Droit européen — EUR-Lex
23 208textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures.
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Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE II — POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE - Section 2 — La Politique monétaire - Article III - 185
L'article III-185 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe définit les objectifs et les missions du Système européen de banques centrales (SEBC) et de la Banque centrale européenne (BCE). Il précise que l'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix, et, sans préjudice de cet objectif, de soutenir les politiques économiques générales de l'Union. Cet article constitue le fondement juridique de la politique monétaire unique pour les États membres ayant adopté l'euro.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE I — DISPOSITIONS D'APPLICATION GÉNÉRALE - Article III - 121
L'article III-121 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe impose à l'Union de veiller à la cohérence de l'ensemble de ses politiques et actions, en tenant compte de l'objectif de promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes. Cette disposition constitue une clause transversale d'intégration de l'égalité de genre (gender mainstreaming) dans toutes les politiques de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cela signifie que toute mesure nationale de transposition ou d'application du droit de l'Union doit être examinée sous l'angle de son impact sur l'égalité des sexes.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE II — NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ - Article III - 124
L'article III-124 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe interdit toute discrimination fondée sur la nationalité dans le champ d'application du droit de l'Union, sans préjudice des dispositions particulières prévues par les traités. Il constitue une disposition transversale qui s'applique à l'ensemble des politiques de l'Union, renforçant le principe d'égalité de traitement entre les citoyens européens. Pour un professionnel du droit français, cet article est la base juridique permettant de contester toute mesure nationale ou européenne qui traiterait différemment un ressortissant d'un État membre par rapport à un autre.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE II — NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ - Article III - 126
L'article III-126 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe (non ratifié) interdit toute discrimination fondée sur la nationalité dans le champ d'application de la Constitution, sans préjudice de dispositions particulières. Il confère au législateur européen le pouvoir d'adopter des règles visant à faciliter l'exercice, par les citoyens de l'Union, du droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE II — NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ - Article III - 128
Cet article III-128 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe habilite le législateur européen à adopter des mesures pour lutter contre toute discrimination fondée sur le sexe, la race, l'origine ethnique, la religion, le handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. Il constitue la base juridique principale pour l'adoption de directives et de règlements visant à garantir l'égalité de traitement dans les domaines relevant de la compétence de l'Union. Pour un professionnel du droit français, ce texte est le fondement des politiques européennes de non-discrimination, dont les principes sont transposés et mis en œuvre dans l'ordre juridique national.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 1 — Établissement et fonctionnement du marché intérieur - Article III - 130
Cet article III-130 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe (non ratifié) prévoyait que le marché intérieur serait régi par des principes d'économie de marché ouverte et de libre concurrence. Il imposait à l'Union et aux États membres une obligation de coordination des politiques économiques, conformément au principe d'une économie de marché ouverte. Ce texte constituait la base juridique pour les actions de l'Union visant à assurer le bon fonctionnement du marché intérieur, en lien avec les dispositions relatives à la concurrence et aux libertés de circulation.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 1 — Établissement et fonctionnement du marché intérieur - Article III - 132
Cet article III-132 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe constitue la base juridique permettant à l'Union d'adopter des mesures visant à assurer l'établissement et le fonctionnement du marché intérieur. Il prévoit que le législateur européen peut intervenir pour rapprocher les dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres ayant pour objet l'établissement ou le fonctionnement du marché intérieur. Pour un professionnel du droit français, cet article est l'équivalent fonctionnel de l'actuel article 114 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), servant de fondement à l'harmonisation des législations nationales pour éliminer les entraves aux échanges.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE II — LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION - TITRE V — CITOYENNETÉ - Article II - 106
Cet article du traité constitutionnel européen garantit le droit de tout citoyen de l'Union de pétitionner le Parlement européen et de recourir au Médiateur européen. Il consacre également le droit de s'adresser aux institutions et organes de l'Union dans l'une des langues officielles et de recevoir une réponse dans cette même langue. Pour un professionnel du droit français, il s'agit d'une disposition clé qui ancre des droits procéduraux directement invocables, renforçant la participation démocratique et la transparence au niveau européen.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE II — LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION - TITRE IV — SOLIDARITÉ - Article II - 88
Cet article, issu de la Charte des droits fondamentaux intégrée au défunt Traité constitutionnel, consacre le droit des travailleurs à l'information et à la consultation au sein de l'entreprise. Il garantit que les travailleurs ou leurs représentants soient informés et consultés en temps utile sur les décisions susceptibles d'affecter leurs conditions de travail, leur sécurité ou leur emploi. Pour un praticien français, cette disposition fait écho aux droits issus du Code du travail (notamment sur le CSE) et vise à assurer une participation collective préalable aux décisions patronales importantes.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE II — LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION - TITRE I — DIGNITÉ - Article II - 62
Cet article de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, repris dans le traité constitutionnel, interdit expressément la peine de mort ainsi que son prononcé. Il consacre un droit absolu et intangible, ne souffrant aucune dérogation, même en cas de guerre ou de menace de guerre. Pour un professionnel du droit français, cette disposition ancre définitivement l'abolition au niveau constitutionnel européen, renforçant l'interdiction déjà en vigueur en droit interne.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 1 — Travailleurs - Article III - 133
L'article III-133 de la Constitution européenne reprend et actualise le principe de libre circulation des travailleurs au sein du marché intérieur. Il abolit toute discrimination fondée sur la nationalité en matière d'emploi, de rémunération et de conditions de travail, tout en permettant des limitations justifiées par des raisons d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique. Ce texte, bien que non entré en vigueur, constitue une référence pour comprendre l'évolution du droit de l'Union vers le traité de Lisbonne (TFUE).
