Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Affaire C-527/24, Harry et Associés: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle de la Corte di Giustizia Tributaria di primo grado di Pescara – Italie) – Harry et Associés Sarl / Agenzia delle entrate – Riscossione – Pescara, Agenzia delle entrate – Centro operativo di Pescara [Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Remboursement de la TVA – Directive 2008/9/CE – Articles 2, 15 et 23 – Principes de neutralité de la TVA, d’effectivité et de proportionnalité – Assujetti établi dans un autre État membre que celui du remboursement de la TVA – Demande de remboursement de la TVA – Dysfonctionnement technique dans la transmission électronique de la demande – Inaction de l’administration fiscale de l’État membre du remboursement saisie de la demande – Décision juridictionnelle définitive – Autorité de la chose jugée]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les principes de neutralité de la TVA, d'effectivité et de proportionnalité s'opposent à ce qu'un État membre refuse le remboursement de la TVA à un assujetti établi dans un autre État membre en raison d'un dysfonctionnement technique dans la transmission électronique de sa demande, lorsque l'administration fiscale est restée inactive. L'arrêt précise également que l'autorité de la chose jugée d'une décision juridictionnelle définitive ne peut pas faire obstacle à ce remboursement si cette décision a été rendue sans que le juge national ait pu examiner le moyen tiré du droit de l'Union.
12 mars 2026
Affaire C-516/24, Winderwill: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle du Amtsgericht Schleswig – Allemagne) – BC, légalement représenté par sa représentante légale / LG [Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 4/2009 – Compétence en matière d’obligations alimentaires – Article 12 – Litispendance – Détermination du tribunal premier saisi – Article 9, sous a) – Notion d’acte équivalent à un acte introductif d’instance – Dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle devant une juridiction d’un État membre par un créancier d’aliments en vue de l’introduction d’une action tendant à la modification des obligations alimentaires dues à son égard – Introduction subséquente, par le débiteur d’aliments, d’une demande de modification de ses obligations alimentaires devant une juridiction d’un autre État membre – Introduction ultérieure de l’action du créancier d’aliments devant la première juridiction après l’octroi, par celle-ci, de l’aide juridictionnelle – Qualification de cette demande d’aide juridictionnelle d’acte équivalent – Conditions]
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle par un créancier d'aliments, en vue d'introduire une action en modification de sa pension, peut constituer un "acte équivalent" à un acte introductif d'instance au sens du règlement (CE) n° 4/2009. Cet acte permet de déterminer la date de saisine du tribunal pour apprécier la litispendance, à condition que le créancier ait accompli les diligences nécessaires pour que l'acte introductif soit signifié ou notifié au débiteur. Ainsi, la demande d'aide juridictionnelle prime sur une demande ultérieure du débiteur introduite devant une autre juridiction, évitant un conflit de compétence.
12 mars 2026
Affaire C-514/24, Magyar Telekom: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle de la Kúria – Hongrie) – Magyar Telekom Nyrt. / Nemzeti Média- és Hírközlési Hatóság Elnöke [Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Secteur des télécommunications – Directive (UE) 2018/1972 – Code des communications électroniques européen – Article 105, paragraphe 4, premier alinéa – Droit des utilisateurs finals de résilier leur contrat sans frais supplémentaires en raison de modifications envisagées unilatéralement par un fournisseur de services de communications électroniques – Exceptions – Modifications directement imposées par le droit de l’Union ou le droit national]
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 105, paragraphe 4, de la directive 2018/1972 (code des communications électroniques européen), relatif au droit des utilisateurs finals de résilier sans frais leur contrat en cas de modifications unilatérales envisagées par le fournisseur. Elle précise la notion de modifications "directement imposées par le droit de l'Union ou le droit national" qui constituent une exception à ce droit de résiliation. L'arrêt clarifie ainsi les conditions dans lesquelles un opérateur de télécommunications peut modifier un contrat sans offrir à l'utilisateur la faculté de résilier sans pénalité.
