Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 16 juillet 2020.#AFMB Ltd e.a. contre Raad van bestuur van de Sociale verzekeringsbank.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Centrale Raad van Beroep.#Renvoi préjudiciel – Travailleurs migrants – Sécurité sociale – Législation applicable – Règlement (CEE) no 1408/71 – Article 14, point 2, sous a) – Notion de “personne qui fait partie du personnel roulant d’une entreprise” – Règlement (CE) no 883/2004 – Article 13, paragraphe 1, sous b) – Notion d’“employeur” – Chauffeurs routiers exerçant normalement une activité salariée dans deux ou plusieurs États membres ou États de l’Association européenne de libre-échange (AELE) – Chauffeurs routiers ayant conclu un contrat de travail avec une entreprise mais placés sous l’autorité effective d’une autre entreprise établie dans l’État membre de résidence de ces chauffeurs – Détermination de l’entreprise ayant la qualité d’“employeur”.#Affaire C-610/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne clarifie la notion d'"employeur" pour les chauffeurs routiers internationaux, aux fins de détermination de la législation de sécurité sociale applicable. Il précise que, même en présence d'un contrat de travail formel avec une entreprise, la qualité d'employeur revient à l'entreprise qui exerce l'autorité effective sur le travailleur, notamment en supportant la charge salariale réelle et en ayant le pouvoir d'embauche et de licenciement. En conséquence, pour les chauffeurs exerçant dans plusieurs États membres, la législation applicable est celle de l'État où est établie cette entreprise exerçant l'autorité effective, et non celle du cocontractant formel.
16 juillet 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 16 juillet 2020.#Data Protection Commissioner contre Facebook Ireland Ltd et Maximillian Schrems.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 7, 8 et 47 – Règlement (UE) 2016/679 – Article 2, paragraphe 2 – Champ d’application – Transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers à des fins commerciales – Article 45 – Décision d’adéquation de la Commission – Article 46 – Transferts moyennant des garanties appropriées – Article 58 – Pouvoirs des autorités de contrôle – Traitement des données transférées par les autorités publiques d’un pays tiers à des fins de sécurité nationale – Appréciation du caractère adéquat du niveau de protection assuré dans le pays tiers – Décision 2010/87/UE – Clauses types de protection pour le transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers – Garanties appropriées offertes par le responsable du traitement – Validité – Décision d’exécution (UE) 2016/1250 – Adéquation de la protection assurée par le bouclier de protection des données Union européenne-États-Unis – Validité – Plainte d’une personne physique dont les données ont été transférées depuis l’Union européenne vers les États-Unis.#Affaire C-311/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, invalide la décision d'adéquation relative au bouclier de protection des données UE-États-Unis (Privacy Shield) et confirme la validité des clauses contractuelles types (CCT). Il précise que les autorités de contrôle nationales doivent suspendre ou interdire un transfert de données vers un pays tiers lorsque le niveau de protection exigé par le droit de l'Union, notamment au regard des articles 7, 8 et 47 de la Charte, n'est pas garanti en raison des pouvoirs d'accès des autorités publiques de ce pays.
16 juillet 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 16 juillet 2020.#Data Protection Commissioner contre Facebook Ireland Ltd et Maximillian Schrems.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la High Court (Irlande).#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 7, 8 et 47 – Règlement (UE) 2016/679 – Article 2, paragraphe 2 – Champ d’application – Transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers à des fins commerciales – Article 45 – Décision d’adéquation de la Commission – Article 46 – Transferts moyennant des garanties appropriées – Article 58 – Pouvoirs des autorités de contrôle – Traitement des données transférées par les autorités publiques d’un pays tiers à des fins de sécurité nationale – Appréciation du caractère adéquat du niveau de protection assuré dans le pays tiers – Décision 2010/87/UE – Clauses types de protection pour le transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers – Garanties appropriées offertes par le responsable du traitement – Validité – Décision d’exécution (UE) 2016/1250 – Adéquation de la protection assurée par le bouclier de protection des données Union européenne-États-Unis – Validité – Plainte d’une personne physique dont les données ont été transférées depuis l’Union européenne vers les États-Unis.#Affaire C-311/18.
