Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL en vue de mettre fin à la situation de déficit public excessif en Roumanie
Cette recommandation de la Commission européenne au Conseil vise à constater que la Roumanie n'a pas pris de mesures efficaces pour corriger son déficit public excessif, conformément à la procédure de déficit excessif (PDE) engagée depuis 2020. Elle propose au Conseil d'adopter une recommandation révisée fixant un nouveau délai et une trajectoire d'ajustement budgétaire pour que la Roumanie ramène son déficit public sous la valeur de référence de 3 % du PIB. Ce texte s'inscrit dans le cadre de la gouvernance économique européenne et rappelle aux États membres, dont la France, les obligations de discipline budgétaire et les conséquences juridiques d'un non-respect persistant.
4 mars 2020
Affaire C-328/18 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020 — Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle / Equivalenza Manufactory, SL (Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Appréciation de la similitude des signes en conflit – Appréciation globale du risque de confusion – Prise en compte des conditions de commercialisation – Neutralisation d’une similitude phonétique par des différences visuelle et conceptuelle – Conditions de la neutralisation »)
La Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une similitude phonétique entre deux marques peut être neutralisée par des différences visuelles et conceptuelles, dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. Elle rappelle que cette neutralisation n'est possible que si les différences conceptuelles sont suffisamment marquées pour que le public pertinent perçoive les signes comme distincts, et que les conditions de commercialisation ne sont pas un facteur pertinent pour cette appréciation. L'arrêt confirme ainsi une approche stricte de l'évaluation de la similitude des signes, en excluant la prise en compte des circonstances extérieures à la comparaison intrinsèque des marques.
4 mars 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020.#Tulliallan Burlington Ltd contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Marques verbales et figuratives “BURLINGTON” – Opposition du titulaire de marques verbales et figuratives antérieures “BURLINGTON” et “BURLINGTON ARCADE” – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Arrangement de Nice – Classe 35 – Notion de “services de vente au détail” – Article 8, paragraphe 4 – Usurpation – Article 8, paragraphe 5 – Renommée – Critères d’appréciation – Similitude entre les produits et les services – Rejet de l’opposition.#Affaires jointes C-155/18 P à C-158/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cet arrêt, que les "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice ne sont pas nécessairement similaires aux produits vendus, ce qui affecte l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Elle a également clarifié les critères d'appréciation de la renommée et de l'usurpation pour les marques antérieures, en confirmant le rejet de l'opposition formée par le titulaire des marques "BURLINGTON" et "BURLINGTON ARCADE".
4 mars 2020
Affaires jointes C-155/18 P à C-158/18 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020 — Tulliallan Burlington Ltd / Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), Burlington Fashion GmbH (Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) n° 207/2009 – Marques verbales et figuratives «BURLINGTON» – Opposition du titulaire de marques verbales et figuratives antérieures «BURLINGTON» et «BURLINGTON ARCADE» – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Arrangement de Nice – Classe 35 – Notion de «services de vente au détail» – Article 8, paragraphe 4 – Usurpation – Article 8, paragraphe 5 – Renommée – Critères d’appréciation – Similitude entre les produits et les services – Rejet de l’opposition)
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 4 mars 2020, précise la notion de "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice et les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Elle juge que l'opposition formée par le titulaire de marques antérieures "BURLINGTON" et "BURLINGTON ARCADE" contre les marques "BURLINGTON" de Tulliallan Burlington Ltd doit être rejetée, faute de similitude suffisante entre les produits et les services en cause. Cet arrêt clarifie également les conditions de protection des marques renommées (article 8, paragraphe 5) et de l'usurpation (article 8, paragraphe 4).
4 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0717
3 mars 2020
Affaire C-323/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Tesco-Global Áruházak Zrt. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága (Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires dans le secteur du commerce de détail en magasin – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis – Aides d’État)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la liberté d'établissement ne s'oppose pas à un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, même si celui-ci affecte davantage les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres, dès lors que la progressivité repose sur un critère objectif et neutre (le montant du chiffre d'affaires) et non sur la nationalité. En revanche, un tel impôt peut constituer une aide d'État incompatible avec le marché intérieur s'il prévoit des exonérations ou des réductions sélectives pour certaines entreprises.
