Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Avis à l’attention des personnes faisant l’objet des mesures restrictives prévues par la décision (PESC) 2019/1720 du Conseil, modifiée par la décision (PESC) 2020/607 du Conseil, et par le règlement (UE) 2019/1716 du Conseil, mis en œuvre par le règlement d’exécution (UE) 2020/606 du Conseil concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Nicaragua 2020/C 146 I/01
Cet avis informe les personnes et entités concernées qu'elles sont inscrites sur la liste des mesures restrictives de l'UE visant le Nicaragua, en raison de la situation dans ce pays. Il précise les voies de recours disponibles, notamment le droit de présenter des observations au Conseil et de former un recours devant le Tribunal de l'Union européenne. Ce texte a pour portée de garantir les droits de la défense des personnes sanctionnées, conformément aux principes du droit de l'Union.
4 mai 2020
Règlement délégué (UE) 2020/884 de la Commission du 4 mai 2020 dérogeant, en ce qui concerne l’année 2020, au règlement délégué (UE) 2017/891 en ce qui concerne le secteur des fruits et légumes, et au règlement délégué (UE) 2016/1149 en ce qui concerne le secteur vitivinicole, en raison de la pandémie de COVID-19
Ce règlement délégué de la Commission, adopté en raison de la pandémie de COVID-19, assouplit pour l'année 2020 certaines règles applicables aux secteurs des fruits et légumes et vitivinicole. Il permet notamment aux organisations de producteurs de ces secteurs de déroger à certaines obligations liées à la mise en œuvre de leurs programmes opérationnels et d'investissement, afin de faire face aux perturbations économiques et commerciales causées par la crise sanitaire.
4 mai 2020
Directive 2011/65/UE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2011 relative à la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques (refonte) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Cette directive, dite RoHS 2, refond et renforce la législation européenne limitant l'utilisation de substances dangereuses (plomb, mercure, cadmium, etc.) dans les équipements électriques et électroniques (EEE). Elle élargit le champ d'application à tous les EEE, sauf exceptions expresses, et impose aux fabricants, importateurs et distributeurs des obligations de conformité, de marquage CE et de déclaration de conformité. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le socle réglementaire essentiel pour la mise sur le marché des EEE, avec des implications directes en matière de responsabilité et de contrôle des substances.
1 mai 2020
Décision (UE) 2016/245 de la Banque centrale européenne du 9 février 2016 fixant les règles de passation des marchés (BCE/2016/2) (refonte)
Cette décision de la BCE (refonte de 2016) établit les règles de passation des marchés applicables à la Banque centrale européenne, en fixant des seuils et des procédures pour ses achats de fournitures, services et travaux. Elle harmonise ces règles avec les principes de transparence, de non-discrimination et de concurrence, tout en prévoyant des dérogations spécifiques pour les marchés liés aux missions monétaires et de stabilité financière. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le cadre procédural interne de la BCE, distinct du droit communautaire des marchés publics applicable aux États membres.
1 mai 2020
Règlement (CE) no 1272/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges, modifiant et abrogeant les directives 67/548/CEE et 1999/45/CE et modifiant le règlement (CE) no 1907/2006 (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Ce règlement (CLP) harmonise au niveau européen la classification, l'étiquetage et l'emballage des substances chimiques et des mélanges, en transposant le Système général harmonisé (SGH) des Nations unies. Il impose aux fabricants, importateurs et utilisateurs en aval de déterminer les dangers de leurs produits et de les communiquer via des pictogrammes, mentions de danger et conseils de prudence normalisés. Pour un professionnel du droit français, ce texte est fondamental car il fixe les obligations réglementaires applicables à la mise sur le marché des produits chimiques, avec des implications directes en matière de responsabilité civile et pénale en cas de non-conformité.
1 mai 2020
Règlement (CE) no 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques (refonte) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Ce règlement établit le cadre juridique harmonisé applicable à tous les produits cosmétiques mis sur le marché européen, en remplaçant la précédente directive. Il définit les règles de sécurité, de responsabilité du fabricant, de notification et d'étiquetage, et impose un système de déclaration via le portail CPNP. Pour un professionnel du droit français, ce texte est la référence centrale pour contrôler la conformité des produits cosmétiques, notamment en matière d'interdictions de substances et d'obligations pour la personne responsable.
1 mai 2020
Règlement (UE) 2018/196 du Parlement européen et du Conseil du 7 février 2018 relatif à des droits de douane supplémentaires sur les importations de certains produits originaires des États-Unis d'Amérique (texte codifié)
Ce règlement codifie et remplace le règlement (UE) n° 1238/2013, en maintenant l'application de droits de douane supplémentaires sur certains produits originaires des États-Unis. Il vise à rééquilibrer les concessions tarifaires dans le cadre du différend commercial de l'OMC concernant les subventions américaines au secteur aérien (affaire Boeing). Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue la base légale actuelle pour l'application de ces mesures de rétorsion commerciale, dont la liste des produits concernés est annexée au règlement.
