lundi 26 mai 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00750 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | BON-JULIEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le syndicat des copropriétaires (SDC) de l'immeuble Villa Laurianna a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2020 par lequel le maire de Villeneuve-Loubet ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société par actions simplifiée (SAS) Cellnex France portant sur l'installation de trois antennes de radiotéléphonie mobile sur le toit d'un bâtiment situé sur la parcelle cadastrée section AB n° 50, sise 369 avenue de la Colle sur le territoire communal.
Par un jugement n° 2100902 du 30 janvier 2024, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, le SDC de l'immeuble " Villa Laurianna ", représenté par Me Gadd, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 30 janvier 2024 du tribunal administratif de Nice ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2020 du maire de Villeneuve-Loubet ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-Loubet la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement attaqué est entaché d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté contesté est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article UC 11-3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Villeneuve-Loubet ; le jugement attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation sur ce point ;
- l'arrêté contesté est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article UC 10 du règlement du PLU de Villeneuve-Loubet ;
- il justifie de son intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, ainsi que de sa qualité pour agir ;
- sa demande de première instance était recevable, notamment au regard des dispositions de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, dans la mesure où la SAS Cellnex France aurait dû solliciter la délivrance d'un permis de construire ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 mars 2025, et un mémoire du 21 mars 2025 qui n'a pas été communiqué, la SAS Cellnex France, représentée par Me Bon-Julien, conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mars 2025, et un mémoire du 18 mars 2025 qui n'a pas été communiqué, la commune de Villeneuve-Loubet, représentée par Me Leroy-Freschini, conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées par le SDC de l'immeuble " Villa Laurianna " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés les 12 et 14 mars 2025, le SDC de l'immeuble " Villa Laurianna ", représenté par Me Gadd, demande à la Cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prendre acte de ce que l'arrêté du 8 décembre 2020 du maire de Villeneuve-Loubet a été rapporté ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la SAS Cellnex France et de la commune de Villeneuve-Loubet la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 2° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par une décision du 26 février 2025, dont il n'est pas contesté qu'elle est devenue définitive, le maire de Villeneuve-Loubet a, postérieurement à l'introduction de la requête d'appel, retiré la décision contestée. Dès lors, les conclusions du SDC de l'immeuble " Villa Laurianna " tendant à l'annulation du jugement rejetant sa demande dirigée contre cette décision ainsi qu'à l'annulation de cette dernière sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. A cet égard, le syndicat requérant ne peut utilement se prévaloir en appel des sommes qui ont été mises à sa charge par le juge de première instance sur le fondement de ces dispositions, lesquelles ne justifient pas, à elles seules, qu'il soit fait application desdites dispositions en appel. Le SDC de l'immeuble " Villa Laurianna " ne peut pas plus utilement se prévaloir d'une décision distincte de celle contestée devant la Cour, relevant d'un litige distinct, pour se prévaloir des dispositions de l'article susmentionné.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête du SDC de l'immeuble " Villa Laurianna ".
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires (SDC) de l'immeuble " Villa Laurianna ", à la commune de Villeneuve-Loubet et à la société par actions simplifiée (SAS) Cellnex France.
Fait à Marseille, le 26 mai 2025
nb
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026