12 mars 2026
Affaire C-119/24, Chefquet: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle de la Cour d'appel de Liège – Belgique) – DK, JO / État belge (Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Impôt sur le revenu – Taxe additionnelle à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, pouvant être établie par les communes ou les agglomérations dans lesquelles ces personnes résident – Supplément d’impôt sur le revenu à la charge des non-résidents fiscaux versé au profit de l’État – Charge fiscale des non-résidents fiscaux plus lourde que celle supportée par les résidents fiscaux d’un État membre – Comparabilité des situations – Absence de justification)
L'arrêt Chefquet (C-119/24) de la CJUE du 12 mars 2026 juge que la perception d'un supplément d'impôt sur le revenu uniquement à la charge des non-résidents fiscaux, sans équivalent pour les résidents, constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs. La Cour estime que la situation des non-résidents est comparable à celle des résidents au regard de cet impôt, et que l'absence de mécanisme de compensation ou de justification par l'État belge rend cette différence de traitement incompatible avec le droit de l'UE.
12 mars 2026
Affaire C-84/24, EM System: Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos Aukščiausiasis Teismas – Lituanie) – UAB EM SYSTEM / AB SEB bankas, AS Citadele banka Lietuvos filialas [Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Règlement (CE) no 765/2006 – Mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie – Article 2, paragraphe 1 – Annexe I – Liste des personnes, des entités et des organismes faisant l’objet de mesures restrictives – Inscription du nom de l’actionnaire d’une société sur cette liste – Détention de 50 % du capital de cette société par cet actionnaire – Gel des fonds de la société qui n’est pas inscrite sur la liste – Contrôle par une personne ou une entité qui est inscrite sur la liste d’une personne morale qui n’est pas inscrite sur la liste – Critères d’appréciation – Droit à une protection juridictionnelle effective – Droits de la défense]
La Cour de justice de l'Union européenne précise les critères permettant de considérer qu'une société non inscrite sur la liste des mesures restrictives visant la Biélorussie est contrôlée par un actionnaire qui y figure, justifiant ainsi le gel de ses fonds. Elle juge que la détention de 50 % du capital par cet actionnaire ne suffit pas à elle seule à établir un contrôle effectif, et que les autorités nationales doivent procéder à une appréciation concrète de l'influence déterminante exercée. L'arrêt rappelle également que les droits de la défense et le droit à une protection juridictionnelle effective doivent être garantis à la société concernée.
12 mars 2026
Affaire C-209/24 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026 – VP / Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Pourvoi – Fonction publique – Agent temporaire – Article 266 TFUE – Décision adoptée en exécution d’un arrêt du Tribunal de l’Union européenne annulant une décision de non renouvellement d’un contrat pour une durée indéterminée et condamnant à la réparation du préjudice causé – Recours en annulation et en indemnité – Dénaturation des éléments du dossier – Article 151, paragraphe 1, du règlement de procédure de la Cour – Demande de retrait d’un document du dossier – Confidentialité des communications entre avocats – Étendue)
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un pourvoi en matière de fonction publique, l'étendue de la confidentialité des communications entre avocats et son articulation avec l'obligation de l'administration de prendre les mesures que comporte l'exécution d'un arrêt d'annulation (article 266 TFUE). L'arrêt rappelle que la protection de la confidentialité ne saurait faire obstacle à la production de documents nécessaires à la défense dans un litige portant sur les conséquences d'une annulation, et fixe les limites de la dénaturation des éléments du dossier par le Tribunal. Pour le praticien français, cette décision éclaire les conditions de recevabilité des preuves et la portée du secret professionnel dans les contentieux indemnitaires et d'exécution des décisions de justice de l'Union.
12 mars 2026
Affaire C-863/24 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2026 – Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse), Banca di Credito Cooperativo di Ancona e Falconara marittima CC SC, Banca di Credito Cooperativo di Alba Langhe Roero e Canavese, Banca di Credito Cooperativo di Castiglione Messer Raimondo e Pianella SC, Banca di Credito Cooperativo di Milano, Banca di Credito Cooperativo di Pontassieve, Banca di Credito Cooperativo di Roma, Banca di Credito Cooperativo di Sarsina, Banca di Credito Cooperativo Prealpi San Biagio, Banca di Credito Cooperativo 360 Credito Cooperativo FVG – SC, Banca per il Trentino Alto Adige – Bank für Trentino-Südtirol – Credito Cooperativo Italiano anciennement Banca di Credito Cooperativo Cassa di Trento, BCC Veneta – Credito Cooperativo – Società cooperativa anciennement Banca di Credito Cooperativo di Verona e Vicenza C.C. / Commission européenne [Pourvoi – Politique économique et monétaire – Activités des établissements de crédit – Systèmes de garantie des dépôts (SGD) – Directive 2014/49/UE – Article 10, paragraphe 6 – Réduction du niveau cible des contributions à un SGD – Conditions – Demande d’autorisation de réduction du niveau cible d’un SGD – Lettre de la commissaire européenne chargée des services financiers, de la stabilité financière et de l’union des marchés de capitaux indiquant que les conditions ne sont pas réunies – Notion d’acte attaquable – Recours en annulation]
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Federcasse et de plusieurs banques de crédit coopératif italiennes contre une lettre de la commissaire européenne aux services financiers. Cette lettre, qui indiquait que les conditions pour réduire le niveau cible des contributions à leur système de garantie des dépôts n'étaient pas réunies, a été jugée comme n'étant pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE. L'arrêt précise donc les limites du recours en annulation contre des prises de position informelles de la Commission dans le cadre de la directive 2014/49/UE.