3 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0482
3 mars 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9647 — GHT Mobility/Stadtwerke Düsseldorf/CleverShuttle Düsseldorf) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 82/01
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant la création d'une entreprise commune par GHT Mobility, Stadtwerke Düsseldorf et CleverShuttle Düsseldorf. Cette opération, examinée dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, est jugée compatible avec le marché intérieur et l'accord EEE. Pour un professionnel du droit français, ce texte confirme que l'opération ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs au niveau européen.
3 mars 2020
Communication de la Commission conformément à l’article 16, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté Obligations de service public portant sur des services aériens réguliers Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE 2020/C 69/06
Cette Communication de la Commission, publiée au Journal officiel, notifie officiellement l'imposition d'obligations de service public (OSP) sur des liaisons aériennes régulières spécifiques au sein de l'UE, conformément au règlement (CE) n° 1008/2008. Pour un professionnel du droit français, ce texte a une portée informative et pratique : il liste les routes aériennes concernées par ces OSP, ce qui permet d'identifier les marchés où l'accès est restreint et où des appels d'offres peuvent être lancés pour garantir la continuité territoriale. Il constitue ainsi une source officielle pour vérifier le régime applicable à certaines liaisons, notamment vers des régions périphériques ou insulaires.
3 mars 2020
Directive (UE) 2000/78
3 mars 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Tesco-Global Áruházak Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires dans le secteur du commerce de détail en magasin – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis.#Affaire C-323/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, bien qu'appliqué sans distinction formelle, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement s'il désavantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres. La progressivité de l'impôt, fondée uniquement sur le montant du chiffre d'affaires, n'est pas en soi discriminatoire, mais elle doit être examinée au regard de ses effets concrets sur les opérateurs économiques transfrontaliers. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un impôt national progressif peut être compatible avec le droit de l'Union, en insistant sur la nécessité d'une analyse de l'impact réel sur la liberté d'établissement.
3 mars 2020
Règlement d’exécution (UE) 2020/352 de la commission du 3 mars 2020 modifiant l’annexe I du règlement (CE) no 798/2008 en ce qui concerne la mention relative à l’Ukraine dans la liste des pays tiers, territoires, zones ou compartiments en provenance desquels certains produits de volailles peuvent être importés dans l’Union et transiter par celle-ci, pour ce qui est de l’influenza aviaire hautement pathogène (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Ce règlement d'exécution modifie l'annexe I du règlement (CE) n° 798/2008 afin de mettre à jour la situation sanitaire de l'Ukraine concernant l'influenza aviaire hautement pathogène. Il supprime l'Ukraine de la liste des pays tiers autorisés à exporter certains produits de volailles vers l'Union européenne, en raison de foyers de cette maladie. Cette mesure a pour effet de restreindre les importations et le transit de ces produits en provenance de ce pays.
3 mars 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Vodafone Magyarország Mobil Távközlési Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunications – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis – Aides d’État – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Taxes sur le chiffre d’affaires – Notion.#Affaire C-75/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité de l'impôt, basée sur le montant du chiffre d'affaires et non sur la nationalité, affecte objectivement les entreprises sans discrimination directe ou indirecte. Elle a également précisé qu'un tel impôt, qui n'a pas les caractéristiques essentielles de la TVA, ne constitue pas une taxe sur le chiffre d'affaires prohibée par le droit de l'Union. Enfin, la Cour a exclu que ce dispositif fiscal constitue une aide d'État incompatible avec le marché intérieur.