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 1 — Travailleurs - Article III - 134
L'article III-134 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe (non ratifié) reprend le principe de libre circulation des travailleurs au sein du marché intérieur. Il abolit toute discrimination fondée sur la nationalité entre les travailleurs des États membres en matière d'emploi, de rémunération et d'autres conditions de travail. Ce texte prévoit également des exceptions justifiées par des motifs d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique, ainsi que des dispositions spécifiques pour les emplois dans l'administration publique.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 1 — Travailleurs - Article III - 136
L'article III-136 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe dispose que tout travailleur ressortissant d'un État membre a le droit de répondre à des offres d'emploi effectives, de se déplacer librement à cet effet sur le territoire des États membres, d'y séjourner pour y exercer un emploi et d'y demeurer après l'avoir occupé. Ce texte codifie le principe fondamental de la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union, en précisant les droits subjectifs directement invocables par les citoyens européens, sous réserve des limitations justifiées par des motifs d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 2 — Liberté d'établissement - Article III - 142
L'article III-142 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe codifie le principe de la liberté d'établissement au sein du marché intérieur. Il interdit les restrictions à la création d'agences, de succursales ou de filiales par les ressortissants d'un État membre sur le territoire d'un autre État membre. Ce texte constitue le fondement juridique pour garantir aux professionnels et aux sociétés le droit de s'installer et d'exercer une activité économique non salariée dans tout État membre, dans les mêmes conditions que les nationaux.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 3 — Liberté de prestation de services - Article III - 144
L'article III-144 de la Constitution européenne prohibe les restrictions à la libre prestation des services au sein de l'Union pour les ressortissants des États membres établis dans un autre État membre que celui du destinataire. Ce texte permet au prestataire d'exercer temporairement son activité dans l'État membre de destination sans y être établi, sous réserve du respect des conditions applicables à ses propres ressortissants par cet État. Il constitue le fondement de la liberté de prestation de services transfrontalière, clé du marché intérieur.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 3 — Liberté de prestation de services - Article III - 147
Cet article III-147 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe prohibe les restrictions à la libre prestation des services au sein de l'Union pour les ressortissants des États membres établis dans un autre État membre que celui du destinataire. Il prévoit que le prestataire peut exercer son activité à titre temporaire dans l'État membre de la prestation, dans les mêmes conditions que celles imposées par cet État à ses propres ressortissants. Ce texte pose ainsi le principe de la liberté de prestation de services comme une liberté fondamentale du marché intérieur, soumise à un régime de non-discrimination.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE II — LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION - TITRE I — DIGNITÉ - Article II - 63
Cet article, intégré dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union, prohibe la traite des êtres humains. Il interdit toute forme de trafic d'êtres humains, qu'il soit à des fins d'exploitation sexuelle ou de travail forcé, et impose aux États membres de lutter contre ce phénomène. Pour un professionnel du droit français, cette disposition constitue une norme supérieure directement invocable, renforçant les obligations nationales de protection des victimes et de répression des trafiquants.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 4 — Capitaux et paiements - Article III - 156
L'article III-156 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe prohibe toute restriction aux mouvements de capitaux et aux paiements entre les États membres, ainsi qu'entre les États membres et les pays tiers. Cette disposition consacre la libre circulation des capitaux comme principe fondamental du marché intérieur, en imposant une obligation d'élimination des entraves, sous réserve des exceptions prévues par le traité. Pour un professionnel du droit français, cet article est essentiel car il régit directement les investissements transfrontaliers et les flux financiers, et peut être invoqué pour contester des mesures nationales restrictives.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 5 — Règles de concurrence - Sous-section 1 — Les règles applicables aux entreprises - Article III - 162
L'article III-162 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe codifie les règles de concurrence applicables aux entreprises, en interdisant les ententes et pratiques concertées ayant pour objet ou effet de restreindre le jeu de la concurrence dans le marché intérieur. Il précise les conditions de nullité de plein droit de ces accords et les exemptions possibles, notamment lorsqu'ils contribuent à améliorer la production ou la distribution des produits ou à promouvoir le progrès technique ou économique. Ce texte constitue le fondement de la politique européenne de concurrence, directement applicable par les autorités nationales et la Commission européenne.
29 octobre 2004
Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 5 — Règles de concurrence - Sous-section 1 — Les règles applicables aux entreprises - Article III - 163
L'article III-163 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe interdit les ententes et pratiques concertées entre entreprises qui restreignent la concurrence dans le marché intérieur, ainsi que les abus de position dominante. Il reprend l'essence des anciens articles 81 et 82 du Traité CE (devenus 101 et 102 TFUE), en prévoyant la nullité de plein droit des accords prohibés et en habilitant la Commission à adopter des règlements d'exemption par catégorie. Pour un praticien français, ce texte constitue le fondement du droit européen de la concurrence applicable aux entreprises, directement invocable devant les juridictions nationales.
29 octobre 2004