mercredi 8 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00939 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | QUINSON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de sa destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un jugement n° 2307577 du 22 novembre 2023, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 17 avril 2024, M. B, représenté par Me Quinson, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 22 novembre 2023 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 juillet 2023 du préfet des Bouches-du-Rhône ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire lui permettant de travailler dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6 alinéa 1-5 de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur de fait ;
- elle méconnaît les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle au regard de son état de santé ;
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile méconnaît les stipulations des articles 2, 7 et 12 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 en ce qu'il ne prévoit pas les circonstances exceptionnelles justifiant qu'un délai de départ volontaire soit prolongé en raison de " la durée du séjour et d'autres liens familiaux et sociaux " alors que la directive les prévoit ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a méconnu l'étendue de sa compétence en considérant n'avoir d'autre possibilité que de fixer le délai de départ à trente jours ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le signalement aux fins de non-admission dans le système Schenghen mentionne " M. D ", ce qui démontre la rédaction stéréotypée et le défaut d'examen particulier des circonstances propres de M. B.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité algérienne, a présenté le 15 mars 2023 une demande d'admission au séjour au titre de la vie privée et familiale. Il relève appel du jugement du 22 novembre 2023 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 juillet 2023 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de M. B.
4. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (.). Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Et aux termes de l'article 175-2 du code civil : " Lorsqu'il existe des indices sérieux laissant présumer, le cas échéant au vu de l'audition ou des entretiens individuels mentionnés à l'article 63, que le mariage envisagé est susceptible d'être annulé au titre de l'article 146 ou de l'article 180, l'officier de l'état civil saisit sans délai le procureur de la République. Il en informe les intéressés. / Le procureur de la République est tenu, dans les quinze jours de sa saisine, soit de laisser procéder au mariage, soit de faire opposition à celui-ci, soit de décider qu'il sera sursis à sa célébration, dans l'attente des résultats de l'enquête à laquelle il fait procéder. Il fait connaître sa décision motivée à l'officier de l'état civil, aux intéressés. / La durée du sursis décidé par le procureur de la République ne peut excéder un mois renouvelable une fois par décision spécialement motivée. / A l'expiration du sursis, le procureur de la République fait connaître par une décision motivée à l'officier de l'état civil s'il laisse procéder au mariage ou s'il s'oppose à sa célébration. /L'un ou l'autre des futurs époux, même mineur, peut contester la décision de sursis ou son renouvellement devant le président du tribunal judiciaire, qui statue dans les dix jours. La décision du président du tribunal judiciaire peut être déférée à la cour d'appel qui statue dans le même délai ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa C de trente jours délivré par les autorités consulaires françaises à Oran, le 20 mai 2014. Il a bénéficié de deux certificats de résidence algériens d'un an valables du 7 janvier 2016 au 6 janvier 2017 et du 1er février 2017 au 31 janvier 2018 en raison de son état de santé, puis il a fait l'objet de deux précédentes décisions de refus de séjour assorties d'obligations de quitter le territoire français le 7 mai 2018, le 18 novembre 2019, confirmées par le juge administratif, et d'une obligation de quitter le territoire français le 21 janvier 2022. A supposer même que M. B puisse être regardé comme résidant habituellement sur le territoire français depuis l'année 2016, il s'est maintenu sur le territoire à compter de janvier 2018 en situation irrégulière malgré les mesures d'éloignement qui ont été prononcées à son encontre. La circonstance qu'il ait travaillé en qualité d'ouvrier polyvalent durant six mois en 2017 lorsqu'il bénéficiait d'un titre de séjour ne permet pas d'établir une insertion socio-professionnelle significative en France. S'il se prévaut de sa vie commune avec Mme A, ressortissante française, depuis octobre 2021 avec laquelle il avait prévu de se marier, l'attestation rédigée par sa compagne alléguée ne consiste qu'en une attestation d'hébergement, et les avis d'impôt sur les revenus de 2022 et 2021 mentionnant le requérant comme habitant " chez " Mme A ne permettent d'établir à elles seules la réalité d'une vie commune. Concernant le projet de mariage, il ressort des pièces du dossier que le procureur de la république près le tribunal judiciaire de Marseille a décidé, le 11 juillet 2022, de surseoir jusqu'au 11 août 2022 à la célébration du mariage, sur le fondement de l'article 175-2 du code civil dès lors qu'il existait des doutes sur une intention matrimoniale sérieuse. Si M. B produit la décision du 18 août 2022, complétée par une décision du 5 septembre 2022, par laquelle Mme A a obtenu l'aide juridictionnelle pour contester en référé la décision de sursis à célébrer leur mariage, il ne produit pas de document qui ferait état de la suite qui a été donnée à cette procédure, et n'établit pas non plus que le mariage aurait été célébré. Les pièces versées au dossier qui sont principalement composées de documents administratifs ne permettent par ailleurs pas d'établir que M. B disposerait de liens, stables, anciens et intenses sur le territoire français, alors qu'il n'est pas établi qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de trente-six ans. Par suite, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts poursuivis par la décision contestée. