Droit européen — EUR-Lex

46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Jurisprudence CJUE62024CA0150

Affaire C-150/24, Aroja: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026 (demande de décision préjudicielle du Korkein oikeus – Finlande) – A / Rikoskomisario B (Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Normes et procédures communes applicables au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Rétention à des fins d’éloignement – Article 15, paragraphes 5 et 6 – Calcul de la durée de rétention déjà effectuée – Addition de l’ensemble des périodes de rétention antérieures – Conditions – Exécution d’une seule et même décision de retour – Article 15, paragraphe 3, seconde phrase – Rétention prolongée au-delà de la durée maximale initiale fixée en vertu de l’article 15, paragraphe 5 – Contrôle par une autorité judiciaire – Législation nationale subordonnant la mise en œuvre de ce contrôle à la demande de la personne retenue – Moment auquel un tel contrôle doit être effectué – Conséquence de l’absence de contrôle en temps opportun)

Dans l'affaire C-150/24, la Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités de calcul de la durée maximale de rétention d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier, en application de la directive 2008/115/CE. Elle juge que, pour déterminer si cette durée maximale est atteinte, il convient d'additionner l'ensemble des périodes de rétention déjà effectuées dans le cadre de l'exécution d'une seule et même décision de retour. Par ailleurs, la Cour impose que le contrôle judiciaire du maintien en rétention au-delà de la durée maximale initiale doit être effectué d'office et en temps utile, sans être subordonné à une demande de la personne retenue, sous peine d'illégalité de la prolongation.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0150

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026.#A contre Rikoskomisario B.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Korkein oikeus.#Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Normes et procédures communes applicables au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Rétention à des fins d’éloignement – Article 15, paragraphes 5 et 6 – Calcul de la durée de rétention déjà effectuée – Addition de l’ensemble des périodes de rétention antérieures – Conditions – Exécution d’une seule et même décision de retour – Article 15, paragraphe 3, seconde phrase – Rétention prolongée au-delà de la durée maximale initiale fixée en vertu de l�article 15, paragraphe 5 – Contrôle par une autorité judiciaire – Législation nationale subordonnant la mise en œuvre de ce contrôle à la demande de la personne retenue – Moment auquel un tel contrôle doit être effectué – Conséquence de l’absence de contrôle en temps opportun.#Affaire C-150/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités de calcul de la durée maximale de rétention administrative d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier, en application de la directive 2008/115/CE. La Cour juge que l'article 15, paragraphes 5 et 6, impose d'additionner l'ensemble des périodes de rétention antérieures lorsqu'elles sont exécutées dans le cadre d'une seule et même décision de retour. Par ailleurs, l'article 15, paragraphe 3, seconde phrase, exige un contrôle judiciaire automatique et en temps utile de toute prolongation de la rétention au-delà de la durée maximale initiale, sans que ce contrôle puisse être subordonné à une demande de la personne retenue, sous peine d'illégalité de la prolongation.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0010

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 5 mars 2026.#Elettronica Industriale SpA contre Ministero delle Imprese e del Made in Italy.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale amministrativo regionale per il Lazio.#Renvoi préjudiciel – Réseaux et services de communications électroniques – Directive 2002/20/CE – Article 13 – Redevances pour les droits d’utilisation des fréquences de la télévision numérique – Directive 2002/21/CE – Article 8 – Objectifs généraux – Proportionnalité – Critère d’évaluation des redevances lié à la perception d’un montant prédéterminé de recettes annuelles ayant un objectif de nature financière.#Affaire C-10/25.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 13 de la directive "autorisation" (2002/20/CE) s'oppose à une redevance nationale sur l'utilisation des fréquences de télévision numérique dont le montant est fixé en fonction d'un objectif purement financier de recettes annuelles prédéterminées, sans lien direct avec la gestion optimale du spectre. Une telle redevance, qui ne vise pas à garantir l'usage le plus efficace des fréquences, méconnaît également le principe de proportionnalité et les objectifs généraux de la directive "cadre" (2002/21/CE). Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que toute taxe sur les fréquences doit être justifiée par des objectifs de régulation et non par de simples considérations budgétaires.

