56 TFUE – Libre prestation des services – Conventions collectives déclarées d’application générale)

L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-815/18 précise que les chauffeurs routiers internationaux effectuant des transports de cabotage sont considérés comme des travailleurs détachés au sens de la directive 96/71/CE, et relèvent donc de son champ d'application. La Cour juge que les États membres peuvent imposer à ces entreprises de transport les conditions de travail et d'emploi prévues par des conventions collectives déclarées d'application générale, y compris le salaire minimum, pour les opérations de cabotage. Cette décision a pour effet de renforcer la protection des chauffeurs routiers dans le secteur des transports intra-UE et de clarifier les obligations des entreprises de transport en matière de détachement.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0815

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 1er décembre 2020.#Federatie Nederlandse Vakbeweging contre Van den Bosch Transporten BV e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Directive 96/71/CE – Article 1er, paragraphes 1 et 3, et article 2, paragraphe 1 – Détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services – Chauffeurs routiers internationaux – Champ d’application – Notion de “travailleur détaché” – Transports de cabotage – Article 3, paragraphes 1, 3 et 8 – Article 56 TFUE – Libre prestation des services – Conventions collectives déclarées d’application générale.#Affaire C-815/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise le champ d'application de la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs dans le secteur du transport routier international. La Cour juge que les chauffeurs routiers effectuant des transports de cabotage relèvent de la notion de "travailleur détaché" et sont donc soumis aux conditions de travail et d'emploi du pays d'accueil, notamment celles issues de conventions collectives d'application générale. Cette décision clarifie les obligations des entreprises de transport en matière de respect du droit social du pays d'accueil pour les opérations de cabotage.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0815_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 1er décembre 2020.#Federatie Nederlandse Vakbeweging contre Van den Bosch Transporten BV e.a.#Renvoi préjudiciel – Directive 96/71/CE – Article 1er, paragraphes 1 et 3, et article 2, paragraphe 1 – Détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services – Chauffeurs routiers internationaux – Champ d’application – Notion de “travailleur détaché” – Transports de cabotage – Article 3, paragraphes 1, 3 et 8 – Article 56 TFUE – Libre prestation des services – Conventions collectives déclarées d’application générale.#Affaire C-815/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les chauffeurs routiers internationaux effectuant des opérations de cabotage (transports nationaux temporaires dans un État membre d'accueil) sont des travailleurs détachés au sens de la directive 96/71/CE. Par conséquent, les conditions de travail et de rémunération fixées par les conventions collectives d'application générale de l'État d'accueil leur sont applicables, sous réserve du respect des limites de l'article 56 TFUE (libre prestation de services). Cet arrêt clarifie le champ d'application de la directive dans le secteur des transports routiers et renforce l'obligation pour les entreprises de transport de se conformer aux normes salariales et sociales de l'État membre de détachement pour les opérations de cabotage.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TB0486

Affaire T-486/18: Ordonnance du Tribunal du 1er décembre 2020 — Danske Slagtermestre/Commission («Recours en annulation – Aides d’État – Régime de contributions pour la collecte des eaux usées – Phase préliminaire d’examen – Décision constatant l’absence d’aide d’État – Association professionnelle – Qualité pour agir – Qualité de partie intéressée – Objectif de sauvegarde des droits procéduraux garantis par l’article 108, paragraphe 2, TFUE – Défaut d’affectation individuelle – Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle – Acte réglementaire – Défaut d’affectation directe – Irrecevabilité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours introduit par l'association Danske Slagtermestre contre une décision de la Commission européenne constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le Tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, n'étant ni individuellement concernée par la décision, ni directement affectée par un acte réglementaire, et ne pouvant se prévaloir de la qualité de « partie intéressée » pour la sauvegarde de ses droits procéduraux. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TO0486_INF

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 1er décembre 2020.#Danske Slagtermestre contre Commission européenne.#Recours en annulation – Aides d’État – Régime de contributions pour la collecte des eaux usées – Phase préliminaire d’examen – Décision constatant l’absence d’aide d’État – Association professionnelle – Qualité pour agir – Qualité de partie intéressée – Objectif de sauvegarde des droits procéduraux garantis par l’article 108, paragraphe 2, TFUE – Défaut d’affectation individuelle – Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle – Acte réglementaire – Défaut d’affectation directe – Irrecevabilité.#Affaire T-486/18.

Le Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours de l'association Danske Slagtermestre contre une décision de la Commission constatant l'absence d'aide d'État dans un régime danois de contributions pour la collecte des eaux usées. Le requérant ne démontre ni sa qualité de partie intéressée au sens de l'article 108, §2, TFUE, ni une affectation individuelle ou substantielle de sa position concurrentielle, et l'acte attaqué n'est pas un acte réglementaire l'affectant directement. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation formés par des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.

1 décembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0787

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0787

26 novembre 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0572

Arrêt CJUE — 62018CC0572

26 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0787

Affaire C-787/18: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 26 novembre 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Högsta förvaltningsdomstolen — Suède) — Skatteverket / Sögård Fastigheter AB [Renvoi préjudiciel – Législation nationale prévoyant la régularisation des déductions de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par un assujetti autre que celui ayant initialement opéré la déduction – Vente par une société à des particuliers d’un immeuble donné en location par ladite société ainsi que par la précédente société propriétaire – Fin de l’assujettissement à la TVA lors de la vente de l’immeuble à des particuliers]

Dans l'arrêt Sögård Fastigheter (C-787/18), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de régularisation des déductions de TVA lorsqu'un bien immeuble, ayant fait l'objet de déductions par un précédent propriétaire assujetti, est vendu à des particuliers non assujettis par un nouvel assujetti. Elle juge que le droit de l'Union ne s'oppose pas à une législation nationale qui impose à cet assujetti vendeur la régularisation des déductions initialement opérées par son prédécesseur, dès lors que la cession met fin à l'assujettissement à la TVA de l'immeuble. Cette décision clarifie les obligations de régularisation en cas de changement d'affectation d'un bien immobilier dans le cadre de chaînes de transactions.