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 6 alinéa 1-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de M. B avant de prendre la décision contestée. Si M. B soutient en outre que cette décision serait entachée d'une erreur de fait, il n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
8. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. "
10. M. B, qui se prévaut d'avoir produit de nombreuses pièces médicales qui attestent de sa prise en charge en France pour une apnée du sommeil doit être regardé comme invoquant la méconnaissance des dispositions précitées. Toutefois, si les pièces versées au dossier, et notamment le certificat médical du 26 février 2020 et la synthèse " bronchopneumopathie chronique obstructive " du 2 juillet 2019 indiquent que l'intéressé est traité pour un syndrome d'apnées du sommeil sévère avec une ventilation à pression positive continue et qu'il est pris en charge pour une bronchopneumopathie chronique obstructive sévère dans un cadre hospitalier, ces seuls éléments ne permettent pas d'établir que l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré des dispositions précitées doit être écarté. Pour ces mêmes motifs, la décision contestée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B, ainsi que l'avaient d'ailleurs jugé les premiers juges par des motifs suffisamment circonstanciés.
Sur la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours :
11. L'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
12. Ces dispositions, en ne définissant pas les circonstances exceptionnelles en vertu desquelles il peut être accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours, ne méconnaissent pas les termes de l'article 7 de la directive 2008/115/ CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, qui prévoient que : " 1. La décision de retour prévoit un délai approprié allant de sept à trente jours pour le départ volontaire, () / 2. Si nécessaire, les États membres prolongent le délai de départ volontaire d'une durée appropriée, en tenant compte des circonstances propres à chaque cas, telles que la durée du séjour, l'existence d'enfants scolarisés et d'autres liens familiaux et sociaux ".
13. Il résulte des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, dans le cas où l'autorité administrative impartit à l'étranger le délai normal de trente jours pour exécuter volontairement l'obligation de quitter le territoire qui lui est impartie, sa décision n'a pas à être spécifiquement motivée sur ce point, alors, au demeurant, que le requérant ne fait même pas valoir qu'il aurait demandé à bénéficier d'un délai plus long. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté contesté sur ce point, doit être écarté.
14. Le requérant ne peut sérieusement soutenir que le préfet se serait cru à tort tenu de ne lui laisser qu'un délai limité à trente jours, alors qu'il relève lui-même que l'arrêté mentionne que " sa situation personnelle ne justifie pas, qu'à titre exceptionnel, un délai supérieur lui soit accordé ".
15. Les circonstances alléguées par le requérant sur la durée de sa présence en France qui ne sont relatives ni à l'organisation de son départ, ni à une nécessité précise l'obligeant à différer ce départ ne sont pas de nature à établir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui accordant pas un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
16. Compte-tenu de ce qui a été dit aux points précédents, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Ce moyen ne peut dès lors qu'être écarté.
17. Il résulte des termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire, " l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
18. Le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, au motif notamment qu'il n'avait pas spontanément exécuté les trois précédentes obligations de quitter le territoire français prises à son encontre les 7 mai 2018, 18 novembre 2019 et 21 janvier 2022 alors que, quand bien même M. B ne représente pas de menace à l'ordre public et aurait résidé neuf ans en France il ne justifie pas de liens personnels et familiaux sur le territoire.
19. Pour regrettable qu'elle soit, l'erreur matérielle figurant à l'article 4 de l'arrêté qui mentionne " M. D " comme faisant l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen en lieu et place du prénom et du nom de M. B n'est pas de nature à établir que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B.
20. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et doit être rejetée en application de ces dispositions, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à Me Quinson.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 8 janvier 2025.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026