5 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62025CC0158

Conclusions de l'avocate générale Mme L. Medina, présentées le 5 mars 2026.###

La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocate générale Medina, examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une législation nationale imposant des obligations de déclaration et de retrait de contenus illicites aux intermédiaires techniques, au regard de la directive sur le commerce électronique et de la Charte des droits fondamentaux. L'avocate générale propose des critères pour apprécier la proportionnalité de telles mesures, notamment en ce qui concerne l'absence de contrôle préalable par une autorité judiciaire ou administrative. Cette affaire est cruciale pour les professionnels du droit français, car elle clarifie les limites des obligations imposées aux plateformes en ligne, impactant directement la responsabilité des hébergeurs et l'équilibre entre la lutte contre les contenus illicites et la liberté d'expression.

5 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62025CC0070

Conclusions de l'avocat général M. A. Rantos, présentées le 5 mars 2026.###

L'avocat général Rantos conclut que le droit de l'Union, notamment l'article 49 TFUE, s'oppose à une réglementation nationale qui impose des restrictions disproportionnées à la liberté d'établissement des avocats, en exigeant une inscription obligatoire à un barreau local pour exercer des activités de conseil juridique transfrontalières. Cette affaire clarifie les limites des obligations d'affiliation professionnelle imposées aux prestataires de services juridiques établis dans un autre État membre.

5 mars 2026

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0561_INF

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 5 mars 2026.#BF contre ZAD « Allianz Bulgaria Zhivot ».#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence de présentation du contexte réglementaire du litige au principal et des raisons justifiant la nécessité d’une réponse à la question préjudicielle – Absence de précisions suffisantes – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-561/25.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0564_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 5 mars 2026.#Eisenberger Gerüstbau GmbH contre JK.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2011/83/UE – Contrat à distance conclu entre un consommateur et un professionnel – Notion de “consommateur” – Établissement du contact entre le consommateur et le professionnel par un autre professionnel mandaté par le consommateur – Article 2, point 7 – Droit de rétractation du consommateur – Article 9, paragraphe 1 – Abus de droit.#Affaire C-564/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la qualité de « consommateur » au sens de la directive 2011/83/UE n'est pas perdue lorsque le contact avec le professionnel est établi par l'intermédiaire d'un autre professionnel mandaté par le consommateur. Dès lors, le droit de rétractation prévu à l'article 9, paragraphe 1, de cette directive s'applique à un contrat à distance conclu dans ces circonstances, sous réserve de l'absence d'abus de droit.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0472

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2026.#MB “Žaidimų valiuta” contre Valstybinė mokesčių inspekcija prie Lietuvos Respublikos finansų ministerijos.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Mokestinių ginčų komisija prie Lietuvos Respublikos Vyriausybės.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Exonérations – Article 135, paragraphe 1, sous e) – Opérations de change d’unités de monnaie virtuelle d’un jeu vidéo en ligne contre des devises traditionnelles – Calcul de la base d’imposition – Article 30 bis – Bons à usages multiples – Monnaie virtuelle d’un jeu vidéo en ligne.#Affaire C-472/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'échange d'unités de monnaie virtuelle d'un jeu vidéo en ligne contre des devises traditionnelles constitue une opération de change exonérée de TVA au titre de l'article 135, paragraphe 1, sous e), de la directive 2006/112/CE. La Cour examine également si cette monnaie virtuelle peut être qualifiée de "bon à usages multiples" au sens de l'article 30 bis de la directive, ce qui aurait une incidence sur le calcul de la base d'imposition. En conséquence, les professionnels français doivent considérer que de telles opérations de conversion sont exonérées, sous réserve de l'analyse de la nature exacte de la monnaie virtuelle concernée.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0458_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2026.#DO contre Bundesrepublik Deutschland.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Article 29 – Transfert du demandeur d’asile vers l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Suspension, par l’État membre responsable, de la prise et de la reprise en charge des demandeurs d’asile – Directive (UE) 2013/32 – Article 33 – Demandes irrecevables.#Affaire C-458/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la suspension unilatérale par un État membre des transferts de demandeurs d'asile vers son territoire, en application de l'article 29 du règlement Dublin III, ne peut pas être opposée à l'État membre requérant pour justifier le maintien de la responsabilité de ce dernier. En conséquence, l'État membre responsable conserve son obligation de reprendre le demandeur, et l'État requérant ne peut pas déclarer la demande irrecevable sur le fondement de l'article 33 de la directive 2013/32.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0457