1 mai 2020
Affaire T-603/18: Ordonnance du Tribunal du 30 avril 2020 — ZE/Parlement
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par ZE contre le Parlement européen, faute de qualité pour agir. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours directs en annulation, notamment l'exigence d'un intérêt personnel et direct à agir pour les personnes physiques ou morales. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la rigueur jurisprudentielle concernant l'accès au prétoire de l'Union.
30 avril 2020
Affaire T-591/18: Ordonnance du Tribunal du 30 avril 2020 — ZD/Parlement
Le Tribunal de l'Union européenne, par son ordonnance du 30 avril 2020 dans l'affaire T-591/18 (ZD/Parlement), rejette comme irrecevable un recours en annulation introduit par un fonctionnaire du Parlement européen. Il juge que la décision contestée, relative à la gestion de carrière, ne constitue pas un acte faisant grief au sens de l'article 263 TFUE, faute de produire des effets juridiques obligatoires de nature à affecter directement et immédiatement la situation du requérant. Cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation dans le contentieux de la fonction publique européenne.
30 avril 2020
Affaire T-590/18: Ordonnance du Tribunal du 30 avril 2020 — Antonakopoulos/Parlement
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Antonakopoulos contre le Parlement européen. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours directs devant le juge de l'UE, notamment l'exigence d'un acte faisant grief et la qualité pour agir du requérant. Pour un praticien français, cette décision illustre la rigueur procédurale du contentieux de l'annulation devant le Tribunal.
30 avril 2020
Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 30 avril 2020.#République de Chypre contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Nullité de la marque invoquée par l’opposant – Pourvois devenus sans objet – Non-lieu à statuer.#Affaires jointes C-608/18 P, C-609/18 P et C-767/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que les pourvois formés par la République de Chypre contre des décisions du Tribunal dans le cadre de procédures d'opposition à l'enregistrement d'une marque de l'Union européenne étaient devenus sans objet. En conséquence, la Cour a prononcé un non-lieu à statuer, mettant fin aux instances sans examiner le fond des affaires. Cette ordonnance rappelle l'importance de l'intérêt à agir tout au long de la procédure de pourvoi.
30 avril 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0810
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 30 avril 2020.#République hellénique contre Commission européenne.#Pourvoi – Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Dépenses exclues du financement de l’Union européenne – Dépenses effectuées par la République hellénique – Règlement (CE) no 1782/2003 – Règlement (CE) no 796/2004 – Règlement (CE) no 1120/2009 – Règlement (UE) no 1306/2013 – Régime d’aides à la surface – Notion de “pâturages permanents” – Corrections financières forfaitaires – Règlement (CE) no 1698/2005 – Appréciation de l’éligibilité des dépenses – Autorité de gestion – Règlement (CE) no 1290/2005 – Dépenses couvertes par le délai de 24 mois – Règlement (CE) no 817/2004 – Régime de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives – Méthode de calcul de la correction.#Affaire C-797/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la Grèce contre la Commission, confirmant les corrections financières appliquées au titre du FEAGA et du Feader. Le litige portait notamment sur la définition des "pâturages permanents" pour les aides à la surface, la Cour validant l'interprétation stricte de la Commission et le caractère proportionné des corrections forfaitaires. L'arrêt rappelle l'obligation pour les États membres de mettre en place un système de sanctions effectives et dissuasives en cas de non-respect des critères d'éligibilité.
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 30 avril 2020.#A contre B.#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 5, paragraphe 1 – Article 5, paragraphe 3, sous b) et c) – Contrefaçon – Notion d’“usage dans la vie des affaires” – Produit mis en libre pratique – Importation – Stockage – Détention de produits aux fins de mise dans le commerce – Exportation.#Affaire C-772/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« usage dans la vie des affaires » au sens de l'article 5, paragraphe 1, de la directive 2008/95/CE. Elle juge que le simple fait de détenir des produits contrefaisants, même sans intention de les commercialiser dans l'Union, peut constituer une contrefaçon si cette détention est effectuée dans un but lucratif. L'arrêt étend ainsi la protection du titulaire de la marque aux actes préparatoires à la mise sur le marché, incluant le stockage et l'exportation.