Cet arrêt de la CJUE, dit "Schrems II", invalide la décision d'adéquation du "Privacy Shield" UE-États-Unis (décision 2016/1250) en raison de l'accès insuffisamment encadré des autorités américaines aux données transférées, contraire aux articles 7, 8 et 47 de la Charte. Il valide en revanche les clauses contractuelles types (décision 2010/87), mais impose aux autorités de contrôle nationales de suspendre ou interdire un transfert fondé sur ces clauses si, en pratique, le niveau de protection requis par le droit de l'UE ne peut être garanti dans le pays tiers.
16 juillet 2020
Conclusions de l'avocat général M. H. Saugmandsgaard Øe, présentées le 16 juillet 2020.#Frank Peterson contre Google LLC e.a. et Elsevier Inc. contre Cyando AG.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle – Droit d’auteur et droits voisins – Mise à disposition et gestion d’une plateforme de partage de vidéos ou d’une plateforme d’hébergement et de partage de fichiers – Responsabilité de l’exploitant pour des violations de droits de propriété intellectuelle commises par les utilisateurs de sa plateforme – Directive 2001/29/CE – Article 3 et article 8, paragraphe 3 – Notion de “communication au public” – Directive 2000/31/CE – Articles 14 et 15 – Conditions pour bénéficier de l’exonération de responsabilité – Absence de connaissance de violations concrètes – Notification de telles violations en tant que condition à l’obtention d’une ordonnance sur requête.#Affaires jointes C-682/18 et C-683/18.
Ces conclusions de l'avocat général portent sur la responsabilité des exploitants de plateformes de partage de vidéos et de fichiers (YouTube, Uploaded) pour les violations du droit d'auteur commises par leurs utilisateurs. Elles examinent si ces exploitants réalisent un "acte de communication au public" au sens de la directive 2001/29/CE et sous quelles conditions ils peuvent bénéficier de l'exonération de responsabilité prévue par la directive 2000/31/CE, notamment en l'absence de connaissance de violations concrètes. L'avocat général propose que la responsabilité soit engagée lorsque la plateforme joue un rôle actif, au-delà d'un simple hébergement technique, et que les notifications de violations sont un préalable nécessaire pour obtenir des mesures injonctives.
16 juillet 2020
Conclusions de l'avocat général M. G. Hogan, présentées le 16 juillet 2020.#Groupe Lactalis contre Premier ministre e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d'État (France).#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 1169/2011 – Information des consommateurs sur les denrées alimentaires – Article 9, paragraphe 1, sous i), et article 26, paragraphe 2, sous a) – Mention obligatoire du pays d’origine ou du lieu de provenance des denrées alimentaires – Omission susceptible d’induire en erreur les consommateurs – Article 38, paragraphe 1 – Questions expressément harmonisées – Article 39, paragraphe 2 – Adoption de mesures nationales prévoyant des mentions obligatoires complémentaires concernant le pays d’origine ou le lieu de provenance de types ou de catégories spécifiques de denrées alimentaires – Conditions – Existence d’un lien avéré entre une ou plusieurs propriétés des denrées alimentaires concernées et leur origine ou leur provenance – Notions de “lien avéré” et de “propriétés” – Preuve que la majorité des consommateurs attache une importance significative à cette information – Mesure nationale prévoyant la mention obligatoire de l’origine nationale, européenne ou non européenne du lait.#Affaire C-485/18.