12 mars 2026
Affaire C-477/24, Deldwyn: Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle de la Court of Appeal – Irlande) – Minister for Justice / I.T. (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 7, paragraphe 3, sous b) – Droit de séjour dérivé – Ressortissant de pays tiers divorcé d’une citoyenne de l’Union qui n’exerce plus d’activité salariée ou non salariée au moment de l’introduction de la procédure de divorce – Notion de chômage involontaire dûment constaté après avoir été employé pendant plus d’un an – Période unique et continue d’une année – Personne ayant perçu des prestations sociales – Preuve – Droit d’accès du demandeur au dossier social de son ex-épouse – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe de bonne administration et droit à un recours juridictionnel effectif)
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions du droit de séjour dérivé d'un ressortissant de pays tiers divorcé d'un citoyen de l'Union, au titre de l'article 7, paragraphe 3, sous b), de la directive 2004/38/CE. Elle juge que la notion de "chômage involontaire dûment constaté après avoir été employé pendant plus d'un an" exige une période unique et continue d'une année d'emploi, et que le droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) peut imposer à l'administration de communiquer au demandeur les éléments du dossier social de son ex-épouse nécessaires à la preuve de cette condition.
12 mars 2026
Affaire C-465/24, SBK Art: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden – Pays-Bas) – SBK Art Limited Liability Company / Fortenova Group STAK Stichting, Open Pass Limited [Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Règlement (UE) no 269/2014 – Notion de gel des fonds – Article 1er, sous f) – Exercice par une personne faisant l’objet de mesures restrictives des droits, attachés aux certificats d’actions, de participer à une assemblée réunissant les titulaires de tels certificats et de voter]
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "gel des fonds" au sens du règlement (UE) n° 269/2014 concernant les mesures restrictives liées à l'Ukraine. Elle juge que l'exercice, par une personne visée par ces mesures, de ses droits de participer à une assemblée de titulaires de certificats d'actions et d'y voter ne constitue pas une violation de l'interdiction de mettre des fonds à disposition. Cette décision clarifie la portée des obligations des entités détenant des actifs pour le compte de personnes sanctionnées.
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0084
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 mars 2026.#DK et JO contre État belge.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Impôt sur le revenu – Taxe additionnelle à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, pouvant être établie par les communes ou les agglomérations dans lesquelles ces personnes résident – Supplément d’impôt sur le revenu à la charge des non-résidents fiscaux versé au profit de l’État – Charge fiscale des non-résidents fiscaux plus lourde que celle supportée par les résidents fiscaux d’un État membre – Comparabilité des situations – Absence de justification.#Affaire C-119/24.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-119/24) du 12 mars 2026 juge que la réglementation belge imposant aux non-résidents fiscaux un supplément d'impôt sur le revenu au profit de l'État, sans possibilité équivalente de taxe communale additionnelle applicable aux résidents, constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs. La Cour estime que les situations des résidents et des non-résidents sont objectivement comparables au regard de cet impôt et que la différence de traitement fiscal plus lourde pour les non-résidents n'est pas justifiée.
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0209
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0465
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0477
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0514
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0515
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0516
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0527
12 mars 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#FF contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé.#Affaire C-566/25 P.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rejette un pourvoi formé contre une décision du Tribunal, en le déclarant en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé. Le litige portait sur la responsabilité non contractuelle d'Europol pour un prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises par des autorités nationales, la Cour confirmant que la réalité du préjudice allégué n'était pas établie. Elle rappelle ainsi les conditions strictes de mise en œuvre de la responsabilité extracontractuelle de l'Union en matière de protection des données dans le cadre de la coopération policière.
12 mars 2026
Jurisprudence CJUE — 62026CD0108
12 mars 2026