30 avril 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0772
30 avril 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0661
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 30 avril 2020.#Commission européenne contre Roumanie.#Manquement d’État – Environnement – Directive 2008/50/CE – Qualité de l’air ambiant – Article 13, paragraphe 1, et annexe XI – Dépassement systématique et persistant des valeurs limites pour les microparticules (PM10) dans la zone RO32101 (Bucarest, Roumanie) – Article 23, paragraphe 1 – Annexe XV – Période de dépassement “la plus courte possible” – Mesures appropriées.#Affaire C-638/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Roumanie pour manquement à ses obligations environnementales, constatant un dépassement systématique et persistant des valeurs limites de PM10 dans la zone de Bucarest (RO32101) entre 2007 et 2016, en violation de l'article 13, paragraphe 1, de la directive 2008/50/CE. Elle a également jugé que la Roumanie n'avait pas pris les mesures appropriées pour garantir que la période de dépassement soit la plus courte possible, comme l'exige l'article 23, paragraphe 1, de la même directive. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation de respecter les normes de qualité de l'air et de mettre en œuvre des plans d'action efficaces pour remédier aux dépassements.
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 avril 2020.#Nelson Antunes da Cunha Lda contre Instituto de Financiamento da Agricultura e Pescas IP (IFAP).#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Administrativo e Fiscal de Coimbra.#Renvoi préjudiciel – Aides d’État – Article 108 TFUE – Régime d’aides incompatible avec le marché intérieur – Décision de la Commission européenne ordonnant la récupération des aides illégales – Règlement (UE) 2015/1589 – Article 17, paragraphe 1 – Délai de prescription de dix ans – Application aux pouvoirs de récupération de la Commission – Article 16, paragraphes 2 et 3 – Réglementation nationale prévoyant un délai de prescription inférieur – Principe d’effectivité.#Affaire C-627/18.
Cet arrêt de la CJUE précise que le délai de prescription de dix ans prévu à l'article 17 du règlement 2015/1589 pour la récupération des aides d'État illégales s'applique aux pouvoirs de la Commission, et non aux autorités nationales. Il en résulte que les États membres ne peuvent pas opposer un délai de prescription national plus court à l'obligation de récupération, sous peine de compromettre l'effectivité du droit de l'Union. En pratique, pour un professionnel du droit français, cela signifie que les autorités nationales doivent récupérer les aides illégales sans pouvoir se retrancher derrière des prescriptions plus favorables prévues par le droit interne.
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 30 avril 2020.#D. Z. contre Blue Air – Airline Management Solutions SRL.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles aux frontières, asile et immigration – Décision no 565/2014/UE – Régime simplifié de contrôle des personnes aux frontières extérieures – Ressortissant d’un pays tiers détenteur d’un titre de séjour temporaire délivré par un État membre – Article 3 – Reconnaissance par la Bulgarie, la Croatie, Chypre et la Roumanie de certains documents comme équivalant à leurs visas nationaux – Invocabilité d’une décision à l’encontre d’un État – Effet direct – Reconnaissance d’une entité de droit privé comme émanation de l’État – Conditions – Règlement (CE) no 562/2006 – Code frontières Schengen – Article 13 – Refus d’entrée sur le territoire d’un État membre – Obligation de motivation – Règlement (CE) no 261/2004 – Indemnisation et assistance des passagers aériens en cas de refus d’embarquement – Article 2, sous j) – Refus d’embarquement fondé sur le caractère prétendument inadéquat des documents de voyage – Article 15 – Obligations pesant sur les transporteurs aériens à l’égard des passagers – Irrecevabilité des dérogations prévues par le contrat de transport ou d’autres documents.#Affaire C-584/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise qu'un ressortissant d'un pays tiers titulaire d'un titre de séjour temporaire délivré par un État membre peut se prévaloir directement de la décision n° 565/2014/UE pour entrer en Roumanie, cet État ne pouvant exiger un visa supplémentaire. Elle juge également que le refus d'embarquement par une compagnie aérienne, motivé par l'insuffisance présumée des documents de voyage, constitue un refus d'embarquement au sens du règlement n° 261/2004, ouvrant droit à indemnisation, sans que le contrat de transport puisse y déroger.
30 avril 2020
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 avril 2020.#Izba Gospodarcza Producentów i Operatorów Urządzeń Rozrywkowych contre Commission européenne.#Pourvoi – Accès aux documents des institutions – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, troisième tiret – Exceptions au droit d’accès – Exception relative à la protection des objectifs des activités d’enquête – Documents concernant une procédure en manquement en cours – Avis circonstanciés émis dans le cadre d’une procédure de notification sur le fondement de la directive 98/34/CE – Demande d’accès – Refus – Divulgation des documents demandés au cours de la procédure devant le Tribunal de l’Union européenne – Divulgation – Irrecevabilité – Intérêt à agir – Persistance.#Affaire C-560/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'une association polonaise contestant le refus de la Commission européenne de lui donner accès à des documents relatifs à une procédure en manquement et à une notification technique. La Cour a jugé que le recours était devenu sans objet car les documents avaient été divulgués en cours d'instance, et que l'association ne justifiait plus d'un intérêt à agir persistant. Cet arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre un refus d'accès aux documents lorsque ceux-ci sont finalement communiqués.
30 avril 2020