1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les pourvois de České dráhy contre deux décisions d'inspection de la Commission européenne, validant ainsi la légalité des inspections fondées sur des indices sérieux d'infraction aux règles de concurrence. L'arrêt précise que la Commission peut légalement utiliser des éléments de preuve issus d'une inspection antérieure pour justifier une nouvelle inspection, sans que cela ne constitue un détournement de procédure. Cette décision confirme l'étendue du pouvoir d'investigation de la Commission et les conditions de motivation des décisions d'inspection en droit de la concurrence de l'UE.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne interprète la notion de "gazole à usage commercial" au sens de l'article 7 de la directive 2003/96/CE. Elle juge qu'une réglementation nationale qui réserve le taux réduit d'accise au seul transport régulier de passagers, à l'exclusion du transport occasionnel, est contraire au principe d'égalité de traitement, sauf si cette différence est objectivement justifiée. Cette décision a une portée directe pour les contentieux français relatifs à la taxation des carburants dans les transports de personnes.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« accompagnement » d'une allégation de santé spécifique par une référence aux effets bénéfiques généraux et non spécifiques, au sens de l'article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 1924/2006. Elle juge que cette disposition impose que l'allégation de santé spécifique soit présentée de manière à ce que le consommateur perçoive un lien direct et indissociable avec l'allégation générale, et que les preuves scientifiques requises pour l'allégation spécifique doivent également étayer la référence générale. En conséquence, un simple renvoi ou une juxtaposition ne suffit pas à satisfaire à cette obligation.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2014/24/UE s'oppose à une réglementation nationale qui impose l'exclusion automatique d'un opérateur économique en raison d'un manquement de son sous-traitant aux obligations environnementales, sociales ou du travail. L'article 57, paragraphe 4, de la directive impose une appréciation au cas par cas par le pouvoir adjudicateur, qui doit vérifier la gravité du manquement et permettre à l'opérateur de prouver sa fiabilité. Cette décision limite donc la marge de manœuvre des États membres dans la transposition des motifs d'exclusion facultatifs liés aux sous-traitants.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de la Lettonie contre la Commission, concernant l'absence d'action de cette dernière après l'immobilisation d'un navire letton pêchant le crabe des neiges autour du Svalbard. La Commission avait pris position en considérant que le règlement (UE) 2017/127 n'autorisait pas les navires lettons à pêcher dans cette zone, mais cette prise de position a été jugée comme un acte non susceptible de recours car ne produisant pas d'effets juridiques obligatoires. Cette affaire clarifie les limites de la compétence de l'Union en matière de pêche dans les eaux contestées du Svalbard et les conditions de recevabilité d'un recours en carence.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de refus d'accès aux documents administratifs de la Commission dans le cadre d'une procédure sur les aides d'État, en application du règlement (CE) n° 1049/2001. Il confirme que l'exception relative à la protection des activités d'enquête peut justifier un refus, même après la clôture de la procédure, et rappelle l'obligation de motivation de la Commission ainsi que l'absence d'intérêt public supérieur démontré par le demandeur.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de refus d'accès aux documents relatifs à une procédure d'aide d'État, sur le fondement de l'exception de protection des activités d'enquête (article 4, §2, 3e tiret du règlement n° 1049/2001). Il rappelle que l'institution doit démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte à ces activités et que l'existence d'un intérêt public supérieur, tel que la transparence, doit être appréciée in concreto. En l'espèce, le Tribunal rejette le recours, estimant que la Commission a valablement motivé son refus et que la demanderesse n'a pas établi l'existence d'un tel intérêt supérieur.
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de CBA Spielapparate- und Restaurantbetrieb contre la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure d'aide d'État autrichienne dans le secteur des jeux de hasard. Il a confirmé que la Commission pouvait valablement invoquer l'exception de protection des objectifs d'enquête pour refuser l'accès, sans qu'un intérêt public supérieur ne justifie la divulgation. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents administratifs en matière de contrôle des aides d'État.
