jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00306 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Novella a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler la décision du 10 août 2020 d'acceptation partielle de sa réclamation et de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée auxquelles la société Novella a été assujettie au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016.
Par un jugement n° 2004324 du 7 décembre 2023, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2024, la société Novella représentée par Me Mundet, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n°2004324 du 8 décembre 2023 du tribunal administratif de Nice ;
2°) de prononcer la décharge de ces impositions pour la somme de 46 290 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que :
- la procédure d'imposition est irrégulière du fait de l'absence de débat oral et contradictoire ;
- la société était représentée par des personnes non habilitées pour ce faire ;
- il n'y avait aucun mandat de délocalisation du contrôle dans les locaux du cabinet d'expert-comptable.
Par un mémoire enregistré le 11 juillet 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête de la société.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel, les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Aux termes du I de l'article L 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ". Si ces dispositions ont pour conséquence que toute vérification de comptabilité doit en principe se dérouler dans les locaux de l'entreprise vérifiée, la vérification n'est toutefois pas nécessairement entachée d'irrégularité du seul fait qu'elle ne s'est pas déroulée dans ces locaux.
3. Il résulte de l'instruction que si Mme A, gérante de la société n'a pu rencontrer la vérificatrice en raison de son état de santé, elle a mandaté sa mère, Mme B, ainsi que son conseil juridique et son expert-comptable pour la représenter au cours des opérations de contrôle. Un débat oral s'est engagé entre la vérificatrice et les représentants de la société, dûment mandatés, qui ont rencontré le vérificateur à plusieurs reprises. D'un commun accord entre l'administration fiscale et l'expert-comptable, les opérations de vérification, qui avaient été reportées à plusieurs reprises, ont finalement débuté dans les locaux de l'expert-comptable le 12 juin 2008, suivies d'échanges entre le service vérificateur et les représentants de la société des 14 juin et 13 juillet 2008, et d'interventions les 21 juin 2018, 24 juillet 2018 et 2 août 2018. Une intervention a également eu lieu sur place le 19 juillet 2018. Dans ces conditions, la société Novella n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée d'un débat contradictoire, qu'elle aurait été irrégulièrement représentée, ni que le contrôle aurait été irrégulier du fait de son déroulement dans les locaux de l'expert-comptable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de la société Novella, en ce qu'elle tend à l'annulation du jugement attaqué et à la décharge des impositions en litige, est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées aux fins d'annulation peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Novella est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Novella et au ministre du budget et des comptes publics.
Copie en sera adressée à la direction du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.
Fait à Marseille, le 7 novembre 2024.
La greffière,
24MA003060
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026