mercredi 19 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00565 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | BARTOLOMEI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 21 septembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, ensemble la décision du 22 mai 2023 rejetant son second recours gracieux.
Par un jugement n° 2306497 du 2 novembre 2023, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 7 mars 2024, M. B, représenté par Me Bartolomei, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 2 novembre 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2022 ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros à verser à Me Bartolomei au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 janvier 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de M. B comme étant manifestement irrecevable.
2. En premier lieu, s'agissant des conclusions de la demande de M. B dirigées contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 21 septembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, le tribunal administratif les a rejetées en raison de leur tardiveté au regard du délai de recours de trente jours qui était applicable au litige. A cet égard, le requérant fait valoir, d'une part, qu'aucun avis l'invitant à retirer le pli de notification au bureau de poste n'a été déposé à son domicile et, d'autre part, que l'adresse mentionnée sur l'enveloppe ne comportait pas l'indication du numéro du bâtiment où il réside. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les services postaux ont retourné ce pli à la préfecture en cochant clairement la mention " pli avisé et non réclamé " et que l'attestation sur l'honneur aux termes de laquelle la concubine de M. B affirme qu'aucun avis de passage ne leur a été remis ne suffit pas à remettre en cause l'exactitude de cette mention, alors notamment que les dysfonctionnements allégués du service postal dans le quartier ne sont pas confirmés par une attestation dudit service. En ce qui concerne la précision de l'adresse figurant sur l'enveloppe, le préfet indique sans être contredit que le libellé de cette adresse est identique à celui mentionné sur le justificatif de domicile produit à l'appui de la demande de titre présentée par l'intéressé.
3. En second lieu, s'agissant des conclusions de la demande dirigées contre la décision du 22 mai 2023 rejetant le second recours gracieux de M. B, elles ont été rejetées au motif que cette décision présentait un caractère purement confirmatif aussi bien de l'arrêté du 21 septembre 2022 que de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son premier recours gracieux. Contrairement à ce que soutient M. B, le fait que l'administration n'ait pas accusé réception de son premier recours gracieux est sans effet sur la naissance d'une décision implicite de rejet en raison du silence gardé sur ce recours, même si elle rend inopposable le délai de recours contentieux. Dès lors, une décision implicite de rejet du premier recours gracieux de l'intéressé, contre laquelle le requérant n'a pas exercé de recours contentieux, est née avant qu'une décision expresse de rejet de son second recours gracieux ait été prise le 22 mai 2023. Cette dernière décision, qui est celle des deux que M. B a attaquée, apparaissait ainsi comme purement confirmative de la première, et était à ce titre irrecevable.
4. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est tort que le tribunal administratif de Marseille a rejeté l'ensemble de sa demande comme manifestement irrecevable. Par suite, sa requête d'appel doit elle-même être rejetée, en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Bartolomei.
Fait à Marseille, le 19 mars 2025
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice
jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026