Dans ses conclusions sur l'affaire C-485/18, l'avocat général Hogan précise les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer des mentions obligatoires supplémentaires sur l'origine des denrées alimentaires, au-delà de l'harmonisation prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011. Il estime qu'une mesure nationale, comme celle française exigeant l'indication de l'origine du lait, doit démontrer un "lien avéré" entre certaines propriétés du produit et son origine, et que la seule importance accordée par une majorité de consommateurs à cette information ne suffit pas à justifier une telle obligation. Cette interprétation stricte des articles 38 et 39 du règlement encadre fortement la marge de manœuvre des autorités françaises pour adopter des règles nationales d'étiquetage d'origine.
16 juillet 2020
Affaire C-658/18: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2020 (demande de décision préjudicielle du Giudice di pace di Bologna — Italie) — UX / Governo della Repubblica italiana (Renvoi préjudiciel – Recevabilité – Article 267 TFUE – Notion de «juridiction nationale» – Critères – Politique sociale – Directive 2003/88/CE – Champ d’application – Article 7 – Congé annuel payé – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clauses 2 et 3 – Notion de «travailleur à durée déterminée» – Juges de paix et magistrats ordinaires – Différence de traitement – Clause 4 – Principe de non–discrimination – Notion de «raisons objectives»)
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-658/18) du 16 juillet 2020 précise que les juges de paix italiens, bien que relevant de la notion de « juridiction nationale » au sens de l'article 267 TFUE, ne peuvent être considérés comme des « travailleurs à durée déterminée » au sens de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que la différence de traitement entre ces juges et les magistrats ordinaires concernant le droit au congé annuel payé (article 7 de la directive 2003/88) est justifiée par des raisons objectives tenant à la nature spécifique de leurs fonctions et à leur statut.
16 juillet 2020
Affaire C-584/17 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2020 — ADR Center SpA / Commission européenne (Pourvoi – Clause compromissoire – Conventions de subvention conclues dans le cadre du programme spécifique «Justice civile» pour la période 2007-2013 – Rapports d’audit mettant en cause le caractère éligible de certains coûts – Décision de la Commission européenne de procéder au recouvrement des sommes indûment versées – Article 299 TFUE – Pouvoir de la Commission d’adopter une décision formant titre exécutoire dans le cadre de relations contractuelles – Compétence du juge de l’Union – Protection juridictionnelle effective)
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours d'ADR Center SpA contre la Commission européenne. L'affaire portait sur le pouvoir de la Commission d'adopter une décision formant titre exécutoire (article 299 TFUE) pour recouvrer des sommes versées dans le cadre de conventions de subvention, même en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union. La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en ne vérifiant pas si la Commission pouvait recourir à cette voie unilatérale sans violer le principe de protection juridictionnelle effective, renvoyant l'affaire pour nouvel examen.
16 juillet 2020
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2020.#Inclusion Alliance for Europe GEIE contre Commission européenne.#Pourvoi – Clause compromissoire – Conventions de subvention conclues dans le cadre du septième programme-cadre des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration (2007-2013) ainsi que du programme-cadre pour l’innovation et la compétitivité (2007-2013) – Projets MARE, Senior et ECRN – Décision de la Commission de procéder au recouvrement des sommes indûment versées – Compétence du juge de l’Union.#Affaire C-378/16 P.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (affaire C-378/16 P), a statué sur la compétence du juge de l'Union pour connaître d'un litige relatif au recouvrement de sommes versées par la Commission dans le cadre de conventions de subvention. Elle a précisé que, en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union, ce dernier est seul compétent pour se prononcer sur la validité de la décision de recouvrement, à l'exclusion des juridictions nationales. Cet arrêt confirme ainsi l'importance de la qualification contractuelle des relations entre la Commission et les bénéficiaires de subventions européennes.
