Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 mars 2026.#Randstad España SLU contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Déduction de la TVA payée en amont – Directive 2006/112/CE – Article 176, second alinéa – Exclusion du droit à déduction de la TVA – Acquisition de billets pour des évènements et des services à caractère récréatif – Entrée en vigueur du droit à déduction de la TVA à la date d’adhésion du Royaume d’Espagne à la Communauté économique européenne – Clause de standstill.#Affaire C-515/24.
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 176, second alinéa, de la directive TVA, qui permet aux États membres de maintenir des exclusions du droit à déduction existant au 1er janvier 1979 (clause de standstill). Dans cette affaire, elle précise que l'Espagne ne peut exclure la déduction de la TVA sur l'acquisition de billets pour des événements récréatifs que si elle démontre que cette exclusion était effectivement en vigueur à la date de son adhésion à la Communauté économique européenne (1986). Cet arrêt rappelle les conditions strictes de la clause de standstill et son incidence sur les limitations nationales au droit à déduction.
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026.#SBK Art Limited Liability Company contre Fortenova Group STAK Stichting et Open Pass Limited.#Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Règlement (UE) no 269/2014 – Notion de “gel des fonds” – Article 1er, sous f) – Exercice par une personne faisant l’objet de mesures restrictives des droits, attachés aux certificats d’actions, de participer à une assemblée réunissant les titulaires de tels certificats et de voter.#Affaire C-465/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "gel des fonds" au sens du règlement (UE) n° 269/2014. Elle juge que l'interdiction de mettre des fonds à la disposition d'une personne visée par des mesures restrictives ne s'oppose pas à ce que cette dernière exerce, en tant que titulaire de certificats d'actions, ses droits de participer à une assemblée et de voter. Cette décision limite la portée du gel des fonds en excluant l'exercice des droits sociaux attachés à des titres, même détenus par une personne sanctionnée.
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 mars 2026.#DK et JO contre État belge.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour d'appel de Liège.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Impôt sur le revenu – Taxe additionnelle à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, pouvant être établie par les communes ou les agglomérations dans lesquelles ces personnes résident – Supplément d’impôt sur le revenu à la charge des non-résidents fiscaux versé au profit de l’État – Charge fiscale des non-résidents fiscaux plus lourde que celle supportée par les résidents fiscaux d’un État membre – Comparabilité des situations – Absence de justification.#Affaire C-119/24.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-119/24) du 12 mars 2026 porte sur la compatibilité avec le principe de libre circulation des travailleurs d'une imposition belge frappant les non-résidents. La Cour juge que la perception d'un supplément d'impôt sur le revenu au profit de l'État, uniquement à la charge des non-résidents fiscaux, constitue une discrimination indirecte dès lors que cette charge fiscale globale est plus lourde que celle supportée par les résidents, sans que cette différence de traitement soit justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. En conséquence, une telle réglementation nationale est contraire au droit de l'Union.
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 mars 2026.#UAB „EM SYSTEM“ contre AB SEB bankas et AS „Citadele banka“ Lietuvos filialas.#Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Règlement (CE) no 765/2006 – Mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie – Article 2, paragraphe 1 – Annexe I – Liste des personnes, des entités et des organismes faisant l’objet de mesures restrictives – Inscription du nom de l’actionnaire d’une société sur cette liste – Détention de 50 % du capital de cette société par cet actionnaire – Gel des fonds de la société qui n’est pas inscrite sur la liste – Contrôle par une personne ou une entité qui est inscrite sur la liste d’une personne morale qui n’est pas inscrite sur la liste – Critères d’appréciation – Droit à une protection juridictionnelle effective – Droits de la défense.#Affaire C-84/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les critères permettant de considérer qu'une société non inscrite sur la liste des sanctions est contrôlée par une personne physique ou morale qui y figure, justifiant ainsi le gel de ses fonds. Elle juge que la détention de 50 % du capital par une personne inscrite ne suffit pas à établir automatiquement un contrôle, et que les autorités nationales doivent procéder à une appréciation concrète des liens de dépendance. Cet arrêt encadre strictement l'extension des mesures restrictives à des entités non listées, en renforçant les exigences de motivation et de respect des droits de la défense.