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026.#Roumanie contre Commission européenne.#Pourvoi – Politique agricole commune (PAC) – Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Décision d’exécution (UE) 2021/2020 – Dépenses exclues du financement de l’Union européenne – Dépenses effectuées par la Roumanie – Règlement (UE) no 1306/2013 – Article 52 – Procédure d’apurement de conformité – Règlement d’exécution (UE) no 908/2014 – Article 34 – Modification du fondement juridique des propositions de correction financière de la Commission européenne – Possibilité pour l�État membre concerné de faire connaître utilement son point de vue sur ces propositions – Notion de “facteur externe” – Règlement (UE) no 1307/2013 – Article 44 – Exigences de diversification – Confusion entre terres en jachère et prairies temporaires – Règlement d’exécution (UE) no 809/2014 – Article 35 – Augmentation du taux de contrôle – Notion de “non-conformité significative”.#Affaire C-457/24 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur pourvoi de la Roumanie, précise les conditions de validité des corrections financières opérées par la Commission dans le cadre de la procédure d'apurement de conformité des dépenses de la PAC. La Cour examine notamment la possibilité pour la Commission de modifier le fondement juridique de ses propositions de correction en cours de procédure, ainsi que la notion de "facteur externe" justifiant une telle modification. Enfin, l'arrêt apporte des éclaircissements sur les exigences de diversification des cultures (notamment la distinction entre jachère et prairies temporaires) et sur les conditions justifiant une augmentation du taux de contrôle en présence de "non-conformités significatives".

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0436

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 5 mars 2026.#Skatteverket contre Lyko Operations AB.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Högsta förvaltningsdomstolen.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 30 bis – Livraison de biens – Notion de “bon” – Qualification – Programme de fidélisation de la clientèle sous forme de points attribués en fonction d’achats antérieurs – Points susceptibles ensuite d’être échangés contre des produits de faible valeur.#Affaire C-436/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "bon" au sens de l'article 30 bis de la directive TVA dans le cadre d'un programme de fidélisation. Elle juge que des points attribués en fonction d'achats antérieurs et échangeables contre des produits de faible valeur ne constituent pas un bon au sens de cette disposition. Cette décision a un impact direct sur le traitement fiscal des opérations de fidélisation en France, notamment pour déterminer le fait générateur et l'exigibilité de la TVA lors de l'échange des points.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0409_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026.#J-GmbH et D contre Finanzamt K et Finanzamt F.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 98 – Faculté pour les États membres d’appliquer un taux réduit de TVA à certaines livraisons de biens et de prestations de services – Hébergement de courte durée dans des hôtels et des établissements similaires – Annexe III, point 12 – Taux réduit de TVA applicable à l’hébergement fourni dans des hôtels et des établissements similaires – Prestations accessoires à l’hébergement – Réglementation nationale prévoyant un mécanisme de dissociation des opérations taxables – Absence d’application du taux réduit de TVA aux prestations qui ne servent pas directement à l’hébergement – Principe de neutralité fiscale.#Affaires jointes C-409/24 et C-410/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 98 et l'annexe III, point 12, de la directive TVA, relatifs au taux réduit applicable à l'hébergement hôtelier. Elle précise que ce taux réduit peut s'appliquer aux prestations accessoires à l'hébergement (comme le petit-déjeuner ou l'accès à des installations) lorsqu'elles sont indissociables de la prestation principale et servent directement à l'hébergement. La Cour juge contraire au principe de neutralité fiscale une réglementation nationale qui exclut automatiquement ces prestations du taux réduit au seul motif qu'elles ne sont pas directement nécessaires à l'hébergement, sans égard à leur caractère accessoire.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0409