26 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0787_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 26 novembre 2020.#Skatteverket contre Sögård Fastigheter AB.#Renvoi préjudiciel – Législation nationale prévoyant la régularisation des déductions de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par un assujetti autre que celui ayant initialement opéré la déduction – Vente par une société à des particuliers d’un immeuble donné en location par ladite société ainsi que par la précédente société propriétaire – Fin de l’assujettissement à la TVA lors de la vente de l’immeuble à des particuliers.#Affaire C-787/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la régularisation des déductions de TVA peut incomber à un assujetti autre que celui ayant initialement déduit la taxe, lorsque cet assujetti reprend l'activité économique du bien concerné. En l'espèce, la vente d'un immeuble à des particuliers met fin à l'assujettissement à la TVA, ce qui déclenche une obligation de régularisation pour le vendeur, même si la déduction initiale a été opérée par un précédent propriétaire. Cette décision clarifie les règles de transfert des obligations de régularisation en matière de TVA immobilière.

26 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0823_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 novembre 2020.#Commission européenne contre GEA Group AG.#Pourvoi – Ententes – Marchés européens des stabilisants thermiques à base d’étain, d’huile de soja époxydée et d’esters – Fixation des prix, répartition des marchés et échange d’informations commerciales sensibles – Application du plafond de 10 % du chiffre d’affaires à l’une des entités composant l’entreprise – Annulation de la décision modifiant l’amende fixée dans la décision initiale de constatation de l’infraction – Amendes – Notion d’“entreprise” – Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende – Principe d’égalité de traitement – Date d’exigibilité de l’amende en cas de modification.#Affaire C-823/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« entreprise » en droit de la concurrence, en confirmant que le plafond de 10 % du chiffre d'affaires pour le calcul d'une amende s'applique à chaque entité juridique composant l'entreprise, et non à l'entreprise dans son ensemble. L'arrêt annule la décision de la Commission ayant modifié l'amende initiale, au motif que le principe d'égalité de traitement avait été violé en traitant différemment les entités solidaires. Enfin, la Cour fixe la date d'exigibilité de l'amende au jour de la notification de la décision modifiant son montant, et non à celle de la décision initiale.

25 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0823

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0823

25 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0823

Affaire C-823/18 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 novembre 2020 — Commission européenne / GEA Group AG (Pourvoi – Ententes – Marchés européens des stabilisants thermiques à base d’étain, d’huile de soja époxydée et d’esters – Fixation des prix, répartition des marchés et échange d’informations commerciales sensibles – Application du plafond de 10 % du chiffre d’affaires à l’une des entités composant l’entreprise – Annulation de la décision modifiant l’amende fixée dans la décision initiale de constatation de l’infraction – Amendes – Notion d’«entreprise» – Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende – Principe d’égalité de traitement – Date d’exigibilité de l’amende en cas de modification)

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait réduit l'amende infligée à GEA Group AG dans l'affaire des ententes sur les stabilisants thermiques. Elle rappelle que la notion d'« entreprise » au sens du droit de la concurrence peut inclure plusieurs entités juridiques, et que le plafond de 10 % du chiffre d'affaires s'applique à l'entreprise dans son ensemble, non à chaque entité séparément. L'arrêt précise également les règles de responsabilité solidaire et la date d'exigibilité de l'amende en cas de modification de la décision initiale.

25 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0663_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 novembre 2020.#Procédure pénale contre B S et C A.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des marchandises – Organisation commune des marchés dans le secteur du lin et du chanvre – Dérogations – Protection de la santé publique – Législation nationale limitant l’industrialisation et la commercialisation du chanvre aux seules fibres et graines – Cannabidiol (CBD).#Affaire C-663/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la libre circulation des marchandises s'oppose à une législation nationale, comme celle française, qui interdit la commercialisation du cannabidiol (CBD) légalement produit dans un autre État membre, lorsqu'il est extrait de la plante de chanvre dans son ensemble et non uniquement de ses fibres et graines. Cette restriction, justifiée par la protection de la santé publique, n'est pas proportionnée en l'absence de preuves scientifiques démontrant un risque réel pour la santé lié au CBD. En conséquence, un professionnel français ne peut pas se voir opposer une interdiction générale de vente de produits à base de CBD provenant d'autres États membres de l'UE.

19 novembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0663

Affaire C-663/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 novembre 2020 (demande de décision préjudicielle de la Cour d'appel d'Aix-En-Provence — France) — procédure pénale contre BS, CA [Renvoi préjudiciel – Libre circulation des marchandises – Organisation commune des marchés dans le secteur du lin et du chanvre – Dérogations – Protection de la santé publique – Législation nationale limitant l’industrialisation et la commercialisation du chanvre aux seules fibres et graines – Cannabidiol (CBD)]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation française interdisant la commercialisation du cannabidiol (CBD) légalement produit dans un autre État membre, lorsqu'il est extrait de la plante de chanvre dans son ensemble et non uniquement de ses fibres et graines, constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises. Cet arrêt précise que les États membres ne peuvent interdire le CBD sur leur territoire au seul motif qu'il est un cannabinoïde issu du Cannabis sativa, dès lors qu'il n'a pas d'effet psychotrope et que la mesure n'est pas proportionnée à l'objectif de protection de la santé publique.

19 novembre 2020

Détail →
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