16 juillet 2020
Résolution sur la contribution du Comité économique et social européen au programme de travail de la Commission européenne pour 2021 sur la base des travaux du groupe ad hoc «Contribution du CESE au programme de travail de la Commission européenne pour 2021»
Cette résolution du Comité économique et social européen (CESE) définit ses priorités et propositions pour le programme de travail 2021 de la Commission européenne. Elle met l'accent sur une relance économique durable et inclusive post-COVID, la transition numérique et écologique, ainsi que le renforcement du marché unique et de la dimension sociale de l'UE. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un aperçu des orientations politiques et législatives à venir, pouvant influencer les futures réglementations et directives européennes.
16 juillet 2020
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9771 — Hitachi/Honda/HIAMS/Keihin/Showa/Nissin Kogyo) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 234/06
La Commission européenne a été notifiée d'un projet de concentration par lequel Hitachi Automotive Systems, Honda Motor, HIAMS, Keihin, Showa et Nissin Kogyo fusionneraient leurs activités dans le secteur des composants automobiles. Cette opération, relevant du règlement européen sur les concentrations, est examinée pour déterminer son impact sur la concurrence dans l'Espace économique européen (EEE). Les tiers intéressés sont invités à présenter leurs observations à la Commission.
16 juillet 2020
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9299 — Discovery/Polsat/JV) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 234/05
Cette notification préalable concerne le projet de concentration par lequel Discovery et Polsat envisagent de créer une entreprise commune (joint-venture) dans le secteur des médias. Le texte informe les tiers intéressés de cette opération et les invite à présenter leurs observations à la Commission européenne, conformément au règlement sur les concentrations. Pour un professionnel du droit français, il s'agit d'une procédure standard de contrôle des concentrations au niveau européen, avec un intérêt particulier pour l'Espace économique européen.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur «L’instauration des mesures de sauvegarde pour les produits agricoles dans les accords de commerce» (avis d’initiative)
Cet avis d'initiative du CESE propose un cadre pour l'instauration de mesures de sauvegarde efficaces dans les accords commerciaux de l'UE, spécifiquement pour les produits agricoles. Il vise à protéger les agriculteurs européens contre les perturbations graves du marché causées par une hausse soudaine des importations, en recommandant des mécanismes plus réactifs et adaptés aux spécificités du secteur agricole. Pour un professionnel du droit français, ce texte est une source d'orientation politique non contraignante, mais qui peut influencer la rédaction future des clauses de sauvegarde dans les négociations commerciales de l'UE.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur «Renforcer la compétitivité, l’innovation, la croissance et la création d’emplois en favorisant la coopération réglementaire mondiale, en soutenant un système commercial multilatéral renouvelé et en réduisant les subventions responsables de distorsions du marché» (avis d’initiative)
Cet avis d'initiative du CESE propose de renforcer la compétitivité européenne en promouvant une coopération réglementaire mondiale et en soutenant un système commercial multilatéral rénové. Il préconise notamment de réduire les subventions publiques générant des distorsions de marché, afin de favoriser l'innovation, la croissance et l'emploi au sein de l'UE. Pour un professionnel du droit français, ce texte esquisse les orientations futures potentielles du droit européen de la concurrence et de la régulation commerciale.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil arrêtant des mesures pour un marché ferroviaire durable compte tenu de la pandémie de COVID-19» [COM(2020) 260 final — 2020/0127 (COD)]
Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) soutient la proposition de la Commission visant à permettre aux États membres de réduire temporairement les redevances d'accès aux infrastructures ferroviaires pour les entreprises de transport ferroviaire de fret et de voyageurs, afin d'atténuer l'impact économique de la pandémie de COVID-19. Le CESE approuve l'objectif de maintenir la compétitivité du rail face à la crise, mais insiste sur la nécessité de garantir un financement adéquat des gestionnaires d'infrastructures pour éviter une dégradation du réseau. Il souligne également l'importance de veiller à ce que ces mesures exceptionnelles ne créent pas de distorsions de concurrence entre les opérateurs ferroviaires.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant une facilité pour la reprise et la résilience» [COM(2020) 408 final — 2020/0104 (COD)] et la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un instrument d’appui technique» [COM(2020) 409 final — 2020/0103 (COD)]
Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) approuve la création de la facilité pour la reprise et la résilience et de l'instrument d'appui technique, piliers du plan de relance européen post-COVID. Le CESE insiste sur la nécessité d'une gouvernance transparente, d'un ciblage efficace des investissements vers les transitions verte et numérique, et d'une implication des partenaires sociaux dans la conception et la mise en œuvre des plans nationaux. Il souligne également l'importance de la conditionnalité liée à l'État de droit et à la bonne gestion financière.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant le règlement (UE) 2018/1999 (loi européenne sur le climat)» [COM(2020) 80 final — 2020/0036 (COD)]
Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) soutient l'objectif de neutralité climatique à l'horizon 2050 fixé par la proposition de loi européenne sur le climat, mais formule plusieurs réserves et demandes d'amélioration. Le CESE insiste notamment sur la nécessité de fixer un objectif intermédiaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55 % d'ici 2030, et réclame un cadre de gouvernance plus inclusif associant la société civile et les partenaires sociaux. Il souligne également l'importance d'une transition juste et équitable, avec des mécanismes de solidarité pour accompagner les secteurs et régions les plus touchés.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur le «Livre blanc sur l’intelligence artificielle — Une approche européenne axée sur l’excellence et la confiance» [COM(2020) 65 final]
Le Comité économique et social européen (CESE) approuve l'approche de la Commission visant à promouvoir une intelligence artificielle (IA) « digne de confiance » en Europe, fondée sur l'excellence et la confiance. Il souligne la nécessité d'un cadre réglementaire clair et proportionné qui distingue les applications d'IA à haut risque, tout en insistant sur l'importance de l'implication des partenaires sociaux et de la société civile. L'avis met en garde contre une approche trop restrictive qui freinerait l'innovation, et appelle à des investissements massifs dans la formation et la recherche pour garantir la compétitivité européenne.
16 juillet 2020
Avis du Comité économique et social européen sur la «Mise en œuvre des accords de libre-échange du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018» [COM(2019) 455 final]
Cet avis du Comité économique et social européen évalue la mise en œuvre des accords de libre-échange de l'UE pour l'année 2018. Il souligne les bénéfices concrets pour les entreprises et les consommateurs, tout en pointant les lacunes persistantes, notamment en matière de transparence et d'implication de la société civile. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un éclairage critique sur l'efficacité pratique de ces accords et les défis de leur application uniforme.
16 juillet 2020
Recommandation (UE) 2020/1052 du Conseil du 16 juillet 2020 modifiant la recommandation (UE) 2020/912 du Conseil concernant la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’UE et la possible levée de cette restriction
Cette recommandation du Conseil actualise la liste des pays tiers pour lesquels les restrictions temporaires de déplacement non essentiel vers l'UE peuvent être levées, en tenant compte de l'évolution de la situation sanitaire liée à la COVID-19. Elle précise les critères épidémiologiques et les conditions de réciprocité à respecter par ces pays, tout en maintenant le principe de la restriction pour les voyages non essentiels en provenance des autres États. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue la base juridique encadrant la réouverture progressive des frontières extérieures de l'UE aux ressortissants de pays tiers.
16 juillet 2020
Règlement délégué (UE) 2015/2446 de la Commission du 28 juillet 2015 complétant le règlement (UE) no 952/2013 du Parlement européen et du Conseil au sujet des modalités de certaines dispositions du code des douanes de l’Union
Ce règlement délégué fixe les modalités d'application du code des douanes de l'Union (CDU), en précisant notamment les règles relatives aux déclarations en douane, au statut douanier des marchandises, aux régimes douaniers et aux garanties. Il constitue un texte essentiel pour la mise en œuvre pratique du CDU par les opérateurs économiques et les autorités douanières, en harmonisant les procédures au sein de l'Union européenne.
16 juillet 2020