mercredi 19 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00065 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LAZAUD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 19 août 2013 par lequel le maire d'Auribeau-sur-Siagne a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident dont il a été victime le 12 septembre 2011, ensemble la décision implicite de rejet confirmative née le 23 mars 2023.
Par une ordonnance n° 2305337 du 14 novembre 2023, le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête régularisée par un mémoire, enregistrés respectivement les 10 janvier et 25 avril 2024, M. B, représenté par Me Lazaud, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 14 novembre 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2013, ensemble la décision implicite de rejet née le 23 mars 2023 ;
3°) d'enjoindre au maire d'Auribeau-sur-Siagne de reconnaître l'imputabilité de l'accident au service dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nice a rejeté la demande de M. B comme étant manifestement irrecevable, au motif de sa tardiveté au regard du délai raisonnable au-delà duquel le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel, dans l'hypothèse où le non-respect de l'obligation de l'informer sur les voies et les délais de recours ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative (cf. CE, 13.07.2016, n° 387763).
2. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
3. En l'espèce, M. B soutient que, si l'arrêté du 19 août 2013, par lequel le maire d'Auribeau-sur-Siagne a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident dont il a été victime le 12 septembre 2011, a été notifié au mois d'août 2013, son état de santé était alors " profondément affecté par les agissements du maire à son encontre ", qu'il a fait l'objet le 9 novembre 2013 d'un arrêt de travail au motif d'un " syndrome dépressif ", prolongé jusqu'au 31 mars 2014 pour " état anxiodépressif réactionnel " et qu'il a ensuite été placé en congé de longue durée. Sans que sa gravité soit minorée, un tel état de santé ne peut toutefois être regardé comme constituant à lui seul des " circonstances particulières " au sens du principe rappelé au point n° 2 ci-dessus, dès lors notamment que la maladie de l'intéressé n'abolissait pas sa lucidité et sa volonté au point qu'il n'ait pu introduire une action contentieuse dans un délai raisonnable par le canal d'un proche ou d'un conseil. Dès lors, sa demande de première instance, enregistrée le 26 octobre 2023, soit plus de dix ans après la notification de l'arrêté en litige, ne peut être considérée que comme tardive.
4. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est tort que le président de la 6ème chambre du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable. Par suite, sa requête d'appel doit elle-même être rejetée, en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Marseille, le 19 mars 2025
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice
jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026