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 mars 2026.#K. M. H. contre Obshtina Stara Zagora.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Article 21, paragraphe 1, TFUE – Droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Obstacles – Demande de modification des données relatives au genre dans les registres d’état civil – Directive 2004/38/CE – Article 4, paragraphe 3 – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale – Obligation, pour une juridiction d’un État membre, de se conformer à la jurisprudence de la cour constitutionnelle de cet État – Interprétation conforme.#Affaire C-43/24.
Cet arrêt de la CJUE précise que le droit de l’Union, notamment l’article 21 TFUE et l’article 7 de la Charte, s’oppose à ce qu’une juridiction nationale soit empêchée, par une décision de la cour constitutionnelle de son État membre, de procéder à une interprétation conforme du droit national pour garantir la modification des données relatives au genre dans les registres d’état civil. La Cour rappelle que l’obligation de respecter l’autorité de la chose jugée par une juridiction constitutionnelle ne saurait faire obstacle à l’effet utile du droit de circuler et de séjourner librement, ni au droit au respect de la vie privée.
12 mars 2026
Conclusions de l'avocat général M. A. Biondi, présentées le 12 mars 2026.###
L'avocat général Biondi propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats conclus par un consommateur avec un professionnel établi dans un autre État membre. Les conclusions examinent les conditions dans lesquelles le consommateur peut attraire le professionnel devant les juridictions de son domicile, notamment en cas d'utilisation d'une plateforme numérique intermédiaire. Cette affaire clarifie la notion d'« activité dirigée » vers l'État du consommateur, ce qui est déterminant pour la protection juridictionnelle des consommateurs dans l'Union européenne.
12 mars 2026
Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 12 mars 2026.###
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées le 12 mars 2026 par l'avocat général T. Ćapeta, examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ces conclusions portent sur la compatibilité d'une réglementation nationale avec les principes de libre circulation ou de non-discrimination, en précisant les obligations des États membres. Pour un professionnel du droit français, cet avis éclaire les marges d'appréciation nationales face aux exigences du droit européen, notamment en matière de proportionnalité et d'effet utile des traités.
12 mars 2026
Conclusions de l'avocat général M. N. Emiliou, présentées le 12 mars 2026.###
L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une obligation de déclaration préalable pour les travailleurs non-résidents exerçant une activité temporaire, lorsque cette obligation est disproportionnée ou fait double emploi avec le système d'information déjà mis en place par le détacheur. La portée de cette affaire est de préciser les limites des contrôles nationaux face à la libre prestation de services et à la libre circulation des travailleurs, en particulier pour les prestations de courte durée.
12 mars 2026
Conclusions de l'avocat général M. N. Emiliou, présentées le 12 mars 2026.###
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union en matière de protection des consommateurs ou de libre circulation. Les conclusions de l'avocat général, présentées le 12 mars 2026, proposent une analyse juridique sur la portée et les conditions d'application des dispositions concernées. Pour un professionnel du droit français, cet avis éclaire les obligations des États membres et les droits des justiciables dans un contexte transfrontalier ou de conformité normative.
12 mars 2026
Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 12 mars 2026.###
L'avocat général Richard de la Tour propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) en matière de compétence judiciaire pour les actions en responsabilité civile intentées contre un constructeur automobile à la suite d'un scandale d'émissions polluantes. Il examine notamment si le lieu de la matérialisation du dommage, au sens de l'article 7, point 2, peut être le domicile de l'acquéreur du véhicule, même en l'absence d'un préjudice corporel ou matériel direct. Cette affaire est cruciale pour déterminer le for compétent pour les actions individuelles des consommateurs français dans le cadre du "dieselgate".
12 mars 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#FL contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé.#Affaire C-564/25 P.
12 mars 2026
Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 mars 2026.#Royaume d'Espagne contre Conseil de l'Union européenne e.a.#Pourvoi – Personnel relevant de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Agent contractuel international engagé par le représentant spécial de l’Union européenne en Bosnie‑Herzégovine – Contrats de travail à durée déterminée successifs – Résiliation du contrat de travail à la suite du retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union – Pourvoi formé par un État membre qui n’est pas intervenu dans la procédure devant le Tribunal – Article 56, troisième alinéa, du statut de la Cour de justice de l’Union européenne – Recevabilité du pourvoi – Notion de “litiges opposant l’Union à ses agents” – Pourvoi incident – Recevabilité.#Affaire C-728/23 P.