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026.#J-GmbH e.a. contre Finanzamt K e.a.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 98 – Faculté pour les États membres d’appliquer un taux réduit de TVA à certaines livraisons de biens et de prestations de services – Hébergement de courte durée dans des hôtels et des établissements similaires – Annexe III, point 12 – Taux réduit de TVA applicable à l’hébergement fourni dans des hôtels et des établissements similaires – Prestations accessoires à l’hébergement – Réglementation nationale prévoyant un mécanisme de dissociation des opérations taxables – Absence d’application du taux réduit de TVA aux prestations qui ne servent pas directement à l’hébergement – Principe de neutralité fiscale.#Affaires jointes C-409/24 à C-411/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les limites de l'application d'un taux réduit de TVA à l'hébergement hôtelier. Il juge que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui exclut du taux réduit les prestations accessoires à l'hébergement (comme le petit-déjeuner) au motif qu'elles ne servent pas directement à l'hébergement, lorsque ces prestations sont indissociables de la prestation principale d'hébergement. Cette décision, fondée sur le principe de neutralité fiscale, impose une appréciation globale de l'opération pour déterminer le taux applicable.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0309

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 5 mars 2026.#Roberto Passalacqua contre Commission européenne.#Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaire – Promotion – Exercice de promotion 2021 – Décision de ne pas promouvoir le requérant au grade AD 11 – Article 45, paragraphe 1, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne – Comparaison des mérites – Obligation de motivation – Répartition de la charge de la preuve.#Affaire C-309/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 5 mars 2026 (affaire C-309/24 P), précise les obligations de motivation et la charge de la preuve en matière de promotion des fonctionnaires de l'UE. Elle rappelle que l'institution doit démontrer qu'elle a procédé à une comparaison objective des mérites de tous les candidats promouvables, conformément à l'article 45, paragraphe 1, du statut. Cet arrêt renforce le contrôle juridictionnel sur les décisions de non-promotion en clarifiant la répartition de la charge probatoire entre le fonctionnaire et l'administration.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0151_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 mars 2026.#Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS) contre V. M.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/98/UE – Droits des travailleurs issus de pays tiers titulaires d’un permis unique – Article 12 – Droit à l’égalité de traitement – Ressortissant d’un pays tiers – Permis de séjour pour des raisons familiales – Sécurité sociale – Règlement (CE) no 883/2004 – Coordination des systèmes de sécurité sociale – Article 3 – Notion de “branches de sécurité sociale” – Article 70 – Prestations spéciales en espèces à caractère non contributif – Allocation sociale pour personnes âgées en situation d’indigence – Conditions d’octroi – Exclusion des ressortissants de pays tiers non titulaires d’un permis de séjour de l’Union pour résidents de longue durée.#Affaire C-151/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'allocation sociale italienne pour personnes âgées en situation d'indigence constitue une prestation spéciale en espèces à caractère non contributif au sens du règlement n° 883/2004, et non une branche de sécurité sociale. Par conséquent, un ressortissant de pays tiers titulaire d'un permis de séjour pour raisons familiales ne peut pas se prévaloir du droit à l'égalité de traitement prévu par la directive 2011/98 pour en bénéficier, car cette prestation est exclue du champ d'application matériel de cette directive. L'arrêt précise ainsi les limites de l'égalité de traitement pour les travailleurs issus de pays tiers titulaires d'un permis unique s'agissant des prestations spéciales non contributives.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0151

Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 mars 2026.#Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS) contre V. M.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte costituzionale.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/98/UE – Droits des travailleurs issus de pays tiers titulaires d’un permis unique – Article 12 – Droit à l’égalité de traitement – Ressortissant d’un pays tiers – Permis de séjour pour des raisons familiales – Sécurité sociale – Règlement (CE) no 883/2004 – Coordination des systèmes de sécurité sociale – Article 3 – Notion de “branches de sécurité sociale” – Article 70 – Prestations spéciales en espèces à caractère non contributif – Allocation sociale pour personnes âgées en situation d’indigence – Conditions d’octroi – Exclusion des ressortissants de pays tiers non titulaires d’un permis de séjour de l’Union pour résidents de longue durée.#Affaire C-151/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'allocation sociale italienne pour personnes âgées en situation d'indigence, constituant une prestation spéciale en espèces à caractère non contributif au sens du règlement n° 883/2004, ne peut être refusée à un ressortissant de pays tiers titulaire d'un permis unique sur le seul fondement de l'absence d'un permis de séjour de longue durée. La Cour juge qu'une telle exclusion est contraire au principe d'égalité de traitement prévu à l'article 12 de la directive 2011/98/UE, qui s'applique aux travailleurs issus de pays tiers autorisés à travailler sur le territoire d'un État membre.

5 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0150_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 mars 2026.#A contre Rikoskomisario B.#Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Normes et procédures communes applicables au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Rétention à des fins d’éloignement – Article 15, paragraphes 5 et 6 – Calcul de la durée de rétention déjà effectuée – Addition de l’ensemble des périodes de rétention antérieures – Conditions – Exécution d’une seule et même décision de retour – Article 15, paragraphe 3, seconde phrase – Rétention prolongée au-delà de la durée maximale initiale fixée en vertu de l’article 15, paragraphe 5 – Contrôle par une autorité judiciaire – Législation nationale subordonnant la mise en œuvre de ce contrôle à la demande de la personne retenue – Moment auquel un tel contrôle doit être effectué – Conséquence de l’absence de contrôle en temps opportun.#Affaire C-150/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités de calcul de la durée maximale de rétention d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier, en vertu de la directive 2008/115/CE. Elle juge que, pour apprécier cette durée, il convient d'additionner l'ensemble des périodes de rétention déjà effectuées au titre d'une seule et même décision de retour, et non de les considérer isolément. Par ailleurs, la Cour impose un contrôle judiciaire automatique et obligatoire de toute prolongation de rétention au-delà de la durée maximale initiale, sans que ce contrôle puisse être subordonné à une demande de la personne retenue, sous peine de rendre la prolongation illégale.

5 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0862

Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 5 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment la qualification de « consommateur » pour un acheteur ayant utilisé un bien à des fins mixtes (professionnelles et privées) et délimite la notion de « direction d'activités » vers l'État de résidence du consommateur. Ces conclusions précisent les critères de protection juridictionnelle du consommateur dans le commerce électronique transfrontalier.

5 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0716

Conclusions de l'avocat général M. R. Norkus, présentées le 5 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose, de manière systématique et sans possibilité de dérogation individuelle, la suspension du permis de conduire pour toute infraction routière grave, sans évaluation préalable de la proportionnalité de cette mesure au regard des circonstances de l'espèce. Cette affaire précise les limites du pouvoir répressif des États membres en matière de sécurité routière, en rappelant que les sanctions doivent respecter le principe de proportionnalité garanti par la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cette conclusion pourrait remettre en cause la conformité de certaines dispositions du code de la route prévoyant des suspensions automatiques ou minimales de permis.

5 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0575

Conclusions de l'avocat général M. R. Norkus, présentées le 5 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester un acte administratif, lorsque ce délai court à compter de la notification de l'acte sans que l'autorité ait informé le destinataire de l'existence des voies de recours. Cette interprétation, fondée sur le principe d'effectivité, pourrait avoir un impact significatif sur les procédures contentieuses administratives en France, notamment en matière de notification des décisions individuelles.

5 mars 2026

Détail →