jeudi 17 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00877 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET LEGAL PERFORMANCES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SAS Stonehenge 43/6 a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la décision du 20 décembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Tropez a délivré un permis de construire à la SCI Poséidon I pour la construction d'une maison individuelle à usage d'habitation sur un terrain situé au 35 chemin de la Pierre Plantée et cadastré section BA n° 531 sur le territoire communal, et ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 22 avril 2022.
Par un jugement 2201647 du 13 février 2024, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés les 12 avril, 03 mai 30 juillet et 15 novembre 2024 sous le n° 24MA00877, La SAS Stonehenge 43/6, représentée par Me Penisson, demande à la Cour d'annuler le jugement du 13 février 2024 du tribunal administratif de Toulon, de faire droit à sa demande de première instance et de mettre solidairement à la charge de la commune de Saint-Tropez et de la SCI Poséidon I la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés les 4 juin, 8 novembre et 18 décembre 2024, la commune de Saint-Tropez, représentée par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, la SCI Poséidon I, représentée par Me Planchet, conclut au rejet de la requête et à la mise de la requérante de la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Un mémoire est arrivé pour la SAS Stonehenge 43/6 le 04 juillet 2025 après la clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
Vu :
- le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 13 février 2024, dont la requérante relève appel, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 20 décembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Tropez a délivré un permis de construire à la SCI Poséidon I pour la construction d'une maison individuelle à usage d'habitation sur un terrain situé au 35 chemin de la Pierre Plantée et cadastré section BA n° 531 sur le territoire communal, et ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 22 avril 2022.
2. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ".
3. En application des dispositions de l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'introduction devant le tribunal administratif de Toulon de la demande tendant à l'annulation du permis de construire 20 décembre 2021, les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours, introduits entre le 1er décembre 2013 et le 31 décembre 2022, dirigés contre " () les permis construire () un bâtiment à usage principal d'habitation () lorsque le bâtiment () est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application ().
4. La commune de Saint-Tropez ayant été ajoutée à la liste des communes dans lesquelles est applicable la taxe annuelle sur les logements vacants, en application de l'article 232 du code général des impôts, par le décret susvisé du 25 août 2023, le jugement du tribunal administratif de Toulon intervenu le 13 février 2024, soit postérieurement à l'entrée en vigueur de ce décret, et qui concerne un permis de construire pour la réalisation d'un logement, doit être regardé comme ayant été rendu en premier et dernier ressort.
5. Il résulte des dispositions précitées que le jugement attaqué ne peut pas faire l'objet d'un appel, mais seulement donner lieu à pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat. Il y a lieu, en conséquence, en application des dispositions précitées, de transmettre au Conseil d'Etat le dossier de la requête de la SAS STONEHENGE 43/6.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la SAS STONEHENGE 43/6 est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, à la SAS STONEHENGE 43/6, à la commune de Saint-Tropez et à la SCI Poséidon I.
Fait à Marseille, le 17 juillet 2025
N° 25MA0877
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026