3 mars 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Google Ireland Limited contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Kiemelt Adó- és Vámigazgatósága.#Renvoi préjudiciel – Libre prestation des services – Article 56 TFUE – Restrictions – Dispositions fiscales – Taxe visant les activités publicitaires et fondée sur le chiffre d’affaires – Obligations relatives à l’enregistrement auprès de l’administration fiscale – Principe de non-discrimination – Amendes – Principe de proportionnalité.#Affaire C-482/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation hongroise instaurant une taxe progressive sur les revenus publicitaires, assortie d'obligations d'enregistrement et de lourdes amendes, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette restriction est discriminatoire car elle frappe principalement les opérateurs étrangers, comme Google Ireland, et n'est pas proportionnée aux objectifs poursuivis. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent imposer des charges fiscales ou administratives qui, en pratique, défavorisent les prestataires de services établis dans d'autres États membres.
3 mars 2020
Décision (UE) 2019/1863
3 mars 2020
Affaire C-125/18: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia n° 38 de Barcelona — Espagne) — Marc Gómez del Moral Guasch / Bankia SA (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Taux d’intérêt variable – Indice de référence fondé sur les prêts hypothécaires des caisses d’épargne – Indice découlant d’une disposition réglementaire ou administrative – Introduction unilatérale d’une telle clause par le professionnel – Contrôle de l’exigence de transparence par le juge national – Conséquences de la constatation du caractère abusif de la clause)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'indice de référence officiel (IRPH) utilisé dans un contrat de prêt hypothécaire peut être soumis au contrôle de transparence prévu par la directive 93/13/CEE, même s'il découle d'une disposition réglementaire. Le professionnel doit informer le consommateur de manière claire et compréhensible sur le mode de calcul de cet indice et ses conséquences économiques. En cas de clause abusive, le juge national doit en tirer toutes les conséquences, sans pouvoir réviser le contrat en substituant un autre indice de référence.
3 mars 2020
Décision d’exécution (UE) 2020/368 de la Commission du 3 mars 2020 portant approbation du plan d’éradication de la peste porcine africaine chez les porcs sauvages de certaines zones de Slovaquie [notifiée sous le numéro C(2020) 1157] (Le texte en langue slovaque est le seul faisant foi.) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Cette décision d'exécution de la Commission européenne approuve le plan slovaque d'éradication de la peste porcine africaine chez les sangliers dans certaines zones du pays. Elle vise à limiter la propagation de cette maladie animale hautement contagieuse, en imposant des mesures de surveillance et de contrôle spécifiques. Pour un professionnel du droit français, ce texte est pertinent car il illustre le cadre de gestion des crises sanitaires animales au sein de l'UE, avec des implications potentielles pour les échanges commerciaux et les mesures de biosécurité.
3 mars 2020
Affaire C-75/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Vodafone Magyarország Mobil Távközlési Zrt. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága (Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunications – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis – Aides d’État – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Taxes sur le chiffre d’affaires – Notion)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité repose sur un critère objectif de chiffre d'affaires et non sur un lien avec le capital des entreprises. Cet impôt, qui affecte davantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres, n'est pas discriminatoire car il s'applique de manière neutre à tous les assujettis en fonction de leur capacité contributive. L'arrêt précise également qu'un tel impôt sur le chiffre d'affaires ne constitue pas une aide d'État prohibée et n'est pas incompatible avec le système commun de TVA.
3 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0125
3 mars 2020
Notification préalable d’une concentration [Affaire M.9663 — Vossloh Rail Services/Rhomberg Sersa Rail Holding/Vossloh Rail Maintenance (Réparation et entretien d’aiguillages)] Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 69/07
La Commission européenne a reçu une notification de projet de concentration par laquelle Vossloh Rail Services GmbH et Rhomberg Sersa Rail Holding GmbH acquièrent le contrôle conjoint de Vossloh Rail Maintenance (activité de réparation et d’entretien d’aiguillages). Cette opération est susceptible d’être examinée selon la procédure simplifiée de contrôle des concentrations, car elle ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs dans l’Espace économique européen.
3 mars 2020