12 mars 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#FF contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé.#Affaire C-566/25 P.
12 mars 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#CW contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi manifestement non fondé.#Affaire C-565/25 P.
12 mars 2026
Affaire C-196/26, Dreame International: Demande de décision préjudicielle introduite par la Cour d’appel de la Juridiction unifiée du brevet le 11 mars 2026 – Dyson Technology Limited v Dreame International (Hongkong) Limited, Eurep GmbH
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle par la Juridiction unifiée du brevet (JUB) dans le litige opposant Dyson Technology à Dreame International et Eurep GmbH. L'affaire porte sur l'interprétation du droit de l'Union relatif aux brevets, notamment en ce qui concerne la portée de la protection conférée par un brevet unitaire et les critères de contrefaçon. Cette décision est cruciale pour les praticiens français car elle précisera l'étendue des droits conférés par le brevet unitaire et les conditions de sa mise en œuvre devant la JUB.
11 mars 2026
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 11 mars 2026.#Mostostal S.A. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne verbale MOSTOSTAL – Absence d’usage sérieux de la marque – Absence de justes motifs pour le non-usage – Article 51, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-663/24.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Mostostal S.A. contre la décision de l'EUIPO prononçant la déchéance de la marque verbale "MOSTOSTAL" pour défaut d'usage sérieux. Il confirme que les difficultés économiques invoquées par le titulaire ne constituent pas des "justes motifs" au sens de l'article 51, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) n° 207/2009, justifiant le non-usage de la marque pendant une période ininterrompue de cinq ans.
11 mars 2026
Affaire C-208/26: Recours introduit le 11 mars 2026 – Commission/Hongrie
La Commission européenne a introduit un recours contre la Hongrie devant la Cour de justice de l'Union européenne. Ce recours, enregistré sous le numéro C-208/26, vise à faire constater un manquement de la Hongrie à ses obligations découlant du droit de l'Union. L'objet précis du litige n'est pas détaillé dans le titre, mais il s'agit d'une procédure en manquement classique engagée par la Commission.
11 mars 2026
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 11 mars 2026.#Shenzen Smoore Technology Ltd contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative V VENILO – Marque de l’Union européenne figurative antérieure V – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Absence de caractère distinctif accru de la marque antérieure acquis par l’usage – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001.#Affaire T-62/25.
Le Tribunal de l’Union européenne rejette le recours de Shenzen Smoore Technology Ltd contre la décision de l’EUIPO ayant refusé l’enregistrement de la marque figurative V VENILO en raison d’un risque de confusion avec la marque antérieure V. L’arrêt précise que le caractère distinctif accru de la marque antérieure par l’usage n’est pas établi, ce qui limite la portée de la protection conférée par cette marque dans le cadre de l’opposition.
11 mars 2026
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 11 mars 2026.#MAX magazín s. r. o. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne verbale MAX – Usage sérieux de la marque – Article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001.#Affaire T-114/25.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de MAX magazín s. r. o. contre la décision de l'EUIPO ayant prononcé la déchéance de sa marque verbale "MAX" pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux requis par l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001, en confirmant que des éléments de preuve insuffisants ou non représentatifs du marché pertinent ne permettent pas de maintenir la marque. Cette décision rappelle aux praticiens français l'importance de fournir des preuves tangibles et localisées de l'exploitation commerciale effective de la marque dans l'Union.
11 mars 2026
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 11 mars 2026.#Super Brand Licencing (SBG) contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative GEOGRAPHICAL NORWAY EXPEDITION – Cause de nullité absolue – Mauvaise foi – Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-303/25.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Super Brand Licencing (SBG) contre la décision de l'EUIPO annulant la marque figurative GEOGRAPHICAL NORWAY EXPEDITION pour cause de mauvaise foi. Il confirme que le dépôt de cette marque, sans intention réelle d'usage et dans le but de bloquer des concurrents, constitue une mauvaise foi au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision rappelle aux praticiens français que la preuve d'une stratégie spéculative ou abusive lors du dépôt d'une marque de l'UE peut entraîner sa nullité.
11 mars 2026