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de la Lettonie contre la Commission, car la lettre de cette dernière, répondant à une invitation à agir concernant l'immobilisation d'un navire letton pêchant le crabe des neiges au Svalbard, ne constitue pas un acte attaquable produisant des effets juridiques obligatoires. Cette ordonnance précise les limites du recours en carence (article 265 TFUE) et confirme que la Commission n'a pas compétence pour trancher un différend bilatéral sur l'interprétation du traité de Paris de 1920 relatif au Spitzberg.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 30 janvier 2020 (affaire T-598/18) confirme le rejet de l'opposition formée par Grupo Textil Brownie contre la demande de marque de l'UE "BROWNIE". Il précise que le titulaire de marques antérieures ("BROWNIES", "BROWNIE") n'a pas rapporté la preuve d'un usage sérieux de celles-ci pour les produits invoqués, condition nécessaire pour établir un risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne porte sur le harcèlement moral et la procédure disciplinaire dans la fonction publique européenne. Il précise les conditions dans lesquelles un faisceau de décisions peut être contesté et encadre le pouvoir de l'administration de rouvrir une procédure disciplinaire après avoir retiré une sanction de révocation, en imposant le respect des droits de la défense et du principe de sécurité juridique.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2014/24/UE s'oppose à une réglementation nationale qui impose l'exclusion automatique d'un opérateur économique d'une procédure de passation de marchés publics en raison d'un manquement de son sous-traitant aux obligations en matière de droit environnemental, social et du travail. L'article 57, paragraphe 4, de la directive offre aux États membres une faculté, et non une obligation, d'exclure un opérateur économique dans une telle situation, et ce motif d'exclusion doit être appliqué dans le respect du principe de proportionnalité. Par conséquent, le pouvoir adjudicateur doit pouvoir apprécier au cas par cas la gravité du manquement et la possibilité pour l'opérateur de présenter des mesures correctives.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne rejette les pourvois de České dráhy contre les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections dans le secteur ferroviaire. Elle confirme que la Commission dispose d'indices suffisamment sérieux pour soupçonner une infraction aux règles de concurrence, et que l'utilisation d'éléments provenant d'une inspection antérieure pour justifier une nouvelle inspection est licite. L'arrêt précise ainsi l'étendue de l'obligation de motivation des décisions d'inspection et les conditions de recevabilité des preuves recueillies.
30 janvier 2020
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 30 janvier 2020 (affaire C-725/18, *Anton van Zantbeek VOF*) porte sur la compatibilité avec la libre prestation de services (article 56 TFUE) d'une taxe belge sur les opérations de bourse. La Cour a jugé que le fait de réserver un traitement fiscal moins favorable aux destinataires de services qui recourent à un intermédiaire professionnel non-résident constitue une restriction à la libre prestation de services, car elle dissuade les clients de faire appel à des prestataires établis dans un autre État membre. Cette restriction n'étant pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, la législation nationale en cause est contraire au droit de l'Union.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la notion de « juridiction nationale » dans le cadre des corrections financières appliquées par la Commission européenne au titre du FEAGA et du Feader. Il clarifie que les organismes de médiation ou d'arbitrage, même institués par la loi, ne sont pas nécessairement assimilables à une juridiction nationale au sens des règlements financiers agricoles, ce qui a des conséquences sur la récupération des aides indûment versées.
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Portugal contre la Commission européenne concernant l'exclusion de certaines dépenses du financement par le FEAGA et le FEADER. L'affaire portait sur l'interprétation des notions de "juridiction nationale" et de "décision judiciaire définitive" au sens des règlements (CE) n° 1290/2005 et (UE) n° 1306/2013, la Commission estimant que le Portugal n'avait pas respecté les délais de recouvrement des indus. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une décision d'une autorité nationale peut être considérée comme un obstacle légitime justifiant le maintien de dépenses agricoles au charge des fonds européens.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 12 et 19 de la sixième directive (82/891/CEE) concernant les scissions de sociétés anonymes. Il précise que ces dispositions ne s'opposent pas à ce qu'un créancier d'une société scindée exerce une action paulienne pour contester la scission, même après son inscription au registre du commerce, dès lors que cette action vise à protéger ses intérêts et que la législation nationale le permet. La Cour encadre ainsi la possibilité pour les créanciers de remettre en cause une scission frauduleuse, en dehors du régime spécifique de nullité prévu par la directive.
30 janvier 2020